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27 septembre 2008 6 27 /09 /septembre /2008 07:25
BELVEDERE ou sur les traces des PAGANS


Jean BOREL nous avait préparé une rando " moyen-Alto ", dernier degré avant "Sportif". Est-ce  le niveau qui a découragé les marcheuses et marcheurs du
Cercle de Boulouris car nous n'étions que 11 au départ ce matin? Il faut cependant ajouter que l'infirmerie est bien pleine pour le moment et que certains d'entre nous sont en voyages, profitant du calme retrouvé après  deux mois d'été où ils ont été envahis par la famille et les amis . Cinq femmes et six hommes,  comme parité, c'est mieux que la semaine passée. Nous avons retrouvé nos nouveaux randonneurs de la saison passée, GUY et SYLVETTE (voir rando du 3 Avril 2008-Ste Cezaire-Le vallon des Gourds) et une de nos amies qui s'était trompée de jour et pensait aller à la Montagne Ste.Victoire!!! (Le décalage horaire sans doute …)

Nous voici donc partis pour une rando "flash", seulement 9 km mais 710 m de dénivelée, une montée et une descente.

Jean a fait garer nos voitures près d'un petit pont sur la Gordolasque, dans un coin perdu, en bas d' une pente aride  car les parkings sont insuffisants dans Belvédere. Heureusement que les trois voitures  ont pu se regrouper dans la vallée de la Vesubie sinon il n'est pas certain que tous les marcheurs seraient arrivés au point de  rendez-vous !
Il fait 4 ° et certains commencent à regretter d'être partis en short . La rivière, affluent de la Vésubie est très sympathique vue d'en haut mais…n'anticipons pas !

A 9 h10, notre petit groupe démarre par une  montée qui passe en-dessous du village , mais rapidement notre chemin se perd et c'est à l'estime que Jean va le retrouver un peu plus haut. Beaucoup de colchiques (c'est joli mais pas bon signe : l'automne arrive) et surtout de ronciers portant des mûres délicieuses. Mais nous ne sommes pas là pour faire de la   confiture !



Nous entendons la Gordolasque en contrebas. Jean nous explique que ce sentier n'est plus utilisé car il conduisait au pont de Cougnas emporté par une crue dans les années 1990. Il faut donc le franchir à gué en traversant une propriété privée. Jean, lors de sa reconnaissance a obtenu l'autorisation des propriétaires pour traverser leur terrain. C'est donc sans problème que nous atteignons le bord de l'eau en contournant la maison. Le débit est assez fort, mais en sautant sur les rochers ça devrait passer avec un grand saut final. Pendant que Jean s'installe sur le rocher de la rive opposée, certains équipent leur chaussures de sacs poubelles, solutions qui ne s'avèrera pas idéale (difficile avec un fond de rivière très accidenté).

C'est Françoise qui passe la première, mais la procédure n'est pas encore rodée et ses bâtons partirons au fil de l'eau. Enfin elle passe, grâce à Jean qui la propulse sur son rocher, sans trop se mouiller les pieds. Tour à tour, chacun va ainsi passer, plus ou moins bien. La technique est maintenant bien rodée mais Daniela et Eliane prendront quand même un bon bain de pieds. Cette dernière aura la malchance de cogner ses lunettes sur un rocher et le soir, cachée sous ses lunettes de soleil, elle aura un beau bleu tournant au vert. Ah ! le maquillage... Au passage elle aura aussi perdu sa casquette qui est partie au fil de l'eau.

Ah! Tabernacle, j'aurai mieux fait de rester au Canada.

C'est le tour de votre rédacteur avec ses "bottes de 7 lieues"

Bruno de l'autre rive a bien photographié mais nous avons suivi la demande des intéressées et renoncé à  publier certaines images. Dommage...mais imaginez le pire !

Enfin tout le monde est sur l'autre rive et par un petit sentier dégoulinant, nous rejoignons la piste principale et un petit oratoire dédié à St Michel (Dis donc, tu ne nous a pas beaucoup aidé, Michel…) .




Pour réconforter sa petite troupe Jean décide d'une "Pause banane" , pendant laquelle Daniela va changer ses chaussettes mouillées par des sèches, sorties du sac de Jean-Marie.

A partir de ce moment la montée se fait plus raide et nous traversons une immense forêt de sapins par des lacets très courts. Nous sommes du côté ombre de la montagne (l'Ubac) et il fait plutôt frais. Heureusement ( il est fou le rédacteur…), ça monte fort et nous nous réchauffons vite.

Puis nous atteignons une petite plate-forme au soleil (que c'est bon !) avec une vue superbe sur Belvédere et la pointe de Siruol (ça doit être la bonne) de l'autre côté de la Vésubie.

