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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 10:29

SIGNES- le Domaine de la Limate.

Mais que font ces 17 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris sur le parking de Signes au nord de Toulon alors que le programme prévoyait une rando à Ilonse dans les Alpes Maritimes. Grosse erreur de navigation ???

Jean Bo va nous éclairer: "Vous avez tous compris que nous ne sommes pas à Ilonse. Alerté par Jean-Marie sur les risques d'orages dans les Alpes Maritimes (la carte des pluies sur TF1 jeudi soir le confirmera-ndlr) il fallait trouver une rando de remplacement à l'ouest du Var. C'est donc sur cette randonnée à Signes que nous nous sommes rabattus, elle avait été faite en mars 2008 et méritait bien d'être remise à l'ordre du jour. Elle se résume à une montée et …à une descente. On part de 350 m en longeant le Canal de Provence puis nous monterons jusqu'à 750m, mais par une montée assez facile, puis une descente très raide et caillouteuse jugée difficile par les vététistes à qui j'ai emprunté ce parcours : 17 km pour 580 m de dénivelée."

 

En route pour une traversée du village avec son petit marché, ses rues étroites et ses fontaines, son beau campanile et...sa cabine téléphonique.Ce matin il fait très beau, pas de vent, c'est super. Et c'est donc gaillardement que nous quittons le village, sur du plat, en longeant le ruisseau du Patay très encaissé et complètement à sec.

Oh ! Les gourmands qui vont marauder des cerises sauvages.

Un champ d'orge, nous n'avons plus l'habitude, de même que les foins coupés, pas très méditerranéen tout ça. Il est vrai que nous sommes dans la région dite des "Terres froides".

 Et voici le canal de Provence.

Le panneau sur lequel Annie Th s'était fendu le cuir chevelu en 2008 est toujours là mais le texte est 

illisible. Il signalait un danger. Il ne sert plus à rien car des panneaux plus récents, aux coins arrondis, interdisent le passage.

Jean en profite pour faire un topo sur  le Canal.

 

"En Provence, « l’eau est d’or », dit le proverbe. Projet visionnaire, la construction du Canal de Provence a permis un accès à l’eau égal et raisonné sur l’ensemble de notre région...

Créée en 1957, la Société du Canal de Provence a fêté son cinquantenaire. La date renvoie tout autant au passé d’une lutte séculaire contre la sécheresse qu’à l’avenir de la ressource hydraulique à l’échelle du territoire régional.

Le manque d’eau, particulièrement sensible dans les zones côtières, a très tôt conduit à ne plus dépendre des seules ressources locales, limitées et fragiles, et à se tourner vers des transferts d’eau.

Dès le XVIe siècle, les canaux, issus de la Durance, ont ainsi acheminé l’eau vers les territoires en déficit, façonnant les paysages provençaux. Dans les années 1950, les eaux du Verdon, auparavant utilisées pour compenser les irrégularités de débit de la Durance et de son canal, ont pu être mobilisées pour desservir le reste du territoire. 
Le Canal de Provence venait de naître et quatre décennies, des années 60 aux années 90, ont vu la construction de près de 300 km de canaux ou galeries, 5000 km de conduites enterrées, plusieurs centaines d'ouvrages hydrauliques spécifiques (stations de pompage, usines de traitement, réserves…) et 45 000 postes de distribution. Ils desservent en eau une centaine de communes, 500 industriels, 6000 agriculteurs et 25 000 particuliers résidant en zone rurale. 

Aujourd’hui, l’objectif qui a présidé à la naissance de la Société du Canal de Provence – garantir la fourniture d’eau en qualité et quantité adaptées aux besoins des ruraux, urbains et industriels à l’ensemble du territoire régional – est atteint.

Pour autant, face à l’accroissement constant de la population de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à la multiplication des épisodes de sécheresse, aux besoins induits par le développement économique (et par le tourisme notamment), la poursuite de cette action reste indispensable ce qui a conduit au projet Verdon-StCassien ."

 

 

Nous allons suivre le canal sur environ 1 km et avant de commencer la montée, Jean va nous offrir la "pause banane".

Nous attaquons la montée sur une large piste bien 

entretenue et nous avons même le temps de nous intéresser à la flore locale constituée surtout de pois de senteur, d'aphyllante de Montpellier et de lin de Narbonne. C'est même Jean qui va faire quelques photos de fleurs, ambiance très cool !

Nous nous engageons sur le GR9 qui coupe quelques lacets de la piste principale. La montée est régulière et comme annoncée par Jean ce matin, assez facile. Daniella va même découvrir une touffe fleurie qui sera identifiée, a postériori (merci Internet) comme étant du Lin campanulé Jaune, on en apprend tous les jours !

Nous poursuivons notre montée. La grande piste a maintenant disparu.

Le GR devient plus pentu, à peine tracé. On glisse, les branches nous fouettent le visage, la galère. On entend même des jurons… de charretiers, c'est rare au 

Cercle de Boulouris (non,non, je ne donnerai pas de noms).

