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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 20:38

La Chartreuse de la Verne – 09/02/2017

 

Ce matin, nous avons rendez-vous  sur le parking de La Chartreuse, pour une randonnée patrimoine. Après un épisode pluvieux, il fait frais (5°) et nous sommes 7 randonneurs au départ.
Les conditions météorologiques  auraient elles transformées nos marcheurs en marmottes ?

 

Joël nous présente rapidement la randonnée,  parcours inédit de 11 km avec une dénivelée cumulée de 361 mètres. Une option, permettant de descendre jusqu’à la petite retenue du Grand Noyer est présentée comme pouvant être réalisée à mi-parcours, avec 3km et 100 m de dénivelée supplémentaires.

Puis, en début d’après-midi, ce sera la visite de la Chartreuse de la Verne, «magnifique monastère à 422 mètres d’altitude, dans son écrin de verdure, qui domine la mer et la baie de St Tropez d’un côté et les Préalpes de l’autre ».

 

Nous partons en empruntant tout d’abord la piste qui mène à la Chartreuse, magnifique ensemble de 155 m de long et 85 m de large, qui se dresse sur un promontoire rocheux.

Nous observons le Mercantour enneigé.

Arrivés à l’esplanade d’entrée à la Chartreuse, nous prenons, à droite, un petit chemin qui monte en sous-bois.

Nous pouvons observer les essences typiques des Maures le châtaignier, le chêne-liège, le chêne vert  et le pin maritime, mais avec un certain nombre de troncs noirs, d’arbres morts se mêlant aux repousses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au croisement avec la piste de Ragusse, nous prenons à gauche la piste de la Crête.

 

 

Nous découvrons alors des inscriptions RBI qui nous interpellent : Joël se demande pourquoi «Rando Boulouris Information» serait  inscrit si loin de nos bases ; Claude qui devant les troncs noirs questionnait sur une éventuelle relation avec un incendie ancien, émet l’interprétation de «Reste de Bois Incendié».

 

Trêve de balivernes, si nous avions lu avec attention le panneau placé sur le chemin d’accès à la Chartreuse nous aurions pu identifier ce balisage, limitant la Réserve Biologique Intégrale des Maures.

« La forêt domaniale des Maures abrite une diversité de milieux combinant des habitats de crêtes, des habitats forestiers matures et des cours d’eau avec une faune et une ­ flore remarquables. Conscient de cette richesse exceptionnelle l’ONF a créé la RBI des Maures en 2008. Elle s’étend sur 2 352 ha, entre 82 et 645m d’altitude et permet l’observation et l’étude de 12 habitats rares, 42 espèces végétales et 140 espèces animales protégés.»

 

Nous poursuivons notre montée vers le sommet du Péra, au pied duquel nous ferons notre pause banane avec du café chaud. Nous sommes au croisement avec la piste des Sivadières qui, à gauche, mène en direct au sommet de l’Argentière.

Mais nous préférons nous y rendre par le chemin des écoliers … Après une dernière et brève montée, le chemin serpente et descend en sous-bois ou en limite de forêt. Par de belles trouées nous apercevons  les Iles du Levant.

Nous poursuivons selon le trajet initialement prévu, sans faire la boucle variante par le GR 90. Mais, lorsque nous atteignons la piste du Grand Noyer, certains font un aller-retour à la retenue du Grand Noyer (228m). Une jolie étape de pique-nique aux beaux jours. Joël coupe quelques brins de mimosa pour offrir à Michèle.

La deuxième partie de notre randonnée sera une longue remontée par la large piste du Grand Noyer, en direction du sommet de l’Argentière. Nous partons également à la recherche de la « cabane » où nous devrions déjeuner avant d’atteindre notre objectif.

 

 

 

 

 

 

Sur notre droite se succèdent les vallons de Campaux et de la Sivadière, mais...  toujours pas de « cabane ».

 

C’est à 13 heures que, enfin, nous atteignons "la cabane", au grand soulagement de Henri, qui a une faim de loup…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes à environ 2km de la Chartreuse et cette fin de randonnée, plutôt en descente, est facile.
Nous observons la retenue de la Verne :
« Cette retenue artificielle sert à alimenter en eau potable, toute l'année, la population du Golfe de Saint-Tropez. Mis en service en 1991, le barrage est né de la volonté de neuf communes et est géré par le Syndicat Intercommunal de Distribution d'Eau de la Corniche des Maures. »

 

Nous traversons la châtaigneraie et terminons notre marche de 14,5 km (20 503 pas)  en longeant le grand mur du monastère, avec sa porte imposante en serpentinite, pierre dont la couleur verte est due à la présence de minéraux ferromagnésiens et qui orne également la porte du cimetière de Saint Tropez.

La marche achevée, nous allons entamer la visite "patrimoine".

 

Les paragraphes qui suivent sont le résumé du "Guide du visiteur":

La Chartreuse de la Verne fut fondée en 1170, à l’emplacement d’un ancien prieuré, à l’initiative des évêques de Toulon et de Fréjus. Le domaine, développé au fil des ans, permet aux moines de vivre d'élevage et de cultures. Mais au cours des siècles la Chartreuse subit trois incendies, les assauts des pillards et des Sarrazins, puis les invasions de la guerre des religions. Les chartreux ont toujours reconstruit et poursuivi leur agrandissement.

A la Révolution, en 1790, les biens sont séquestrés puis vendus et les derniers chartreux partent en exil.

Les bâtiments, transformés en exploitation agricole, tombent peu à peu en ruines.

Suite à la création de l'Association des Amis de la Verne, en 1968, la remise en état des lieux puis la reconstruction des bâtiments commencent. A partir des années 2000, des travaux importants permettent la réédification complète du grand cloître et de l'église.
Depuis 1983 la Congrégation des Moniales de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de Saint Bruno occupe les bâtiments de la vie communautaire, l’église et le grand cloître.

Sont ouverts au public des bâtiments particuliers et extérieurs au monastère, illustrant la vie des chartreux et permettant de comprendre l'énormité des travaux de reconstruction du site. 

La grange accueille de belles statues d’art sacré.

Par les vitrages du fond, la vue porte sur le clocher aux tuiles vernissées et les cellules

La chapelle d’Adoration a été installée dans les anciennes souillardes.

Nous passons le long du petit Cloître, avec ses arcades en serpentinite.

 

Par une fenêtre nous découvrons le grand cloître avec ses longues galeries.

La reconstitution d'une cellule illustre le lieu de vie du moine au XVIIè siècle

 

Nous sommes envahis par la sérénité et la beauté du lieu. 
Avant de repartir nous dégustons une bolée du cidre, bien frais, apporté par Joël et des gaufres.....du Nord !

 

 

Merci Joël pour cette randonnée,  très belle et intéressante, Espérons que les photographies de Brigitte et Claude C. vous donnerons envie de participer à la prochaine réédition de ce programme.

 

 

 

La semaine prochaine, jeudi 16/02 :

G1- Départ 8h00 - Jean Bo - N° 652 – Le Vieux Revest - Rando restaurant -  Moyen **    15 km    D:600m
     Parking : Col de la Valdingarde     

 

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Published by Claude C.
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