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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 16:57

Forêt de COLOBRERE

 

La voici cette reprise des randos tant attendue !!!

 

C'est Bruno qui s'y est collé. Pour la reprise il avait prévu une petite rando facile, proche de St Raphaël, avec 13,4 km et 520 m de dénivelé, au sud du Muy dans la Forêt de COLOBRERE. Il a fallu effectivement rappeler plusieurs fois que ce n'était pas Colobrière et que le "i" n'était pas resté  dans le clavier.

Ce que Bruno n'avait pas prévu, c'était la météo. En effet, le fil rouge de la journée fut la chaleur, une des plus chaudes journées de l'été.

Au début, à 9 h 06, il fait encore bon quand Bruno fait le topo de la journée. Il insiste sur le petit raidillon pour aborder le sommet du CASTEL DIAOU et le descente très raide qui nous ramènera dans le vallon.

Et c'est parti avec 19 marcheuses et marcheurs dont Arlette, une petite nouvelle, en fait notre doyenne.

Je vous préviens qu'aujourd'hui il ne sera pas question de petite fleurs. La végétation caractéristique est constituée de cistes desséchés et de chênes –lièges.

Tout  d'abord, nous franchissons le Pont d'Aille, double pont chevauchant tout  d'abord l'Aille puis l'Argens. A la surprise générale, Jean BOREL se déclare désorienté par le sens du courant opposé des deux rivières. Personne ne s'était posé cette question… Un petit coup d'œil à la carte nous montrant le confluent des deux rivières leva l'ambiguïté.

Nous longeons l'Argens, bien plein à cette saison, ce qui ne manque pas de nous étonner vu la sécheresse que nous subissons depuis 3 mois. C'est rafraîchissant et comme nous marchons à l'ombre, le moral des troupes est excellent. Maintenant, nous changeons de direction, plein est avec la première côte de la journée, bien désagréable, sous un soleil qui commence à taper dur.

Au col de Cabredor, nous avons un petit répit et Bruno décide le moment de la pause banane qui permet de souffler un peu.


 Le vent se lève et Yvette en profite pour jouer les cormorans se séchant les ailes !




Puis nous abordons une nouvelle montée avec une jolie perspective sur le Rocher de Roquebrune , face ouest que nous ne sommes pas  habitués à observer.

Mais qu'il fait chaud !

Nous parcourons une arête avec quelques chênes lièges rabougris, pas un poil d'ombre. Où est la dite FORÊT…

Arrêt  à la côte 225. Bruno annonce que nous abordons la montée nous conduisant au sommet du Castel Diaou à 356m. Cette annonce va saper le moral de Nicole BOREL qui décide de redescendre. Elle propose à Yvette de l'accompagner. Finalement c'est Jean qui repartira avec elle alors que le groupe attaque la montée . Au début tout va bien, mais la pente et la chaleur aidant, quelques marcheurs sont lâchés par le peloton. Franchissement d’une barrière électrique.  Francis tient la barrière et crie un "passez les moutons !" auquel le groupe répond par un bêlement collectif, preuve que tout va encore bien.

Dernière grimpette avant le sommet, celle annoncée par Bruno ce matin. C'est tout droit, bien pentu et en plein soleil.  Aidée par Camille et Francis, Yvette, épuisée, atteindra enfin le  Castel Diaou. Merci les gars !

Nous avons alors de ce sommet une vue panoramique à 360°, mais à part quelques chênes-lièges aux troncs noircis par un incendie antérieur, des cistes desséchées et quelques cailloux, c'est bien le "Château du Diable". Un peu dispersés pour rechercher l'ombre nous sortons le pique-nique. Le vent est maintenant très fort, il souffle de l'ouest et nous rafraîchit bien. Mais dès que l'on descend un peu à l'abri de ce ventilateur naturel, c'est l'enfer : nous sommes bien dans la maison du diable.

Dans cet univers plutôt hostile, Albert parvient quand même à trouver un coin pour la sieste : il fallait le faire!

