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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 13:12

Le Thoronet-Le Chemin des Moines.G2

 

Normalement cette rando est dite "culturelle" car elle est l'occasion de visiter l'Abbaye du Thoronet. Mais aujourd'hui ce monument est fermé et nous en reparlerons plus tard.

C'est Jean Bo qui nous guidera comme il l'avait fait il y a deux ans dans cette forêt qui sépare la célèbre Abbaye du village. Nous sommes 25 autour de lui pour son briefing du matin.

Il nous présente d'abord Françoise, une nouvelle marcheuse

puis nous montre le profil de la rando qui peut paraître très montagnard par le jeu de l'échelle choisie.

 

 

En fait c'est une rando facile de 12 km et 310 m de dénivelée. La seule difficulté est une montée raide mais très courte. En fait, elle ressortira à 13 km et 390 m.

Daniel R, sera comme d'habitude, notre serre-file.

Pour commencer, nous traversons le village-pour réserver le pot de ce soir(très important)-afin de rejoindre la place de l'église où nous allons découvrir cet avis assez étonnant.

Jean nous fait un petit topo sur le village et la bauxite, le minerai d'aluminium.

Entre la fin du XIXe siècle et les années 1980, le Var a constitué le principal gisement de bauxite français et a tenu le rôle de leader mondial pendant plusieurs dizaines d'années.La mine a été une des activités essentielles du Thoronet jusqu’au 4 décembre 1989 où «Les Gueules Rouges» viennent d’apprendre la fermeture de plusieurs sites varois d’extraction de bauxite, dont celui de Peygros. Les Thoronéens ont été des acteurs prépondérants dans l’histoire des mines de bauxite du Var

Nous attaquons ensuite la première montée à la sortie du village et très vite, un effeuillage s'impose. S'il fait un peu frais en ce début de journée, la météo nous promet une journée chaude et ensoleillée.

Puis ce sera la pause-banane avant d'aborder la côte qui nous conduira à l'altitude de  250m d'où commence une sorte de plateau.

Au passage nous avons pu observer quelques fleurs d'automne, des asters, des clématites des haies avec leurs fin plumets et des daphnés joli-bois avec fleurs et fruits.

Nous poursuivons sur cette large piste, avec un  groupe assez distendu lorsque, face à nous, la fameuse grimpette annoncée par Jean. C'est court, mais intense. Certains pratiqueront le zigzag, très efficace.

Maintenant nous redescendons vers le "rouge", la zone proche de la mine de bauxite que nous allons longer jusqu'à l'abbaye.

Regroupement pour la photo de groupe.

Elle est contente, elle a réussi sa photo de la "baleine", c'est ainsi que nous avons baptisé ce superbe rocher.

Une grande descente douce nous attend maintenant sur 1, 5 km en longeant l'ancienne mine.

Jean va nous installer pour le pique-nique, dans une grande prairie bien équipée de tables et de bancs que nous occuperons en totalité.

Bien arrosé ce repas, comme de coutume dans le G2 avec un punch antillais, du Stanislas, du muscat de Rivesaltes, du rouge du Jas d'Esclans. On s'arrête sur quelques douceurs russes proposées par Claudine.

N'oublions pas notre devise "Au G1, on vit bien, au G2 on vit mieux" toujours selon notre philosophe Xavier.

 Ce petit coin de nature change beaucoup du parking de l'abbaye que nous avons utilisé à une autre occasion.

Ce parking, parlons-en un moment. Il est occupé en partie par des caravanes de la société VIPLOGES (nous n'avons rien touché pour la pub…) ce qui nous laisse à penser qu'il y a un événement important à l' Abbaye, confirmé par un panneau indiquant que l'Abbaye est fermée pour 3 semaines hors week-end. Quelques petits curieux du groupe vont apprendre qu'il s'agit du tournage du film BENEDETTA.

A la fin du XVème siècle, alors que la peste fait rage, Benedetta Carlini entre comme novice au couvent de Pescia en Toscane. Capable depuis l'enfance de miracles, elle va bouleverser la vie de cette communauté.

"Sainte Vierge (le titre initial de "Benedetta") devra être un film profondément habité par le sentiment du sacré. Je m’intéresse au sacré depuis mon plus jeune âge, et plus particulièrement en peinture et en musique", a déclaré le réalisateur Paul Verhoeven.

Les acteurs principaux en seront Virginie Efira  qui incarne ce personnage sulfureux aux côtés de Charlotte Rampling, Clotilde Coureau, Louise Chevillote, Lambert Wilson et Olivier Rabourdin.

Fin du tournage prévu en novembre pour une sortie en 2019.

