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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 18:10

Ascension et Tour du Gros Cerveau - 4 Mai 2017

Randonnée inédite aujourd’hui sur un parcours  « spécial G2 », concocté et mené  par Alain « Au Gros Cerveau » à Ollioules, le plus à l’Ouest des 7 principaux Monts Toulonnais.

Le ciel bien nuageux et même pluvieux ce matin à 8h30 à Saint-Raphaël, n’incitait pas à partir en randonnée. Toutefois nous nous retrouvons à 6 sur le parking du Manoir pour prendre la direction de Toulon. Par ailleurs, 3 voitures allaient directement sur le site de la randonnée.

C’est donc avec un joli groupe de 19 personnes, parité à nouveau respectée 10 femmes et 9 hommes,  que nous ferons cette randonnée inédite par une température très douce, sous un ciel voilé et par moments bien ensoleillé, sur le Massif du Gros Cerveau.

Le départ tardif du matin a permis d’éviter les bouchons à proximité et sous le tunnel de Toulon, puisque les 110 kms de trajet ont été bouclés en 80 minutes.

Qui a dit que cette randonnée était trop loin pour un groupe 2 ? En tout cas pas pour aucun des participants.

Alain accueille les participants et  présente en détail  le programme de la journée.

 

 

 

 

Jacky sera notre serre-file, pas de blogueuse aujourd’hui, Gérard et Alain seront nos photographes, Alain rédigera un texte et nous solliciterons notre amie Rolande à la constitution du blog.

« La situation du Gros Cerveau, légèrement en retrait du Faron et assez éloigné de la ville de Toulon, ajoute une tonalité plus sauvage, plus provençale, qu’au sommet de son frère voisin le Faron.

Le nom de la montagne Gros Cerveau dérive de l’appellation que les peuplades celto ligures avaient donné à ce massif : Montagne du Grand Cerf. En provençal, Lou Gro Cervo, un cerf légendaire du 18ème siècle. Suite à une erreur de traduction c’est devenu « cervus » en latin pour se transformer en « cervis » nuque."

C’est une randonnée de 11kms pour 350 m de dénivelée positive. Nous monterons les 350 m le matin sur sentiers pour un pique-nique au sommet, et l'après-midi sera consacré à la descente par des pistes."

Nous commençons cette randonnée, de l’autre côté de la D2020 le long de la station de traitement des eaux, en prenant le GR 51 bien fleuri de rose et de rouge par les valérianes et les coquelicots de part et d’autre du sentier.

 

Le départ est assez caillouteux, légèrement pentu et contourne la Société du Canal de Provence,

Puis nous quittons le GR 51 en empruntant un petit sentier qui domine une ancienne carrière et les gorges d’Ollioules, alimentées par la Reppe.

Magnifiques points de vue sur tout l’arrière pays, du château d’Evenos perché au sommet des gorges du Destel, le Fort du Pipaudon, la barre des Aiguilles, les Grès de Sainte Anne, la barre de la Jaume et l’impressionnante carrière du Val d’Aren.

Alain profite de ce fabuleux paysage pour expliquer et indiquer le parcours qu’il mènera jeudi prochain 11 mai pour le groupe 1 dans le site classé des Grès de Sainte-Anne en laissant rêveur la plupart de nos amis du G2.

C’est devant cet exceptionnel tableau que nous faisons la pose banane

Nous retrouverons le GR51 un peu plus loin qui nous conduira, pour 30 minutes de montée, par  un chemin en bon état, de plus d’un siècle d’existence, avec de jolis murs en pierres sèches et empierré de gros graviers, jusqu’à l’ouvrage et sommet du Gros Cerveau.

Nous prenons vite de l’altitude par une pente régulière et bien accentuée, chacun montant à son rythme.

A chaque virage c’est une vue imprenable sur Toulon et sa rade, et sur la presqu’île Saint Mandrier jusqu’à la Presqu’île de Giens et l’île de Porquerolle

Arrivé au sommet Alain propose de faire le tour du Fort abandonné.

Il nous montre tout d’abord, l’entrée du magasin à munitions, souterrain, muré, mais avec une large brèche.

