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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 22:00

SILLANS-LA-CASCADE.

 

"J'y vais ou j'y vais pas ?" C'est bien sûr la question que nous nous sommes tous posés en regardant les prévisions météorologiques en début de semaine. Pourtant il faudra bien y aller car Jean BOREL nous a conviés à un déjeuner au Restaurant des Pins à Sillans-la- Cascade. Mais irons-nous à pied, ou en voiture ? Pourtant ce sont 34 marcheuses et marcheurs qui se rassemblent sur le parking de Salernes.

Salernes est célèbre pour ses tomettes hexagonales qui recouvrent la plupart des sols dans les maisons provençales. Ce sont des carrelages en terre cuite, émaillée ou non, faite d'un mélange de cette terre rouge et ferrugineuse à d'autres sortes de terre.
15 fabricants très créatifs  produisent constamment leurs carrelages qui sont connus dans le monde entier


 Enfin pas tout à fait car Gérard et ses "trois femmes" nous ont refait le coup du 6 mars (voir "Les crêtes de Cogolin"). Par ailleurs au dernier moment, une douloureuse sciatique avait bloqué la trente cinquième participante.

 Les dames, n'ayant pas la majorité, ce qui est rare, il y eu, c'est de bonne guerre, des sous-entendus sur la participation masculine liée au " restaurant"…

Nous accueillons  Claude ROUZIES, responsable des marches intermédiaires du lundi et Micheline, son épouse, qui, une fois par an, se joignent à nous.

Gérard ayant rejoint le groupe, nous partons pour un parcours de 16 kms et 595 m de dénivelée. Il fait doux mais le ciel est bien couvert. Les photographes ne vont pas être gâtés.

Jean n'a pas sorti son grand chapeau noir, nous devrions donc échapper à la pluie !

Petite mise en forme, sur le plat, le long de la rivière avant d'attaquer une montée très raide mais heureusement assez courte.

Très rapidement nous atteignons le plateau et nous quittons l'itinéraire pour une petite incursion dans les bois, vers la Chapelle de La CROIX SOLLIES, où se fera la pause "banane". Nous ne sommes plus à l'abri du vent et il fait un peu frisquet ce qui entraîne un rhabillage rapide. Joli point de vue sur la plaine fermée par la Montagne du SERRE qui a fait l'objet d'une précédente rando, comme nous le rappelle Jean.
 
Quelques buissons de cistes à feuilles de sauge, particulièrement bien fleuris.

 

 La chapelle ne semble pas beaucoup intéresser les marcheurs; il faut dire qu'elle est en ruine sauf sa façade et ses clochetons datant de 1874. La toiture s'est effondrée mais on voit encore les restes de la voûte en briques rouges.

 

Nous repartons sur un chemin large et facile, tellement facile que notre guide se retrouve en fin de peloton. Après une petite grimpette, nous abordons la descente vers la vallée de la Bresque. C'est alors que Jean, se référant aux difficultés d'un précédent passage (chemin boueux et glissant) propose, pour ceux qui le souhaiteraient, d'éviter le bord de la rivière en restant sur le chemin supérieur, avec rendez-vous au pied de la cascade. Huit marcheurs, guidés par Camille vont faire ce choix qui finalement ne s'avèrera pas si facile, CAMILLE ayant eu fort à faire avec la salsepareille.

Le second groupe se retrouve rapidement au bord de la rivière où une équipe de jeunes a installé deux câbles pour la traverser, d'où une très joyeuse ambiance.

Finalement le sol est bien sec et malgré les difficultés du chemin et grâce aux racines apparentes, tout le groupe progresse, parfois en s'accrochant aux lianes. Non, n'imaginez pas la forêt tropicale !


Un régal pour les yeux et les photographes "mitraillent" devant chacune des petites cascades qui jalonnent le cours de la Bresque. Sur l'autre rive, quelques bienheureux ont installé leur logis, mais gare aux rhumatismes car le secteur est quand même humide.


