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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 15:16

 

 

La Sainte Victoire - 02/03/2017

 

Les conditions météorologiques sont favorables à la randonnée du jour,  qui ne peut être faite si le vent est fort et qui devient dangereuse avec la pluie, même tombée la veille, car les roches sont alors très glissantes.

Jean-Louis accueille les 20 randonneurs sur le parking du barrage du Bimont et leur présente les caractéristiques de la randonnée : "nous allons atteindre la Croix de Provence à 948m d’altitude, qui n’est pas le point culminant, situé plus à l’est (le pic des Mouches, 1 011m). Le chemin sera facile au départ, puis de plus en plus rocheux et des passages sur des plaques de calcaire pourront être glissants. Nous cheminerons sur la crête et atteindrons la Pas de l’Escalette. De là nous ferons un aller-retour  à la Croix, en passant  le Prieuré, malheureusement fermé pour travaux. La descente, à partir du Pas de l'Escalette est  la voie la plus facile, mais présente toutefois au départ des passages un peu délicats. A partir du refuge Cézanne, nous progresserons sur une piste facile pendant environ 6km pour rejoindre le parking. La randonnée est donnée pour 14 km et 685 m de dénivelée." 

 

Nous savons que notre outil d’évaluation minimise les dénivelées cumulées  par rapport à nos GPS sur le terrain. Le bilan en fin de marche donnera 13,9km et 820 m de dénivelée.

 

Jean-Ma. se propose comme serre-file et effectue le comptage : nous sommes bien 21 à pénétrer dans l’enceinte du barrage du Bimont.

 

 «Le barrage a été construit entre 1946 et 1951 par l’ingénieur Joseph Rigaud….  Il retient les eaux de l’Infernet et celles  issues du ruissellement de la face nord du massif de Sainte-Victoire, mais il est en fait principalement alimenté par une conduite souterraine artificielle amenant l’eau du Verdon par le Canal de Provence. Cette conduite, la galerie de la Campane, d’une longueur de près de 5 km, a été agrandie en 1974 et autorise aujourd’hui un débit de 9 m3/s. Il s’agit d’un barrage voûte à double courbure s’appuyant sur les rives. Il est constitué de 15 plots, et atteint une hauteur de 87,50 mètres pour une longueur en crête de 180 mètres. Son épaisseur est de 17,40 mètres au pied et de 4,30 mètres en crête, le volume total de béton est de 150 000 m3. Le volume d’eau stocké en permanence varie entre 11 et 14 Millions de m3, pour une capacité maximale de 39 Millions de m3. Au pied  du barrage, un ouvrage annexe appelé contre- barrage  alimente un canal d’alimentation dit « branche de Marseille Nord » qui dessert la région située entre Aix-en-Provence et Marseille et une partie de Marseille via une autre réserve dite du vallon Dol. »

Dès la traversée du barrage nous avons la vue sur notre objectif, la Croix de Provence et nous sommes bien impressionnés.

Nous empruntons le sentier, dit Imoucha, qui débute  à gauche de l’extrémité du barrage. Il porte le nom de celui qui créa en 1955 l'association des Amis de Sainte-Victoire et  qui fut le pionnier de la restauration du Prieuré, Henri Imoucha.

Nous sommes en sous-bois et le sentier est agréable, avec peu de dénivelée jusqu'au fond du Vallon de la Dispute. 

La remontée du vallon, toujours en sous-bois, s'amorce doucement pour s'accentuer peu à peu. Un premier effeuillage s’impose.

Les cailloux laissent place aux rochers dont la surface est glissante et la pente est raide. Nous progressons avec prudence.

 

 

Nous sortons du sous-bois et un beau sentier va nous mener à la crête. Le point de vue dominant le Lac du Bimont est superbe.

De l'autre côté, la vue porte sur l'usine de Gardanne et la barre de l'Etoile.

 


 

 

 

 

 

 

Le sentier, parsemé de crocus monte d'abord doucement ; le Baou Cézanne se montre à nouveau avec, derrière, la Croix de Provence, environ 600 mètres plus haut.

