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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 16:00

CHATEAUDOUBLE

 

Ah ! Quelle joie de retrouver notre BRUNO ! Aujourd'hui, il nous propose une des randos les plus classiques de notre région autour de Chateaudouble. Avec lui, les plus anciens du groupe l'on déjà faite, en partie ou dans un autre sens. Mais aujourd'hui, il y a une très forte majorité de "nouveaux" qui vont la découvrir : 16,800 km et 300 m de dénivelée ( à l'arrivée les chiffres seront un peu différents).  Nous sommes 28, pas mal ! 11 marcheuses seulement, Mesdames, d'habitude vous faites mieux. Cet effectif est quand même exceptionnel à cette saison car s'il faisait 1 °  au départ de St.Raphaël, le thermomètre n'a cessé de baisser au fur et à mesure de notre montée vers l'arrière-pays et sur le parking de Chateaudouble il fait –3°. Par contre nous avons un beau soleil et la météo est excellente. Pour une fois nous avons de la chance car ce vendredi ce n'est plus la même histoire et il ne ferait pas bon randonner.

L'infirmerie est encore bien garnie et nous en profitons pour envoyer un amical souvenir à Maurice qui se remet doucement de son opération : reviens vite parmi nous ! Nous avons aussi retrouvé Camille qui nous avait un peu abandonné ces temps-ci.

 

Véritable nid d'aigle, perché de façon vertigineuse sur le bord d'une falaise, Châteaudouble domine de 130m les gorges verdoyantes qui portent son nom. C'est la présence de 2 châteaux, l'un au dessus du village, l'autre sur la rive de la Nartuby qui explique le nom de Châteaudouble.

Châteaudouble (Castèudouble en provençal de norme mistralienne et Castèudoble en provençal classique)- là ça se complique- recèle des traces d’occupation préhistorique (grottes classées des chèvres, des chauves souris et du Mouret) et présente d’anciens gisements de fer. Par contre, il n’existe pas de vestiges de l’occupation romaine, générale dans la région. Les habitants, plus nombreux qu’aujourd’hui, y avaient opposé une résistance farouche qui découragea l’envahisseur en regard du faible avantage prévisible.

Michel de Notre Dame, le célèbre Nostradamus, médecin et astrologue né en 1503 à Saint-Rémy de Provence, a cité Châteaudouble dans ses prophéties : « Châteaudouble, double château, la rivière sera ton tombeau. » Rien de magique dans cette pensée mais simplement l’esprit d’observation de l’astrologue déduisant, qu’un jour, l’érosion creusée par la rivière provoquera l’effondrement du site.

Ce n'est pas la rivière qui posa problème il y a cinq ou six ans, mais un glissement de terrain qui isola le village pendant plusieurs mois. Il fallut complètement purger la falaise et la consolider.

Il est 8 h 45 lorsque BRUNO  donne le signal du départ en direction de la Nartuby qui cascade au fond des gorges calcaires. C'est assez rare mais aujourd'hui nous commençons par une descente ce qui ne permet pas de se réchauffer mais tout le monde est bien couvert, coiffures y compris…mais nous en reparlerons. Quant à Bruno, admirez ses gants-moufles, si bien adaptés pour manipuler des documents ! Au début la descente ne présente pas de difficultés mais entraîne quand même un première chute, sans gravité. Lorsque nous quittons le chemin principal le relief du terrain et sa pente compliquent notre progression et nous enregistrons deux chutes, sans gravité non plus. Le bruit de la rivière est de plus en plus présent, heureusement il y a un petit pont pour la franchir. La balustrate est gelée ! Aujourd'hui personne n'aurait eu envie de passer à gué.

Une fois sur l'autre rive, le chemin suit la rivière, la plupart du temps bien cachée dans la végétation et lorsqu'elle se découvre enfin à l'occasion d'une petite cascade, les photographes en profitent.

 

Le chemin est tellement agréable que nous dépassons la bifurcation vers la route et c'est presque arrivé à Rebouillon que Bruno arrête le groupe pour la pause matinale. Nous avons retrouvé le soleil, caché par la falaise depuis le début de notre progression et certains se débarrassent déjà d'une couche de vêtements.

Ces pauses sont toujours sympathiques et s'il y a échange de nourritures (et aujourd'hui surtout de café car il a fait un peu frais en bordure de rivière), ces trois-là échangent des recettes d'homéopathie. Ces pauses, allons-nous continuer de les appeler "pause banane", Jacqueline nous ayant dissuadé d'utiliser ce fruit à cette occasion : gare à la réaction de nos amis antillais !

