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3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 11:00

2018/02/01 – N°  555- G1 et G2 – CABASSE

 

 

Les deux groupes de  marche retrouvent  le même parking, à la sortie de Cabasse, direction Carcès, face à l’ancienne usine de bauxite, avec un décalage d’une trentaine de minutes.

 

Deux animateurs, Joël pour le G1 et Jean Bo. pour le G2 nous proposent des trajets en ce lieu, riche en Histoire.

 

Les deux parcours très légèrement différents mais avec les mêmes centres d’intérêt, dont nos retrouvailles au restaurant de Cabasse pour la pause déjeuner.

 

 

 

 

Concernant les cotations, il est annoncé : 15 Km et 600 m de dénivelée pour le G1, 10 km et 380 m de dénivelée pour le G2, avec au départ pour les deux groupes une pente courte mais un peu raide.

 

Joël nous présente la marche du jour et les 14 randonneurs descendent au bord de l’Issole, affluent du Caramy, qu’il rejoint au Nord de Cabasse et donc sous-affluent de l’Argens. Bien que  sa période de hautes eaux se situe statistiquement en janvier-février, il n’y a pas d’eau sous le pont.

Notre sentier, régulièrement marqué de points jaunes,  grimpe alors en sous-bois épais et peu lumineux,avant de déboucher le long la falaise.

Nos 25 amis du G2 emprunterons le même trajet, justifiant ainsi l’abandon de l’appelation « Petites jambes ». Jean présentera son parcours en fôret.

Le G2 pendant l'effort

La falaise du Trou aux fées surplombe l’Issole.

Des habitations troglodytes ont été construites dans la falaise.

« La maison de la fée (Oustéou dei Fado) à Cabasse habitat troglodytique censé avoir fonctionné comme maladrerie […] domine le pont de l’Issole […]. Creusée dans une faille élargie sur la rive droite de l’Issole, obstruée sur toute sa hauteur (15m) par un mur au mortier, elle abrite des locaux habitables 200m2 sur quatre niveaux (six ou sept d’après le bulletin de la société préhistorique  française de 1923) mais n’est accessible que par une plate-forme rocheuse suspendue à une douzaine de mètres au-dessus du sol…. Pendant les guerres du 18 ème, l’Oustéou dei Fado sert de grenier ou de cache pour les habitants et les caisses contenant les papiers importants de la communauté sont placés sous la garde quotidienne d'hommes.»

Après un passage sur des dalles calcaires le long d’un à-pic, nous repassons en sous-bois .

Nous atteignons rapidement la plate-forme de Notre Dame du Glaive, quelques centaines de mètres plus loin.

Madame Passeron, qui  a la gentillesse de nous faire découvrir le patrimoine de Cabasse, nous y attend. Elle nous accompagnera lors des visites des trois édifices religieux de la journée .

Notre guide nous explique alors pourquoi  les  cabassois sont très attachés à ce lieu : « Les sarrasins, débarqués d’Espagne, installés dans les forêts et terres de la côte, vont souvent servir de mercenaires aux conquérants du pouvoir. Pour paiement de leur aide, ils ont le droit de razzias sur toute la région. Plusieurs fois ils vont passer par le défilé pillant tout sur leur passage. Le mardi de PAQUES 760, les Sarrasins viennent une nouvelle fois piller à CABASSE mais cette fois-ci les habitants se défendent. Une violente bataille s'engage au pied de la colline dans la plaine de St Loup ; les cabassois adressent alors une prière à la VIERGE pour qu'elle leur donne la victoire. Elle leur apparaît armée d'un glaive menaçant ; les envahisseurs s'enfuient pour ne plus revenir. Les vainqueurs reconnaissants bâtissent un oratoire dédié à la VIERGE et y déposent leurs armes en témoignage de grâce. La chapelle sera construite ensuite sur le site,  rebatie en 1621, puis rallongée d’une  travée de nef.  Durant le 18ème siècle, NOTRE-DAME est invoquée  à plusieurs reprises, pour protéger les cabassois, soit lors des guerres soit lors  d’épidémies ...  Au 19ème siècle, les pèlerinages du mardi de Paques passent  au lundi. »

Le bleu de la peinture représentant une vierge auréolée portant un bouquet de fleurs, et entourée de colombes  illumine la façade.

