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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 19:15

SEJOUR  DANS LE PARC DU GRAND PARADIS -  DU  11/09 au 16/09/2017

 

 

Une bande de 16 randonneurs du Cercle de Boulouris s’est rendue en Italie, pour découvrir le massif du Grand Paradis. Notre guide, Roland, nous a proposé 4 magnifiques randonnées, au pied des majestueux sommets.

Nous séjournons dans la vallée de Valsavarenche, au village Eaux-Rousses (nom français dû à l'eau ferrugineuse typique circulant dans la zone), à l’HOSTELLERIE DU PARADIS (1 666 m). Le parking devant l’hôtel est occupé par un poste de ravitaillement du Tor des Géants : il s’agit d’un trail dont le parcours en vallée d’Aoste suit, au départ de Courmayeur la veille, un аnnеаu dе 330 km еnvіrоn, аvеc une dénіvеlée роsіtіve dе 24 000 m еnvіrоn, et qui trаvеrse 28 cоmmunеs. Nous croisons quelques trailers, mais pas le vainqueur, l'Espagnol Javier Dominguez Ledo qui battra le record de l'épreuve, avec 67 heures et 52 minutes pour venir à bout du tracé valdôtain. Soit une moyenne de 4,8 km/h !!!!

« Des trois vallées valdôtaines du parc national du Grand Paradis, Valsavarenche est la plus sauvage. Son âpre beauté, son territoire de forêts et de hauts sommets fut l’un des terrains de chasse préférés du roi Victor-Emmanuel II. À cette époque, les habitants de la vallée voyaient fréquemment passer l’équipage royal à cheval sur l’ancienne route qui mène à Orvieille. Le roi se dirigeait jusque sur le plateau où se trouvait un pavillon de chasse, aujourd’hui rénové. Au cours de ces nombreux séjours à Valsavarenche, Victor-Emmanuel II, roi-chasseur de bouquetins, fut alarmé par la raréfaction de ces derniers. En 1856, évitant ainsi la disparition définitive de l’espèce, il déclara réserve royale de chasse une partie du territoire du parc actuel. En 1920, son successeur fit don à l’État italien de cette réserve de 2 100 hectares. Ainsi fut créé, le 3 décembre 1922, le parc national du Grand-paradis, premier parc national d’Italie. »

 

Randonnée  du 12/09 : Eaux Rousses - Lac Djouan (15 km - Dh 850 m)

 

Nous partons de l’hôtel à pied, puisque le sentier part quelques mètres plus loin sur notre gauche. Après avoir longé un enclos à chevaux, nous nous engageons sur une piste large et confortable qui va monter régulièrement en sous-bois de sapins et de mélèzes.

Nous débouchons sur une clairière et repassons rapidement en forêt avant d’atteindre le plateau d’Orvieille. Nous passons à côté de la maison du garde forestier (2 165m), qui fut le pavillon  de chasse du Roi Victor Emanuel II.  

Après cette bâtisse, le sentier continue sur la gauche sur un terrain ouvert qui passe à côté de l’alpage Djouan. Nous passons un bon moment à observer les marmottes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Puis nous  continuons à monter au travers de vastes prairies. Quelques flocons de neige nous accompagnent.

Nous découvrons la vue sur les glaciers et les sommets de la chaîne du Grand Paradis  et la Ciarforon.

 

 

Nous atteignons le lac Djouan (2 516m) sur les rives duquel nous déjeunerons.

Roland nous montre le Col d’Entrelor qui permet d’accéder à la vallée voisine de Rhèmes.

Le retour se fera en chemin inverse. Les gypaètes tournoient dans le ciel, mais les photos ne sont pas faciles à prendre.

Puis au loin un animal surgit  : de quelle espèce s'agit-il ?

 

En grossissant la photo suivante un chamois apparut !

 

 

Randonnée du 13/09 : Pont - Refuge Vittorio Emanuele II - Refuge F. Chabod  (16,4 km    Dh 1200 m)

 

Cette randonnée permet de s’approcher du Grand Paradis et d’observer de beaux paysages glaciaires.

Nous partons du bout de la vallée, à Pont (1 955m) mais laissons une voiture au parking Praviou, quelques kilomètres avant, qui fera la navette et nous évitera cette portion de route au retour.

La première partie de la randonnée a pour but d’atteindre le refuge Vittorio Emanuele II, à environ 5km (2 728 m.)

Nous traversons  le torrent  Savara et le longeons sur quelques cents mètres sur un chemin de terre,  jusqu’au refuge Tetras Lyre. Un beau chemin empierré s’élève ensuite à gauche : il a été aménagé avec des grosses dalles de pierre, le rendant semblable à une voie romaine.

Il serpente et grimpe  régulièrement sous les mélèzes. Le Tor des Géants étant passé par là, nous avons les indications des dénivelées, par pas de 100 m.

La vallée s’éloigne rapidement.

Le ciel s’assombrit fortement. Nous atteignons un alpage où nous ferons une pause banane bien méritée en nous nous émerveillant de la beauté du Parc du Grand Paradis et de ses sommets dominant à 4 000m.

 

Nous progressons dans des éboulis et découvrons le refuge Vittorio Emanuele II (2 728 m).

 

La deuxième partie de la randonnée consiste en une traversée du Moncorvé, de près de 6 km pour rejoindre le refuge Chabod (2 719m). Et pour bien  comprendre la notion de dénivelée cumulée de  440 m promise pour cette partie, nous commençons  par descendre.

En bas, la vallée de Valsavarenche est barrée par un arc-en-ciel.

