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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 04:00

St.VALLIER- CASTELLARAS de la MALLE

 

 

OUI, Bruno GUERIN aime bien la région de St.Vallier de Thiey, puisque, une nouvelle fois, il nous avait convié au bord du Grand Pré de ce charmant village pour découvrir la barre rocheuse  fermant l'horizon, à l'est. Mais ce n'est pas lui qui nous accompagnera aujourd'hui, sa convalescence ayant été prolongée d'une semaine. Ce sera Jean BOREL qui, sans avoir reconnu le parcours, a bien voulu assurer l'intérim.

Il fait beau, la météo est très bonne et nous sommes 16 dont 6 marcheuses (ça faiblit côté dames !). Nous avons retrouvé quelques revenants et "Cécile, ma fille". Non ce n'est pas celle de Claude NOUGARO, mais la fille de Gérard qui nous accompagnera pour cette rando. Bienvenue Cécile !

Il est 9 h 40, nous partons pour une quinzaine de km et 700 m de dénivelée, directement du village.

Le fil rouge de cette journée sera "la pompe de la piscine de Jean" qui a trouvé le moyen de se mettre en panne juste avant son départ..."objets inanimés avez-vous donc une âme" ou vous obstinez-vous à embêter les pauvres utilisateurs que nous sommes ?

Après avoir quitté le bitume nous nous engageons sur un sentier abrupte et caillouteux. On se croirait dans l'Esterel.

Le soleil qui s'était voilé au départ est maintenant revenu avec un fort vent de nord-ouest qui nous rafraîchira dans la montée. Pour l'instant, nous progressons à l'ombre, dans la forêt. Après avoir coupé la route de Caussols, empruntée la semaine passée, nous continuons dans la combe jusqu'à un vieux petit pont où Jean décide de la "pause banane". Un autre passage plus large a été aménagé au-dessus, soutenu par un mur de pierres ajustées, digne des Incas du Pérou. Joli travail.

Après avoir frôlé la route de Caussols au col du Ferrier, nous prenons une direction sud-est avec un premier panorama vers l'ouest d'où nous découvrons Fayence, les contreforts de Mons et le Mt.Lachens, sommet du Var.

Première photo de groupe à 1100 m. Jean en profite pour nous faire un topo sur St Vallier.

 Seigneurie jusqu'à la Révolution, puis station climatique estivale mise à la mode par les familles de Grasse au 19ème siècle, le village possède des charmes multiples, à la fois historiques et naturels.
Construit sur un plateau calcaire, au bord d'un grand pré verdoyant, et entouré de moyennes montagnes, comme la Montagne de Thiey (1552 mètres) ou le plan de la Malle (1308 mètres), ombragé de pins, de chênes et de hêtres, Saint Vallier de Thiey est un village bucolique qui plaira aux amoureux du grand air.

Côté patrimoine, Saint-Vallier possède un passé chargé d'histoire, depuis l'époque préhistorique jusqu'à Napoléon.
Dolmens, tumulus et autres oppidum se visitent au camp préhistorique, d'origine celto-ligure, du Castellaras de la Malle.

Saint-Vallier peut s'enorgueillir du passage de Napoléon de retour de l'île d'Elbe (1815), comme en témoigne la colonne commémorative à chapiteau corinthien avec buste de l'Empereur.
Les gens du cru vous raconteront peut-être la légende de cet astucieux aubergiste qui profitera du passage de Napoléon dans son établissement pour vendre, 20 ans durant, "le verre dans lequel avait bu l'Empereur" et qui enrichi à souhait déserta un beau matin son village et ne réapparu jamais

http://www.provenceweb.fr/f/alpmarit/stvallie/stvallie.htm

 

A la cote 1158, petit problème pour retrouver le chemin.  Au sol, une grande flèche en cailloux nous l'indique pourtant, mais il est si petit alors que nous sommes sur une large piste. Enfin nous y sommes et nous sortons de la forêt à la côte 1158 devant un magnifique paysage. Un peu en dessous de nous le grand domaine de la Malle avec ses prairies verdoyantes. En face la barre rocheuse qui nous sépare du plateau de Caussols et enfin la mer ! Oui mais que voyons-nous de la  côte ? Après beaucoup de réflexion il semblerait que nous soyons en face de la sortie du Var, avec la fin de la piste de l'aéroport de Nice, et, au fond, la presqu'île de St Jean Cap ferrat. Mais beaucoup doutent...

Jolies petites plantes grasses d'un jaune vif, non identifiées hélas, parmi les euphorbes hérissons, la lavande, la sarriette et le thym. A chaque pas nous dégageons de délicieuses odeurs de garrigue.

Nous continuons la montée pendant environ 200m jusqu'au Castellaras sur lequel Jean nous fera un petit topo.

C'est un oppidum qui servait de lieu de refuge et de tour de guet. Ses dimensions sont impressionnantes. Du nord au sud la muraille mesure près de 110 m. sur une hauteur de 5 m. et une épaisseur de  4m. Certains blocs qui la constituent font plus de 1 m3. En voila des murs de pierres sèches pour ceux qui ont regardé "Des racines et des ailes", mercredi soir. Deux fausses portes, visibles de loin, attiraient l'agresseur vers  un endroit complètement fermé où il se trouvait piégé. Cet ouvrage défensif fut construit entre le V° et le IV° siècle avant notre ère par un peuple celto-ligure qui occupait alors 6 oppida fortifiés dans la région de Grasse : Mauvan, Castellaras de la Malle, Castel Abram, Castel Vassaou, les Luchons et le Pas de la Faye.

