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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 12:42

Le BAOU de LA GAUDE

 

Pour cette dernière sortie du mois de Mai (ça sent déjà la fin des classes...) Bruno GUERIN nous avait préparé une petite rando de 8 km et 455 m de dénivelée à St Jeannet. Au dessus de ce charmant petit village des Alpes Maritimes se dressent deux "baous" jumeaux (en provençal : masses rocheuses). Impossible de les rater quand vous sortez de Nice par la route de Digne, sur votre gauche ce sont les premiers contreforts des montagnes de l'arrière-pays. Leur escalade est un grand classique et déjà, début 2008, nous avions grimpé au sommet du Baou de St. Jeannet, l'occidental, et cette année Bruno nous avait proposé l'oriental, celui de la Gaude.

Mais toujours indisponible, il a confié la conduite de cette rando à Roland.

Nous sommes 17 aujourd'hui avec une nouvelle Monique qui, selon Jean BOREL, fait avec nous un "galop d'essai". Enfin espérons que nous n'allons pas trop galoper car vu la distance à parcourir, nous serions de retour avant midi !

Il fait beau et déjà chaud. Roland nous a prévenus que les 500 premiers mètres sont très pentus. Ensuite nous continuerons de monter régulièrement jusque au  sommet. Il précise que vu la température une réserve d'eau est indispensable : aux petits soins notre guide ! 

La principale montée se fait sur le même chemin que pour le baou occidental. Franchis les 500 premiers mètres, comme nous l'avait indiqué Roland, nous sortons du village sur un large chemin bien empierré, modérément pentu, avec à notre droite notre "baou" du jour. C'est la-haut que nous allons.

Derrière nous, le paysage se dévoile petit à petit et au delà des toits du village nous commençons à découvrir le paysage, jusqu'à la mer, un peu estompé par une brume de chaleur. Ce n'est pas encore aujourd'hui que nous verrons la Corse...

Laissant le chemin de l'autre baou sur notre gauche nous poursuivons notre marche dans un décor de plus en plus aride. Pourtant ce pays a été occupé par des hommes qui ont cultivé ou exploité la terre ,vu les restanques encore en bon état que nous pouvons observer. Petite pause "banane" sous l'ombre maigre d'un des rares arbres bordant le chemin. Il fait de plus en plus chaud et quelques visages commencent à rougir.

Lorsque nous atteignons l'altitude de 750 m, un petit vent de mer vient subitement nous rafraîchir et déjà la montée est plus facile.



C'est ainsi que nous attaquons la dernière partie de la montée parmi les thyms et les euphorbes hérissons. A notre droite le Baou de St. Jeannet dessine sa silhouette très abrupte, la falaise paraît impressionnante. Tout le coteau semble avoir été travaillé par les bergers car de nombreux tas de cailloux ont été rassemblés, soit pour dégager des zones de pâture , soit pour préparer des restanques. Le vent est maintenant assez soutenu, plus rien ne l'arrête entre nous et la mer et nous avons oublié la chaleur de la montée.

Encore quelques mètres et, à la cote 844 nous découvrons un magnifique cairn nous indiquant que nous avons fini de monter, ce que confirme Roland. Il en profite pour faire un large tour d'horizon, car d'ici, nous pouvons faire un magnifique 360°. A l'ouest tout d'abord, l'Audibergue (coucou Huguette !), le plateau de Caussols, le Col de Vence, Gréolières, tout au fond dans le Mercantour ouest, le Mt.Gelas, 3143 m, le Mt.Clapier et le Bégo, vers la vallée des Merveilles, tous les trois enneigés. Enfin à l'est, plus proche de nous les monts Cime,Chauve et Agel , ce dernier bien caractéristique avec ses antennes.

Bien entendu, vers le sud, la mer... et toutes les villes côtières que nous connaissons bien.  De plus Roland nous fait remarquer que outre les deux baous de St. Jeannet, il en existe deux autres moins hauts, le Baou Blanc à l'ouest et le Baou Roux à l'est.Belle leçon de géographie appliquée, merci Roland d'avoir bien préparé ce tour d'horizon. Ceci méritait bien une photo de groupe. Il nous fait ensuite un petit topo sur les genévriers  qui nous entourent, leur feuillage, leurs fruits et l'emploi qu'on en fait généralement. Jean-Marie fait remarquer qu'il s'agit du "cade" et non du "genévrier commun" car ses feuilles portent deux bandes plus claires. Petit débat sur cade et genévriers mais Wikipedia a tranché il s'agit bien du cade.

 

Le genévrier cade (Juniperus oxycedrus), ou cade, ou encore oxycèdre, est un petit arbre ou un arbrisseau fréquent en région côtière méditerranéenne (du Maroc à l'Iran), où il est l'une des plantes caractéristiques des garrigues et des maquis. Les cônes, comestibles frais, sont bruns à orange.

