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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 15:26

SIGNES


undefinedAujourd'hui, c'est la grande ruée vers l'Ouest. Non nous n'allons pas chercher de l'or, mais Jean BOREL  a proposé à 26 marcheuses et marcheurs d'aller vers de nouveaux paysages à Signes, petit village au sud de la Ste Beaume. Mesdames, pour cette fois vous n'êtes pas majoritaire et la parité est presque respectée. Nous avons même retrouvé notre champion de golf
(il faut dire que sur son parcours, aujourd'hui, on undefinedcarotte les greens et  il n'y a que 9 trous disponibles…) ,  Michel notre ami suisse qui se souvenait, ô combien, de notre virée au Grand Margès et notre 3ème rédacteur. Nous avons aussi un superbe maillot jaune très flashy, merci Décathlon !

Pour se rendre dans ces régions éloignées, Jean nous avait préparé des copies d'itinéraires superbes, impossible de se tromper. De plus, maintenant champion de l'informatique, il nous a présenté le parcours avec des couleurs différentes pour les montées et les descentes : ça aide bien, c'est comme si on était déjà arrivé !

Il fait beau et doux, la journée s'annonce bien avec environ 18 kms à parcourir et une undefineddénivelée de 600 m.


Pour une fois nous commençons par un tour du village et un arrêt au café du coin, mais non, Jean est bien réveillé, il veut  simplement prendre rendez-vous pour le pot de ce soir
.
Quelques informations sur Signes. C'est un très vieux village dont les premières traces remontent à 900/1000 et dont le cœur  est ponctué de places chargées d’histoire, de calades (petites ruelles en pente), de fontaines et de lavoirs. Avec ses 11.000 hectares de forêts, c'est le paradis des chasseurs et des randonneurs.

Vous verrez sur la place du Marché Alphonse Rousset la Fontaine aux Sorcières (classée), sur la place du même nom la Fontaine Saint Jean (1767), sur la place Garnier la Fontaine de la Salière (17ème siècle), dans la rue Ferrayette le lavoir, toujours utilisé,  la Tour de l’Horloge, la rue des Fours, la rue Rompicul …*undefined Nous sortons du village, direction sud-est, et dans ce pays de chasseurs, Jean nous fait remarquer un élevage de sangliers … Plus loin, au passage, une ancienne petite chapelle, isolée au bord du chemin. Exceptionnellement, notre parcours commence en douceur, à plat, dans une zone de plaine. En sortant du village, un petit garçon s'est exclamé : "Regarde, ils vont skier "!!! (référence à nos bâtons).  Nous longeons maintenant le ruisseau du Latay, parfois complètement encaissé entre des murets de pierre; complètement à sec, il ne nous montre que ses galets blancs…mais nous en reparlerons undefinedà la fin de la randonnée.

Nous arrivons au canal de Provence et alors que Jean rassemble sa petite troupe pour une photo et un   topo, Annie s'accroche le dessus du crâne sur le coin d'un panneau "Danger"…c'est un undefinedcomble ! Comme toutes les coupures du cuir chevelu, c'est assez spectaculaire, mais Annie ne semble pas trop souffrir. La trousse de secours de Bruno va sortir du sac et l'hémorragie sera vite colmatée. "Zut ! Nous dit Annie, je devais aller chez le coiffeur demain."

Finalement le port d'un couvre-chef évite ce genre deundefined problème, que l'obstacle soit une pancarte ou de simples branches comme pour Ginou l'année dernière. Tant pis pour le look, Mesdames.

Jean va enfin pouvoir nous renseigner sur le Canal de Provence.

En Provence, « l’eau est d’or », dit le proverbe. Projet visionnaire, la construction du Canal de Provence a permis un accès à l’eau égal et raisonné sur l’ensemble de notre région... undefined

Créée en 1957, la Société du Canal de Provence a fêté son cinquantenaire. La date renvoie tout autant au passé d’une lutte séculaire contre la sécheresse qu’à l’avenir de la ressource hydraulique à l’échelle du territoire régional. Le manque d’eau, particulièrement sensible dans les zones côtières, a très tôt conduit à ne plus dépendre des seules ressources locales, limitées et fragiles, et à se tourner vers des transferts d’eau. Dès le XVIe siècle, les canaux, issus de la Durance, ont ainsi acheminé l’eau vers les territoires en déficit, façonnant les paysages provençaux. Dans les années 1950, les eaux du Verdon, auparavant utilisées pour compenser les irrégularités de débit de la Durance et de son canal, ont pu être mobilisées pour desservir le reste du territoire. 
Le Canal de Provence venait de naître et quatre décennies, des années 60 aux années 90,
ont vu la construction de près de 300 km de canaux ou galeries, 5000 km de conduites enterrées, plusieurs centaines d'ouvrages hydrauliques spécifiques (stations de pompage, usines de traitement, réserves…) et 45 000 postes de distribution. Ils desservent en eau une centaine de communes, 500 industriels, 6000 agriculteurs et 25 000 particuliers résidant en zone rurale.
 
