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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 12:00

Saint-Aygulf – Etangs de Villepey –G2 – jeudi 6 décembre 2018

C’est sur le parking en bord de mer à Saint Aygulf que nous nous retrouvons où Patrice pour qui c’est une première en tant qu’animateur nous a donné rendez-vous. Nous sommes 17 et le soleil est bien là. Il fait 10°.

« La randonnée fera 12 kms (en réalité un peu moins de 11) pour 290 m. de dénivelé et de niveau moyen**.

Nous débuterons la randonnée par le sentier des douaniers  à partir du petit port jusqu'à la plage du petit  Boucharel puis rejoindrons le sommet de St Aygulf  et suivrons la rivière Le Reydissart par un sentier par endroit très raide vers les Étangs de Villepey, où nous emprunterons  le sentier découverte le long de cette réserve biologique ».

Beps et Daniel seront nos serre-file.

En file indienne nous traversons le pont pour rejoindre le sentier des douaniers après être passé devant le port. Patrice attire notre attention sur une villa construite sur un ancien bunker et un peu plus tard nous parlera de Saint-Aygulf.

« Saint Aygulf était un Abbé de Lérins né en 630 à Blois sous le règne de Clotaire III et mort en martyr en 675, son vrai non était d’abord Ayoul puis dérivé en provençal Aïgou et enfin Saint Aygulphe, sa fête locale est le 4 septembre. Il fut d’abord connu pour avoir ramené en France les restes de la dépouille de Saint Benoit à l’Abbaye de Saint Benoit sur Loire (ou l’on peut d’ailleurs y vénérer les reste de Saint Benoit placés dans un reliquaire et un autel dédié à Saint Aygulphus). Il fut assassiné par des moines avides de pouvoir pour prendre le contrôle de l’Abbaye de Lerins et devint un martyr. Saint Aygulf station balnéaire de la côte d’azur doit son nom à ce moine car selon la légende c’est sur ce rivage qu’échoua la barque ramenant les reste de Saint Aygulphe. Une procession venant de Roquebrune sur Argens est organisée tous les 4 septembre en mémoire de ce dernier.

Il a été construit en 1898 une chapelle en l’honneur de Saint  Aygulphe avec une souscription publique, chapelle intégrée par la suite à l’église de Notre Dame de l’Assomption en 1956, (curiosité architecturale de Saint Aygulf la Chapelle se trouve à l’intérieur de l’église actuelle. Mais l’histoire de Saint Aygulf remonte bien plus loin que celle de l’abbé de Lerins, en effets les premiers vestiges Romains remontent au début du 1er siècle avant Jésus Christ et l’ensemble de ces maisons se trouvent dans le quartier de Villepey. Ce nom Villepey qui fut abandonné vers le 18 ème siècle pour être remplacé par Saint Aygulf veux dire ville des pécheurs, Villepiscis en latin, s'il est aujourd’hui un quartier de Saint Aygulf, il a été l’endroit où se sont installés les premiers habitants. De nombreux vestiges furent trouvés à Saint Aygulf, dont les restes d’une galère dans les étangs de Villepeys et bien d’autres sont encore visibles, notamment les citernes Romaines de la ferme Perroud et la 1 ère chapelle de Saint Aygulphe. »

Nous passons  tout d’abord par la calanque des Romains, puis en contrebas du parc Areca (Aménagé en 2000-2001 cet espace paysager de 3,5 hectares est un mélange de beauté et d'exotisme. Il associe un ensemble d’arbres anciens d’essence exotiques à une végétation méditerranéenne spécifique aux zones littorales. Vous découvrirez d’étonnantes espèces de palmiers originaires des quatre coins du monde ainsi qu’une superbe bambouseraie. Et c’est en traversant une chênaie suivie d’une pinède que vous arriverez sur le balcon du belvédère. Une fois sur place, une magnifique vue sur la grande bleue s’offrira à vous. Un sentier botanique et une table d’orientation agrémentent le parcours ombragé de cet espace hors du commun).

Le sentier bien aménagé au départ devient rocailleux et parfois escarpé et glissant. Des troncs d’arbres, branches, ronces et cactus gênent notre progression. Les calanques se succèdent : calanque du Pont de bois, calanque des Louvans, des Corailleurs, du Four à chaux où nous nous arrêtons pour la pose banane.

A  l'est comme à l'Ouest la vue est magnifique.

Jean-Marie et Yvette, qui a fait une chute avec plus de peur que de mal, vont alors emprunter la route tandis que le reste du groupe continue sur le sentier des douaniers. Nous traversons la plage du Pébrier et passons à la pointe de la Lauvette avant de rejoindre la plage du Petit Boucharel. Nous y retrouvons Yvette et Jean-Marie. C’est là que nous quittons le sentier du littoral.

