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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 14:56

Les Hauts du Rayol

Aujourd’hui la météo nous promet un beau soleil. C'est le temps idéal pour la randonnée de bord de mer que Jean Borel nous propose au Rayol-Canadel. Pourtant nous ne sommes que 19 randonneurs sur le parking du Rayol. Tant pis pour les absents ! Mais parmi ces 19, nous avons le plaisir de retrouver Bruno qui nous avait abandonné pendant 3 semaines. Pour célébrer son retour, Jean le nomme serre-file. Puis il nous présente le profil de la randonnée : moins de 500 m de dénivelé et à peine 15 km. Ce sera une rando "moyenne".
Pour commencer découvrons Le Rayol. Face à la mer, le Rayol Canadel s'étend dans un cirque naturel de verdure, avec au nord le Massif des Maures et au sud, le littoral rocheux formé de caps, criques et baies abritant 4 plages de sables fins. Le site est magnifiquement boisé (80% de la commune) de forêts de chênes-lièges, de bruyères et de mimosas au sein desquels se dressent de belles propriétés méditerranéennes. Nous nous rapprochons de la mer afin d'emprunter l'Escalier Monumental du Rayol.
Au départ, cet escalier, construit en 1925, menait au Rocher du Drapeau – où nous grimperons tout à l'heure -sur lequel était planté l'emblème français. Mais aujourd'hui, on ne distingue plus que "l'escalier du Centre" et "les degrés de la Mer" qui descendent sur la plage du Rayol. Nous grimpons donc "l'escalier du Centre", bâti en schiste du massif des Maures et décoré de vases en terre cuite. Il débouche sur une pergola circulaire : le Pateck. Puis nous allons voir l'église du Rayol, à  l'extérieur de laquelle  des gradins permettent d'assister à la messe en plein air. Mais il est temps de marcher. "On va commencer à monter !" nous dit Jean. Et nous montons une route en corniche au-dessus de la mer. Un paysage magnifique s'offre à nos yeux (émerveillés bien sûr), avec en premier plan le cap Nègre puis le cap Bénat. Et au fond ne serait-ce pas Porquerolles ? Chemin faisant, la température monte. "Déshabillez-vous !" nous dit Jean. "Déshabillez-moi" répond Françoise. Mais comme il n'est pas question de s'arrêter en côte, ce sera pour plus tard. Peu après, Jean nous dit : "On se laisse glisser jusqu'à la route !"  Nous descendons en direction de la mer puis traversons la route et par un sentier toujours en corniche, nous atteignons le village du Dattier. A présent nous apercevons devant nous Cavalaire puis la côte jusqu'au Cap Lardier.
"
Nous atteignons notre point bas (de la matinée) !" Nous atteignons également l'ancienne voie ferrée. "C'était la voie ferrée du Macaron". Mais je vous en parlerai plus tard" ajoute Jean. Après le "point bas" il faut bien sûr remonter. "Nous allons remonter jusqu'au col de Canadel." Nous grimpons une série de lacets. La pente devient raide. Jean constate alors que notre serre-file est à la traîne. "On va l'attendre au tournant !". "Et lui faire sa fête !" précise Annie. Mais Bruno arrive, tout le monde se calme.    
Bientôt nous avons en ligne de mire un château d'eau. Nous le contournons. "
Nous atteignons notre point haut (de la matinée) !" Mais seul Bruno, très en forme, escalade le sommet. Au passage prenons le temps d'admirer le paysage : la vue sur mer est splendide ! Nous quittons notre point haut, puis franchissons le col de l'Etoile (alt. 227 m). Nouvelle descente puis nouvelle grimpette, parmi les arbousiers, bruyères et cistes. Un peu plus loin nous atteignons un bois de chênes-lièges, avec en ligne de mire cette fois-ci le Drapeau. Comme son nom l'indique, un (tout petit) drapeau en coiffe le sommet.  La grimpette se termine par une escalade un peu sportive dans les rochers.
Les premiers arrivés au sommet savourent leur succès. Ils sont bientôt rejoints par tout le groupe. Et voici le tableau de la victoire : Jean, entouré de sa troupe, posant au garde-à-vous au pied du Drapeau.