Il nous faut juste suivre la crête des Costes Chaudes jusqu'au sommet !.... Mais encore faut-il l' atteindre et ça commence à monter sérieusement, sur des cailloux et sur de gros rochers qui sous l'humidité matinale sont glissants.

Enfin, nous y sommes... et un cairn nous indique le Prieuré ! Le sentier qui suit la crête parait plus facile, compte tenu de la pente qui s'est adoucie. Mais les plaques rocheuses sont tout autant glissantes...


Puis la montée reprend jusqu'au Pas de l'Escalette. Jean-Louis nous y indique le départ (marqué en rouge) de notre chemin de descente à droite, vers le refuge Cézanne que nous prendrons après le déjeuner. 

Toutefois, nous sommes à peine à 700 m d'altitude et il nous faut encore progresser, en zig-zag sur les rochers lisses, en respectant les marques bleues et sans couper les courbes pour respecter le site.
 


Nous atteignons enfin l'ancien mur d'enceinte du Prieuré, édifié au XVIIe siècle et restauré en 2014.

 

Le Prieuré apparaît  avec la Croix de Provence derrière. Il est fermé car des bénévoles des Amis de Sainte-Victoire, restaurent le site.


Mais André fait quelques photos au travers des mailles  de la protection.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La dernière ascension nous mène à la Croix de Provence, où Alain fait une photo de groupe. 

 

 "La croix qu’on voit aujourd’hui est la quatrième de la série. Les trois autres ont été détruites par des temps extrêmes au sommet. La première croix a été faite au XVIème siècle, la suivante en 1785, et la troisième en 1842.  La croix actuelle a été élevée 33 ans plus tard en 1875. Elle a été construite grâce au Père Meissonnier, qui voulait remercier  Dieu d’avoir sauvé la Provence de la peste. À l’époque, beaucoup de monde ont donné volontiers de l’argent pour sa construction. En 2002 et 2003, à cause des graves dégâts  de la foudre, on a pensé qu’il serait impossible de la restaurer. Toutefois, grâce à de nombreux  amoureux de la Provence, la croix a été restaurée avec succès et se présente aujourd’hui comme un phare de la culture. La base du support de la croix mesure 11 mètres de haut, et la croix elle-même mesure 7 mètres de plus. Au total, ça fait à peu près 18 mètres. Ce n’est pas étonnant qu’on puisse la voir des kilomètres ! "

 

Le vent qui souffle ne nous permet pas de faire la pose déjeuner à ce sommet. Nous commençons donc à redescendre, en prenant le temps d'observer le paysage que nous n'avions pas vu à la montée : vue sur la crête des Costes Chaudes  et les lacs du Bimont et Zola.

Nous déjeunons sur le site du Prieuré.

La descente à partir du pas de l'Escalette est dite la plus facile. Mais la première partie est délicate et nous sommes ravis de la faire l'après-midi, après le séchage des roches.

Ensuite le chemin descend dans la garrigue, les romarins fleuris et les globulaires.

 

 

 

Nous passons le Pas des Dinosaures où des affiches interdisent de s'écarter du chemin pour le respect de la faune.
Nous faisons la photo de groupe avec, en arrière plan le Baou Cézanne.

En contrebas nous observons le trou du Verger.

Avant d'atteindre le Refuge Cézanne, nous sommes an admiration devant la progression d'alpinistes.

 

Le refuge Cézanne a été construit par Jean Magnan et ses amis de l'Association des Excursionnistes Provençaux d'Aix-en-Provence en 1954."

A droite, l'ancien village du Trou et ses rochers aux singulières formes.

 

 

 

 

 

Il nous reste un peu plus de 5 km à parcourir, sur une large piste facile qui passe par une source, à proximité de laquelle il fait beau se reposer et une carrière de marbre désaffectée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous rejoignons nos voitures avec une dernière vue de la Croix de Provence. L'avons nous bien montée?

