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28 février 2009 6 28 /02 /février /2009 08:50

Castillon – Le Mont Razet

Aujourd’hui Jean Borel nous emmène à Castillon, dans l’arrière-pays de Menton. « Nous découvrirons les vestiges de l'architecture militaire qui truffent littéralement le site de la "Pierre Pointue" et surtout la baie de Menton qui monopolise le regard tout au long du parcours ». Nous atteindrons le Mont Razet (alt. 1281 m), au cours d’une randonnée de 10,25 km pour un dénivelé de 740 m. Pour les « petites jambes », Jean a prévu un parcours réduit de 7,8 km et 500 m de dénivelé. Nous voici 23 randonneurs sur le parking du col de Castillon. Jean constitue ses deux groupes. « Ceux qui vont dans le premier groupe, venez vers moi. Attention ça va aller vite ! » prévient Jean. Nous voici 12 courageux – ou téméraires ? - devant l’église du vieux Castillon.
Les 11 autres rejoignent Daniel Royer qui conduira le deuxième groupe. Notre groupe démarre sans perdre de temps. Nous suivons une petite route qui grimpe vers le Nord.
Nous attaquons cette première côte à vive allure. « 
Tiens, les deux blogueurs sont dans le même groupe » constate Jean. Mais le problème (si c’en est un) est vite réglé. Jean-Marie trouvant la cadence trop élevée, décide d’attendre les petites jambes. Presque aussitôt, la pente s’adoucit … et notre cadence aussi ! Bientôt notre route oblique vers l’Est puis se prolonge par un sentier de crête. « Qu’est-ce que ça grimpe ! » « Ca va être pire ! » répond Bruno. Petite pause, pour une photo de groupe avec Castillon en arrière-plan. Jean nous parle de ce village. « Entièrement détruit lors du séisme de 1887 puis reconstruit. Ruiné à nouveau lors des terribles bombardements de 1944, il a été reconstruit en contrebas du col de Castillon et a su attirer de nombreux artistes et artisans créateurs ».  Nous reprenons notre grimpette. Le ciel est dégagé, le soleil brille, c’est le bonheur ! D’autant que voici le moment tant attendu : la pause casse-croûte. Jean en profite pour nous conter l’histoire du viaduc du Caramel.

« Le viaduc reste un des derniers vestiges de la ligne de train qui reliait Menton à Sospel. Depuis longtemps des projets avaient envisagé cette ligne. Le viaduc est construit en 1910 et la ligne inaugurée en 1912. Mais elle est concurrencée par la ligne Nice-Sospel-Cuneo. Et moins de 20 ans plus tard, son exploitation est arrêtée ».