 

C'est effectivement une belle tour de guet qui nous permet de confirmer notre hypothèse sur la vue vers Nice et son aéroport. A l'ouest, le paysage est caché par le sommet de la Colle où nous allons monter, encore 20 m de dénivelée.

Jean qui nous précédait revient vers le groupe : " Vous allez avoir un choc !"

Effectivement, lorsque nous arrivons au sommet, nous découvrons un panorama à 360°. C'est magnifique. De plus il fait très beau, le vent, violent maintenant, a balayé la brume et la vue est très dégagée, du Cap Camarat à l'ouest  à la presqu'île de St.Jean- Cap-Ferrat à l'est . La lumière est sensationnelle et les photographes ne savent plus où donner de l'objectif. L'un d'eux, atteint certainement de l'ivresse des sommets... va jusqu'à photographier des ombres ! (Voir le bonus). 
A nos pieds, la forêt de St Vallier est d'un vert cru.

On voit même les sommets du Mercantour...mais pas le Mt. Mounier !

Les Iles de Lérins se détachent sur le bleu de la mer et une multitude de petits bateaux sont venus se mettre à l'abri du vent à l'est de l'île de Ste.Marguerite.

Le lac de St Cassien, bien enchâssé dans les collines, nous montre toute sa partie orientale.

La vue sur le Catellaras, qui semble tout petit vu d'ici, nous permet de mieux apprécier sa position.

Jean est enthousiaste. Il ne connaissait pas ce sommet, ce qui est exceptionnel !

Mais le vent qui nous bien dégagé le ciel nous oblige à envisager un retrait stratégique pour le pique-nique. Nous commençons la descente parmi les lapiès (voir le blog de la semaine passée pour la définition)en longeant la barre rocheuse. Pas facile pour les chevilles.

Jean nous conduit un peu en contrebas, à l'opposé de la falaise, dans un petit vallon à l'abris du vent : de l'ombre ou du soleil, au choix. Bien installés nous commençons à nous restaurer après tous ces efforts.

Aujourd'hui, sobriété : pas d'apéritif ni rosé ...mais le gingembre "Duchêne", ouf ! Merci Dominique.

Il est 13 h 30 lorsque Jean donne le signal du départ. Il reste environ 8 km à parcourir mais l'essentiel en descente, le reste en plat. Mais certains ont fait une bonne sieste et le groupe est en forme. Il fait beau et chaud mais le vent toujours très fort nous rafraîchit bien . Abandonnant les lapiés nous rejoignons un mauvais chemin en forte pente . Prière de bien regarder ses pieds, sinon...

Nous traversons maintenant une forêt de feuillus au sous-bois herbu d'un vert cru sur lequel le soleil donne des reflets dorés. D'un seul coup, Monique s'aperçoit que nous avons perdu André ! Le serre-file n'a rien vu. Mais le voici qui sort du bois. Il tentera de faire croire au blogueur de service qu'il était allé photographier des marcassins !!!!
Voilà, la grande descente est terminée, nous traversons la route Napoléon au col du Pilon à 780 m.

Dernière montée, environ 50 m de dénivelée, et à la cote 834 nous découvrons à nouveau la côte. Le ciel est encore plus bleu que ce matin, plus une trace de brume sur les îles de Lérins, Fréjus et le Cap Camarat.

A la balise 42 nous atteignons la "Croix de Cabris" où nous avions eu l'occasion de passer lors d'une de nos précédentes randonnées. Regroupement et boisson, il reste seulement 3 km., en plat. Même pas un "faux-plat montant" si cher à notre guide.

A 5 km/h nous rejoignons la route Napoléon puis après avoir traversé le village nous retrouvons nos voitures et...changeons de chaussures : soi-disant, le meilleur moment de la rando.

Nous délaissons notre café habituel, trop de vent et de soleil, pour une terrasse bien protégée par un immense platane très provençal. Nous allons certainement l'adopter dans l'avenir.

La restitution  des données du GPS nous a donné une moyenne de 3.6 km/h, sur le temps de marche réel, hors arrêts.

Merci Jean d'avoir assuré cet interim, sans nous perdre en chemin et surtout de nous avoir permis de découvrir un des plus beaux panoramas de notre région.

 

Merci aux photographes, Gérard CHARPY, Jean Marie CHABANNE et André TUPIN.

 

La semaine prochaine, Jeudi 18 Juin à 8 h 00 : Des ruines Romaines de l'Apie d'Amic (83) à l'aire de l'Estérel en passant par les gorges de l'Avellan. Randonnée classique sur sentiers, chemins et pistes 

           5 h - 19.400 kms - Déniv. 650 m - Moyen /Médio - Repas et boisson tirés du sac Responsable : Roland COLLOMB


Quelques photos en bonus: 

La pause banane











La Colle 1234m-Les Iles de Lérins











La Colle 1234m- Regarde, c'est de là que vient le vent !














La Colle 1234m- Vers l'ouest.














La Colle 1234m- Autre vue mer.














La Colle 1234m-Ah! l'ombre du blogueur, ça fout la trouille !














La Colle, c'est fini, nous quittons le sommet.

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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