Puis nous continuons le tour par le Sud Est avec un joli panorama commenté par Alain sur l’ensemble des Monts Toulonnais.

« On entend par Monts Toulonnais, l’appellation générale des nombreuses montagnes se trouvant autour de Toulon. La plus haute est le Mont Caume qui culmine à 804 mètres d'altitude  du côté de Revest les Eaux. Le  moins élevé est le massif du Cap Sicié avec 358 mètres d'altitude sur le littoral entre La Seyne et Six-Fours.

Le plus à l’ouest où nous sommes avec ses 430 m c’est le Gros Cerveau,  le plus à l’Est le Coudon 702 m,  le mont Faron 584 m, est le plus connu, face à Toulon, et nous sépare du Gros Cerveau par le Massif du Croupatier et le Baou des Quatre Ouro.

Ce qui donne un effet de barrière naturelle à Toulon, tous, avec des forts construits principalement à la fin du 19 ème siècle.

Ce sont tous, des massifs calcaires, comme le massif de la Saint Baume, sauf  le massif du Cap Sicié cristallins formé à la même époque que le massif de l’Esterel.

Le fort du Gros Cerveau datant de 1890 pouvait accueillir jusqu’à 250 hommes.»

Nous continuons notre visite du fort, en le contournant par le sud.

Nous approchons d’une 1ère galerie qui permettait de conserver les munitions à proximité des pièces d’artillerie.

De l’autre côté de cette galerie, nous apercevons  une 1ère chèvre dite de Rove et bientôt tout le troupeau broutant les buissons et arbrisseaux du massif.

Alain s’attarde quelque peu en donnant des informations sur cette, peu connue et splendide race caprine,  aux cornes de plus d’un mètre en forme de lyres.

Quelques infos sur le troupeau de chèvres du Gros Cerveau.

C'est un troupeau de chèvres du Rove, style sauvage, aux mamelles et cornes gigantesques.

La chèvre du Rove est une race caprine française originaire des Bouches-du-Rhône. Sa robe est de couleur variée, généralement marron avec des taches blanches ou noires. Elle est particulièrement reconnaissable à ses cornes de section triangulaires et torsadées. Cette chèvre accompagnait la transhumance des moutons et fournissait son lait aux bergers et aux agneaux que leur mère ne pouvait nourrir, mais aussi sa viande, à une époque où elle était couramment consommée. Elle est aujourd'hui utilisée pour défricher ou entretenir les zones inaccessibles devant être nettoyées contre les incendies. Quelques éleveurs utilisent son lait pour la fabrication de fromages. Elle est répertoriée dans la liste des races pour l'élaboration des fromages AOC pélardon, picodon et Banon.

La chèvre du Rove est originaire du Rove, petit village proche de Marseille qui lui a donné son nom, dans les Bouches-du-Rhône. Selon l'histoire ou la légende locale, elle descendrait de chèvres venues de Mésopotamie, d'Anatolie et de Grèce. Ces animaux auraient été importés par des Phéniciens dont le bateau aurait coulé le long du littoral de Rovenain. Les animaux qu'il transportait auraient ensuite rejoint la côte à la nage avant d'être adoptées par les bergers locaux. Une variante suggère que les Phéniciens auraient amené cette chèvre au port de Marseille durant leur commerce avec la ville, et que celle-ci aurait ensuite gagné le Rove dont les bergers en auraient acquis quelques spécimens1.

La chèvre du Rove a manqué disparaître, mais des efforts de conservation sont réalisés autour de la race, et ont permis aux effectifs de réaugmenter. En 2007, on recense ainsi 5 500 chèvres réparties dans près de 150 élevages, ce qui en fait la race locale la mieux représentée en France2. En 2013, on en compte plus de 11 000.