Jean BOREL téléphone pour nous signaler qu'il est installé avec Nicole au bord de l'Argens , sur une petite plage paradisiaque et qu'il s'est baigné dans une eau à 21 °…

Pour nous ce n'est pas fini, il faut redescendre maintenant. Bruno avait annoncé ce matin une descente raide, mais où est-elle ? A près un tour du sommet, pas trace de chemin, l'itinéraire indique que nous devons emprunter une saignée, mais rien dans la direction nord-ouest qui est la nôtre. Décidant de suivre le GPS, le groupe attaque la descente parmi les cistes et ça gratte les jambes. Comme nous sommes presque tous en short il y aura quelques mollets griffés ce soir.

Première chute spectaculaire de Daniel, les "quatre fers en l'air" parmi les cistes. Bon, il rigole, pas de bobo. Aux cistes s'ajoute maintenant quelques autres argeras (Colicotum spinosas), secs, particulièrement désagréables et piquants. Tant bien que mal, nous suivons la bonne direction et le chemin est maintenant visible en-dessous de nous, tout droit à 400 m environ. La pente devient plus sévère et les chutes se multiplient, toutes sans gravité…si ce n'est pour nos vêtements que le noir des arsins colore peu harmonieusement. Votre rédacteur comptabilisera trois chutes, le GPS d'une main et l'appareil photo de l'autre. Les troncs de chênes-lièges sont très  tentants pour se raccrocher mais, noircis par l'incendie, ils sont plutôt à éviter.

Arrivés à un replat qui s'avèrera être un ancien chemin, la végétation est tellement dense, qu'il faut "tirer un bord" vers le nord avant de pouvoir descendre à nouveau. Objectif, un autre chemin qui nous ramènera à notre piste. Alors que le groupe de 16, continue à gauche, Bruno va rechercher un autre accès à droite. Certains d'entre nous prennent l'aventure à la rigolade, mais quelques réflexions amères fusent de temps en temps. Le moral est dans les chaussettes. "Si j'aurai su..."

 Francis a déjà retrouvé le chemin lorsque les 15 autres sont encore bloqués, à 10 m de là, par un mur de ronce. C'est là que Daniel gagnera sa médaille ( encore une) en sortant de gros gants de son sac et avec l'aide du coutelas de Claude, il nous ouvrira un passage nous conduisant au chemin.

 Là nous faisons le bilan : bras et jambes bien égratignés, Camille et Michel remportant la palme, du noir partout, sacs, vêtements, casquettes, visages (avec quelques traces de camouflage personnels). C'est Marie qui aura le plus de succès avec un superbe accroc…à son pantalon, au niveau de la fesse. La photo a été censurée.

Mais il manque Bruno que personne n'a vu. Appels,  coups de sifflet, téléphone auquel il ne répond  pas,  la communication étant coupée. Trois éclaireurs remontent un peu du chemin puisque Bruno était parti à droite.

Toujours rien.

Grosse inquiétude.


Ouf ! le voici qui apparaît à peu près où nous l'attendions, à trois cent mètre de nous. Il était tombé dans un trou et ne pouvait en sortir. Finalement ayant pu se dégager de son sac il avait réussi à s'en extraire. Séparé de nous par un éperon rocheux, il n'entendait pas notre sifflet.

Le groupe est reconstitué, l'essentiel des désordres vestimentaires réparés, les gosiers désaltérés, nous pouvons rejoindre notre piste . Le tracé du GPS en vert foncé montre notre descente en dehors du tracé bleu recherché.

En se retournant vers le sommet, nous apercevons effectivement la saignée, un peu à gauche de notre axe de descente, mais finalement pas très dégagée. L'information donnée à Bruno devait être assez ancienne et la végétation avait repris ses droits.

Il ne nous reste plus qu'à descendre sur cette large piste. Un mauvais passage en pente nous permet d'admirer une série de jolis entrechats de Michel qui se retrouvera étalé dans la poussière : rien de cassé, quelques égratignures de plus. La photo a été prise juste au début du pas de danse !

