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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 09:34

Le Dolmen de Gaouatrby-G2
 

Troisième rando en G2 depuis la reprise. Aujourd'hui c'est Thierry qui va étrenner sa nouvelle casquette d'animateur, c'est lui le BOSS. 13 randonneurs se sont retrouvés un peu avant le hameau de N.D. Des Maures.(ndlr-ne cherchez pas de chapelle, elle a disparu depuis longtemps). Petit effectif un peu surprenant, mais il fait beau, la plage est préférée par certains, la rando est loin, difficile d'accès par la route de St.Tropez…et puis les dolmens n'inspirent peut-être pas les autres. Dans cet effectif, moitié de G1. Jean-Marie rappellera à l'animateur qu’il s'agit bien d'une G2, alors mollo sur cadence. 


Présentation de la rando par l'animateur qui insistera sur les larges pistes confortables et sur les deux difficultés en fin de parcours, une montée très forte sur 2 km environ suivie d'une descente très raide.13,9 km et 324 m de dénivelée. La météo est bonne et la température sera élevée alors que les passages à l'ombre seront rares. Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas.


 

NDLR-cette rando a été faite deux fois, en 2010 avec Bruno et en 2017 avec Joël.
A 10 h25-un peu tard vu les conditions météo- le groupe démarre parmi les vignes avec Patrick comme serre-file. Nous rejoignons la grande piste du Dolmen qui a été élargie depuis notre dernier passage. 
Le chemin est bien balisé avec une signalétique sans équivoque.


Très vite nous arrivons en bas du monument que nous rejoignons par un petit sentier en montée.
 

Quelques infos données par Thierry, complétées par les  différents panneaux présents sur le site.
Du provençal « caud » (=chaud) ou « gaouto » (=la joue, par image, le mamelon d’une colline) et « abri » (lieu où on est à couvert)le toponyme peut se traduire par abri se trouvant dans un endroit chaud ou sur une colline. L'abri funéraire se trouve en effet au sommet d'une petite colline bien ensoleillée. Dolmen découvert en 1876. Depuis, il a été fouillé à plusieurs reprises (1924, 1957 et surtout 1975). Il a été daté de la fin du Néolithique-début de l’âge du Cuivre (2500 ans av. J.C.). Il s'agit d’un des plus vieux dolmens de la région et du plus vieux vestige découvert sur la commune témoignant d’une présence humaine dès 
l’époque chalcolithique.

Il est protégé au titre des Monuments Historiques depuis 1988.Dolmen rectangulaire de 6 m de long sur une surface de 9 m², constitué d’une chambre et d’une antichambre, séparées par une dalle transversale, le tout prolongé par un couloir d’accès. Construction réalisée avec de minces dalles de phyllades, taillées dans le substrat rocheux des alentours immédiats et aménagées (amincissement et arrondissement des dalles). Comme beaucoup de dolmens provençaux, absence de dalle tabulaire en guise de toit, soit parce que celle-ci a été cassée et les débris éparpillés, soit que les constructeurs s’en sont passés, soit qu’elle était en végétaux reposant sur des rondins comme le laissent supposer les interstices entre les dalles latérales et les encoches de certaines d’entre elles. Le dolmen de Gaoutabry présente aussi certains détails d'architecture originaux par rapport aux autres dolmens provençaux.

Les pierres du tumulus, situées à la périphérie de la chambre, ont été disposées après la construction de celle-ci, ce qui est unique en Provence. On ne sait pas si le tumulus recouvrait entièrement le dolmen, comme le sont les dolmens bretons.

