Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 21:12

2017-11-16-875-Bellebarbe-Pic d'Aurelle pr les ravins-G2

Aujourd'hui c'est Alain qui accompagne le G2 sur un nouveau tracé avec le Pic d'Aurelle comme objectif. 22 randonneurs au départ, comme le G1, 21 à l'arrivée…mais n'anticipons pas. Beau temps frais mais très bonne météo pour la journée.

Alain présente sa randonnée, 12.5 km et 270 m de dénivelée.

Des chemins caillouteux, normal c'est l'Estérel ! Quatre grands ravins seront empruntés : le ravin du Grenouillet, le ravin des Lentisques, le ravin de l'Ubac de l'Escale, le ravin du Mal Infernet.

Nous voici partis sous ce beau soleil d'automne sur la large piste du Grenouillet jusqu'au gué. Le ruisseau est complètement sec.

Tout de suite nous changeons de direction pour prendre un sentier qui contourne le Rocher du Gravier.

Jolie perspective sur le ravin que nous venons de quitter. Le chemin est étroit, plus question de marcher de front ce qui va limiter les bavardages, encore que...

Mais où cours donc notre blogueur, ce n'est pas encore l'heure de se mettre au clavier;

Alain propose un arrêt pour la pause banane, au soleil. Profitons-en pour alléger nos tenues car le soleil donne bien.

En face de nous voilà le Pic d'Aurelle, encore bien loin et bien haut… au zoom !

Alain comme d'habitude renseigne le groupe sur les particularités géographiques du parcours: "Là, le ravin du Saint Pilon…Là le ravin de la Sainte Baume " et comme le

groupe est dispersé sur le chemin, il revient sur ses pas puis en courant il rattrape la tête. Quel animateur !

La pente qui était légère jusque là s'accentue lorsque nous débouchons sur la route du col Notre-Dame.

"Puisque vous avez bien marché jusque là, je vais vous proposer une partie un peu plus dure sur environ un kilomètre" nous dit Alain.

Ce n'est pas un problème pour les vaillants marcheurs du G2. Lorsque nous sortons d'une forêt de bruyères

arborescentes plus hautes que nous, enfin une touche colorée, le premier sumac de la journée et il n'y en aura que deux alors que la semaine dernière ils avaient été le fil rouge de la journée.

Et récompense suprême, nous débouchons sur un croisement de chemin avec des vues extraordinaires. A gauche, le Pic de l'Ours, à droite le Pic d'Aurelle et au

milieu…la baie de Cannes, la presqu'ile d'Antibes et les Iles de Lérins avec tout au fond le Mercantour enneigé.

Quel spectacle !!! Tous les appareils photos et  téléphones sont en activité.

Mais n'oublions pas l'objectif, nous devons monter au Pic d'Aurelle et ce sera un gros morceau à avaler. Pourtant tout le groupe y parvient mais il y souffle un très fort vent qui limitera notre séjour sur cette plateforme qui surplombe des à-pics impressionnants.

Alain aurait bien voulu faire notre pique-nique près du sommet mais le vent et l'ombre le conduisent, avec les sollicitations des randonneurs, à opter pour un repli sur le col des Lentisques.

Mais tout à coup un cri en tête du groupe. Alors que nous avions pratiquement fini la descente, une de nos amies vient de chuter brutalement. Elle souffre du coude et d'un genou. Il ne semble pas y avoir de fractures, elle peut marcher mais souffre lorsqu'elle doit prendre appui sur sa jambe. Heureusement le col n'est pas trop loin.

De là, elle appelle son conjoint qui viendra la rechercher car elle ne se sent pas capable de terminer la rando.

Par petits paquets, car la descente a été rude, tout le monde se rassemble au col et s'installe pour le pique-nique.

Comme d'habitude au G2 ce sera fastueux en boissons et divers accompagnements mais motus, il ne faut pas faire de jaloux.

Attention, la rando n'est pas finie et ces deux-là ne nous guideront peut-être pas à bon port. Ce n'était que du Morgon !

Notre animateur nous fait une petite démonstration de force en arrachant un chêne-liège ! Que les amoureux de la nature se rassurent, il était mort et risquait de tomber sur la tête de quelqu'un.