 

Nous assouvissons notre soif au bar de la place de Pourrières.

 

Nos remerciements vont tout particulièrement à Jean-Louis pour cette très belle randonnée et aussi aux nombreux photographes du jour, Alain, André, Brigitte, Claude C. et Eliane.

La semaine prochaine, jeudi 9 mars

- G1 G2
Départ :8h
Jean Ma et  Jean louis 586- Les Mayons-

 Moyen **17,5 km Dh : 550m

- G2
Départ :8h30
Roland
Raquettes à Andon-Du fait du manque de neige, Roland a programmé une balade et un restaurant- cf son mail du 03/03-14 h 08


Moyen ** 8 km Dh : 250m
 

 

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Published by Claude C.
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 15:47

Le Cap Ferrat – Saint Hospice – 23/02/2017.

Le groupe 2 une fois n'est pas de coutume prend le train et arrive à 9h31 précisément à Beaulieu où Roland attend le groupe. Nous sommes 26 randonneurs, un beau petit groupe pour une belle petite rando.
 

Présentation de Émeric le petit fils de Bruno qui s’est joint au groupe.
 

Le départ se fait en traversant le village de Beaulieu et ses vieilles ruelles pour atteindre le bord de mer.

 

Nous passons à proximité de somptueuses villas avant d’atteindre la plage de St Jean Cap Ferrat. Arrêt pour la pose banane et présentation du site avec sa partie historique.

Petite histoire sur la vie de Saint Hospice miraculeusement sauvé du massacre des barbares venus de Lombardie . Ils l'avaient pris pour un prisonnier parce qu'il était enchaîné afin de mieux faire pénitence. Il finit sa vie ici et fut inhumé en 581. Dixit Roland.
Puis nous est conté l'histoire de Nice et la dédition du territoire aux ducs de Savoie en 1388.

 

Nous arrivons alors sur la plage de St Hospice avec une présentation d'acrobaties de canadairs à l’entraînement.
Présentation également des fortifications Serre de Rivière et l’emplacement des différentes fortifications transfrontalières de la fin du 19 ème siècle.

 

Tour de l’isthme de St Jean puis de la pointe de St Hospice.
C’est près du phare du cap Ferrat à la pointe de Malalongue que nous nous arrêtons pour la pause déjeuner.

Cet ouvrage majestueux protégea les marins pendant des lustres. Il fut détruit en 1944 par les Allemands avant d’être reconstruit en 1951.
 

C’est une très belle randonnée dans un environnement privilégié où se côtoient de superbes jardins et une flore naturelle luxuriante que nous découvrons aujourd’hui.
 

Nous arrivons à la plage de Passable puis traversons la plage de Villefranche sur mer afin d’arriver à la gare en même temps que le train. Le timing est respecté, de justesse... La correspondance à Nice est assurée pour St Raphaël.
En définitive ce fut une rando de 14 km sans vraiment de dénivelé mais qui marquera malgré tout les muscles des jambes !!!

Merci à Roland pour cette agréable randonnée, et pour avoir rédigé ce texte en l’absence de « blogeur » ainsi qu’à Claude pour les photos.

La diffusion est assurée par Rolande depuis sa chambre de convalescence.

Prochaine randonnée groupe 2 : jeudi 2 mars « Caldeira de Maure Vieil » - 13.5 kms – dénivelé à confirmer.

Départ 8.30 h Boulouris ou RV parking Cimetière de Mandelieu (prévenir Jean-Marie).

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Published by Rolande
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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 16:14

 CIME DE RESTAUD/ ROC D’ORMEA /MONT CARPANO 23/02/2017 -636

 

Nous sommes 18 randonneurs à nous retrouver sur le parking à l’entrée de Castellar (1h30 de St Raphaël).  Le temps est brumeux,  il fait 11° et quelques lueurs de soleil sur les hauteurs nous encouragent.