La montée se poursuit sur une pente toujours très raide mais les lacets en atténuent l'effet. Pas de cailloux qui roulent, nous avons droit à un sol de sous-bois, agréable au pied. Jean a fixé une bonne cadence mais la pente étant très accentuée, notre vitesse de montée varie de 450 à 600 m à l'heure. Notre "gazelle" s'échappe, comme d'habitude, suivie d'Albert : un seul chemin, il n'y a pas de risque d'erreur mais une fois de plus la règle de ne pas dépasser l'accompagnateur n'est pas respectée et, dans la descente de l'après-midi, cette situation qui s'est renouvelée a failli nous envoyer sur un autre itinéraire.

Messieurs nos gentils guides-accompagnateurs, un peu plus d'autorité SVP.

A 12 h15, nous atteignons la ligne de crêtes et laissant le Mont Pela à notre gauche, nous nous installons au Caïre St Sauveur pour notre pique nique. Plusieurs nids de chenilles processionnaires, nous écartent de la forêt et c'est, bien installés dans l'herbe , au soleil, que nous allons nous restaurer.


En face de nous, le paysage est extraordinaire. Tout l'horizon est barré par le massif de la Malagrata au relief plissé. Il faut vraiment s'approcher du bord de la crête pour apercevoir le vallon de la Planchette. Un joli sentier emprunte tous les plis de la montagne en face de nous, mais Jean nous précise qu'il a étudié un possible itinéraire par ce chemin sans  trouver une possibilité de boucler, à moins de faire un aller-retour.







Selon la légende, les Rochers St Sauveur où nous nous trouvons étaient le repaire des Pagans, des brigands qui rançonnaient les villages. Tous les ans, la plus belle fille du village devait monter aux rochers St Sauveur pour payer un impôt. On ne revoyait ni l'argent ni la fille. Un jour ce fut le tour de la fille du maire de se rendre chez les brigands. Cachant un poignard dans son vêtement, elle tua le chef des Pagans. Un chevrier astucieux leva, contre les bandits qui criaient vengeance, une armée de chèvres; il plaça un lumignon entre leurs cornes et les brigands effrayés ses sauvèrent.




Seul Guy a le courage de monter au mont
Pela (environ 80 m de dénivelée supplémentaire). Il a eu raison car la vue de là-haut est certainement superbe sur le village de La Bollene-Vesubie


Comme prévu par la météo, le temps se couvre et il ne faudra pas trop traîner dans la montagne.

Nous repartons vers 13 h en attaquant une descente symétrique à notre montée, même pente, même type de chemin.

Nous avons quand même droit à un coup d'œil sur le village de La Bollène, dommage qu'un peu de brume commence à atténuer les couleurs.

Bruno a prêté ses bâtons à Claude pour la descente et en profite pour nous en rappeler le bon emploi sur ce type de terrain : l'extrémité du bâton dans la paume, planté du bâton devant soi, au même niveau, pencher le corps en appui vers l'avant, dans les dévers régler un bâton plus court que l'autre, etc…
C'est devant ce gros groupe de rocher que nous allons faire la photo de notre petite troupe. Jean avait bien proposé de l'escalader mais sans recueillir un avis enthousiaste.

Nous ne sommes plus dans les sapins mais dans des feuillus que personne ne sait identifier. Nous passons sous une falaise qui ferait certainement la joie des "escaladeurs"...il n' y en a pas dans le groupe. Jolies échappées vers les villages de Belvédere et de Roquebillière, mais les photographes auront beaucoup de mal à éviter la végétation. Bruno réussira   malgré tout une jolie photo.

Alors que la montée avait été silencieuse, et pour cause, dans la descente les langues se remirent à marcher, entraînant quelques remarques misogynes. Vers la cote 880, nous atteignons un  blockhaus, impressionnant par la taille et la hauteur de cette construction qui semble descendre très bas sous terre.

Il reste encore 200 m de dénivelée pour atteindre le petit pont où nous avons garé nos voitures. Ils seront rapidement parcourus et vers 15 h nous avons terminé notre boucle.

C'est à St Martin du Var que nous allons prendre notre pot habituel. Jean en profite pour vérifier que sa commande du repas pour la randonnée de Duranus a bien été enregistrée.


 
Merci Jean pour cette randonnée atypique et peu connue. Le passage du gué a pimenté notre parcours. Personne ne t'en tiendra rigueur ! Tu vas devenir le spécialiste de ce type d'aventures (Le Bourguet-Brenon- 24 avril 2008)


 
Merci aux photographes Bruno GUERIN, Jean-Marie CHABANNE

 
La semaine prochaine, Bruno GUERIN nous a proposé une jolie balade à la Montagne Ste Victoire. Pour "Les Petites Jambes" il sera possible d'éviter les derniers 200 m de dénivelée. Attention en cas de pluie la veille ou de mistral, Bruno annulera la Ste Victoire et nous conduira pour une rando sympa à Cottignac.

Quelques images en "bonus"

Que d'eau ! Que d'eau ! Bucolique !




















Belle vue sur Belvedere
 dans la montée.















La falaise dans les bois.















Vers les profondeurs du blockhaus.


















Toujours superbe la montagne (ici au dessus de Bevédère-joli coup de zoom de Bruno)

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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