Devant la chapelle, un calvaire avec  une piéta (Marie tenant son fils mort dans les bras) correspond  à l’avant-dernière station du chemin de croix qui part du village en face de l’église.

Sur le côté, un autel entouré de bancs de pierre en hémicycle  a été construit pour les messes en plein air.

De l’autre côté une allée mène au jardin de la Vierge à l’enfant.

Par suite de vandalisme, la statue initiale a du être remplacée par une nouvelle, sans enfant.  Le dolmen du Pont, érigé sur le plateau à proximité du confluent de l'Issole et du Caramy et menacé par l'extension de la carrière de bauxite, a été entièrement démonté et remonté avec la même orientation. Nous passerons à côté sans le voir.

L’intérieur de la chapelle renferme de nombreux ex-votos. De part et d’autre de l’autel des cabinets en bois renferment des statues de la vierge, tout de blanc vêtue, l’une en cire fragile et l’autre, sa copie qui est sortie pour les pèlerinages.

 

 

A gauche de l’entrée, une statue de Saint Joseph et à droite, une fresque datée de 1739 et découverte lors de grattage des murs illustre que la chapelle était administrée par les Pénitents.

 

 

 

 

Nous quittons le site en empruntant les marches du chemin de croix.

Nous découvrons la Chapelle Saint Loup. 

« On trouve des premières traces de sa construction en  1526, mais elle pourrait être plus ancienne. Située près d'une villa antique, la partie sud de sa nef a été bâtie au XVème ou au XVIème siècle, la partie nord entre 1616 et 1622. Elle fut complétée au XVIème siècle par un ermitage, détruit au XIXème … Les saints protecteurs du village sont Saint Pons, Romain converti et Saint Loup évêque de Troyes qui revenant du monastère de Lérins fit halte à Cabasse. »

Le deuxième groupe visitera l’intérieur qui permet de voir les deux chapelles et les grandes fresques  récentes qui illustrent l’histoire du bourg.

Après une brève pause banane, les deux groupes vont terminer leur  descente et atteindre  la plaine argileuse et ses vignobles.

 

Les  randonneurs du deuxième groupe vont  emprunter la route directe pour rejoindre le départ du sentier menant au dolmen de la Gastée.

Ils passent le long du domaine viticole du Château Requier, Celui-ci s’est développé sur l’ancienne ferme des Templiers.

Les marcheurs du premier groupe vont faire une boucle  d’un peu plus de 4 km pour rejoindre Colles d’Anvignes, environ 150 m plus haut, puis redescendre par  les Bouissières.

Leur chemin fait alors prendre de grands risques en longeant des travaux forestiers!!

La pluie s'intensifie et il faut protéger tant les marcheurs que les sacs.

Les randonnées nous offrent parfois des vues surprenantes, tel ce phaéton hippomobile parmi les oliviers.

Le sentier étroit qui nous mène au dolmen va serpenter en forêt. 

Soudainement le premier groupe entend des voix et des rires, puis apparaissent des corps : nos amis du deuxième groupe sont déjà  sur le site du dolmen et nous accueillent.

Ils vont prendre le chemin pour le restaurant mais, avant ils nous laissent un défi : l’évaluation du poids de la pierre supérieure du dolmen. Nous ferons moins bien que Michel dont l'estimation a été exacte à 10% près.

En effet, la dalle de couverture est décrite à 5 tonnes à l'origine (elle a  été trouvée par terre et cassée à un coin).

« Les fouilles pratiquées ont révélé entre autre la présence de quelque 80 corps et une trentaine de kilo d'os calcinés. Sa chambre carrée est séparée en deux par une dalle verticale et ouvre sur un couloir de 2m de long. On a trouvé 1600 dents et ossements, et près de 80 corps ensevelis… Des poteries ou parures campaniformes d’origine ibérique, y ont été retrouvées, preuve du déplacement d’individus ….  ».

Sur le chemin de retour les filles sont bien patriotes.

Nous retrouvons nos amis déjà attablés mais nous attendant pour trinquer avec la sangria.

