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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 07:16

LA MONTAGNE DE LA LOUBE

 Annulée pour intempéries, cette rando va pouvoir se dérouler aujourd'hui sous un soleil radieux. Autour de Bruno GUERIN, 20 marcheuses et marcheurs ( Mesdames, vous êtes encore majoritaires, bravo !) se sont réunis pour escalader cette montagne qui surplombe le petit village de  La Roquebrussane : 14 km et 700 m de dénivelée. Encore un petit incident avec les chaussures d'une de nos amies, jetées à la poubelle avec un sac de déchets, mais chez les marcheurs, les histoires de chaussures sont devenues de grands classiques. La température, clémente au départ , va entraîner rapidement un premier déshabillage en bas de la première montée. Bruno en profitera pour son premier exposé de la journée qui nous éclairera sur l'origine du mot LOUBE, en provençal nom de la scie à ruban à deux mains, en référence à la forme des rochers dont les crêtes sont découpées en dents de scie. Puis il fait référence aux moniales qui vont s'installer à partir du 12 ème siècle dans le monastère de la Celle et qui vont user de tous les stratagèmes pour contrôler la Seigneurie, actuelle commune de La Roquebrussane. C'est en mémoire de la famille BROUSSAN de LA ROQUE que les habitants choisirent le patronyme de leur cité en réaction contre les moniales qui avaient dépossédé cette famille.

Sur notre gauche apparaît la Montagne. C'est là que nous allons !!!

Et nous commençons à prendre doucement de l'altitude sur un chemin étroit mais assez "confortable". Jean nous fait remarquer que le "bouton d'or" a muté en "coquelicot", encore un coup des OGM. Mais le dit "coquelicot" monte gaillardement et nous arrivons au Pas de la Nible (en provençal l'épervier), une sorte de col entre deux éperons rocheux. Le paysage commence à être très joli en cette période, en particulier avec les cistes blancs et les cistes roses, particulièrement abondants.


Auparavant nous avions pu observer, au bord du chemin, les dernières orchidées de la saison et surtout identifier les petites fleurs bleue en touffes raides déja rencontrées à Coaraze (Aphyllante de Montptellier) et une autre très jolie, bleue aussi, plus grosse, et reconnue par Daniela comme lin sauvage, nommé Lin de Narbonne. L'exemple de la photo réunit les deux plantes bien que les aphyllantes soient un peu passées.

C'est au niveau de ce col que Bruno décidera l'arrêt "banane". Nous repartons sur le flan sud-est de la montagne et après les cistes nous allons rentrer dans le domaine des genêts. Il y en a partout ce qui permettra à Gérard de faire cette belle composition photographique.

Nous atteignons le lieu-dit Trois Fontaines où l'eau doit sortir de la montage. Hélas, aujourd'hui, les sources sont taries.

Nous sommes maintenant dans une zone de pâturage, de bovins semble t 'il, et après avoir dépassé une petite mare qui doit servir d'abreuvoir, nous rencontrons un autre groupe de marcheurs venant de Toulon. Pendant un moment, les deux groupes se trouvent mélangés, l'arrêt des toulonnais va heureusement permettre aux deux guides de  retrouver leurs "petits".

Nous atteignons la cote 574 , charmant petit col, où nous retrouvons nos "Dames de onze heures". Décidément, elles ne nous lâchent pas.

Le sommet paraît très proche, en fait à un kilomètre, mais il est à 830 m d'altitude. Petit calcul mental : ça va monter très sec !

Effectivement nous abordons une zone de rochers ruiniformes et selon l'imagination de chacun, on y verra des animaux bizarres, des cornes, des aiguilles, des tours …


La pente étant raide, la progression est lente et pas trop épuisante. Lorsqu'un téléphone mobile sonne   ( ce n'était vraiment pas le moment) on verra Camille faire une superbe cabriole dans un buisson en voulant sortir l'instrument du sac de sa propriétaire qui montait devant lui.

