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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 08:51

ILONSE (06) – Le Lauvet

 

Sous les ordres de Jean Bo, nous allons randonner aujourd’hui du côté d’ Ilonse. La journée s’annonce belle et chaude bien que la température soit un peu fraîche au moment du rassemblement.

 

 Petite parenthèse, une fois n’est pas coutume, pour remercier les chauffeurs, car les derniers kilomètres pour accéder au village d’Ilonse n’étaient pas de tout repos.

 

 Jean nous présente cette randonnée dont la dernière édition datant  du 17 Mai 2007 avait réuni 21 participants. Aujourd’hui nous comptons 29 randonneurs et randonneuses.

 « Nous partirons du col de la Sine, altitude 1438m, et via le col des Fourches où nous formerons deux groupes, nous atteindrons le pied du Lauvet d’Ilonse à une altitude de 1860 m que le premier groupe pourra escalader. Les deux groupes se retrouveront à la Baisse des Tavanières pour un pique-nique en commun avant de terminer cette randonnée par une longue descente.  Au total nous aurons parcouru 14,6 km pour le premier groupe et 12,6 km pour le second groupe».

Ci-dessous, un petit condensé historique du village d’Ilonse.

Ce n'est qu'au XIème siècle que ILONSE, appelé YLONCIA, apparait pour la première fois sur des documents.

Ilonse est la patrie de Raymond FERAUD, moine troubadour, auteur d'un grand poème provençal composé vers 1300 " La Vida de San Honorat".

En 1327, la peste qui sévit en Europe, emporta la quasi totalité de la population du vieux castel.

Perché sur le versant sud-ouest d'une crête rocheuse autrefois couronnée d'un château appartenant aux GRIMALDI de BEUIL, Ilonse a conservé son caractère médiéval de petit village fortifié : maisons de pierres, ruelles étroites, "goulets", passages sous voûtes, porches à ogives.

L’ensemble formé par le village, les places et les rues est en site classé.

Ilonse, placé sur une voie de communication reliant la Provence au Piémont, fut certainement très fréquenté durant l'antiquité compte tenu des nombreux vestiges trouvés ( tuiles romaines, castellara ligure, sanglier gaulois, tombe wisigoth au hameau d'Irougne,...)

 

Ci-dessous, Ilonse de nos jours.

Le chef doit être toujours devant. Jean Bo aurait-il perdu la cadence?

 

En file indienne, nous suivons ce sentier qui s’élève en pente douce vers le col des Fourches.

La troupe réunie reprend son souffle au-dessus de cette batterie d’abreuvoirs réservée aux troupeaux de moutons de la région.

Dans cette première partie d’ascension, nous découvrons une quantité impressionnante de champignons : cèpes des pins, sanguins, que quelques randonneurs aguerris cueilleront sur les conseils de Guy  notre spécialiste es champignon.

Nous arrivons au col des Fourches situé à 1560 m d’altitude, où la pause ‘’banane’’ est décrétée.

Avant la séparation en deux groupes, photo de groupe oblige, tout le monde prend la pause.

Avec quelques longueurs d’avance, le premier groupe progresse au milieu de vastes prairies.

 

Sur les traces du premier groupe, le deuxième groupe marche d’un bon pas et dans la bonne humeur.

Arrivés au pied du Lauvet d’Ilonse, les marcheurs du premier groupe attaquent la montée de celui-ci en ordre dispersé.

Les restes d’un randonneur égaré ?

Au sommet (altitude 1992 m) nos efforts sont récompensés par la découverte d’un panorama grandiose. Jean Bo nous fera observer tour à tour: le Mounier (au second plan ci-dessous), la station de ski de Valberg.

Les vainqueurs du Lauvet posent pour la postérité.

S’en suit, une courte mais dangereuse descente où il vaut mieux ne pas se laisser entrainer par la vitesse au risque de s’étaler sur les nombreuses pierres présentes.

 

Après un temps de repos, nous repartons à travers les mélèzes en direction de la Baisse des Tavanières retrouver les marcheurs du deuxième groupe. Enfin voilà le moment tant attendu : la pause pique-nique.

Implantée sur cette Baisse des Tavanières, nous découvrons une nouvelle enfilade d’abreuvoir servant à alimenter en eau les nombreux troupeaux de moutons appartenant aux bergers d’Ilonse et de Pierlas.

A ce sujet, voici ci-dessous la description et la fabrication d’un objet très utile au berger : le chambis.

Le "chambis" est une sorte de gros collier en bois portant une cloche, la "sonnaille", que portent au cou les bovins et ovins en alpage.

 

On emploie principalement du bois de cytise, sorte d'acacia sauvage trouvé en montagne sur les versants ubac. On le coupe de préférence à la lune vieille comme c'est la règle pour les feuillus, afin d'éviter que le bois se "mite".

