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4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 12:09

Cotignac-N.D.des Grâces-G2
 

Nous y voilà à la reprise, quelle joie de revenir à la normalité! Jusqu'où ira cette nouvelle saison qui commence…
Allons ne soyons pas pessimistes, vivons au jour le jour nos petits bonheurs et celui d'aujourd'hui s'appelle Cotignac-N.D.des Grâces. 20 randonneurs du Cercle de Boulouris se sont donc retrouvés sur le parking de cette jolie petite ville où nous avons souvent randonné.


 

Bienvenue à deux nouvelles recrues, Marie-Hélène et Marie-France.


 

 
 

 

 

 

 

Avant de nous détailler le programme,Jean nous rappelle les règles sanitaires à respecter." Pour l'instant, au niveau de la FFRP, nous n'avons pas de règle limitant l'effectif du groupe mais nous allons faire comme si, avec une limite de 10, nous conduisant à constituer deux groupes qui se suivront. "Je mènerai le 1er groupe avec Rolande en  serre-file et le second groupe sera conduit par Anne-Marie avec Alain comme serre-file. On peut considérer cette situation comme une expérimentation de ce qui nous arrivera  peut-être, hélas.
 

La rando d'aujourd'hui, 10,5 km et 300m de dénivelée nous conduira d'abord à la cascade du Gouffre puis au sanctuaire N.D. des Grâces, au monastère St Joseph du Bessillon-que nous ne pourrons pas visiter, les sœurs étant en retraite spirituelle-enfin au village avec ses tufs et ses habitations troglodytes."
La météo est excellente, il fait doux ce matin mais la journée sera certainement chaude.
En route par le vallon Gai en longeant la Cassole. Le second groupe s'est mis en marche lui aussi.


 Il nous faudra un petit kilomètre pour atteindre la cascade.

L'été est passé aussi par là et il ne reste plus qu'un filet d'eau.

La photo d'archive jointe montre un débit normal. Avant l'installation des habitants la rivière Cassole passait par le sommet du Rocher et se déversait par une large cascade sur l'emplacement du village actuel.  Vers 1032, dès la construction du château et des premières habitations, des travaux sont entrepris pour déplacer le lit de la Cassole ce qui fut effectif en 1740,  permettant une meilleure utilisation de la force motrice de l'eau (moulins à huile, à blé, à papier…et usine hydro-électrique en 1897). 

                 Photo d'archive >>
 

Demi-tour, nous repartons vers le village puis vers le sanctuaire. Jean nous avait promis une légère pente mais nous avons l'habitude des faux-plats montants de notre animateur et nous grimpons au soleil qui commence à bien chauffer.
 

Lieu de pèlerinage religieux, il fallait aussi des oratoires. Nous n'en avons pas manqué et les photographes en ont profité.


Avant d'arriver au sanctuaire, Jean va nous conter les circonstances de l'apparition de la Sainte Vierge  à un bûcheron, Jean de la Baume, le 10 août 1519. Elle lui demanda d'aller dire aux gens du village de construire en ce lieu une église afin qu'elle y distribue ses grâces. Ce sanctuaire devint un lieu de pèlerinage en particulier pour les couples qui ne pouvaient pas avoir d'enfants. En 1637, Frère Diacre, un religieux, eu une apparition de la Vierge lui demandant de réciter 3 neuvaines en son honneur, dont une à N.D.Dame des Drâces, afin que Louis XIII et Anne-d'Autriche, sans héritiers, puissent avoir un fils.  Et neuf mois plus tard naissait  Louis XIV qui vint en 1660, avec sa mère, remercier la Vierge.
Puis nous gagnons le sanctuaire proprement dit et en profitons pour faire la pause banane.


Nous repartons pour le Monastère de St. Joseph, en principe sur du plat. Mais il faudra d'abord durement  resolliciter (néologisme…) nos mollets

pour atteindre le plateau. La photo de groupe sera un peu spéciale avec la distanciation. Un tas de pierre nous permettra de respecter les distances en utilisant le relief.

Puis, effectivement un joli chemin, plat, sablonneux par endroit, bordé de deux murets de pierre (courageux les anciens) nous

conduira à un grand carrefour. Nous y laisseront deux de nos amies et attaquerons la dernière dénivelée avant le monastère.
En ce lieu, le 7 juin 1660, un jeune berger, Gaspard Ricard est assoiffé. St Joseph lui apparu. "Je suis Joseph, soulève ce rocher et tu boiras". Gaspard s'exécuta et une source, qui coule encore aujourd'hui, se met à jaillir.

Tout de suite les habitants du village commencèrent la construction d'une chapelle. Cette chapelle, agrandie en 1663 fut confiée aux Pères Oratoriens qui édifièrent un petit couvent. Vint la révolution et si la chapelle resta debout, le couvent, abandonné, tomba en ruine. En 1975 les Bénédictines

de Saint Benoit de Médéa (Algérie) revinrent en France et redonnèrent vie au sanctuaire.
 