Tout en montant et redescendant sur un sentier qui a été tracé naturellement par le passage des promeneurs, nous atteignons la grande cascade qui tombe de 42 m de haut. Bien sûr, ce n'est pas IGUAZU en Argentine… mais cette chute d'eau est quand même bien jolie avec son petit lac.
Par temps ensoleillé, la couleur de l'eau est d'un bleu laiteux et il n'est pas rare d'y voir un arc-en-ciel. Hélas aujourd'hui, le soleil n'est pas de la partie.


Alors que ce lieu est quand même l'attraction du village, nous allons rencontrer de nombreux panneaux de ce type en interdisant l'accès ?

 


Après un petit topo de Jean sur le village de Sillans, nous reprenons le chemin du village où nous attend notre restaurant.

 

Par sa rivière, ses opulents ombrages, ses cascades et ses vastes prairies, Sillans a beaucoup d'attraits pour séduire ses visiteurs. Le village a gardé son aspect médiéval particulier, resserré sur lui-même il a un peu l'allure d'une grosse ferme dont la place centrale serait la cour intérieure. On peut y admirer :

 
  • L'église St Etienne (XVIIème), son joli porche et ses pierres apparentes.
  • Les remparts avec leurs belles tours et des créneaux du XIème.
  • Le château, en rénovation depuis son acquisition par la commune.
     


Le chemin est bordé d'un superbe vieux mur constitué de pierres de calcaire à la surface tourmentée. Il est d'autant plus remarquable q'il a été réparé avec le même matériau prouvant ainsi que la carrière existe toujours.

Autre particularité, deux énormes platanes, dont vous pouvez imaginer la taille grâce à Yvette. Autrefois, il y en avait

trois, mais le plus éloigné du chemin a été coupé, certainement il y a peu de temps : dangereux, gênant ou malade ?

 

Petit débat sur une petite fleur blanche, identifiée par Jean-Marie comme une "Dame Blanche", en fait appelée "Dame de 11 heures" (Ornithogalum umbellatum) que nous avions déjà rencontrée au Mont Lachens… et que l'on retrouve aussi dans nos jardins à l'état sauvage.



Enfin, pour les affamés, le restaurant des Pins nous accueille pour un déjeuner qui s'avèrera très fin, mais pas assez arrosé selon certains.

 

 

 

 

Vers 15 heures, départ pour le retour à Salernes en empruntant l'ancienne voie de chemin de fer en passant par le haut de la cascade. Le surplomb est assez impressionnant, les fameux 42 m que nous avions au-dessus de nous ce matin sont maintenant en-dessous (évident Jean-Marie !). Est-ce cela qui a retenu nos marcheurs de profiter du paysage car nous les avons sentis un peu sur la réserve ? Dommage.

 

 

Le soleil semble être installé à Salernes et nous le retrouvons rapidement sur le tracé du chemin de fer où nous circulons parfois entre des zones rocheuses qui ont été taillées à la main. Une fin de rando comme ça après un "restaurant", c'est l'idéal. Le petit train de l'époque ne pouvait pas franchir de pentes trop raides et nous en profitons.

Une courte traversée de la zone industrielle nous conduit ensuite au lit de la Bresque que nous avons retrouvée.
Elle coule, tranquille, le long des vieilles maisons du village, étroites et hautes. Quelques poissons folâtrent parmi les rochers.

 

 
 Voilà, nous retrouvons nos voitures et après avoir changé de chaussures nous allons prendre notre pot sur la place du village, très provençale avec de superbes platanes.
Le  café s'appelle le Café des Négociants et s'enorgueillit de l'appellation, "Famille FENIANT de père en fils depuis 1936…" 

 

Merci  Jean pour cette superbe balade qui a permis à beaucoup d'entre nous de découvrir les rives de la Bresque.

 Merci aux photographes Gérard CHARPY, Francis OUDART, André TUPIN et Jean-Marie CHABANNE qui malgré la mauvaise lumière ont réussi de très belles photos. Leur intense production a causé bien du souci au rédacteur pour choisir celles qui ont été publiées.


 
La semaine prochaine, le jeudi 17,  Bruno GUERIN nous conduira à la Sainte-Victoire jusqu'à la fameuse Croix de Provence.

Deux petites photos insolites :
Où Francis est-il allé chercher cette image ?


Pourquoi le fond du pantalon de Dominique interesse-t'il toutes ces dames ?

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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