Nous repartons pour retrouver le chemin prévu mais finalement il faudra faire environ 250 m de "goudron" pour reprendre le chemin du Gros Roucas qui va nous conduire sur le plateau. Nous progressons sur un bon chemin en montée et en plein soleil.  Des oliviers en restanques sont couverts de fruits encore bien verts alors qu'à St.Raphaël, ils ont déjà viré au noir. La douce température  nous conduit à une nouvelle séance "d'effeuillage" et à cette occasion, Marcel va oublier un bâton, ce dont il ne prendra conscience que quelques centaines de mètres plus loin. A quoi avais-tu la tête ce matin, cher camarade ? C'est comme d'habitude notre ami Camille qui va rechercher le bâton en question et en attendant, on fera une photo du groupe où Camille sera représenté par son sac… 

Nous récupérons Camille, sans le bâton,  Marcel il faudra en redemander un au Père Noël !

 

 

 

 

 

Arrivant à l'extrémité est du parcours, nous remontons carrément au nord sur un mauvais chemin, montant et empierré qui nous conduit à la Plaine de La Garde, altitude 572 m. Il est 12 h 30, heure convenable pour le pique-nique.

 

Mais ce plateau est très humide et il n'est pas facile de trouver un coin sec, au soleil et à l'abri du vent, avec si possible de quoi se mettre les fesses au sec. Le groupe se partage en deux et on verra même certains déplacer "leur pliant" de pique-nique pesant dans les quinze kilos. Et c'est par un excellent Ambassadeur maison offert par Paulette que nous commencerons nos festivités. Bravo, c'était délicieux…et merci.

Les joueurs de cartes sont vraiment accros et aujourd'hui, c'est debout qu'ils pratiquent.

En repartant, Jean va "piquer" le bonnet vert de Dominique : affolement temporaire et c'est là que l'on entendra Yvette parler d'un certain "nain de jardin", un peu grand certes, mais il y a de ça. Vous n'aviez pas remarqué, depuis ce matin on ne voit que lui sur les photos. 

Il n'a pas du faire chaud sur le plateau, cette nuit, car dans les flaques d'eau, la glace fait bien un centimètre d'épaisseur. Bruno quitte la grande piste et s'engage sur un petit sentier qui selon le GPS s'écarte de l'itinéraire mais se dirige directement sur le Château de la Garde. Bruno, craignant que cette voie ne devienne privée, préfère retourner et c'est Camille qui nous remettra sur le bon chemin en suivant les traces d'un véhicule à quatre roues. Dommage nous aurions abordé le château du côté sud, le meilleur.

Le vent a du souffler aussi très fort car le chemin est obstrué par deux gros pins arrachés ou cassés, coup de vent très local car il n'y a pas d'autres arbres abîmés alentour. Nous sommes juste en dessous du château qui se trouve environ à 300m mais que nous ne verrons pas. Votre rédacteur râle, c'est la deuxième fois qu'il cherche en vain ce sacré château…il faudra revenir encore une fois.

Joli coup d'œil sur le village de Chateaudouble. Il ne reste plus qu'à redescendre jusqu'au pont sur la Nartuby avant de remonter les 130 mètres pour rejoindre le haut du village. Côté adret, à l'ombre, il faisait très frais mais en montant vers le village nous nous réchauffons sur la plus grosse pente du parcours. Arrivés au sommet sur les ruines de l'ancien château, la vue sur la tour et le village est bien agréable et méritait ce dernier effort…et une photo de groupe.

C'est du  vieux cimetière, au bas de la tour que la vue est la plus impressionnante, aussi bien sur les toits, l'église et surtout la hauteur de la falaise.

En redescendant nous allons découvrir un étrange double bénitier (c'est du moins le rôle que nous lui assignons), taillé dans une  pierre décorée d'une croix. Mais déjà, la plupart des participants ont rejoint leur voiture et se préparent au retour. Le bar du village n'ouvrant qu'à 17 h 30, c'est à Figanières que nous allons prendre notre pot habituel. Nous aurons en fait parcouru 18 km avec une dénivelée de 560 m.

Merci Bruno pour cette grande classique, ni trop facile ni trop ardue, où ton groupe, à l'unanimité, n'a pas rencontré de difficultés.

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Claude LALANDE et Jean-Marie CHABANNE.

La semaine prochaine, Jean BOREL nous fera découvrir un nouvel aspect de COMPS/ARTUBY:

Jeudi  04 Décembre 2008  à  8 h 00  COMPS SUR ARTUBY (83) – Le Jabron

Un agréable sentier sans difficulté particulière parcourant les forêts de Pins et de chênes, nous conduira jusque sur les rives du Jabron, petit ruisseau anodin mais qui peut poser problème pour le traverser à certaine période (voir rando du 24/04/2008). Mais pas de difficultés pour cette rando, il y aura un pont ! Repas et boisson à sortir du sac pour un pique-nique sur les rives du Jabron – Longueur : 12 Km 600 - Durée : 4 h 00 – Dénivelée : 505 m – Niveau : Moyen – Medio

Quelques photos en "bonus":

Il fait vraiment très beau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Gorges

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Après "Nicole et Nicole" de la semaine passée, voici "Yvette et Yvette"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pause-Bon appétit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La pause-  S'il te plait Monique, ne fait pas la grimace quand je te photographie !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Superbe vue du haut des ruines du chateau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La tour

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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