Il est midi. Cette ascension en a mis plus d'un en appétit. Ne pourrait-on pas pique-niquer ? Mais Jean a son idée : nous irons déjeuner au Col du Canadel (alt. 267 m). Une demi-heure plus tard nous y sommes. C'est vrai, l'endroit est idéal : voici des rochers pour nous installer confortablement, le sol est bien sec, le soleil brille et nous avons une superbe vue sur mer. Que demande le peuple ? Nous savourons notre pique-nique, bien arrosé comme d'habitude. Et pour terminer : café et friandises. Il ne manque plus que la sieste ! A défaut de sieste, Jean nous parle du "Macaron", l'ancien train du littoral. "Comme ça je n'aurai pas besoin d'y revenir, quand on sera sur l'ancienne voie ferrée !"

Sur cette voie ferrée, circulait - de Toulon à Saint-Raphaël - un petit train à voie métrique. Il était surnommé le train des Pignes (comme on appelle aujourd'hui la ligne Nice-Digne), probablement parce que le train traversait de nombreuses pinèdes où la voie était jonchée de pommes de pins. Mais à Toulon, c'était "Le Macaron ". Pourquoi le Macaron ? Peut-être cela viendrait-il du macaron, délicieuse pâtisserie provençale, un petit gâteau rond à base d'amandes et de pignons. Des assiettes de macarons auraient été distribuées aux invités de la cérémonie d'inauguration du train à Toulon. en 1905. Cette ligne du Macaron fut exploitée jusqu'en 1949.

Mais nous ne nous attardons pas car la route nous appelle. Heureusement le plus dur est fait; à présent nous n'aurons presque que de la descente. Descente facile pour commencer. Puis notre sentier devient plus accidenté. L'eau qui coule de la montagne imbibée par les pluies de ces derniers mois, forme un ruisseau qui envahit par endroits le sentier. Le sol devient boueux. Mais heureusement cela ne durera pas. A l'approche du Rayol, Jean nous prévient : "Nous allons traverser une résidence privée. Je vous demande de faire silence !" Et qui l'eût cru ? Le silence se fit ! Jean n'en revient pas lui-même. Une fois sortis de la zone à risques, il nous déclare : "Pour une fois, vous avez su tenir votre langue. Je vous félicite !" La suite de la rando se passe sans encombres. Nous atteignons l'ancienne voie ferrée. Souvenez-vous : le Macaron ! Une demi-heure plus tard nous déboulons sur la plage du Rayol, plage qui accueillit le débarquement des alliés le 14 Août 1944. Petite pause pour admirer la mer. Quelques pas sur la plage. Puis nous rejoignons la voie ferrée. Passage sous un tunnel. Et enfin direction nos voitures, en grimpant par l'Escalier Monumental. Eh oui, certains l'avaient oublié, ce magnifique escalier, inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques. Des dizaines de marches en fin de randonnée ! A ceux et celles qui se plaignent : "Ca casse les jambes !", Jean répond : "Je vous l'avais pourtant dit que nous terminerions par l'Escalier !" Et ce qui fut dit fut fait.

Pour terminer cette belle journée, allons prendre un pot à San-Peïre.

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée au soleil et au bon air de la Corniche des Maures.

 

 

(*) Extrait du site http://www.mes-annees-50.com/

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Daniel MANGIN.

 

Encore quelques photos :

Pique-niqueurs en pleine action













La mer qu'on voit danser














A l'assaut du Drapeau














L'église du Rayol

 

















Prochaine sortie :
Jeudi 05 février - 8 h 00 - ROOQUEBRUNE s/ARGENS (83) - LA FLÛTE

Cette randonnée, sur chemins et pistes, nous conduira sur un parcours fabuleux de floraison du mimosa. Nous y rencontrerons des ruines anciennes et des points de vue sur la côte et sur l'ESTEREL.

Repas et boisson à sortir du sac.

Durée : 4,40 h - Longueur : 18 km - Dénivelée : 464 m - Niveau : Moyen MEDIO

Responsable : Bruno GUERIN

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Published by Gérard - dans Loisirs
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