Heureusement ce passage délicat ne sera pas trop long et la progression jusqu'à la route privée qui dessert les installations télé et radio du sommet se poursuivra sans trop de difficultés. Nous sommes obligés de grimper entre les gigantesques antennes pour atteindre la crête mais ça valait le coup. Bruno sera applaudi pour nous avoir fait découvrir ce panorama. La perspective plongeante est impressionnante, n'est-ce pas Nicole !

Mais nous allons redescendre pour notre pique-nique car le sommet n'est pas trop hospitalier , le trou est vraiment très profond et la surface disponible réduitePar contre, la clairière où nous nous installons est très bucolique et embaume le thym. Aujourd'hui pas de joueurs de cartes, il manque deux des plus mordus et donc ce sera la sieste pour la plupart d'entre nous.

Puis Bruno donne le signal du départ et, par la route de service, nous commençons la descente jusqu'à un virage où nous nous engageons sur un sentier, frère jumeau de celui que nous avons emprunté ce matin, toujours dans ce décor de rochers ruiniformes. Si la montée avait été pénible, la descente est scabreuse et nous assistons à un grand moment d'assistance de Dominique envers Jacqueline (qui vous le savez maintenant déteste les descentes) : "pose le pied gauche ici, puis le droit sur cette pierre, appuie-toi là". Bravo, il aura droit à une bise à l'arrivée. Pendant ce temps, Christiane et Catherine vont chuter et pour la seconde, Bruno sortira la trousse à pharmacie.

Petit bobo dont le soin a permis au groupe de souffler un peu avant de rejoindre un chemin plus plat qui nous fait repasser au Pas de la Nible.

Il fait toujours très beau, mais maintenant  plutôt chaud, ce qui en fait souffrir certains.

Le chemin qui nous ramène au village est très large et moyennement pentu. Petit arrêt à la source le la Vierge autrefois appelée "Font de la Vieille Ville".La qualité de sa voûte de pierre semble confirmer l'ancienneté de sa construction. Un mince filet d'eau en sort, à peine suffisant pour nous rafraîchir. Lorsque nous atteignons les faubourgs du village nous tombons sur une suite d'affreux oratoires en béton qui conduisent, par une jolie grimpette à la chapelle "Notre Dame d'Inspiration" qui occupe le piton rocheux où se dressait au XIIème siècle le Castrum de la Roque. Fortement restaurée, elle recèle un retable daté de 1664 représentant des scènes de la vie de la Vierge. Un ermite, qui semble habiter les lieux et détenir la clé de la chapelle, étant absent, nous ne pourrons pas admirer le dit retable. La croyance populaire veut "qu'en jetant des pierres dans les niches des oratoires, on conjure le sort et les fiancés sont persuadés de pouvoir s'épouser dans l'année si, de trois pierres jetées, une demeure dans la niche".

En repartant c'est Marinette qui, à son tour, va exécuter une superbe pirouette, sans dommages si ce n'est une peur rétrospective. Jean déclare "qu'elle n'était déjà plus dans ses chaussures de marche" (belle expression), phénomène classique en fin de randonnée quand la concentration se relâche.

Voilà, c'est terminé nous nous retrouvons sur la terrasse de l'auberge du coin, à l'ombre de superbes platanes et servis "avec le sourire", ce qui n'est pas toujours le cas.

 Merci Bruno pour cette très sympathique rando fleurie qui nous a permis de découvrir un panorama impressionnant.

 Merci aux photographes Gérard CHARPY et Jean-Marie CHABANNE.

 La semaine prochaine, le jeudi 29 mai, Bruno GUERIN nous fera découvrir l'Adrech du Bataillon, près de St.Paul en Forêt.

Quelques Photos supplémentaires qui méritaient le détour :

Le groupe au sommet : belle pyramide !

Aujourd'hui Camille porte un magnifique Panama-Pas trop mal installé, n'est-ce pas.

Et pour draguer, ça aide ?










Belle ombelle avec de jolis habitants.
Tout au fond, le retable que nous aurions pu examiner de près si...l'ermite avait été là.

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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