Un agréable repas suit (terrine de campagne maison, suprême de pintade aux champignons, tarte poires et amandes) et après le café nous retrouvons « l’ami Jean-Pierre » qui fait chanter les randonneurs.

La pluie a cessé  et nous prenons la direction de l’église Saint Pons, avec Madame Passeron qui nous a rejoint pour partager le dessert.

« L’église de cabasse, placée sous le patronage de Saint Pons, a remplacé au XVIè siècle un édifice du XIIè s. dont il ne reste que le clocher. Le portail est de style gothique flamboyant. Mais le tympan, en argile,  bien plus récent contraste…

Sans l'assistance d'un précieux éclairage électrique, l'intérieur serait très sombre (les étroites baies percées dans les murs sont décorées de beaux vitraux qui laissent peu passer la lumière)….

La décoration est des plus soignées : des retables en or, une reconstitution de la grotte de Lourdes avec la Vierge et Bernadette, de nombreux arcs doubleaux des croisées d'ogive retombent sur des culs-de-lampes représentant divers symboles (anges, têtes grimaçantes, coquilles, animaux...).

Le collatéral accueille une petites collections de pièces anciennes découvertes dans la région : autel-cippe paléochrétien, chapiteau de l'ancien château médiéval représentant une joute entre deux chevaliers, urne cinéraire du Ier siècle, morceau de miliaire romain, ancien autel médiéval... »

Le retable en bois doré sculpté en 1543 est d'Antoine Imbert. Les Saints Protecteurs entourent le tabernacle, à gauche Saint Loup et Saint Michel, à droite Saint André et Saint Pons.

Après une photo des deux groupes, nous quittons Madame Passeron en lui adressant nos chaleureux remerciements.

Le deuxième groupe qui va rejoindre le parking directement. Le premier groupe va faire une dernière boucle et monter sur la ligne de crête face à notre trajet du matin. La route en sortie de Cabasse s'élève raidement et le cycliste peine autant que nous.

Nous empruntons ensuite la piste Le Défens.

En haut, nous passons devant une stèle aux combattants du maquis, malheureusement  dégradée : ce plateau servit de lieu de parachutage durant la seconde guerre mondiale.

"Le problème crucial à résoudre est celui de l’armement du maquis. Il faut prévoir des parachutages d’armes et de munitions […]. Pour ce faire,
on a créé à Londres la S.A.P. (Section Atterrissage et Parachutage) dont la responsabilité pour le Var est confiée au Commandant Berthe. Le sud
du département étant trop surveillé par les allemands, les parachutages ne seront possibles que dans le centre et dans le nord. […]. Dans la nuit
du 27 au 28 mai, quinze conteneurs et dix paquets sont largués sur le plateau du Défends près de Cabasse. L’équipe de Vins récupère armes,
munitions et matériel divers et le transporte […] dans la grotte de la Baume de Savoye."

Sur la plate forme, près de l'antenne, sous un ciel gris, nous avons une nouvelle vue sur le village et sur la falaise de Cabasse.

Une dernière descente un peu raide et glissante nous ramène le long de l'Issole.

Nous quittons nos chaussures bien chargée d'argile avant de reprendre nos voitures.

Nos remerciements vont à nos animateurs Jean Bo. et Joël pour cette randonnée très agréable, riche en informations sur le patrimoine du Var et pour l'organisation de ce repas convivial au restaurant. Les photos sont de Claude C., Jean Bo. et Nicole ; merci à eux.

La semaine prochaine, jeudi 8 février :

G1

Départ :

Joel et Jack

Sortie raquettes

moyen**

6,5km

Dh :400

Sortie inédite pour une ballade en raquettes des neiges à Gréolières ;le parcours sera adapté à la situation et aux participants ; il faudra se faire connaître à l'avance pour prévoir la location du matériel

En cas d'absence de neige, Joël prévoit une randonnée de remplacement

Parking : Gréolières Les Neiges Bld du Grand Pré

Coût du trajet A/R :60 €

G2

Départ :8H30

Jean
Marie

840-2 Les Roches Blanches

moyen*

10km

Dh:320

Objectif : les Roches Blanches, une curiosité géologique à découvrir

Parking : Parking du stade à La Garde Freinet

Coût du trajet : 32 €

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