Nous poursuivons par un chemin en lacets qui court dans des éboulis au pied de barres calcaires. Au-dessus de nous se dresse un éperon rocheux à la forme étrange. C’est le site de « la Pierre Pointue » où nous pique-niquerons tout à l’heure. Encore quelques lacets et nous rejoignons un chemin qui mène à la Pierre Pointue. (Ce site, ancien poste de la ligne Maginot, est encore truffé de blockhaus, galeries, casemates ou autres tourelles.) Jean nous montre le Mont Grammont (alt. 1378 m), situé juste à la frontière italienne. Il envisage d’en faire un but de randonnée. Avis aux amateurs ! Puisque c’est ici que nous allons retrouver le 2ème groupe, ayons une pensée pour eux. Que deviennent les « petites jambes »?
Jean-Marie nous raconte : « Après avoir absorbé Jean-Marie, le groupe continue sa progression. A une bifurcation Daniel part à droite sur un chemin en restanques … qui ne débouche nulle part ! Le GPS indique que nous sommes trop à droite. Daniel essaie de corriger le tir mais la restanque nous conduit encore plus à droite. Un point GPS indique qu’il faut remonter carrément à gauche. Daniel et Jean-Marie partent à travers les broussailles, laissant le groupe faire la pause matinale. Après avoir durement crapahuté, Daniel parvient au chemin. Il laisse Jean-Marie et repart chercher le groupe. Le sifflet de Jean-Marie permet au groupe de se diriger et les 11 rescapés retrouvent le chemin et Jean-Marie qui les attend. Le groupe repart mais Jean-Marie est très essoufflé. Après deux arrêts où il tente de récupérer, il décide de redescendre avec Yvette. » Que deviendront les Petites Jambes ? Les retrouverons-nous pour pique-niquer ? A suivre…
« 
Au fait, puisque nous allons revenir ici, ne peut-on pas laisser nos sacs ? suggère Dominique. « Non, ce n’est pas prudent. D’ailleurs, dit Jean, je dois garder le mien, car je transporte la trousse à pharmacie. C’est vrai, je ne m’en suis jamais servi… » Mais on ne sait jamais ! Nous abandonnons le sentier pour suivre la crête (ou arête sommitale) qui conduit au mont Razet. Nous grimpons parmi les rochers avec en point de mire le sommet. Comme le montre cette photo. Pas exceptionnelle la photo, sauf que Gérard, qui s’est écarté du sentier pour la prendre, trébuche et se heurte le tibia sur un rocher. « Plus de peur que de mal » pense-t-il en se relevant. Mais sous son pantalon, il découvre une jolie plaie béante. Aussitôt les secouristes l’entourent : Bruno, Roland et Jean qui accourt avec sa trousse à pharmacie. Saluons ici le sang-froid avec lequel ils le soignent, malgré la vision de la plaie sanguinolente, bien ouverte jusqu’à l’os. Roland prépare les strips, Gérard serre les lèvres (de la plaie), Bruno pose les strips. Et pour finir Jean emmaillote le tibia dans un superbe bandage. Ca y est, l’intermède est fini ! Reprenons un peu de hauteur ! Direction le mont Razet ! que nous atteignons rapidement. Un superbe panorama nous attend. Les photographes (très nombreux aujourd’hui) mitraillent dans tous les sens : voici le groupe, les pieds dans la neige, le groupe sur fond de montagnes enneigées, le pansement de Gérard en premier plan. Nous savourons notre victoire. Nous atteignons ensuite le deuxième sommet du mont Razet (alt. 1287 m). A la descente, Jean cherche en vain le chemin, sans doute masqué par la neige. C’est donc une séance de hors piste qu’il nous propose. Sur une pente couverte de grandes herbes bien glissantes, parmi « les taillis de charmes houblons et les bosquets d’alisiers qui couvrent les flancs escarpés du mont Razet » (*). Autrement dit dans un fouillis de branches d’arbustes qui nous fouettent, nous agrippent. Chacun cherche son chemin comme il peut. Soudain Monique glisse et exécute un double roulé-boulé arrière (double salto raté selon certains) avec sortie à plat ventre dans l’herbe. Heureusement elle se relève sans bobo. Après ce passage périlleux, nous retrouvons un sentier praticable. Il nous mène à la baisse de Scubion. Devant nous un champ de neige et à l’horizon le Mercantour.
Nous prenons sur la droite un sentier qui descend par le flanc nord du Mont Razet. Nous avons un bon kilomètre à parcourir le long de ce versant. Versant nord = versant froid. De fait le sentier est enneigé. La neige est bien dure, gelée par endroits, glissante de partout. Et en cas de glissade, on irait tout droit dans le ravin ! Francis et Nicole ouvrent la marche. Nicole se fabrique une paire de bâtons pour assurer sa stabilité. Après quoi, il suffit d’avancer à petits pas, en essayant de conserver son équilibre sur cette piste damée (damnée piste, oui !). «
Nous aurions dû prendre des crampons » dit Jean. A jouer ainsi les équilibristes, ce kilomètre nous semble un peu long. Enfin le sentier tourne à droite. Voici le col de Roulabre (alt. 1094 m). Voici le flanc Est ensoleillé du mont Razet. Et la fin de nos ennuis ! Nous descendons jusqu’à la Pierre Pointue où nous retrouvons le deuxième groupe (réduit à 10). Voici le temps du repos et du pique-nique. Nous sommes confortablement installés au soleil, quel rêve ! Mais le chemin est encore long. Nous repartons d’abord à flanc de coteau sur le flanc Sud et Ouest du Mont Razet, puis en descente plus rapide jusqu’au col de Castillon. Rien à signaler si ce n’est quelques chutes sans intérêt. A l’arrivée nous retrouvons Yvette et Jean-Marie, qui a eu le temps d’écrire le blog des « petites jambes ». Et pour finir cette belle journée, allons prendre un pot à Monti, sur la route du retour.

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée aux multiples péripéties. Merci à Daniel pour l’attention qu’il porte à ses « petites jambes ».

Enfin un grand MERCI à mes secouristes : Bruno, Jean et Roland. Le soir même, le médecin urgentiste examinant mon tibia, dira en voyant les strips posés par Bruno: « C’est du bon boulot. Il n’y a rien de plus à faire. Vous pouvez les féliciter de ma part ! »  Ce qui est fait. Gérard.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Claude LALANDE, Francis OUDARD, André TUPIN.

 

(*) Extrait du site http://randoxygene.org/

 

Encore quelques photos : Dans la neige














Descente dans la neige


















Au pique-nique













Rochers et falaises

 










Prochaine sortie :
Jeudi 05 mars - De MALPASSET (Les Arcs Escoffier) à l'Aire de l'ESTEREL

Randonnée classique sur sentiers, chemins et pistes en passant par le lac et les gorges de l'AVELLAN.

Pique-nique.

Durée : 4 h45 - Longueur : 19,4 km - Dénivelée : 687 m- Niveau : Moyen /MEDIO

Responsable : Bruno GUERIN

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Published by Gérard - dans Loisirs
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