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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 10:38

MALPASSET – AIRE DE L’ESTEREL 

Joël va diriger, à travers la forêt de l’Esterel une longue randonnée de plus de 20km et 680m de dénivelée: 

 « nous allons monter assez doucement vers l'aire de l’Esterel ; puis nous attaquerons la seule difficulté de la journée, à savoir une ascension de 200 m sur un environ 1km ; ensuite nous descendrons vers le lac de l’Avellan et nous reviendrons par le joli vallon de l’Avellan, qui offre de très beaux paysages ».

La météo nous avait promis « des entrées maritimes » ; c’est bien sous un ciel gris et nuageux que notre petit groupe de 14 randonneuses et randonneurs se sont retrouvés près du site du barrage de Malpasset.

Jean Ma. se propose comme serre file. Nous traversons le Reyran de pierre en pierre, en aval du gué inondé mais franchissable en voiture. Nous prenons la piste forestière de Mare Trache.

L’autoroute nous domine et à proximité du pont nous entendons une très forte explosion. Serait-ce un tir de mine ? Nous levons la tête et observons un nuage de fumée à l’arrière de la remorque d’un camion et sentons d'une affreuse odeur de caoutchouc brûlé : c'était donc une explosion de pneu et force est de constater la maîtrise parfaite du conducteur, qui va s’arrêter sans écart de route et sans dommage pour les véhicules suivants.

Après toute cette émotion passée, nous continuons la piste qui passe près des ruines de l’aqueduc romain.

 Les Romains ont construit, il y a environ 20 000 ans, un ouvrage de plus de 40 km pour amener gravitairement l’eau de la Foux, captée à Montauroux, jusqu’à leur ville militaire de Fréjus. Quelques dizaines d’années plus tard ils adjoindront une alimentation secondaire à partir de la Siagnole à Mons. L’ouvrage est constitué essentiellement de tranchées et conduites souterraines, seul le franchissement de vallons ayant conduit à la construction d’une petite quarantaine d'ouvrages en arcades, dont 28 sur la vallée du Reyran. Mais les réalisations du barrage de Malpasset et du lac de Saint Cassien en auront inondé une grande partie. Espérons que le mortier romain à la chaux résiste encore quelque temps à la végétation envahissante…

 

La piste étant large et la pente douce, les visages sont souriants et les conversations animées.

Au travers des pentes boisées de pins et de chênes, nous découvrons le fond du vallon et l’Apié d’amic.

Les premières grimpettes nous donnent chaud et même Xavier abandonne sa couche externe !!!

Déjà presque 200 mètres (estimation optimiste) de montée et 6 kilomètres de marche : la pause banane, à proximité de ruches, s’impose. Les paysages auraient pu être grandioses sous le soleil !.

Les poteaux électriques sont colonisés par d’étranges oiseaux, des pic-verts selon les spécialistes…

La difficulté de la journée commence et le groupe devient muet. 

 

 A mi-pente nous découvrons un hameau de la commune des Adrets.

 

Et le chemin remonte mais tous gardent le sourire, au moins le temps de la photo. 

Prenons quand même le temps, pendant l’effort, de nous retourner pour découvrir le lac de Saint Cassien... et devant, au loin, le Mont Vinaigre.

Un peu plus bas non loin du Logis de Paris, une casse automobile pollue le paysage.

 

La descente vers le lac de l’Avellan se fait à travers bois ; de nombreuses repousses d’Eucalyptus longent le chemin. Les arbousiers portent encore leurs fruits. Les mimosas ne sont pas encore en fleurs.

 

Notre train a été rapide et nous allons déjeuner au bord du lac. Nous sommes bien installés, la leçon d’œnologie peut commencer : face à face dans un premier temps un Chinon (Cabernet Franc) et un Mollard (ancien cépage qui descendrait du gouais) ; duel donc entre un vin de Loire velouté, rond en bouche et riche et un vin des Hautes Alpes léger, fruité et agréable à boire.

Dans un deuxième temps le face à face se fera entre deux mirabelles, bien appréciées par les amateurs.

Gourmands nous avons été avec les petits sablés, les papillotes au chocolat et le gingembre… presque les 13 desserts de Noël…

Nous sommes donc en pleine forme pour terminer notre randonnée et passer le gué de l’Avellan, juste en aval du lac. Il nous faut grimper de « hautes marches » pour nous élever au-dessus du ru.

Nous poursuivons un petit chemin en flanc de vallon bien agréable et en bas nous observons une succession de belles figures d’érosion, creusées en canal étroit ou en marmites par ce ruisseau se transformant parfois en cascade.

A proximité des ruines de la mine du Boson, nous faisons les photos de groupe, puis nous achevons notre randonnée et nous nous retrouvons aux 3 chênes pour le pot de l’amitié.

 

Quelques nouvelles du groupe des Petites Jambes qui, constitué de 20 marcheurs a  rayonné dans le bois de la Gaillarde, à Saint Aygulfsous la direction de Camille. Ils ont découverts de très beaux paysages de mer et de montagne, tout en serpentant au travers des chênes liège, des cistes ou encore des mimosas.

 

Merci aux photographes Claude C. et Gérard qui permettent l’illustration de cette page.

Au nom de tous les blogueurs, je souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année à nos fidèles lecteurs et leur présente des vœux sincères de bonheur et de santé. A l’année prochaine, en pleine forme pour partager nos beaux programmes de randonnées.

La prochaine randonnée :

Jeudi 07/01 à 8H00 : Boulouris. Le Pin Blanc. L : 18 Km. Dh: 600m. Moyen médio. Christian 

Départ de la rando : PARKING du CRAPA à BOULOURIS. Coût du trajet A.R. :

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Published by Claude C.
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