Autrefois, les bois étaient débités en planches à la hachette, puis repris avec une plane. Les planchettes de cytise sont mises alors à tremper dans un cuvier dont l'eau est à ébullition. Elles y restent une vingtaine de minutes. Sous l'action conjuguée de l'eau et de la chaleur, le cytise se ramollit. La forme en U évasée est donnée de manière très simple. On  plie ensuite la planchette sur le genou, protégé par une vieille couverture de mieja lana (vieille laine).

Le U est mis en place. Au moyen d'une clef, de fabrication artisanale, un homme recourbe les deux extrémités de la planchette pour former les ailes. Un troisième homme plante deux taquets de fer pour conserver la forme définitive. Les chambis resteront ainsi figés une semaine.

La forme en U plus facile à réaliser était préférée par les anciens. Les ailes plus ostentatoires semblent avoir été introduites plus récemment par les bergers transhumant de Provence.

 

Après la réunification des deux groupes, nos serres files veillent au grain.

Continuant notre route, nous découvrons sur notre gauche toute une zone de marnes noires très insolites.

Nous retrouvons une zone de prairies à hauteur de la bergerie du Clot.

Nous sommes accueillis par un chien Patou amateur de calins semble-t-il.

Le Patou est un chien qui a un caractère particulier.  C'est un chien de garde et de protection, par instinct, qui a été sélectionné par des siècles d'utilisation à la protection des troupeaux de brebis. S'il est fidèle à ceux qu'il aime, il est aussi un protecteur de ce qui est faible. S'il a trouvé sa place naturellement auprès des bergers, il n'a pas été sélectionné sur une aptitude à servir l'homme mais sur sa faculté à s'attacher à ceux qu'il aime et sa faculté à analyser les situations tout seul et à prendre des décisions par lui-même en conséquence, donc à agir selon son idée. Conscient de sa force et d'un courage à toute épreuve, il sait faire fuir le loup ou reculer l'ours. Il veille la nuit comme le jour et préviens par ses aboiements de sa présence. C'est sa première arme de dissuasion. Pour éloigner tout prédateur à quatre ou deux pattes qui ne tiendrait pas compte de lui, il peut d'abord s'interposer puis s'il le faut, mais en dernier recours, aller jusqu'à l'affrontement. Les Chiens de Montagne des Pyrénées qui sont utilisés pour la protection des troupeaux sont le sujet d'une préparation spéciale pour qu'ils ne s'attachent qu'à leurs brebis. Ils ne doivent pas s'attacher à l'homme, pas même au berger et pour cela ils sont rarement caressés, avant le sevrage comme après. Ils sont placés dès le sevrage en bergerie avec de douces agnelles afin qu'il y ait une bonne acceptation réciproque et que se tisse un lien entre le chien et le troupeau. Le berger veille alors et pendant au moins deux ans à ce que le chiot respecte quelques règles comme de ne pas mordiller les oreilles des agneaux par jeu, ou à retourner près du troupeau s'il s'en est éloigné.

 

Une légère remontée constituera la dernière difficulté de cette randonnée, suivie d’une longue traversée à flanc de montagne qui nous ramènera au col de la Sine où sont stationnés nos véhicules.

Nous profitons au passage d'une belle vue plongeante sur le village de Pierlas.

Pour clore cette belle journée, nous ferons un arrêt dans la vallée à Roussillon pour prendre un pot en commun.

 

Merci à Jean Bo qui nous a fait découvrir, pour certains, cette magnifique randonnée alpestre.

 

Merci aux photographes pour leur contribution : Claude, Gérard, Gilbert et Jean-Marie.

Quelques photos supplémentaires:

 

Veuillez noter les éléments de votre prochaine randonnée:

Jeudi 23 Octobre à 8H00: SAINT-VALLIER de THIEY (06). Croix et Col de Cabris. Deux parcours

 

N°1 : L : 17 Km 8. Dh : 480 m. M médio. Jean Masson . 06.09.75.02.01 

N°2 : L : 12 Km 8. Dh : 290 m. M modérato. C Cloutour. 06.81.79.89.39

Repas et boisson tirés du sac.

 

Itinéraire d’accès : Emprunter l’autoroute A 8 direction Nice . Quitter l’autoroute à la sortie n° 39 « Les Adrets de l’Estérel » - Continuer sur la D 37 via Lac de St. Cassien et Montauroux – Après le lac au  grand giratoire prendre à droite la D 562 en direction de Grasse

A Val Tignet tourner à gauche et progresser sur la D 11 via St. Cézaire  -  A Spéracédes obliquer à droite et par la D 513  et la D 11gagner Cabris - Là, emprunter la D 4 sur votre gauche via St. Vallier de Thiey - Ensuite poursuivre à gauche sur la N 85 et atteindre Saint-Vallier de Thiey .

Stationner les véhicules sur un des PARKINGS à la sortie du village .

Coût du trajet A R : 104 Kms x 0 € 25 = 26 € + 5 € = 31 Euros        

 

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Published by Gilbert
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