Trois dalles verticales placées obliquement de part et d'autre des côtés extérieurs du couloir et de l'antichambre marquent le passage de l'un à l'autre. Ce positionnement par rapport à l'alignement de la tombe est exceptionnel en Provence, les dalles étant généralement placées perpendiculairement à la tombe. Enfin, l’alignement des côtés de la chambre présente un angle de 10 ° par rapport à l’orientation des schistes verticaux qui affleurent. L’orientation de l'entrée du dolmen exactement dirigée au sud-ouest (225)°. Tous ces détails témoignent que les constructeurs ont voulu laisser leur marque. L'ensemble du matériel découvert comprenait de nombreuses esquilles osseuses de couleur jaunâtre (traces de crémation) appartenant à au moins 34 individus et des offrandes : tessons appartenant à une dizaine de vases, outils lithiques(deux lames d’un poignard dont un à soie, des fragments plus une vingtaine d’armature de flèches, un fragment de hache polie et des éléments de parure soit cinq perles en serpentine ou en cristal de roche).
 

C'est le moment de faire la photo de groupe… avec distanciation.
 

Nous repartons, la montée nous a permis de découvrir de beaux paysages. On commence à apercevoir la mer. Puis des monts caractéristiques comme le Coudon en direction de Toulon.


Ensuite la presqu'ile de Giens et l'Ile de Porquerolles. Mais il faut presque deviner les lieux masqué par une forte brume de chaleur.

Ah ! Oui, j'avais oublié de vous dire qu'il fait très chaud…
 

Pause-banane sous le seul arbre de  cet important carrefour.

Puis nous continuons sur une piste pratiquement plate jusqu'à un nouveau carrefour où nous découvrons en contrebas, sur notre droite,  le "repaire" des chasseurs, en l'occurrence une grande table recouverte d'un toit, bien équipée en chaises.

C'est là que nous avions pique-niqué en 2017. Mais il est 12 h 05, un peu tôt pour déjeuner et après avoir pris l'avis des participants, Thierry décide de continuer vers un autre lieu de pique-nique.

Changement complet de direction, nous allons progresser vers l'est sur une piste en dos d'âne, dite Piste de Tamary, d'où nous pouvons apercevoir le Fort de Bréganson, dans la brume lui aussi. 
Enfin à 12 h 50, Thierry nous arrête pour rentrer dans un sous-bois où il sera facile de respecter les distances entre nous lors du pique-nique. Pour arroser sa première randonnée, Thierry  a ouvert une bouteille de Côte de  Brouilly, à bonne température, un miracle ! Mais nous serons sages, nos libations s'arrêterons là.


Nous poursuivons notre descente jusqu'au lieu dit Maupas où nous rejoignons les vignes du Vallon de Tamary.

La piste longe un ruisseau à sec.

Terrain pratiquement plat, bordé par endroit de vignes ou d'oliveraies.

 Les dites vignes ont été vendangées mais les machines nous ont laissé quelques grappes merveilleusement sucrées. Oh! La gourmande !

 
Mais elle n'est pas la seule.


Passé le domaine viticole de Tamary  nous bifurquons brutalement à droite, vers l'ouest avec la fameuse montée annoncée. On en aperçoit une partie en haut du coteau et elle en impressionne plus d'un(e).
Effectivement ça monte dur, en fait 13% seulement mais il fait une telle chaleur qu'elle nous semble faire au moins 20%. A mi pente un seul arbre nous abritera pour reprendre notre souffle et nous désaltérer.


Encore des vignes autour de nous, mais ce sont les dernières, la forêt reprend juste après car ça monte raide à nouveau.


 Enfin Thierry nous annonce que la montée est terminée. Il n'y a plus qu'à descendre vers la piste du Dolmen. Mais quelle descente, pire que la montée. Heureusement, elle est courte.
Ces trois-là arrivent en bas, très cool.


Maintenant il ne reste plus qu'à se laisser descendre  jusqu'aux voitures sous un soleil toujours très ardent.
Merci Thierry, te voilà devenu animateur confirmé. Nous avons été heureux de t'accompagner sur cette rando aux paysages variés que nous avons appréciés malgré une chaleur caniculaire.
La semaine prochaine


 

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