Le doute nous saisi et Jean-Marie donnera l'alerte : nous sommes complètement sortis du tracé, piquant plein sud alors que nous aurions du marcher sud-est.

Le GPS est formel, nous sommes en train de couper à travers bois ainsi que le montre la restitution du tracé (tracé vert). Conciliabule et perplexité : redescendre ou continuer à monter…

La redescente s'avérant difficile vu la pente et l'état du terrain, nous remontons avec l'espoir de passer rapidement le sommet et de redescendre de l'autre côté. Nous allons sérieusement raccourcir le parcours.

Nous continuons donc sur cette pente très raide (en fait nous allons monter de 370m sur 1 km) en essayant de rester groupés car la vitesse d'ascension (mais oui au fait c'est l'Ascension et Jean a certainement voulu illustrer cette fête)est variable selon les individus. Jolie cabriole de Jean-Marie qui se retrouvera les quatre fers en l'air, sans une égratignure. La végétation était assez dense pour lui éviter de rouler dans la pente. Mais la solidarité est bien là une courageuse ira même jusqu'à porter deux sacs: bravo et merci.

Une petite échappée dans la végétation nous permet d'avoir un joli coup d'œil sur la vallée mais ce n'est pas celle-ci qui nous intéresse. Nos efforts portent enfin leurs fruits et nous débouchons sur une zone pierreuse, nous avons quitté la forêt, c'est le sommet qui sera vite identifié sur la carte, la Grosse Tête à 793 m et de là il est facile de se repérer.

Le domaine de la Limate est juste là en dessous de nous à 100 m en contrebas.

C'est finalement Daniel M qui va trouver un passage parmi les rochers et nous retrouvons notre chemin. Ce "raccourci Borélien"  aura réduit la rando de 3.5 km, mais ce n'était pas l'objectif.

Il est temps de pique-niquer, finalement nous ne sommes pas en retard, plus de montée et moins de km se sont compensés.

Le temps s'est couvert et de gros nuages noirs ont envahi le ciel. Serions-nous trahis aussi par la météo ?

Rosé, café et gingembre habituels, ça c'est normal, comme quelques dormeurs.

Nous repartons tranquillement sur une piste facile et plate, quel délice!

 Un nouveau type de fleurs a envahi un champ. Ce pourrait-être des épiaires de Crête.

Nous retrouvons un autre GR, le 99 qui va nous ramener au village.

Mais avant nous aurons à dévaler la fameuse descente.

 

Comme dans ce type de situation, deux groupes se sont formés, les rapides qui vont "avaler" ces deux km et les autres qui vont prendre leur temps car il faut vraiment faire attention où on pose les pieds. On a du mal à imaginer les vététistes !

Le soleil est revenu.

Le groupe se reconstitue et la suite sera très facile avec le village en vue.

C'est là que nous nous apercevrons que nous n'avons pas fait la photo de groupe. Oubli vite réparé.

Il ne nous reste plus qu'à changer de chaussures, remettre les sacs dans les coffres et…aller boire un coup sur une des places du village avec une fontaine et des platanes: oui c'est bien la Provence.

Merci Jean, la balade était jolie et le raccourci était inattendu. Là tu as fait fort.

Les photos étaient de Gérard, Jean Bo et Jean-Marie.Merci

Merci aussi à Patrick le serre-file du jour.

 

La semaine prochaine,  Jeudi 05 Juin à 7 H 00 : La TOUR / Tinée ( 06 ) . La Mangiarde-Le Bonnet  Deux Parcours

 

Villages du moyen pays, La Tour-sur-Tinée bénéficie d’un climat particulier, la brise marine s’y mariant avec la fraîcheur et les senteurs odoriférantes des forêts d’altitude. Deux parcours différents vous sont proposés :

Parcours N° 1-La Mangiarde : L : 13 Kms . Dh : 950 m . Sportif ( passage à 58 % ) . Joël  0623071199

Parcours N° 2-Le Bonnet : L : 8 Kms 637 . Dh : 541 m . Moyen médio . Jean Bo 06.68.98.13.62

 

Repas et boisson tirés du sac .                                                                                                      

 

Itinéraire d’accès : Prendre l’autoroute A 8 direction NICE.  Sortir à la sortie N° 51 . 1 ( Digne--Mercantour ) .

A La Mescla suivre la D2205 Tinée-Auron. Parcourir 5 Kms, tourner à droite et par la D 32, rejoindre La Tour

Ne pas entrer dans le village et suivre à droite Maison de Retraite. A 500 m stationner sur le Parking à droite .

Coût du trajet A R : 196 Kms x 0 € 25 = 49 € + 13 € = 62 €  Joël   06.23.07.11.99 – Jean Bo : 06.68.98.13.62

 

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Published by Jean-Marie
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serrurier paris 11 24/07/2014 09:54

Je vous félicite pour votre article. c'est un vrai exercice d'écriture. Développez