La chèvre du Rove se caractérise avant tout par ses longues cornes qui lui donnent une certaine élégance. Elles sont torsadées et se développent en s'écartant en forme de lyre. Elles peuvent devenir très longues, celles de certains boucs atteignent 1,2 m d'envergure. La robe, à pelage court et doux, peut prendre des colorations très variées : elle est souvent rouge ou noire, mais on trouve aussi des animaux dont le patron de couleur peut être, selon les animaux, gris cendré (dits « blaù »), rouge moucheté de blanc (dits « cardalines »), rouge mêlé de gris (dits « sardines »), noir avec des marques feu sous les yeux, sur les oreilles, le museau et l'extrémité des pattes (dits « boucabelles ») ou encore noir devant et rouge derrière (dits « Tchaîsses »)1.

C'est une chèvre de taille moyenne ; la femelle pèse entre 45 et 55 kg et les mâles entre 70 et 90 kg1.

La chèvre du Rove fait l'objet d'un programme de conservation, géré par l'Association de Défense des Caprins du Rove (ADCR). Celle-ci s'occupe également de promouvoir les produits issus de cette race, de créer une dynamique auprès des éleveurs concernés et des passionnés, et de mener à bien les actions nécessaires pour maintenir et même faire augmenter les effectifs de la race2.

La chèvre du Rove est avant tout une race rustique, bien adaptée au climat aride de sa région d'origine, et capable de valoriser des parcours à la végétation rare et très pauvre. Son appétit pour les jeunes arbrisseaux, qui lui a longtemps été reproché, est aujourd'hui un véritable atout pour la race, qui est utilisée pour défricher des terrains sujets à la déprise agricole2.

Elle est assez prolifique. C'est une race mixte, qui peut être utilisée en allaitante, avec notamment un rendement en viande assez bon proche de 50 %, ou peut être traite. Dans ce cas, son lait est souvent utilisé pour produire des fromages fermiers, comme par exemple la brousse du Rove qui a rendu la race célèbre3. Le lait des chèvres du Rove possède une bonne aptitude à la transformation fromagère par ses taux assez élevés. On l'utilise notamment dans la fabrication de fromages AOC pélardon, picodon et Banon, dont les cahiers des charges mentionnent la race du Rove parmi les races habilitées à leur confection2.

Le lait des chèvres du Rove est également utilisé pour la fabrication du fromage Rovethym.

Traditionnellement, quelques-unes de ces chèvres étaient intégrées dans les troupeaux de moutons transhumants vers les estives alpines l'été. Elles avaient alors divers rôles, et notamment celui d'assurer une source de lait frais et de viande de chevreaux aux bergers, qui vivaient loin de chez eux durant une longue période. Les chèvres menaient également le troupeau, et pouvaient allaiter les agneaux orphelins, ou issus de portées doubles ou triples2.

Les photographes redoublent de clichés sur ces chèvres de Rove pas si sauvages que cela mais bien préoccupées par notre prochain pique-nique.

Alain prend même la pose à côté de l’une d’elle.

Les belvédères avec vue à 400 grades ne manquent pas pour s’installer.

Nous choisissons un endroit particulièrement abrité avec panorama à couper le souffle de Sanary à La Ciotat en devinant  les 1ères calanques de Cassis et de Marseille.

Devant nous le petit port de Bandol brille au soleil.

Comme d’habitude l’ambiance est chaleureuse au cours du repas. Il faut dire que vin d’orange, rosé, bordeaux et morgon aident à la rigolade.

A la fin du repas Alain présente l’histoire d’Ollioules, la capitale de l’Olive, où nous irons prendre le pot de fin de rando.

 

Histoire d'Ollioules : Fréquenté par l’homme dès le Néolithique, le territoire d’Ollioules sera par la suite occupé par la tribu celto-ligure des Camatulici. Ils créent sur la colline de la Courtine le plus vaste oppidum de la région, véritable ville fortifiée qui entretient des relations commerciales avec le comptoir grec de Tauroeis (aujourd’hui le Brusc, sur la commune de Six Fours). Dès cette époque, on cultive l’olivier qui sera le véritable emblème de la ville, puisqu’il lui a donné son nom et figure sur ses armoiries.