Après avoir traversé la route nous attaquons la principale grimpette de la journée sur route bitumée en empruntant l’avenue du grand Boucharel qui coupe l’ancien tracé du train des Pignes , puis la corniche varoise, l’avenue des corailleurs et celle de l’agriotier, passant au milieu de belles propriétés aux magnifiques jardins pour atteindre le point culminant de la journée.

A la croisée avec le chemin par lequel nous devons aller Patrice nous propose un petit détour pour aller à un point de vue (point culminant de la rando). Pas de chance. Une maison va être construite, des terrassements sont en cours et des barrières sont mises. Sur un espace dégagé nous en profitons pour faire la photo de groupe. Même le ou la photographe sera présent/e par son ombre.

Il est un peu tôt pour le déjeuner, aussi nous continuons et Patrice de nous dire : "maintenant il ne nous reste que de la descente». On devine à quelle école il a été formé car plus de montées que de descentes se succèdent.

Les arbousiers sont chargés de quantités de fruits rouges, aussi multiples arrêts de certains.

Nous découvrons sur notre gauche les Petites Maures.

C’est au soleil en bordure d’un grillage que nous nous arrêtons pour le pique-nique. Patrice arrose sa 1ère rando en tant qu’animateur. Il offre le champagne avec des biscuits salés. Grand merci à lui. Il a même apporté des flûtes pour tout le monde.

Puis ce fut distribution de punch et petits saucissons. Tout serait mieux si nous n’étions pas cernés par une multitude de moustiques affamés. Obligation de se cacher pour certains sous les capuches et de brasser l’air. Parmi nous s’est glissée une personne voilée qui boit du vin rouge. Où va-t-on ?

Cà y est cette fois nous descendons principalement sur la rive droite du Reydissart. La vigilance est de mise car racines et pierres glissantes se trouvent en travers du chemin.

La traversée du cours d’eau se fait sans problème. Les rochers des rives sont magnifiques.

Une petite montée et nous voilà sur le site des étangs de Villepey.

« Les étangs de Villepey forment une des rares zones humides littorales de la région et constituent un site particulièrement intéressant pour sa flore, sa faune, ses paysages. Cet espace naturel protégé de 260 ha a été formé dans le delta de l’Argens, par les divagations du fleuve au fil des siècles et par les activités humaines d’extraction de sable. Aujourd’hui propriété du Conservatoire du Littoral, ce site est un lieu de préservation et de découverte de la richesse et de la fragilité de notre environnement. C’est le conservatoire du littoral qui, entre 1982 et 1997 fait l’acquisition des étangs de Villepey pour la qualité environnementale de la zone. Par la suite, ils sont requalifiés en Z.N.I.E.F.F. (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) et entrent dans la zone NATURA 2000 des Embouchures de l’Argens. En 2008 les étangs sont inscrits dans la convention internationale de RAMSAR ce qui donne à la protection de la zone une dimension mondiale. Ce qui caractérise le mieux les étangs de Villepey ce sont ses oiseaux, avec plus de 270 espèces recensées sur le territoire ! Le cadre est idéal pour la biodiversité, avec ses différentes aires de repos, de nourrissage et de reproduction pour les animaux sédentaires et migrateurs. Les étangs de Villepey permettent également d’observer une faune plus discrète : reptiles, amphibiens, poissons, petits mammifères... Véritable bâtisseuse des étangs, la flore joue un rôle prédominant dans l’équilibre biologique de la zone. Les racines de la végétation fixent le sable de la dune alors que les plantes font barrière au vent. Ce cadre exceptionnel favorise la présence de plantes rares et protégées sur le territoire, comme les asperges maritimes et l e Lis de mer. » (extrait Estérel Côte d’Azur)

Après avoir longé le camping où Henri étudie à son habitude les champignons

et traversé la départementale nous entrons au Pas des vaches sur la partie site protégé de la réserve biologique des étangs.

Après un cours arrêt à l’observatoire nous regagnons nos voitures.

Il est 15h30 et nous nous rendons au bar-hôtel-restaurant de Saint-Aygulf pour partager le verre de l’amitié.

Merci Patrice pour cette agréable balade et ta gentille attention. Tu devais être stressé mais pour une première c’est réussi !

Les photos sont d’Eliane, Nicole, Jean-Marie et Rolande.

La semaine prochaine – jeudi 13 décembre 2018

G2

 

Départ: 9h

Alain

895 – Malpey- Plan Pinet

Moyen**

14kms

Dh : 400 m

 

 

Belle randonnée dans l’Esterel avec de jolis points de vue

 

Parking : Col du Testanier

Coût du trajet A/R : 10€

 

 

                   

 

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