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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 12:00

MONS- Les Mégalithes

 

 32 marcheuses et marcheurs se sont retrouvés autour de Jean BOREL sur la grande place de Mons ! Pourtant il n' y a pas de restaurant aujourd'hui… Mais la météo est favorable et la balade sera certainement superbe ce qui peut expliquer cet effectif. Pourtant, "l'infirmerie" est encore bien occupée. Nous avons retrouvé Geneviève, notre super-gazelle, et Rolland avec en poche son tout nouveau brevet de Guide-accompagnateur de la FFRP : félicitations. Nous partons pour 18 km avec une dénivelée de 600 m environ.

Il fait encore un peu frais à 800m d'altitude, lorsque Jean BOREL nous présente sa rando et le village de Mons, grimpé sur le muret  de la terrasse. Heureusement il n' y a pas de vent…et il n'a pas le vertige.




C'est un superbe balcon qui permet de voir jusqu'aux îles de Lérins. Avec celui de Cabris, c'est un des plus remarquables panoramas de la Côte d'Azur.

 

Le village est  situé à 814 mètres d'altitude. Les hommes y sont présents depuis la préhistoire, comme en témoignent de nombreux dolmens.
De même, les Romains construisent un aqueduc de 42 km qui permet de conduire l'eau des sources de la Siagnole vers Fréjus.Il est toujours visible à la Rochetaillée.
C'est au Xe siècle enfin qu'une colonie de Ligures, les "Figouns", appelée par le seigneur de Mons, s'installe véritablement.
En 1113 l'église de Mons, consacrée à Sainte Victoire est construite dans l'enceinte du château.
Malgré plusieurs épidémies de peste qui sévissent du XIVe au XVe siècle, le village se développe progressivement, une nouvelle église (1260) s'édifie sur l'emplacement actuel. Elle sera agrandie au fil des siècles.( http://www.mairie-mons83.fr/
)

 

Le groupe traverse ce charmant village aux ruelles étroites dont les noms sentent bon la Provence. A l'extrémité Est, petit arrêt sur les ruines du château. C'est vraiment de là que commence la rando. Jean en profite pour quelques commentaires sur la vitesse de marche suite aux remarques faites à St.Tropez, demandant aux randonneurs  de réguler eux-mêmes la cadence de marche. Aujourd'hui avec Geneviève, Françoise, Dominique on ne risque pas de traîner en route…

C'est aussi le moment de faire la photo de groupe, pour ne pas l'oublier comme la dernière fois !

 

Arrêt à la chapelle St Pierre et son joli petit oratoire pour un "effeuillage" nécessaire après ce premier kilomètre. Pas de vent, du soleil, il faut absolument alléger les tenues car nous allons commencer à monter. Très vite nous atteignons le premier mégalithes, celui de RIENS. Antérieurs aux pyramides, ces mégalithes se généralisent en France à partir du troisième millénaire avant JC. Objets de superstitions populaires en relation avec des êtres magiques ou surnaturels, ils sont une partie de notre histoire et de nos traditions. Le Var possède un des plus importants patrimoine mégalithique de Provence. D'une façon générale, il s'agissait de sépultures. Ce sera notre "fil rouge" tout au long de notre parcours puisque nous en visiterons 3.

 Le dolmen de Riens a été fouillé par E. de Pas en 1910 et Gérard Sauzade en 1972. La cella comprend une grande dalle de chevet, de dalles et murets au Nord et Sud. Les piliers sont constitués

de deux dalles échancrées, calées au sommet par un pierre plate, formant une porte ovale. Le tumulus rond mesure 8m de diamètre, la dalle de couverture gît sur le tumulus.

Le mobilier des fouilles E. de Pas est inconnu, Sauzade a recueilli le matériel suivant dans le couloir :
- des fragments osseux, des tessons d'un gobelet Campaniforme, une armature de flèche à retouche bifaciale sublosangique, 3 canines de renard et une de loup percées, une perle triangulaire en roche verte, 2 perles discoïdes épaisses en calcite, trois maillons de chainette en bronze.
Ce dolmen datable du Chalcolithique - Campaniforme a connu une réoccupation au Bronze final. http://www.archeoprovence.com/dolmen/dolriens/riens.htm

 

Amende honorable du rédacteur : chalco est bien relatif au cuivre.


Reprenant notre cheminement, nous montons par un sentier étroit dans une forêt de chênes verts.

