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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 15:05

Collobrieres- Forêt des Maures

 

Après 4 jours de pluie quel régal de retrouver le soleil promis pour toute la journée. Quelle chance, vendredi et tout le week-end prochain la météo nous a annoncé la pluie! Aujourd’hui Camille nous a invités dans les Maures à l’est de Collobrières.  La D14, quelle route, mes amis, étroite et toute en virages !

Camille va s’adresser aux 29 marcheuses et marcheurs qui ont répondu présents ce matin.

« Aujourd’hui nous avons avec nous Rolande, une marcheuse du lundi, bienvenue à elle. Nous sommes partis pour un petit circuit de 14, 8 km (en réalité 16,1 mais n’anticipons pas-ndlr) et 392 m de dénivelée. J’avais mené cette rando en Septembre 2012, la première de la saison, et en franchissant l’enclos des menhirs, j’étais tombé et  m’étais déchiré trois tendons dans l'épaule droite. »

C’est Jacky, sans son complice habituel, qui sera serre-file.

Nous faisons tout de suite la photo de groupe et attaquons la première montée sur la route. Nous la quittons rapidement pour emprunter un sentier où nous allons trouver les premières traces des pluies abondantes des jours précédents sous forme de grandes flaques et de petits ruisseaux qui coupent le sentier. Sur notre gauche, tout en bas, on entend le torrent qui dévale le Vallon de Lambert.

Michel S a trouvé une très belle rusule. Aujourd’hui le ramassage des champignons  sera son fil rouge personnel et nous en reparlerons.

Puis nous rejoignons une grande piste où nous trouvons un premier chasseur. Un peu plus loin lorsque nous nous arrêtons pour la « pause banane » un autre chasseur, qui semble être le chef, nous explique que nous ne devrions pas être là, qu’il y a des panneaux indiquant qu’une battue est en cours. Nous apprenons que tous les jeudis, pendant la saison de chasse, ils font des battues. La présence des marcheurs et des ramasseurs de champignons est donc malvenue. Ils payent 17.000 € pour pratiquer ce loisir (ultérieurement nous aurons droit au chiffre de 30.000 par un autre chasseur) et, sous entendu, n’entendent pas être« embêtés » par d’autres utilisateurs de la forêt. Et il évoque le risque d’une balle perdue…

Mais nous passons outre et poursuivons notre chemin en découvrant leur cabane où un feu est déjà allumé pour faire griller les saucisses. 

La forêt a par endroit pris de belles couleurs d’automne et  nous rencontrons les premiers châtaigniers dont celui-ci, vénérable centenaire.

 

 Arbre roi de la sombre forêt des Maures, les habitants de Collobrières attribuaient aux châtaigniers la vertu d’aider les femmes désireuses d’avoir un enfant. Lorsqu’un garçon naissait, on disait alors « il est de Collobrières, il a des châtaignes ! …»

 

Bien sur  des ramasseurs se précipitent sur les bogues ouvertes au désespoir du serre-file qui a bien du mal à rassembler les trainards.

Et nous débouchons dans une zone bucolique, une prairie bien verte avec des moutons bien blancs et des agneaux bien marron.

Et les photographes de s’activer alors que les mauvaises langues se gaussent sur la couleur du géniteur.

Nous reprenons notre marche et débouchons sur le Plateau Lambert.Très vite nous découvrons les fameux menhirs.

Au début du XXème siècle le propriétaire du terrain a redressé lui-même le second à grands frais et grosses machines. Ces deux monolithes, taillés dans le gneiss micacé tout proche (on a retrouvé des excavations de la taille des menhirs), mesurent respectivement 3,15m et 2,82m de  au haut. On les attribue à une période comprise entre la fin du néolithique et la fin de l’âge de Bronze (environ 2500 à 2000 ans avant J.-C., Homo Sapiens). Pourquoi nos ancêtres les construisaient-ils ? Comme on n’y a pas trouvé d’objets ou d’ossements enfouis, on ne sait pas trop à quoi ils servaient : culte d’une divinité, démonstration de pouvoir d’un groupe d’individus sur un territoire, pierre destinée à reconnaitre un espace sacré

(cf- http://www.randomania.fr/les-menhirs-lambert-en-passant-par-le-moulin-du-collet/)

Notre Maurice monterait-il la garde près du menhir ?

Très belle forêt d’eucalyptus qui tranche dans ce paysage de châtaigniers et de sapins.

Nous abordons maintenant une montée très raide, 80 m de dénivelée, qui nous conduira à la Crête de La Verne. Tout au long de la piste, les miradors des chasseurs sont occupés.

Et pendant tout le passage du groupe, ils ont « cassés » leur fusil, bravo. Nous sommes en bordure de la battue et vraiment par hasard, elle se trouve au milieu du triangle que forme notre rando. Lorsque nous parvenons sur la crête, nous trouvons les véhicules des chasseurs et Maurice y retrouvera une position toute militaire, prêt à partir.

Mais un nouveau chasseur, au sol, celui-là, veut aussi nous interdire le passage.

Lui il évoque les balles perdues par ricochet et prétend que nous devrions porter des gilets jaunes.  Il voudrait bien nous renvoyer à Collobrières mais finalement il nous conseille de nous diriger vers « La météo » comme il dit. Au poil, c’est notre chemin.

La météo, en l’occurrence est un radar placé sur le Sommet du Bœuf, protégé par un radôme. C’est lui qui permet à la météo nationale de nous montrer les belles cartes des pluies sur la région.