Nous n'avons pas parlé de la température depuis le sommet mais elle n'a pas baissé dans la descente. Alors, à ce moment là,  nous avions d'autre chats à fouetter. Mais maintenant, nous la ressentons bien : il fait 39 ° sur le chemin. Pas un poil d'ombre ! Ce n'est qu'en arrivant près de la rivière qu'elle va se réduire à 37 puis à 33 à l'abri des grands arbres. Petit rafraîchissement pour certains dans l'Argens, trop court peut-être.

Pendant ce temps, Jean et Nicole ont renoncé à nous attendre et décidé de rentrer en patientant  devant un demi bien frais au Muy. Ils croisent alors une jeep de pompiers intrigués et inquiets par nos cinq voitures : aujourd'hui, nous sommes en zone rouge pour le risque incendie !

Quant à nous, c'est avec beaucoup de plaisir que nous retrouvons nos voitures. Assoiffés, toutes les réserves de liquide sont vides, nous aspirons tous à déguster une grande boisson bien fraîche. Alors que nous roulons vers le Muy, nous sommes dépassés par un colonne de camions  de  pompiers se rendant sur un incendie que nous apercevons au nord du Muy vers La Motte.

Qu'il fut apprécié ce pot de l'amitié, hélas sans les Borel qui étaient partis se rafraîchir dans leur piscine.

Bilan de la journée : 13,9 km parcourus à la moyenne de 3,3km (sur le temps de marche) , et 600 m de dénivelée. 3 h 53 de marche et 3 h20 d'arrêt.

 

Merci Bruno de nous avoir guidé sur ce parcours qui était à priori sans problème. 

 

Mais il faudra certainement en tirer des enseignements sur les risques incendie, les longues journées de Septembre qui permettent de rechercher un peu d'altitude donc de la  fraîcheur et le fait que si nous annulons parfois des randos par mauvais temps il faut aussi parfois le faire par "trop beau temps".


Merci aux photographes Jean-Marie Chabanne, Bruno Guérin, Francis Oudart 

 

La semaine prochaine, changement de décor et d'altitude: Jeudi 10 Septembre à 7 h 00 : Les lacs de Millefonts  -  Saint-Dalmas (06)-Une rando prévue en juin, remplacée pour cause de route fermée.

Les Lacs de Millefonds constituent un but idéal de promenade permettant  une approche de la montagne à des gens qui, autrement, ne pourraient marcher longtemps sur sentiers. Les moins aguerris se contenteront d'un circuit réduit passant par le lac PETIT et le lac GROS. 

Pour les autres, le circuit proposé parcourt tout le cirque de Millefonds. Du col de BARN au col de FERRIERE, il se déroule en ligne de crête et hors sentier avec l'ascension de la tête de MARGES (2550m). Outre le lac PETIT, ce circuit nous conduira sur les berges du lac LONG, du lac ROND, et du lac GROS où les deux groupes se rejoindront.

      2 Parcours

       1er parcours : 4 h 30 - 9.000 km - Déniv. 690 m ( mini 2006-maxi 2530) - Sportif –

       Repas tiré du sac

        Jean BOREL 04.94.95.87.73 ou 06.68.98.13.62      

       2ème parcours : 3 h 00 – 6.200km - Déniv. 326 m ( mini 2008-  maxi 2402)– Moyen / Médio - Repas tiré du sac

      Bruno GUERIN 06.16.57.40.37

 

Encore quelques photos :
Le groupe au complet

Fait chaud n'est-ce
pas Mesdames !


Claude étend son
petit linge. Non il
n'a pas fait sa
lessive mais
il a mouillé le
 maillot.




















Albert a trouvé le
moyen de faire
la sieste.
















Dans la descente.


















Mais d'où sort-elle notre Denise ! Souris, tu as enfin retrouvé le chemin.


















Short anonyme mais ô combien caractéristique !









Que de fraîcheur tout d'un coup.

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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