Après la "pause banane", nous atteignons le plateau de la Colle où nous allons apercevoir une autre groupe de marcheurs. C'est là que nous allons découvrir le second mégalithe, celui de la COLLE .
Alors que nous l'avions déjà aperçu dans la montée, le paysage au nord-est, barré par la montagne de l'Audibergue enneigée, est superbe. De l'autre côté de la montagne, il y a un restaurant cher au cœur de certains…mais ceci est une autre histoire.

Quelques Hellébores de Corse (Heléborus argutifolius) nous rappellent que c'est la fin de l'hiver. Nous les retrouvons toujours avec plaisir dans nos randos car c'est le premier signe du radoucissement de la température.

Jean nous explique que nous allons descendre jusqu'aux rives de la Siagniole ( celle d'Escragnolles), 220m sur à peine un kilomètre. Pour ceux qui préféreraient l'éviter, Bruno les conduira directement à la cascade de Clare. Six marcheurs et marcheuses

 vont l'accompagner.

Les 25 autres entament cette fameuse descente, assez raide, qui nous conduira jusqu'au petit pont romain qui enjambe la rivière. Au cours de la descente nous trouverons le troisième mégalithe, le dolmen de la Brainée.

 

 Situé entre Mons et Escragnolles, ce mégalithe a été fouillé par le Comte de Pas. Cité par Goby en 1929, Courtin en 1962 et 1974, Roudil et Berard en 1981, c'est un grand monument composé de 6 dalles de calcaire. La dalle de chevet mesure 2,50 m de hauteur et 1,80 m de large. Les côtés nord et sud sont délimités par des dalles dressées. Le couloir, donnant sur l'ouest, est long de 3 mètres. Du matériel égaré ne subsiste qu'une perle en tonnelet en roche verte, deux tessons de céramique campaniforme, deux armatures. Datation : chalcolithique probable. Ce monument a été restauré par Hélène Barge Mahieu dans le cadre du programme de classement, restauration et mise en valeur des mégalithes du Var en 1990. Deux dalles éffondrées dans la chambre ont été restaurées. Les dalles latérales Sud et Nord consolidées, les petites murettes entre les quatre dalles de la chambre ont été restaurées et scellées. Le montant latéral nord du couloir qui avait disparu a été reconstitué. La partie sud du couloir ainsi que le tumulus ont été remis en état. 

http://www.archeoprovence.com/dolmen/dolbrainee/brainee.htm

 

En parlant de dalles, Beps ajoutera qu'on serait bien ici pour "casser la dalle". Quelqu'un ajoutera " que dalle!". Et c'est pourtant vrai, un pique-nique ici serait sympathique. Le paysage est grandiose avec l'Audibergue, tout près semble t'il, et la route Napoléon qui serpente à flanc de montagne. Mais il faut repartir car le groupe des 7 nous a donné rendez-vous à la cascade pour pique-niquer.

Que deviennent-ils ces 7 là ?

Yvette nous racontera : " Nous poursuivons tranquillement sur la grande piste en observant le vallon où ont "plongé" les 25  autres marcheurs. Finalement nous ne les verrons pas mais nous observons très bien le petit pont où ils devront passer. On y distingue une forme blanche qui s'avérera, sur les photos, être une dalle verticale à l'entrée ouest du pont. Nous ratons le petit chemin qui descend à droite, pourtant marqué par un  cairn, mais Bruno corrige rapidement l'itinéraire. Nous n'avons fait que 100 m de trop. La descente est encombrée d'arbres morts, de branches cassés et de genets. Camille, toujours serviable, passe devant et "nettoie" le chemin.

Nous traversons un bois dont le sol est couvert d'hépatiques bleues  (hépatica nobilis) avant d'atteindre la Siagniole que nous traversons sans difficultés. De l'autre côté, la pente est assez raide, elle nous conduira à la cascade. Remisant nos sacs sous le surplomb de la falaise, derrière un muret coupe-vent, nous descendons pour nous rapprocher de la chute d'eau. Camille ira jusqu'au réceptacle et constatera qu'il y avait une courant d'air vif et glacé.

Quant au groupe des 25, il  arrive en bas de cette grande descente sans problème ni chute et ce vallon est effectivement très agréable. Lorsqu'il avait reconnu la randonnée, Jean BOREL avait été enthousiasmé par ce joli petit site avec son pont sur la Siagniole. Aujourd'hui, nous partageons son point de vue.

