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1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 14:31

Les Arcs-Sommet des Terriers-G2-565-2

 

Personne ne s'est perdu pour rejoindre le parking de départ pour la rando de ce jour et pourtant ce n'est pas toujours facile de trouver le Chemin du Bac. C'est Jean Ma (ne pas confondre avec Jean-Marie) qui nous a préparé cette rando  déjà faite plusieurs fois par au moins cinq animateurs différents.

A leur sujet, il faut tous les remercier de consacrer une journée au G2 alors qu'ils préféreraient certainement marcher avec le G1 sur de plus grands parcours.

Nous sommes 27 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris prêts à passer cette journée dans le massif des Maures pour une rando facile de 12 km et 330 m de dénivelée ainsi que Jean Ma nous le précisera. Il annonce que les plus courageux pourront, avec Jack, faire un petit supplément pour découvrir un dolmen.

La météo nous annonce un beau temps chaud et ensoleillé.

Jack sera notre serre-file.

La première curiosité nous la découvrons en traversons le pont qui surplombe le confluent de l'Argens et de l'Aille.

A cause d'une petite île, le courant de l'Argens bloque celui de l'Aille ce qui donne à cette dernière  la configuration d'une rivière paisible et large sur 3 ou 4 kilomètres en amont.

Nous n'avions jamais remarqué ce petit panneau qui nous a conduit à faire une recherche sur l'origine de ce pont.

 

« Tournavelle » est le nom du lieu dit. Il pourrait correspondre au fleuve, l’Argens, qui tourne sur lui-même et passe deux fois sous le même pont.

Les premiers écrits présents aux archives départementales concernant un pont sur la rivière d’Aille datent des années 1820. Ce pont était alors projeté au passage dit « de Berard », dans le territoire de Vidauban. En 1819, une lettre du préfet précise que la « rivière d’Aille, qui très souvent et surtout en hiver n’est pas guéable et ne peut l’être sans danger ainsi que l’attestent plusieurs événements à la suite desquels des citoyens ont perdu la vie, exige la construction d’un pont ».

Dans une délibération du conseil municipal en date du 2 juillet 1876, on exprime le souhait de supprimer le bac communal et de le remplacer par la construction d’un pont cette fois au confluent de l’Aille et de l’Argens. Il est voté un budget de 500 F pour commencer une étude sur ce projet.

Dans la délibération du 13 février 1887 il est dit : « Les dernières crues de l’Argens ayant emporté le bac communal qui desservait la forêt, il faudrait le remplacer. Mais il serait préférable de conserver la somme nécessaire à son remplacement et de la consacrer à la construction du pont sur l’Argens. Le 26 juin on vote un crédit de 16 000 F. Dans la séance extraordinaire du 27 juillet on rajoute la somme de 4 000 F. Il est dit que le pont d’Aille coûtera 40 000 F et celui de l’Argens 20 000 F.

Enfin le projet de la réalisation du pont sur l’Aille est définitivement adopté le 25 mars 1888. « Ce pont facilitera la réalisation d’une route de grande communication destinée à desservir le golfe de Saint-Tropez qui est déshérité et permettra à de nombreuses communes telles que celles du Plan de la Tour, Ste Maxime, Grimaud, Cogolin, Saint-Tropez et autres de trouver un débouché pour leurs produits agricoles ».

Le 24 février 1889, sont présentés les plans d’un pont à tablier métallique. Le 8 avril la commune fait un emprunt de 30 000 F.

Le 9 janvier 1890, le chemin du bac est classé en chemin vicinal ordinaire n° 3 en lui assignant une largeur de 4,5 m, non compris fossés et talus.

En 1905, le pont reçoit sa première couche de bitume.

Malgré les frais engagés pour la construction du pont de fer, dont le coût total s’est monté à la somme de 54 000 F, la réalisation de la route pour le golfe de Saint-Tropez ne verra jamais le jour. En 1893 l’Etat décide de faire construire dans la commune de Vidauban un autre pont de fer sur l’Aille et réalise la D72.

Ce pont est parfois appelé « Pont Eiffel » du nom de la technique employée par l’ingénieur et industriel Gustave Eiffel, lors de la construction de la tour éponyme. Il s’agit d’assembler les poutres métalliques en trois temps avec la broche qui permet de laisser du jeu entre les poutres, le boulon qui sert à maintenir les poutres attachées ensemble, sans laisser de jeu et qui est ensuite remplacé par le rivet définitif. Les rivets sont chauffés à blanc puis introduits dans les trous préalablement préparés ; afin de les immobiliser, leur tête est écrasée pendant que le métal est malléable.

Cf. Extraits de https://www.mapado.com/les-arcs/le-pont-de-fer-de-la-tournavelle

 

Nous commençons tout de suite une montée calme sur une bonne et large piste. Le débroussaillage de chaque côté a été particulièrement poussé.

Devant nous apparaît un très gros chantier sur la piste. Un des ouvriers nous explique que dans le virage, la piste a été complètement entraînée en contrebas lors d'un très fort épisode de pluie.

Les travaux sont maintenant presque terminés mais avant cette remise en état la piste était complètement inutilisable et nous n'aurions pas pu passer.

Quelques blocs de béton sont rassemblés sur le bord de la piste. Remarque de Beps "On est déjà arrivé au dolmen !".

 

Le cheminement sur cette piste est très agréable et Jean Bo ne la qualifierait même pas de "faux plat montant".

Encore une zone de réfection, décidément cette piste est l'objet de tous les soins de l'ONF, tant mieux, on voudrait que cela soit ainsi dans l'Esterel.

Le secteur est assez accidenté et de jolis petits vallons régalent les photographes.