Puis il nous faut contourner un éperon rocheux et le sentier va se redresser et traverser une première moraine.

La pluie est maintenant de la partie et nous progressons sur les blocs morainiques avec précaution.

Le déjeuner est pris rapidement pour cause d’humidité.

Nous continuons à descendre, à remonter, à traverser les grosses pierrailles et nous atteignons un petit pont qui traverse  un torrent qui descend du glacier.

Le refuge est maintenant visible et une  dernière montée nous permettra de l’atteindre et d’apprécier un très beau paysage.

 

La troisième partie de la randonnée consiste en la descente du refuge Chabod au parking Préviou (5,8 km – Dh 880m)

Nous allons tout d’abord descendre dans la prairie alpine sans perdre une très belle vue sur le Pic du Grand Paradis et le glacier de la face nord.

Puis nous atteignons un beau chemin aménagé et empierré qui serpente en sous- bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passés le pont qui enjambe le torrent, nous arrivons  au parking.

 

 

 

 

 

 

Randonnée du 14/09 : Pont – Plan Borgnoz (16 km Dh 700m)

 

Nous repartons de Pont (1 963 m), mais aujourd’hui nous allons gravir l’autre versant de la vallée. Le petit sentier caillouteux s’élève vite sous les mélèzes et rejoint une piste, ancienne route qui permettait l’accès « au tunnel ».

De l’autre côté de la vallée,  les sommets sont entourés de nuages.

Nous sortons nos lampes pour franchir un petit tunnel, mais ce n’est pas « le tunnel ».

Nous continuons donc notre montée sur les grands lacets de l’ancienne route, puis sur notre gauche voici l’entrée « du tunnel », ouvrage pharaonique  qui ne sera jamais achevé et qui avait pour objectif de relier les vallées de Valsavarenche et de Rhème. Un bel endroit pour la pause banane !

Nous poursuivons vers les lieux-dits de Meyes-Desot et Meyes. Les nuages ont noyé la vallée à mi hauteur.

Nous sommes dans la prairie alpine et découvrons nos premiers chamois.

Les bouquetins ne sont pas sauvages et se laissent approcher à distance acceptable pour les photographes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais voilà la pluie qui va gâcher notre pique-nique qui va être abrégé. Nous repartons et comme pour fuir la pluie nous marchons vite, trop vite pour notre guide qui nous fera ralentir pour traverser les roches glissantes.

A proximité de Plan Borgnoz (2 600 m) une étable abandonnée nous accueille. Nous pendons nos capes et autres vêtements de pluie et prenons café et thé réconfortants.

Quand nous sortons la pluie a cessé  et nous nous dirigeons vers la Croix Roley (2 314m).

Nous passons rapidement la cascade, que nous verrons mieux en face et sous meilleure luminosité, lors de la montée de notre randonnée du lendemain.

La descente vers Pont présente un passage un peu délicat avec plusieurs lacets étroits en surplomb sur le vide. Mais le sentier en devers est bien aménagé. Nous retrouvons la forêt et la fin de notre randonnée redevient plus confortable.

 

 

Randonnée du 15/09 : Pont – lac de Nivolet – refuge Città di Chivasso (18km Dh 720m)

 

Pour cette dernière journée, un groupe d'automobilistes part pour visiter Aoste  et un groupe de marcheurs rejoint Pont. Il fait -4 ° quand nous prenons le départ.

Nous reprenons le chemin qui monte en pente raide au milieu des mélèzes et des amas de rochers,  que nous avons descendu la veille, en direction de la Croix Roley. 

Face à nous la cascade !

Nous nous étonnons de la présence de cordes posées en protection du vide dans les passages étroits en balcon. Mais Roland ne dit mot…

Le panorama à la Croix est toujours aussi grandiose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous reprenons notre marche sur la gauche  et dans la prairie nous découvrons des chamois broutant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous progressons dans la Doire de Nivolet, haut plateau  herbeux coupé de barres rocheuses. Et au loin nous voyons un premier troupeau de vaches qui redescend dans la vallée car la neige est annoncée pour le weekend. Roland nous explique alors que les animaux vont descendre les passages délicats, que les bergers ont équipés de cordes pour canaliser le bétail.

Nous traversons ensuite des alpages et nous écartons pour laisser passer un second troupeau de vaches et de moutons.

Il fait bien froid et les mares sont gelées.

A proximité du col de Nivolet le chemin devient goudronné car cette route permet l’accès en voiture au Refuge Savoia depuis Ceresole Reale (dans le Piémont). Le lac Nivolet est sur notre gauche et nous continuons vers le refuge Città di Chivasso (2 604 m) .

Nous dépassons le refuge et montons encore quelques dizaines de mètres pour aller observer le panorama sur la crête, limite entre la vallée d'Aoste et le Piémont et la belle vue sur les lacs Agnel et Serrù.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lacs Agnel et Serrù

Nous prenons notre pique-nique au refuge Città di Chivasso puis reprenons nos bâtons pour le retour, par le même chemin.

Nous rencontrons dans le vallon Goupil, le renard qui attendait des restes de ripailles.

 

Lors de notre dernier dîner à l'hôtel, Patrick qui déteste tous les plats contenant du poireau, se vit offrir par l'hôtelière un joli bouquet ...

Un grand merci à Roland, notre guide sympathique, compétent et toujours attentif à notre rythme. Félicitations à nos aimables photographes, Brigitte, Claude, Nadine et  Alain, qui nous rapportent de bien beaux souvenirs.

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