Pour l'heure, Jean Bo va tester son charme auprès des sœurs pour permettre au groupe de visiter le monastère. Mais hélas la retraite spirituelle en cours ne permit pas de profiter de ce joyau architectural dont les plans furent gracieusement faits par l'architecte Fernand Pouillon, "œuvre d'une sobre beauté, à la fois originale et traditionnelle, harmonisant à merveille les nouveaux bâtiments à ceux du XVIIème encore debout".
 

Nous nous rabattons sur l'église, austère.

Puis une rencontre surprenante avec St.Joseph de la Marche !
 

 

 

 

 

 

 

 

Nous repartons rejoindre nos deux amies qui ont trouvé un bon emplacement pour un pique-nique où la distanciation fut bien respectée. Bravo les randonneu(ses)rs ! Il n'en fut pas moins arrosé…avec modération.


 

Nous reprenons nos sacs pour l'étape suivante, la chapelle St.Martin. Au passage nous ferons une petite pause sous les deux superbes platanes où coule la source de St.Joseph.

Quant à la chapelle, elle est fermée et sans intérêt au premier abord. C'est en repartant qu'on peut apprécier son architecture mais un certain nombre  d'entre nous auront raté ce point de vue. Heureusement les photographes étaient là.


 

Etape suivante, les Tours sarrasines, au bord de la falaise avec un superbe panorama sur le village. La Cassole, traversée juste avant d'arriver, chutait un peu à l'ouest des tours. De là nous commençons notre descente vers le village par une série d'escaliers et nous commençons à découvrir le travertin, tuf d'origine sédimentaire et déposé par la rivière.


Le travertin se forme aux émergences de certaines sources ou cours d'eau à petites cascades, par précipitation/cristallisation de carbonates à partir d'eaux sursaturées en ions Ca2+ et HCO3-. Cette cristallisation n'est généralement pas spontanée. Elle résulte des effets conjugués
•    d'une chute rapide de la pression partielle de CO2 de l'eau ;
•    d'une hausse de la température ambiante ;
•    d'une augmentation de l'oxygénation ;
•    de la turbulence des eaux ;
•    d'algues (ex : Phormidium, Schizothrix), éventuellement au milieu d'une zone de bryophytes ;
•    des hépatiques, qui comme les mousses peuvent s'encrouter ;
•    de champignons, sous forme de filaments mycéliens (ils sont présents dans la plupart des travertins composés à partir d'algues et - rarement - ils abritent des lichens ;
•    de bactéries (cyanophycées généralement);
•    de bryophytes (Les roches fabriquées par des bryophytes sont parfois dites bryolithes).
La végétation repousse de manière continue sur la structure au fur et à mesure qu'elle se calcifie et meurt. Au sein de la roche qui se forme, la nécromasse se décompose progressivement (débris végétaux tels que feuilles et branches qui fermentent puis disparaissent) pour ne pratiquement laisser que la matrice minérale. Ce cycle est entretenu tant qu'un apport d'eau sursaturée en carbonate se poursuit et que les algues et bryophytes croissent plus rapidement que le travertin ne se forme.
Le travertin est très fin quand il s'est formé en présence de biocénoses d'algues fines et/ou de bactéries encroutantes.
Il est au contraire grossier, poreux et riche en microcavités s'il est plutôt produit sur des tapis épais de mousses (bryophytes de type Brachytecium sp., Bryum sp., Cratoneuron sp., ou Gymnostonum recurvirostrum (Hedw.). Les algues peuvent coloniser des mousses et il en résulte un faciès intermédiaire. Dans les travertins grossiers, se trouvent parfois aussi des feuilles ou branches ou racines fossilisées.

Cf.Wikipédia
 

La descente nous permet d'admirer les toits du village et son très  beau campanile.

Puis c'est le choc visuel en découvrant le rocher. Le blogueur est sans voix, heureusement il y a les photos.


Puis ce sera la traversée du village avec ses

anciennes boutiques, son ancien moulin à huile,

ses vieilles maisons avec des cariatides en hauteur (bravo pour la photo !),

ses fontaines, son église.
 

 

 

 

Enfin, nous terminerons comme d'habitude par le pot de l'amitié en respectant à nouveau la distanciation.


Merci Jean, très belle rando, bien adaptée au G2 et à une reprise. Bravo pour l'organisation anti-covid, ton test est réussi, c'est possible avec des groupes de 10…mais souhaitons ne pas y avoir recours.

Les photos sont de Rolande, Alain, Jean Be, Jean Bo, Jean-Marie-Merci

La semaine prochaine

G1

G2


 

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