Feuillage persistant se présentant sous forme d'aiguilles. Ces aiguilles, à pointe fine et piquante, sont disposées en verticilles de 3 sur 6 rangs. Leur face supérieure porte deux bandes blanches, ce qui permet de faire la distinction avec le genévrier commun (aiguilles à une seule bande blanche).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Oxyc%C3%A8dre

 

Quittant la géographie et la botanique, nous redescendons vers l'extrémité sud du baou après les recommandations de prudence de Roland. Petit commentaire devant le vieux chêne quadricentenaire  au pied duquel nous reviendrons pique-niquer tout à l'heure.

Le bord de la falaise est moins abrupte que celui de son jumeau occidental mais le spectacle sur la vallée du Var est impressionnante. La rivière scintille au soleil. Toujours un peu de brume, mais sur les premiers plans, la vue est bien dégagée avec le très beau château des Templiers à la Gaude, un autre château, plus moderne celui-là...et énorme,  le siège social d'IBM en forme de X étiré, tout en bas la villa du champion de F1, Schumacher et à notre droite, Vence. Ce qui est remarquable vu d'ici, ce sont les grandes étendues boisées qui ont été préservées.

Nous revenons vers notre chêne remarquable et juste à côté, une grande prairie bien plate, certainement une ancienne dolline, nous permet de nous installer pour le pique-nique. Il est 11 h40 ! Deux choix, ombre ou soleil. Mais bien que l'ombre soit encore fraîche elle est préférée par le majorité des marcheurs qui commencent par déguster une excellent vin d'orange préparé par Denise. Merci, c'était fameux !

Aujourd'hui la pause déjeuner durera 1 h 35 ... à la grande joie des joueurs de carte, toujours aussi bruyants selon les dormeurs.

Roland donne enfin le signal du départ en nous rappelant que dans la descente, nous devons rallonger nos bâtons et surtout bien respecter le balisage sans couper les virages afin de préserver la nature. La descente est assez raide et nous  donnerons quelques mauvaises notes à Gérard, Daniela et Denise qui vont emprunter des raccourcis.

Le vent a chassé une grande partie de la brume et la vue sur les toits de St Jeannet est très jolie, un peu gâchée par des arbres morts : merci Messieurs de l'ONF de les faire disparaître...pour le plaisir des yeux.

Il est 14 h15. Traversant le village, Roland nous fait découvrir la tour sarrasine datant du 15° siècle et le lavoir où nos marcheurs retrouvent leur enfance, s'arrosant comme des gamins, en profitant pour se rafraîchir. Le village est très fleuri et cette superbe façade avec son jasmin en est la plus belle illustration.

Retour aux voitures pour changer de chaussures avant d'aller faire un tour dans le vieux village.

Roland fait un rapide historique sur les origines de St.Jeannet.

Ligures à l'origine, les habitants de la région vécurent la "Pax Romana" puis après le déclin de l'empire romain, les invasions sarrasines ruinèrent le pays le ramenant à l'état de friches. C'est au XIII° siècle qu'une dizaine de familles s'installèrent sur l'emplacement de l'actuel cimetière et dénommèrent ce lieu "Castrum  Sancti Johannis".  Le développement de la petite ville se poursuivit et elle se mura contre la peste et les ennemis. Placé à la limite de la France et des Etats du Duc de Savoie, le village eu à subir plusieurs mises à sac mais il continua de progresser avec une agriculture orientée sur la vigne et l'olivier. Le village est nommé Sancti Johannis d'après saint Jean le Baptiste ou saint Jean Apôtre, sous sa forme occitane et avec un suffixe diminutif local, qui a été francisée  par la suite. Sous la Révolution, la commune changea de nom pour Jeannet, suivant un décret de la Convention. Après un dépeuplement au cours de la 1ère moitié du 20 ° siècle, Saint-Jeannet est en pleine croissance et est promis à un grand avenir touristique.


Joli panorama sur la vallée et visite de l'Eglise St Jean-Baptiste datant de 1666, du baroque pas trop marqué et un très beau vitrail. Sur la place de l'Eglise, une fontaine qui, comme dans la plupart des village de Provence, est un symbole de progrès républicain célébrant l'arrivée de l'eau.

Notre pot habituel (un seul aujourd'hui, attention aux mauvaises habitudes), fut pris sur la terrasse du restaurant Ste. Barbe.

 



Merci ROLAND de nous avoir guidé avec beaucoup de professionnalisme sur ce petit parcours simple, mais avec de beaux paysages.

 

Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

 

La semaine prochaine,   le Jeudi 4 Juin à 7 h 30 : CAUSSOLS (06) - Le Plateau de Calern

 Randonnée sans grande difficulté sur les plateaux calcaires de CALERN qui nous proposera la découverte de l'observatoire de CERCA et la visite du bourg médiéval de CIPIERES-

5 h- 13.2 km-Deniv. 530 m- Moyen-Médio. Repas et boisson tirés du sac

Responsable : Jean BOREL

 

Quelques photos en bonus : 
Les randonneuses au départ
Les randonneuses pendant la pause
Les randonneuses à l'arrivée- Seule Cathy sourit au photographe !

Non, ils ne vont pas sauter. 1ère photo de groupe...de dos !Beau jardin avec Baou
Sous les arcades

Jolie rue caladée et fleurie

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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