Quel ciel bleu au-dessus des marcheurs !

Nous sommes pratiquement sur du plat. C'est là que Jean Ma. va nous arrêter pour "la pause banane".

Après avoir repris des forces, il nous arrêtera de nouveau pour un moment culturel, la découverte du Four à poix et son fonctionnement.

La vidéo étant de mauvaise qualité, le blogueur a simplement copié le texte du blog précédent…mais l'exposé de notre guide était formidable.

« Les fours à poix, appelés PEGUIERES ou PEGOULIERES en Provence, avaient pour fonction d’extraire la résine contenue dans le bois des pins. Ils étaient construits en pierres sèches. La poix, pego en Provençal, terme francisé en pègue, est un mélange mou et collant, obtenu à partir de résine et de goudron de pin.

Des découvertes archéologiques ont démontré que la résine de pin était utilisée par les hommes de la préhistoire dans l’assemblage de certains outils ou armes. Pendant la période antique, on retrouve l’usage de la poix dans l’embaumement des morts en Egypte et dans la pharmacopée à toutes les époques. Les Phéniciens utilisaient la poix dans le calfatage des bateaux et le tressage des cordages. Les Romains en enduisaient l’intérieur des amphores pour la conservation et le transport du vin. La poix fut utilisée en très grande quantité dans la construction navale pour l’étanchéité des coques en bois des navires.
La technique consiste à remplir le four de bois de pin débité en bûchettes d’environ 40 centimètres, ou de souches de pin coupées en morceaux. Il fallait 1,5 m3 de bûchettes bien rangées pour remplir le four. 
L’orifice du bas était fermé avec une pierre ajustée avec de l’argile. Le feu était allumé sur la partie supérieure du four. Dès que la combustion était amorcée, l’orifice du haut était recouvert d’herbe et de terre argileuse pour garantir l’étanchéité. La distillation pouvait commencer, elle durait environ 48 h. Au bout d’une heure de chauffe, la résine commençait à couler vers le petit bassin de réception. »

Je vous conseille, si le sujet vous intéresse, d'ouvrir le lien ci-dessous. Très complet.

 

http://fabrearcheo-var.fr/wp-content/uploads/2017/01/P%C3%A9gui%C3%A8res-des-Porres-bis-1.pdf

 

Maintenant nous abordons la montée qui va nous conduire vers le site mégalithique.

Montée tranquille et lorsque nous nous retrouverons sur le plat, une vue

inhabituelle du Rocher de Roquebrune, a moitié caché par les proches collines va attirer l'attention de Nelly, mais peut-être a-t-elle été la seule à le remarquer.

 

Nous arrivons à une bifurcation où, comme prévu, Jack va emmener les 2/3 du groupe vers le dolmen âgé de 5000ans. Le pauvre vieux fait bien son âge !

Il a fallu à Jack et ses acolytes ajouter 70 m de dénivelée: quand on aime, on ne compte pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le reste de la troupe, après une photo de groupe, aura lui aussi à monter, mais bien moins, pour atteindre le site des menhirs.

La première fois que cette rando a été faite, nous sommes passés devant sans les voir car la végétation masquait tout. Il faut dire qu'ils ne sont pas très hauts. Depuis le site a été défriché.

Le groupe de Jack arrive peu après et tout le monde s'installe pour le pique-nique qui, pour une fois sera sobre, une bouteille de vin pour 27…les traditions se perdent dans le G2.

Mais il y a toujours un coin dortoir, voici celui des hommes.

Il est temps de faire l'indispensable photo de groupe.

Même si le site est historique, la compagnie agréable et le soleil brillant, il faut repartir, tout en descente comme nous l'indique Jean et pour un fois ce fut exact à 100%.

Pourtant certains chemins ont été bien abîmés par des travaux d'élargissement-abattages d'arbres- et la pluie en a rajouté. Il faut donc rester vigilant.Grosse différence avec la montée de ce matin sur le versant Est.

Nous traversons une zone qui a brûlé en 2003, bien caractéristique avec les "arsins" des bruyères arborescentes, tout blanc , et les troncs de chêne-liège, tout noir .

De quoi discutent ces deux-là, sûrement foot et handball !

Nous retrouvons le confluent et notre parking.

Le pot de l'amitié sera pris à la brasserie du Super U des Arcs, encore un changement de décor.

Merci Jean pour cette belle rando avec des conditions climatiques excellentes, là, tu as fait fort.

 

Merci aux photographes, Nelly, Jean Be et Jean-Marie.

 

La semaine prochaine le jeudi 7 mars, Alain remplacera Jean-Claude, indisponible, pour une rando à Escragnolles-La cascade de Clare. Voir son programme détaillé dans son annonce diffusée sous quelques jours.

 

 

  

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commentaires

lefeuvre joël 03/03/2019 17:32

Cher Jean-Marie
J'apprécie ta remarque du début car il est vrai que pour moi il y a des animateurs du jeudi, un point c'est tout, et qu'il sont censés accompagner tous les types de randonnées. Même si certains ont des préférences, ce qu'on comprend et c'est leur droit, j'œuvre à ce que tous accompagnent au moins une fois par bimestre une G2; et personnellement je m'y tiens. Et je ne considère pas cela comme un sacrifice mais comme un plaisir de retrouver un groupe très sympathique et dans un style de randonnée différent.
A bientôt donc sur le Peyragu.
Et bravo pour ton blog; j'avais déjà fait les sommet des terriers mais je n'avais pas toute cette documentation. Il est vrai que je suis bien occupé par ailleurs et que je n'ai pas forcément le temps de faire toutes ces recherches.