Du Moyen Age, Ollioules (Oliolis ou Oliolas) conserve de nombreux vestiges, dont les ruines du château féodal (XIe-XVe siècles) et sa chapelle Notre-Dame du Château (XIIe siècle), l’église Saint-Laurent (Xie-XVIIe siècle) et un important noyau médiéval dans la vielle ville.

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Les XVIe et XVIIe siècles représentent en effet la période la plus prospère. De 240 maisons à la fin du XVe siècle, la ville passe à 600 maisons à la fin du siècle suivant, puis 700 maisons à la fin du règne de Louis XIV. C’est dire l’importance des chantiers de construction durant cette période. Ollioules est alors peuplé d’agriculteurs et de petits propriétaires terriens, mais aussi d’une riche bourgeoisie et de quelques familles nobles. A coté des oliviers traditionnels, le terroir se couvre d’orangers et de citronniers, qui feront l’admiration des visiteurs venus du Nord. L’olivier, cultivé pour la production d’huile d’olive, est sans doute la production la plus ancienne du terroir ollioulais. Au Moyen Age, les huiles ollioulaises se vendront jusqu’à Alexandrie, en Egypte.

Autres productions traditionnelles, les fruits et les légumes : figues noirs, pêches, citrons et oranges, câpres, salades, choux, ail, oignon et même safran.

Et bien entendu les fleurs, dont les premières mentions remontent au règne de Louis XIV, mais qui connaîtront leur apogée aux XIXe et XXes.

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Une grande part de la vielle ville actuelle remonte ainsi aux XVIe et XVIIe siècles, ce qui constitue un ensemble exceptionnel dans notre région pour la Renaissance et l’époque de Louis XIII. Tout aussi exceptionnels sont les décors de gypseries. Vous pourrez ainsi admirer les façades de vastes maisons Renaissance, comme celles du n°12 rue Marceau ou du n°27 rue Gambetta, mais aussi de nombreux ensembles d’époque Henri IV et Louis XIII, dont le joyau est sans conteste la Maison du Patrimoine, petit hôtel particulier des années 1620.

En 1793, lors du siège de Toulon par les troupes républicaines, c’est à Ollioules, au château de Montauban, que seront élaborés les plans pour la reprise de cette puissante voisine. Ils seront l’œuvre d’un jeune officier d’artillerie, Bonaparte, dont la brillante carrière prit son essor sur notre territoire.

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Au XXe siècle, la ville poursuit son développement, même si les activités traditionnelles tendent à s’estomper. De 5000 habitants au début du XXe siècle, elle atteint aujourd’hui une population de plus de 14000 habitants. Sans renoncer pour autant à son authenticité de gros bourg provençal, Ollioules a su ne pas rester repliée sur son passé et devenir une commune moderne et dynamique. Avec les nombreux ateliers d’artisans d’art installés dans la vielle ville, elle a ainsi obtenu le titre de « Ville et Métiers d’Art ».

Les joueuses de cartes n’étant pas venues, le signal de départ est donné. Nous poursuivons la visite du fort.

 

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Puis nous allons prendre les photos de groupe sur un autre point de vue, avec, derrière nous, dans le vide, l’impressionnante carrière d’Aren en pleine activité.

En arrière plan, les villages de La Cadière d’Azur, Le Castellet, Le Beausset et au loin la chaîne de La Sainte Baume.

Nous en avons plein les yeux de paysages méditerranéens verts, bleus, blancs à 360°.

Le retour s’effectue par une piste large et damée où nos gazelles du jour Jacqueline, Marie, Marinette, ont pris la tête du groupe et s’en donne à cœur joie, un véritable billard.

Puis c’est par une petite route goudronnée, sans circulation et fermée du 1er juin au 30 septembre, en balcon sur le littoral, que nous regagnerons nos voitures sans avoir pris à nouveau, d’autres photos de groupes.

Nous prenons notre pot de fin de rando au cœur de la cité, les photographes encore tout émerveillés par cette magnifique randonnée en on oublié de mémoriser cet instant traditionnel.

Double merci à Alain pour cette nouvelle et agréable randonnée et pour avoir également rédigé le texte et fait des photos.

Merci aussi à Gérard pour ses photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Rolande
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