Nous poursuivons, en légère descente sur une ancienne route très défoncée où nous allons retrouver les chasseurs en 4x4.

Très beaux points de vue.

Il est 13 h30 quand Camille nous arrête enfin pour le pique-nique, au soleil sur des rochers.

 Jacqueline D et ses « gardes du corps » arrivent peu après.

Il y a environ 4 km de descente pour retrouver les voitures. Les plus optimistes estiment que dans une heure ¼ nous aurons fini la rando. Mais ils n’ont pas pris conscience qu’il faudra descendre de 200 m en à peine 1 km. Et c’est donc d’un cœur léger qu’à 14 h 35 nous repartons. Un courageux marcheur a pris le sac de Jacqueline qui souffre de son genou.

Mais elle sera bien encadrée dans la descente.

Lorsque Camille s’engage dans les buissons, chacun croit qu’il va s’isoler. Mais non il nous rappelle à l’ordre, c’est le sentier qui commence là. Et quel sentier ? Pentu à l’extrême, étroit et encombré de gosses pierres rendues glissantes par les pluies. A consommer avec modération !!!

Au bout d’un quart d’heure, Camille nous annonce que nous venons de faire le plus dur. C’est vrai, les grosses pierres ont disparu, la pente est toujours forte  mais le sentier se transforme en ruisseau. Nous sommes dans un vallon très encaissé. Puis nous nous trouvons au milieu de branches et de divers déchets végétaux qui ont été arrachés de la montagne et encombrent le chemin.

Nous devons faire plusieurs arrêts pour regrouper la troupe. Au cours de l’un d’eux Jacqueline s’exclamera, « Camille je te hais ! ».

Nous longeons maintenant le torrent mais à plusieurs reprises il faudra traverser des petits ruisseaux qui dévalent vers le lit du torrent. Les photographes sont à l’affut.

D’un seul coup la piste s’élargit et une sorte de pont apparait sur notre droite. Pensant être arrivés au radier Camille nous fait traverser et nous nous engageons sur la grande piste. Mais très vite, il apparait que nous nous écartons de notre itinéraire, il faut revenir. Environ 1,5 km à rajouter. En fait nous n’étions pas encore au radier.

Nous reprenons la bonne piste et c’est là que Michel va se faire plaisir avec une sérieuse collecte de giroles et de pieds de mouton. Bon appétit.

Après un nouveau passage de gué, nous arrivons au radier et retrouvons la route de la Chartreuse de la Verne. Dans la boucle se trouvant au confluent des deux petits torrents, on voit bien la zone où l’eau a du monter sur une hauteur d’un mètre environ.

 

Il ne reste plus qu’un kilomètre que nous parcourons rapidement. Il est 17  h 15 quand nous arrivons aux voitures. Il fait presque nuit. Nous avons mis 2 h 45 pour faire 5.5 km…

Et il faut à nouveau retrouver les virages de la  D14, de nuit. Pas de pot aujourd’hui, retour direct au bercail.

Merci Camille pour cette journée riche en émotions diverses.

 

Merci pour leurs photos à Claude, Gérard, Gilbert et Jean-Marie.

La semaine prochaine Jeudi 20 Novembre à 7 H 00 : Rando-Restaurant. PEILLE (06). La Terca. Deux circuits

N°1 : L : 12 Km . Dh : 510 m . D : 4 H 30 – Niveau Moyen médio – Animateur : Jean Bo . 04.94.95.87.73

N°2 : L : 09 Km . Dh : 330 m . D : 3 H 30 – Niveau : Moyen modérato – Animateurs : Daniel – Jacky

 

Agréables parcours, sans difficulté, entre les villages de Peille, bourg médiéval accroché à flanc de montagne dans un site exceptionnel, et Saint-Martin de Peille, en  passant par la Terca.

Très beaux points de vue sur la côte, sur la ville de Nice et sur tout l’arrière-pays Niçois.

 

RESTAURANT «  Le Relais St-Martin » : 28 € vin et café compris . Inscriptions avant le 13 Novembre.

Les chèques seront libellés au nom du « Cercle de Boulouris » et remis à Jacqueline ou à Jean.

En cas de mauvais temps, le repas sera maintenu. Aucun désistement ne sera accepté.

 

Au menu : Apéritif de bienvenue – pizza – pissaladière

                   Barba Juan et ses petits farcis niçois

                   Gigot d’agneau à la broche (cheminée). Pommes de terre sautées. Flan de courgettes.

                   Bavarois aux fruits rouges

                   Vin rouge ou rosé (1 bouteille pour 3 personnes).

                   Café.

                    

Itinéraire d’accès : Emprunter l’Autoroute A 8 direction NICE. Sortir à LA TURBIE (N° 57).

Rejoindre LA TURBIE à 2 Km, traverser le village et suivre à gauche la D 53 en direction de PEILLE.

Parcourir 8 Kms et marquer un premier arrêt sur le grand PARKING situé sur la droite de la route, 400 mètres avant le carrefour D53 – D22.

Nous formerons les deux groupes sur ce Parking.

Les randonneurs du 2 ème groupe démarreront  leur parcours à partir de ce Parking.

Les randonneurs du 1 er groupe reprendront les véhicules et rejoindront le PARKING à  PEILLE, point de départ de la randonnée du 1er groupe.

Coût du trajet A R : 200 Kms x 0 € 25 = 50 € + 17 € = 67 €. Jean Borel :06.68.98.13.62 

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Published by Jean-Marie
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