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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 08:52

Les 4 sommets de Roquebrune 26/01/2016

 

Ce matin, ce sont 11 randonneurs qui se retrouvent à Roquebrune, avec pour objectif de gravir 4 sommets du fameux rocher.

Les prévisions météorologiques n’étaient pas favorables, avec l’annonce de pluies, certes faibles mais qui pouvaient rendre le rocher glissant.

Notre animateur, Jean Bo. nous avait donc prévenu dès la veille : «puisque c’est à deux pas de chez nous, on va sur place et on avise…. » Sur place, pas de pluie, il nous précise donc « on part pour le sommet 1 et si le terrain n’est pas trop glissant on poursuivra vers le 2… ».

Nous sentons bien notre animateur un peu déçu, car cette randonnée est une de ses fétiches : elle est courte, moins de 10 km mais la dénivelée cumulée atteint 800m ; elle présente quelques passages délicats, pour le fun et l’aventure ; enfin, les paysages sont magnifiques du haut des sommets.

 

Les voitures étant garées et les randonneurs équipés, nous gagnons rapidement la Haute Rouquaire, sur le GR 51, point de départ de l’ascension du sommet n°1, dit sommet des 3 croix. Ce sommet est le plus oriental, le plus élevé (373 m) et le plus connu, puisqu’il est bien reconnaissable depuis l’autoroute.

La sente en sous-bois de chênes-lièges laisse rapidement place au chaos de blocs rocheux sur lesquels nous progressons, parfois avec l’aide des mains.

A la sortie du sous-bois nous trouvons une belle dalle sur laquelle nous profitons du paysage pendant que les photographes, nombreux ce jour, s’activent.

La pente est raide et nous allégeons nos couches de vêtement avant d’entreprendre les grimpettes finales.

 

 

N'est il pas beau cet escargot ?

 

 

 

 

 

 

 

Et voilà, nous y sommes à notre premier sommet, malheureusement pollué par des graffitis.

 

En fait nous avons atteint un des ressauts rocheux sur lesquels deux des trois croix métalliques ont été dressées.

 

 

 

 

Au-dessus du point géodésique, une plaque rappelle aux promeneurs que le sculpteur B. VENET a, pour chacune de ses croix voulu rendre hommage à trois peintres de célèbres crucifixions du 14è (GIOTTO), du 15è (GRUNEWALD) et du 16è (LE GRECO). Ces croix font référence à la valeur religieuse importante qu’avait le rocher au Moyen-Age et à sa légende :« à la mort du Christ sur la croix, le rocher se brisa en trois grosses failles, symbolisant les trois croix du Calvaire. Plus tard, des croix furent érigées au sommet en souvenir et depuis des pèlerinages sont effectués. A l’origine, le rocher de Roquebrune portait le nom de « rocher des trois croix ». Mais les croix ne résistèrent pas au temps et celles qui se trouvent actuellement au sommet ont été dressées en 1991. »

Il manque un peu de soleil sur la plaine de l’Argens et le lac de l’Aréna fait grise mine.

Nous ne nous attardons pas car le vent est frais. Nous attaquons la descente, face à la troisième croix et devons longer une paroi en à-pic, dont le passage est sécurisé par un câble en main courante.

Nadine passe cette difficulté avec aisance, comme vous pourrez le voir en cliquant sur le lien ci-après :

https://www.dropbox.com/s/a76so4njwkmc6ui/ROQUEBRUNE%201%202017.MP4?dl=0

 

Mais la véritable difficulté arrive peu après, car nous devons contourner un petit éperon au-dessus du vide et descendre dans un étroit couloir. Le câble installé est bien utile. Mais ce fut un baptême impressionnant pour Dominique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En vue arrière nous observons avec une certaine fierté le sommet des 3 Croix.

 

 

Puis, nous atteignons un nouveau chaos de rochers que nous devons « dé-escalader ». A l’abri de rochers, nous découvrons des fleurs ayant résisté au gel hivernal et que nous observons régulièrement dans nos ballades sur le rocher. Ce sont des Arisarum, de la famille des Araceae, dont l'arum fait aussi partie.

 

 

 

 

 

 

 

La descente se poursuit jusqu’à notre arrivée sur une zone plus plate où nous faisons une pause banane bien méritée, avant de progresser vers le collet du 2ème sommet qui culmine à 369 m.

 

L’escalade finale nécessite à nouveau le travail de nos bras et parfois l’aide de ceux de nos animateurs protecteurs, pour nous hisser sur ces parois rocheuses plus ou moins abruptes.

 

Au sommet, une ola des vainqueurs s’impose!!!

 

La redescente vers le carrefour de la Haute Rouquaire demande toute notre attention car les dalles recouvertes de mousses peuvent être glissantes et la pente en lisière de forêt est forte. Puis tout redevient facile avec le passage en forêt, qui nous fait voir les premiers vestiges des activités agricoles qui existaient sur le rocher. Jean Bo. nous indique que nous en verrons d’autres, car l’ascension du sommet 3 nous fera passer près de l’ancien village et de la chapelle.

 

La montée vers ce sommet se fait au départ à travers la forêt de chênes-lièges. A découvert nous observons, sur notre gauche le sommet 4 et sa paroi percée de grottes et caverne. Celle de l’Ermite, le frère Antoine est facilement reconnaissable et à un moment nous le verrons sortir de son habitat, en robe blanche.

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre grimpette voire escalade jusqu’au pied du sommet 3, les rochers à son approche étant encore bien énormes .

Nous déjeunerons ici nous annonce Jean Bo., à proximité d’une zone où les recherches archéologiques sont actives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais au préalable, nous allons faire un aller-retour au sommet. Dominique préfère se dispenser de cette troisième ascension et prendra donc en photo la progression du groupe.

Pour atteindre le sommet il nous faut escalader un dernier passage délicat, qui se termine sous une avancée de roche qui empêche de nous relever rapidement. Grâce aux conseils avisés de Jean Bo. nous trouvons les bons appuis et atteignons le sommet sans dommage. A la redescente, Jean Bo. offrira même, à tous, sa cuisse comme point d’appui !!

Nous ne nous attardons pas au sommet car le temps est de plus en plus couvert et le vent est froid.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le déjeuner est pris rapidement.

 

Nous nous mettons en route pour la descente. L’allure n’est pas très rapide : serait-ce les muscles refroidis, la fatigue commençant à apparaître, les rochers qui constituent de hautes marches à descendre, ou la surface mousseuse qui requiert toute notre attention ?

La pluie annoncée se met alors à tomber et nous décidons collégialement de ne pas faire l’escalade du dernier sommet.

 

 

 

 

 

C’est donc le retour aux voitures et le pot de l’amitié se tiendra comme d’habitude au café de la place de Roquebrune, bien au chaud.

Merci Jean Bo. d’avoir maintenu notre départ de cette très belle randonnée et de tes conseils précieux tout au long de nos escalades.

Les photographes étaient nombreux : merci à Brigitte, Claude C., Dominique, Eliane, et Jean Louis pour ces belles illustrations.

La semaine prochaine :

Jeudi 02 Février : 

- G1 : Départ 7h00 Jean-Louis N° 695 – La Forêt de Six Fours- Moyen **

Parking : camping de la Forêt de janus 

- G2  : Départ 8h30 Jean Bo N° 744 – La Motte les Grands Esclans- Moyen *

Parking : parking de la Motte

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Published by Claude C.
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