Nous n'avons vu aucun des acteurs, c'était la pause repas.

Jean va cependant conduire le groupe jusque à l'entrée de l'Abbaye où il nous présentera son histoire.

L’abbaye du Thoronet a été fondée au XIIeme siècle en Provence, pour une communauté de vingt moines seulement, sans compter les frères lais, à une époque où celle-ci relevait du Saint-Empire romain germanique sous l’autorité de Frédéric Ier Barberousse (1152-1190). L’empire s’étendait alors de la Bohême au Rhône. Le Thoronet constitue la première présence cistercienne dans cette région.

Le premier acte de fondation de 1157 marque l’abandon définitif du site de Notre-Dame de Florina qui devient un simple prieuré, pour le massif de l’Urbac dans la forêt de la Darboussière au sein de la seigneurie de Séguemagne, lieu d’implantation de la nouvelle abbaye.

Les hommes du Temple cultivaient un grand nombre de terres, soit qu'elles aient été leur propriété, soit qu'elles aient appartenu aux Moines Cisterciens du Thoronet qui se posaient ainsi en suzerains des Templiers. Lors de la suppression de l'ordre en 1312, la quasi totalité des biens du Temple à Lorgues revinrent aux Cisterciens du Thoronet.

L'abbaye ne tarde pas à connaître la prospérité, à la suite des nombreuses donations qui affluent, notamment de la part des seigneurs de Castellane. Jusqu'au milieu du xiiie siècle, les donations permettent à l'abbaye d'organiser son économie autour de l'agriculture et de l'élevage. 

En 1791, la vente du monument comme bien national est annoncée. Vendue pour 132 700 francs, puis à nouveau délaissée, elle est rachetée par l'État en 1854. Grâce à l'intervention de Mérimée, elle échappe à la ruine. Depuis, les travaux de consolidation et de restauration se sont succédé. Ils étaient devenus d'autant plus indispensables que l'abbaye souffrait de l'exploitation de la bauxite à proximité.

L’isolement prescrit par la règle de saint Benoît est relatif au Thoronet.

En effet, l’abbaye se situe à une journée de marche de l’évêché de Fréjus (45 kilomètres) et on trouve dans un rayon de dix kilomètres de nombreux villages préexistants.

De plus, les ressources matérielles de l’abbaye lui assurent une place importante dans le marché commercial de la région. Ces ressources se situent parfois loin de l’abbaye et les frères convers ont la charge de leur exploitation. L’abbaye du Thoronet possède en effet les marais littoraux de Marignane, au bord de l’étang de Berre, ou encore ceux de Hyères qui permettent la production de sel. L’activité de pêche se fait àMartiguesHyères et Sainte-Maxime. Ce poisson représentant une part plus importante que la consommation propre de l’abbaye, une partie était vendue directement sur les marchés locaux.

La grande spécialité du Thoronet, c’est surtout l’élevage. Ces bêtes fournissent à la fois de la viande qui n’est pas consommée par les frères puisque ceux-ci ont un régime végétarien, et de la peau qui est utilisée pour la confection de parchemin, fait essentiellement en peau de mouton, et très important pour l’abbaye puisque celle-ci possédait un scriptorium.

Puis nous repartons en direction du village en empruntant un morceau d'un des chemins de Compostelle, certainement celui venant de Rome  et qui passe à St Raphaël.

Petits sentiers et larges pistes sans difficultés.

"Tout le monde est là, chef". Compte-rendu du serre-file.

Sortant de la forêt, nous retrouvons la zone des vignes toujours en expansion. Vive le rosé de Provence.

Nous passons ensuite devant la Maison de Notre Dame de Florière, avec un parc planté de plusieurs centaines de superbes cyprès de Florence que nous longerons pendant un long moment.

Maintenant il ne nous reste plus qu'environ 1.5 km à parcourir sur un bon chemin, la grande descente vers le village, le petit escalier et le joli sentier encaissé

dans les jardins et...enfin le pot de l'amitié.

Qu'il faisait soif !

Merci Jean pour cette belle randonnée, la culture sera pour une prochaine occasion…dans deux ans peut-être.

 

Merci à Nicole, Rolande, Jean bo et Jean-Mariepour les photos .

 

La semaine prochaine, le 11 octobre à 9 h, La piste de la Lieutenante avec Patrice.
Moyen ** 12,5 km Dh : 227 m
Jolie marche en sous bois à la découverte des cistes et de la source St Martin et d'un charmant petit lac, avec des points de vues sur le Coulet Redon et la Baou Rouge.
Parking : Domaine de la Lieutenante - Cout du trajet A/R : 11 €
 

 

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