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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 13:47

 

 2020-09-17 – 944 – LES ARCS AILLE CABREDOR – G1

 

 

Défiant la chaleur, 18 randonneurs se retrouvent sur le parking de la Tournavelle, pour cette randonnée inédite au cœur de la forêt communale de Les Arcs – Le Muy.

Jack, notre animateur nous présente la randonnée qu'il a créée (15,6 km – 460 m de dénivelée).

Il nous explique aussi que nous allons marcher dans des zones où les battues ne sont pas organisées le jeudi. En effet cette partie de forêt a fait l'objet d'une division permanente en quatre zones permettant aux différents usagers de choisir, le jour de leur activité, dans une zone accessible, non chassée.

Nous accueillons un invité, Denis, le frère de Dominique.

 

Compte tenu des conditions sanitaires actuelles nous marchons en deux groupes séparés de 8 marcheurs, le premier mené par Jack, le second par Alain, Anne–Marie étant notre serre-file.

Départ du premier groupe
Puis du deuxième groupe

Nous arrivons très vite à un site qui réunit deux curiosités : le pont de fer et la confluence de l’Argens et de l’Aille.

L’Aille qui prend sa source à l’ouest de Gonfaron, à 190m d’altitude se jette dans l’Argens 30 km après, à 26 m d’altitude. La superficie de son bassin versant est de 229 km2. Ses eaux sont caractéristiques d’un milieu lenthique (eaux calmes, à renouvellement lent, avec dépôt de matières organiques important). Le débit moyen de l'Aille varie de 0.15 (août) à 5.4 m3/s (janvier).

L’Argens prend sa source au pied du Devençon de l'Inarden, précisément à Seillons-Source-d'Argens, à 280 m d’altitude et se jette, 116 km après, dans la Méditerranée, à Fréjus. Son bassin versant est de 2 700 km2 et draine la moitié du département du Var. Le débit moyen de l'Argens varie de 6.05 (août) à 35 m3/s (janvier).

Cette différence de débit est visible au niveau de la confluence (« La Mescla », en provençal qui veut dire mélange), les eaux turbides de l’Aille étant quasi bloquées par celles de l’Argens.

Le pont de fer est appelé « Pont Eiffel » du nom de la technique employée par l’ingénieur et industriel Gustave Eiffel, lors de la construction de la tour éponyme.

L’historique de sa construction est assez intéressant. Nous en résumons les étapes décrites sur le site    https://www.mapado.com/les-arcs/le-pont-de-fer-de-la-tournavelle  :

Les prémices d’un projet de pont sur l’Aille datent de 1819-1820, avec une volonté de favoriser la communication Draguignan – Saint Tropez.  Un premier pont est construit en 1832 sur la commune de Vidauban mais « les réparations faites à la route de Saint Tropez à Draguignan, qui passe sur ce pont, sont loin d’avoir porté cette route au degré convenable de viabilité puisqu’il y a plusieurs points entre La Garde Freinet et le pont qui présentent des dangers pour les voituriers et pour les voyageurs. …. Dans une délibération du conseil municipal en date du 2 juillet 1876, on exprime le souhait de supprimer le bac communal et de le remplacer par la construction d’un pont cette fois au confluent de l’Aille et de l’Argens … le projet de la réalisation du pont sur l’Aille est définitivement adopté le 25 mars 1888 : Ce pont facilitera la réalisation d’une route de grande communication destinée à desservir le golfe de Saint-Tropez… En 1905, le pont reçoit sa première couche de bitume, mais, la réalisation de la route pour le golfe de Saint-Tropez ne verra jamais le jour. En 1893 l’Etat décide de faire construire dans la commune de Vidauban un autre pont de fer sur l’Aille et réalise la D72. »

Nous progressons sur la piste des Bauquières qui surplombe l’Aille, que nous pouvons apercevoir au travers la végétation.

Puis après avoir quitté la piste des Bauquières, nous commençons notre première montée en sous bois, plein Sud.

 

La pause boisson s’achève pour le premier groupe,

Nous entamons la nôtre.

La piste passe en balcon et nous laisse découvrir les crêtes du massif des Maures.

Nous retrouvons la piste des Bauquières qui descend vers un superbe point de vue où nous faisons la pause banane.

Vue sur le rocher de Roquebrune et au loin l’Estérel.

Malgré la brume de chaleur, nous repérons le Mont Vinaigre et le pic de l’Ours.

Les groupes se remettent en route et nous quittons la piste pour une sente, pouvant être qualifiée de confidentielle, qui descend en longeant en contrebas le domaine des Canebières.

La descente se poursuit par la piste et nous voyons le premier groupe devant nous.

Le passage des gués sur le Couloubrier et ses petits affluents se fait à pied sec.

Ce n’était pas le cas lors de la reconnaissance en mai.

La sécheresse est également illustrée au niveau du plan d'eau, visible en mai et devenu prairie quelques mois plus tard.

 

Nous arrivons enfin à la plage de la piste de Varsoris pour une longue pause déjeuner. Certains se rafraichissent dans l’Argens.

 

Nous repartons par un chemin ombragé surplombant l’Argens.

Depuis combien de temps cette barge sablière est-elle échouée ?

Varsoris étant une propriété privée, nous bifurquons à gauche et grimpons vers les Canebières pour atteindre son parcours de santé.

Première vue sur le domaine des Canebières

Les Canebières est un domaine de 275 ha créé en 1967 par une SCI pour un usage de caravanning. Racheté en 1980 par ses locataires, il est devenu en 1996 un parc résidentiel de loisirs de 771 parcelles, après divers travaux de viabilisation et la création d’une station d’épuration.

Nous dominons toujours l'Argens et apercevons plusieurs canoës.

Et, plus en arrière le massif du Rouet montre ses roches rouges de rhyolite.

Nous franchissons la dernière  difficulté du jour, à savoir  la courte montée en prairie avec sa pente à 30% pour sortie du domaine.

Nous parvenons au col de Cabredor par un sentier en voie de disparition.

Nous retrouvons la piste des Bauquières et regagnons nos voitures après la photo des groupes réunis.

Certains se retrouvent au Public House de Pujet pour un rafraichissement bien mérité.

Merci Jack pour cette  belle et agréable randonnée, avec son parcours souvent ombragé qui a rendu supportable la chaleur du jour.

Merci aux photographes  Alain, Claude, Dominique et Gilbert.

La semaine prochaine, sous réserve de la météo : 

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