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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 15:08

ROURE – Balcons de la VIONENE

 

Jean-Louis nous prévient, dès le départ de Boulouris, que la route d’accès au village de Roure est coupée par des travaux. Mais n’était pas prévu ce troupeau de moutons et béliers rencontré sur la déviation. Dix-neuf randonneurs et randonneuses sont toutefois arrivés sans encombre au terrain de sport de ROURE, petit village perché à 1100 m d’altitude.

Jean-Louis nous présente la randonnée du jour, qu'il a dû modifier suite à sa reconnaissance de la semaine précédente : «en effet le GR 52A a été détourné suite à des éboulements et le passage à gué de la Vionène est impossible car son niveau est encore trop élevé. Nous irons donc à ROUBION (1340m d’altitude), où nous déjeunerons, et reviendrons par le même chemin. Par rapport à la version précédente, de 2010, la randonnée sera plus courte mais plus pentue». En fait nous ferons 13 km avec une dénivelée de 840 à 880 m, selon les différents outils des marcheurs.

Patrice et Xavier seront nos joyeux serre-files du jour.

Le soleil est de la partie, le vent annoncé n’est pas au rendez-vous et la température est donc très clémente. Le petit sentier que nous empruntons au départ monte de façon agréable. De nombreuses Orchidées sauvages se dressent devant nos pieds.

Le village de ROURE s’éloigne gentiment et le chemin se poursuit en balcon, avant de passer en dessous du hameau de la Cerise.

En bas coule la Fouine. Nous pouvons voir au loin notre objectif, le village perché de ROUBION qui se cache dans le nuage.

Puis nous bifurquons et le chemin descend alors en sous- bois, avant d’atteindre le vieux canal, aujourd’hui sans eau. (Il a été remplacé par une canalisation). Nous allons marcher sur environ 200m sur le muret du canal, avec d’un côté le vide et de l’autre le canal heureusement peu profond.

La file indienne est de rigueur, sauf pour ceux qui ont choisi de marcher dans le canal.

Les difficultés vont alors commencer car nous quittons le canal pour emprunter le sentier dit du facteur, une sente à gauche qui au départ descend fortement.

Le passage dans un champ avec une pente douce permet l’observation d’Ornithogales, avec leurs fleurs blanches étoilées.

Mais la descente parfois périlleuse se poursuit. Notre attention est souvent requise car les pluies de la veille ont laissé des traces, surtout en surface des schistes rouges et surtout car la pente est parfois accidentée.

La preuve, les deux petites glissades de Marc et Gilbert vont mobiliser la diligence de Françoise. De tous petits bobos au coude, mais les soins durent longtemps… sans doute à cause du réconfort apporté par ces mains féminines !

A la sortie du sous- bois nous surplombons la route. Au loin, sur son piton ROUBION est encore très petit. En bas plusieurs cascades alimentent la Vionène.

Le sentier n’est pas très large mais la pause est appréciée car les petits déjeuners datent de plus de 4 heures.

Nous profitons encore du point de vue. Que la montagne est belle, comme dirait la chanson….Quelques sommets au loin présentent encore des traces d’enneigement.

Ce n’est pas le cas des Buisses (la station de ski de ROUBION) dont nous pouvons entrevoir les pistes verdoyantes. De l’autre côte, l’éboulis rouge détritique qui, en bas, a fermé le sentier d’origine.

Soudain Xavier s’exclame : « mets l’ancolie dans la boîte »… Ce qui fut fait, comme vous pouvez les voir à côté des boutons d’or.

Aller, les choses sérieuses reprennent : il faut descendre à la route puis 300 m de dénivelée nous restent à grimper pour atteindre ROUBION, 50 m faciles sur le macadam et 250 m de dure montée. Ce n’est pas un village nid d’aigle pour rien !!!

Nous atteignons le village «appelé Roubion en 1860. Ce nom vient de la racine "rup" qui désigne une falaise».

Nous flânons dans ses ruelles médiévales, étroites, pavées et pentues. Comment ne pas tomber sous le charme de la fontaine du mouton du XVIIème et des portes ou alcôves peintes, «remises en scène sous le pinceau de l’artiste, Imelda BASSANELLO,…elles sont devenues l’évocation d’un métier d’antan ou d’une scène quotidienne agricole ou pastorale qui faisaient la vie de nos anciens».

Nous déjeunerons à table, une fois n’est pas coutume, la très sympathique aubergiste-épicière de la place Récipon nous ayant autorisés de sortir nos piques nique sur sa terrasse.

Après cette belle pause ensoleillée, nous reprenons la route. Les granges que nous voyons alors sont en dehors du village, afin d'éviter la propagation d'incendie aux habitations.

 

En contre bas du village, nous allons découvrir la chapelle Saint Sébastien (XVIème), classée monument historique.

«Le chanoine Ludovic Serre offre cette chapelle au village pour le protéger de la peste et autres épidémies». Elle est remarquable par ses peintures murales : «Au niveau du chœur la Crucifixion de Saint Sébastien, entouré par la piéta et par Saint Maur, abbé ; sur la voute 11 panneaux illustrant la vie du Saint ; le cycle des vertus et des vices occupe les murs».

Après ce beau moment culturel, nous débutons notre retour, par le chemin du matin, en sens inverse. Que les montées ardues deviennent des pentes faciles, mais que les descentes difficiles restent des montées ardues.

Nous profitons d'herbes folles pour faire la photo du groupe.

Au niveau du canal, d’autres randonneurs préfèrent cheminer dans son fond plutôt que sur son rebord.

Il est 16h30 quand nous atteignons ROURE. Compte tenu de la route barrée il faudrait 20 minutes à pied pour aller à la mairie chercher la clé pour la visite de la chapelle, autant pour la ramener. Nous abandonnons donc cette proposition et reprenons les voitures pour le pot de l’amitié à Saint Sauveur de Tinée.

Merci Jean-Louis pour cette très belle randonnée, un peu alto quand même.

Les jolies photos sont de Claude C., Gilbert et Michel.

 

La semaine prochaine : 

Jeudi 26/05 à 7h00 : RANDO-RESTO Thiéry (06). L : 12km800. Dh: 553m. Moyen médio. Jean Borel           

Menu : Salade Paysanne, Parmentier de canard confit, fromage, Verrine gourmande, vin, café. 

Départ de la rando : Parking de la Chapelle de La Madone, sur la gauche, 2km500 avant  THIERY.        Coût du trajet AR : 72 €

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Published by Claude C.
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