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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 16:37

La Sainte Victoire

Aujourd’hui, Jean Bo nous propose une grande classique : la Sainte Victoire.

Au départ du barrage de Bimont, cette randonnée nous conduira sur le sentier des crêtes de La Sainte-Victoire,

jusqu’à  La Croix de Provence (946 m).

 

Pour rejoindre le barrage, après l’autoroute, nous suivons une route tortueuse et étroite, aux panneaux indicateurs mal placés. Certains sont obligés de demander leur chemin à des gens du pays, fort aimables, qui leur indiquent une mauvaise direction !

Enfin nous voici tous arrivés … ou presque. Jean nous fait patienter : « En attendant Willy, je vais vous parler de la Sainte Victoire, "la Sainte", comme on l’appelle ici. Avec sa silhouette reconnaissable entre toutes, plus qu’une montagne, elle est un symbole pour la Provence. Elle fut immortalisée par Cézanne qui la représenta en une soixantaine de tableaux ».  

Puis Jean nous présente le profil de la rando, impressionnant.

« C’est un parcours de 14 km et 700 m de dénivelé.

Ceux qui ne veulent pas monter jusqu’au sommet nous attendront au Pas de l’Escalette (686 m). Ensuite, la montée à la Croix de Provence est très raide … et la descente aussi.

Après le pique-nique, nous rentrerons par la forêt de Roques-Hautes ».

Willy est arrivé. Jean a salué le retour de Maurice. Nous voici 31 randonneurs, prêts à escalader la Sainte.

Par un temps idéal : le ciel est dégagé, le soleil brille et le mistral qui soufflait hier encore, est tombé.

« On va traverser le barrage » nous dit Jean. Sur la droite nous apercevons un petit lac de barrage, le lac Zola, du nom de son architecte François Zola, le papa d’Emile.

A gauche, c’est le lac du Bimont qui retient les eaux de l’Infernet, issues du ruissellement de la face nord du massif de Sainte-Victoire.

A l’extrémité du barrage, nous prenons à gauche le sentier Imoucha qui monte dans la forêt.

Nous nous élevons bientôt au-dessus du lac du Bimont.

La vue est belle, mais nous n’en profitons guère. Nous grimpons, tête baissée, car le sentier devient très caillouteux.

Devant nous se dresse la Sainte Victoire. On aperçoit la crête des Costes chaudes qui mène au sommet.

Il est 10h30. Nous nous arrêtons pour la "pause banane". Au soleil et devant un paysage magnifique.

Puis nous reprenons notre grimpette parmi les rochers. Attention ! Certaines dalles semblent bien glissantes.

Derrière nous se profile la crête des Costes chaudes.   

Nous atteignons le Pas de l’Escalette. C’est le moment de la photo de groupe.

Puis nous laissons ceux qui ne souhaitent pas grimper au sommet.

Nous poursuivons notre grimpette, bien raide à présent. Les marches sont parfois très hautes.

Nous sommes doublés par un groupe de marcheurs un peu plus jeunes que nous : des pompiers d’Aix-en-Provence qui effectuent un stage … tout comme nous. Nous les dépasserons plus loin mais au final, ils arriveront avant nous au sommet.

La Sainte Victoire étant une grande classique, elle est bien sûr très fréquentée. A l’approche du sommet, les groupes se mélangeront allègrement.

Enfin nous atteignons le Prieuré (900 m), que domine la Croix de Provence.

Le prieuré comprend une chapelle, un bâtiment conventuel et les vestiges d’un cloître. Jean nous promet une visite guidée de la chapelle, nous ne faisons donc qu’y jeter un œil.

Puis nous attaquons la grimpette finale, tout aussi raide que la précédente. Les groupes s’entrecroisent : nous montons, d’autres descendent. Les photographes, préoccupés en priorité par leur propre sécurité, ne ramèneront pas d’image.

Sauf celle-ci, prise au sommet, sous la croix.

Une petite brise bien fraîche s’est levée. Nous ne nous attardons pas et attaquons la descente.

Mais qui voyons-nous soudain ? Claude, Jean Be et nos serre-files, Daniel et Jacky.

Tous les groupes étant redescendus, les voici seuls au sommet.

Ils prennent le temps d’admirer le paysage.

Nous n’avions pas de photo de la montée à la croix. Idem pour la descente.

Nous voici à nouveau au Prieuré.

Assis sur un muret, attendant sagement nos serre-files.

Quand ils arrivent, Jean nous propose de visiter la chapelle. Mais à voir nos moues, il comprend tout de suite.

Aux nourritures spirituelles nous préférons les nourritures terrestres !

Nous attaquons donc la descente vers le Pas de l’Escalette.

Devant nous on aperçoit la crête des Costes chaudes.

Et derrière, voici le sommet que nous venons de quitter.

Mais au diable le paysage ! Nous n’avons d’yeux que pour les rochers à enjamber et les cailloux à éviter.

Enfin nous atteignons le Pas de l’Escalette, notre lieu de pique-nique.

Nous voici installés au pied des falaises qui bordent la crête.

Au soleil, face à un paysage splendide, quel bonheur !  

Profitons de ce temps de calme et de repos, car la rando n’est pas finie.

Certes il ne reste guère que de la descente … mais quelle descente !!

Pour commencer, il n’y a pas de sentier ! Chacun choisit son itinéraire !

En évitant si possible les rochers instables, les dalles glissantes et les cailloux qui dégringolent.

Qui dégringolent comme certains randonneurs qui se retrouvent sur les fesses.

Ici encore, le paysage est magnifique.

Mais il faut constamment regarder ses pieds !

Le groupe s’étire un peu... 

Enfin nous nous regroupons devant le refuge Cézanne.

Lieu enchanteur, apprécié du peintre … et de nous-mêmes.

Car ce n’est pas une, mais deux photos de groupe que nous allons prendre.

Jean regarde sa carte et compte : « 4, 5, 6. Il nous reste 6 kilomètres ». Six kilomètres, que c'est long !

Heureusement le terrain est plat à présent.  

A part quelques "faux plats montants", bien sûr.

Mais surtout la Sainte est là, qui veille sur nous.

Les jambes qui étaient lourdes deviennent légères.

Les visages paraissent illuminés par le soleil couchant.

Illuminés, souriants, apaisés … transfigurés ?

Nous atteignons le vallon du Marbre où se trouve une ancienne carrière désaffectée.

C'est une immense falaise rouge qui a été creusée depuis la crête.

Enfin voici le barrage de Bimont. Puis nous regagnons nos voitures.

Pour terminer cette belle journée, certains vont prendre un pot. D'autres filent directement sur Boulouris.

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée dans un cadre magnifique.   

 

Merci aux photographes : Claude, Gérard, Jean-Marie.

 

Et voici une dernière photo :

 

La Sainte Victoire : 7 Novembre 2013

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Published by Gérard
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