Photo de groupe avant le départ puis direction le ravin de l'Ubac de l'Escale.

Attention, il va faire plus frais car nous passons à l'ombre.

A ce moment, Alain se rappelle qu'il a oublié de nous parler de l'origine du nom du Pic d'Aurelle aussi nous arrête t'il pour nous faire un petit topo.

"Le nom même de " Pic d'Aurelle" nous rappelle que le tronçon côtier de la voie romaine dite "aurélienne" passe juste en-dessous. La Via Aurelia ou voie Aurélienne est le nom donné à la grande voie romaine de la côte méditerranéenne de l’Italie romaine et de l’ancienne Gaule. La Via Aurelia, qui avait été construite par tronçons à partir de 241 avant Jésus Christ et qui reliait Rome à Vintimille, est alors prolongée, sous l’Empereur Auguste, entre 27 avant Jésus-Christ et 17 après Jésus-Christ, par la Via Augusta.

Celle-ci traverse d’est en ouest ce qui est aujourd’hui le département du Var.Elle rejoint à la chapelle Saint Gabriel, près de Tarascon, la Via Agrippa qui venait de Lyon et la Via Domitia qui filait jusqu’en Espagne.

Cette Via Augusta fut rénovée au IIIème siècle par l’Empereur Aurélien. C’est pourquoi elle est passée abusivement à la postérité sous le nom de « Via Aurelia » alors qu'elle aurait du s'appeler "Augusta"

De Rome à Arles, la Via Aurelia parcourait près de 1000 km et constituait l'un des axes les plus important de l'Empire Romain.La Via Aurelia avait une largeur moyenne de 5m environ. En rase campagne la route était revêtue d'un mélange de sable et de gravier concassé, ou de galets soigneusement compactés, et elle était pavée de dalles en pierre dans la traversée des villes, des villages et dans les rampes (calades).

La Via Aurelia suit un axe assez facilement repérable sur une carte routière.
Les routes actuelles, comme c’est souvent le cas, se superposent ou passent à proximité du tracé antique. C’est le cas de la Grande Corniche aux abords de la Côte d'Azur et surtout de l’ancienne RN 7 jusqu’à Salon de Provence.

Cependant, la Via Aurelia prenait parfois des chemins parallèles encore bien matérialisés actuellement.De nombreux vestiges, notamment des bornes miliaires particulièrement nombreuses le long de la Voie, jalonnent son itinéraire et permettent de bien le délimiter."

Nous poursuivons notre descente et lorsque le groupe s'arrête,  on se demande quel est l'objet de ce regroupement.

C'est ce magnifique paysage qui a provoqué cet arrêt. Et effectivement c'est très beau avec cette lumière très particulière d'un après-midi d'automne.

 

Alain nous signale que de l'autre côté de cette crête, un chemin pratiquement parallèle à celui-ci mène à la grotte de l'Utel (salut Mikaël). Un peu plus loin en cette période de sécheresse, nous découvrons de l'eau dans l'Esterel Une petite source alimente une très jolie "piscine" dans un décor de fougères rousses.

La descente est terminée et nous rattrapons le célèbre Vallon du Mal Infernet.

Vu l'heure, Alain propose de faire un tour jusqu'au col Aubert. Mais les participants ne semblent pas très chauds et nous prendrons cette proposition pour une boutade de notre guide.

Il reste environ 2.8 km que nous parcourrons tranquillement sur cette bonne piste plate qui a été sérieusement élargie : un vrai boulevard. Petit arrêt sur le gué et nous repartons pour le dernier kilomètre.

Nous finirons la rando au café d'Agay comme d'habitude.

Merci Alain, que de beaux paysages tu nous a permis d'admirer.

Les photos étaient d'Alain, Jean-Marie et Rolande.Merci à tous les trois.

Encore une photo, pour le plaisir

La semaine prochaine, jeudi 23 novembre, 9 h, Roquebrune- Le Pas de l'Eouvé- avec Jean-Marie-moyen**-12 km-dh 300m-parking Lac du Fournel-N43.39632 E6.67222-9€- Repas sorti du sac.

Partager cet article

Repost0

commentaires