Aujourd’hui, l’objectif qui a présidé à la naissance de la Société du Canal de Provence – garantir la fourniture d’eau en qualité et quantité adaptées aux besoins des ruraux, urbains et industriels à l’ensemble du territoire régional – est atteint. Pour autant, face à l’accroissement constant de la population de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à la multiplication des épisodes de sécheresse, aux besoins induits par le développement économique (et par le tourisme notamment), la poursuite de cette action reste indispensable ce qui a conduit au projet Verdon-St Cassien .
Nous allons ainsi cheminer sur la berge du canal pendant environ 800 m en remarquant un élément caractéristique de cet ouvrage, une dérivation se dirigeant sud-est et rentrant  sous la montagne que nous allons parcourir. 
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                    Jolie photo prise du pont avant d'attaquer la montée.

 Au fur et à mesure que nous progressons  sur le chemin, un mistral violent et glacé vient nous rafraîchir sévèrement. undefinedPourtant Jean va nous trouver un petit coin à l'abri pour la "pause banane". Puis nous repartons, toujours avec ce maudit vent. Et une fois de plus, Camille va jouer les bons samaritains en portant le sac d'Yvette qui ressent, dans la côte, les conséquences de sa récente bronchite. L'ultime montée se fera sur un large chemin recouvert de déchets de coupes de bois, grossièrement broyés, peu adaptés à la marche.
C'est un peu après la cote 734 que Jean va nous arrêter pour installer notre pique-nique, au au soleil et à l'abri du vent, et où chacun va trouver un rocher pour s'installer dans des odeurs  de thym.

undefined Je ne ferai pas la liste des bouteilles qui sortirent des sacs afin que nos lecteurs ne se   se méprennent undefinedpas sur nos activités sportivesundefined… mais disons simplement qu'il y avait la  
quantité   , la variété et la qualité. Nos joueurs de cartes ont ressorti leur outil de travail et les dormeurs ont repris la pose. undefined





Ne croyez pas que votre rédacteur dorme, il compose son blog (menteur, va !).






Jean va donner le signal du départ et après avoir encore parcouru une petite montée, nous arrivons à une sorte de mare qui doit servir d'abreuvoir pour les moutons. Un superbe chêne fait undefinedde l'ombre à un puits profond.


Puis c'est la descente, technique, comme l'avait signalé notre guide, mais surtout pour les vététistes qui l'empruntent. Pour les marcheurs c'est plus facile sauf undefinedpour notre maillot jaune qui, cela est maintenant bien établi,  déteste les descentes. Bravo, elle l'a bien descendu !Quelque part, sur notre gauche, nous entendons les sonnailles d'un troupeau. Où est-il, en plein bois?
Et d'un seul coup, nous retrouvons la plaine, les vignes et au loin, l'église de Signes, flanquée de la caserne des pompiers.undefined C'est  alors que nous retrouvons le ruisseau de Latay  dans lequel se déverse la station d'épuration qui manifestement ne fonctionne pas. M. le Maire de Signes, si vous n'avez pas été élu au premier tour, vos chances pour le deuxième vont se noyer dans le cloaque malodorant de votre ruisseau.

undefinedPour prendre notre pot traditionnel, le tenancier nous a installés dehors, en plein courant d'air, et il a fallu ressortir les équipements chauds, sauf pour quelques petits malins qui  ont squatté la devanture de la boulangerie de M.Louis, au soleil et déventée. Enfin l'amitié et les pâtisseries nous ont permis de franchir cette dernière épreuve.
Merci Jean de nous avoir entraîné vers l'ouest du département alors que ta spécialité est plutôt l'est, mais la prochaine fois, essaie de trouver l'interrupteur de ce maudit ventilateur.

 

Merci aux photographes : Bruno GUERIN, Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

* http://www.signes.com/signes_tourisme.htm.
La semaine prochaine, Bruno GUERIN nous conduira à MONS, avec un restaurant.
Quelques photos en "rab".

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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