Remontant vers "les villages", nous abordons une sorte de plateau herbeux où , paissent paisiblement des troupeaux de moutons. Enfin, paisiblement c'est vite dit, car de nombreux agneaux gambadent autour de leurs mères en essayant de téter ce qu'accepte cette belle brebis toute noire.

Quatre "patous" les gardent, tranquillement installés à l'ombre. Ils ne bougerons même pas à notre passage.

Jean nous avait parlé de ces petits hameaux comme étant plutôt pauvres avec un habitat très rustique. Certes une des fermes que nous longeons a un environnement plutôt "crade" mais il y a aussi de nombreuses petites maisons pimpantes et surtout des  importantes constructions en cours : les bergers auraient-ils fait fortune ? A moins qu'ils aient vendu leurs terrains "aux gens de la ville" venus construire leur résidence secondaire. C'est un peu loin de tout mais le point de vue sur ce plateau est très agréable. La route Napoléon est à moins de 500 m de nous mais à plus 100 m en dénivelée, au-dessus.

Il faut encore remonter pour atteindre la Cascade de Clare qui jaillit de la grande falaise. Nous commençons à entendre son bruit : c'est bon signe. Nos amis du groupe de Bruno sont déjà arrivés et ont installé leurs sacs derrière le muret, sous le surplomb de la grand falaise. Le site est impressionnant bien que le débit de la cascade ait bien baissé depuis la reconnaissance, d'après Jean BOREL. Sur un fond de calcaire blanc, on a du mal à bien la voir.

Après avoir bien photographié ce qui était le but de la rando et comme il est 13h, nous nous installons pour le pique-nique, un peu au large de la falaise, Jean ayant préféré s'éloigner d'éventuelles chutes de pierres.

A 14 h, nous repartons en empruntant le chemin parcouru par le groupe de Bruno. Nous cheminons dans de hauts genets jusqu'au débouché de la vallée où la vue sur la cascade et son environnement est remarquable. La Siagniole est traversée sans difficultés. Arrivés sur la grande piste, nouvelle mise à niveau de nos tenues : certains se déshabillent car la montée les a bien réchauffés, d'autres se rhabillent dans la perspective de la descente. Nous nous retrouvons rapidement sur le plateau où nous avions rencontré l'autre groupe ce matin. Quel hasard, nous le croisons à nouveau !

 

Maintenant il ne nous reste plus qu'à redescendre vers Mons et comme toute les fins de rando, en descente, nous frôlons l'excès de vitesse à 5,5 km/h (et même 6… mais il ne faut pas le dire). Plusieurs fois Jean sera obligé d'arrêter le groupe de tête.

A 16 h 15, c'est une nouvelle traversée du village, plus rapidement que ce matin, et, ouf, nous changeons de chaussures. Un coup de peigne ou un brin de rouge à lèvres (pour les dames seulement) et nous rejoignons l'Auberge Provençale, où nous avons nos habitudes, pour prendre un pot sur sa terrasse. Le soleil qui s'était caché nous manque un peu et certains d'entre nous s'installent à l'intérieur.

 

Merci Jean pour cette belle randonnée, qui outre les fameux mégalithes, nous a fait découvrir de superbes paysages.

 

Merci aux photographes Gérard CHARPY, Jean BOREL (photos de la reconnaissance), Jean BELLACHES, André TUPIN, Claude LALANDE et Jean-Marie CHABANNE)

 

La semaine prochaine, le Jeudi 02 Avril 2009 à 7 h 30- Massif de la SAINTE-BAUME (Est).

Départ des véhicules pour une randonnée à la Montagne Sacrée et la visite de la Sainte Grotte où vécut Marie-Madeleine. Culminant à 1148 mètres d'altitude, elle est la plus étendue des chaînons provençaux et est intacte depuis le quaternaire. Toute l'ascension du flanc s'effectue à l'ombre des grands arbres. Un fois sur la crête, la-haut règnent une flore et une faune sauvages, quant à la vue, elle est royale ! Caillouteux et raide par endroits-

Durée : 4 h 30- Longueur : 12,8 km- Dénivelée : 567 m- Moyen/ALTO- Pique-nique - Responsable : Bruno GUERIN

Quelques photos en bonus :
Pause "effeuillage" à la chapelle St.Pierre



















                 Alain se fait remarquer






















 


                                     Hellebore de Corse

















Descente vers le Pont romain



















La Siagniole d'Escragnolles



















Les quatre Patous














Le groupe arrive à la cascade



















Le pied de la cascade : il y fait froid !

























Vue sur le fond de la vallée et la cascade de Clare

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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