Il est 8h45 Alain, notre animateur du jour, nous présente la randonnée inédite dans sa totalité,  en effet  le Roc d’Orméa a été fait par Jean Bo le 22.02.2007 et  Roc d’Orméa /Mont Carpano le 1er Mars 2012 toujours par Jean Bo , au départ de Castellar également.

« 13 km, 1000 m de dénivelée. Une très belle randonnée panoramique, une boucle au départ du village perché de Castellar pour gravir la cime de Restaud (1148m), le roc de l’Orméa (1132m) où nous déjeunerons et le Mont Carpano (772m) sur la crête de la frontière italienne; 

Au départ une montée assez raide mais régulière jusqu’au col du Berceau et ensuite deux descentes très raides pour arriver aux granges de St Paul. Retour ensuite vers le village de Castellar  où nous prendrons le pot »

Aujourd’hui, nous accueillons un ami d’Alain qui se prénomme Didier, bienvenue….et Daniel sera notre serre file.

Il est 9 heures, nous démarrons notre ascension sur une route cimentée, en passant devant la chapelle St Sébastien (refuge d’une garnison de militaires qui surveille les entrées de migrants venant de Vintimille). 

Premier effeuillage, nous nous arrêtons devant un petit édicule construit à la mémoire du berger Pierre Leschiera dit  « Pierre le berger » assassiné en 1991.

Alain nous raconte succinctement son assassinat, résumé en partie ci-dessous :

« Vingt-quatre ans après les faits, le meurtre de Pierre Leschiera reste irrésolu. Si la haine entre les frères Verrando et le berger était de notoriété publique, l'un d'entre eux serait-il malgré tout le coupable?.

Après avoir porté plainte pour "menaces de mort" contre les trois frères de la famille Verrando, maçons et chasseurs à Castellar, en août 1991, Pierre Leschiera dit "Pierre le Berger", était abattu quelques jours plus tard. Alors qu'il montait en direction de sa bergerie à moto, la victime, âgée de 33 ans, avait était exécutée froidement à coup de chevrotine dans le dos, avant d'être achevée à coups de crosse en pleine tête. »

 

Nous continuons notre ascension avec sur la gauche la cime rocheuse de la Pointe de Penna, ferons un aller retour jusqu’au col St Bernard en admirant sur la gauche Roquebrune Cap Martin.

 

Nous quittons la route cimentée pour nous diriger vers les ruines de Castellar par un chemin plus agréable pour nos « petits pieds » en traversant les restanques  de la Mouga

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Il est 10h45, Alain nous annonce la pose banane et profite de ce moment pour nous parler de Castellar, résumé ci-dessous

" Le premier village de Castellar -Vieux Castellar - se trouvait sur un éperon rocheux situé au nord est du village actuel.

Le nom de Castellar apparaît pour la première fois le 19 Janvier 1258 dans un acte de cession du territoire du comte de Vintimille au comte de Provence, Charles 1er d'Anjou.

En 1261 le Comte Guillaume-Pierre de Vintimille se maria avec Eudoxie Lascaris de la famille impériale de Byzance. Les descendants portent alors le nom de Lascaris.

Le château est cité en 1302 et aurait été construit par la municipe de Peille.

1388, dédition de Nice, le comté de Nice passe sous le contrôle des comtes  puis ducs de Savoie.

Les menaces d'agressions par les Sarrasins ayant diminué, une convention est passée le 30 septembre 1435 entre Louis et Henrion Lascaris, seigneurs de Gorbio et du Castellar avec les habitants indiquant : il est permis à ces derniers de transporter le village à un endroit plus commode sur la colline de Saint Sébastien et d'y bâtir à leur frais, dans l'espace de cinq années, vingt neuf maisons de même hauteur et largeur, de les fortifier par une enceinte extérieure et de les habiter avec leurs familles en hommes liges et féaux sujets.

Cette fondation du nouveau Castellar explique la disposition régulière du village le long de rues droites et parallèles.

Les seigneurs de Castellar appartiennent à la famille Vintimille-Lascaris"

Nous reprenons la montée par le GR 52 pour atteindre le col du Cerveau à 11h45

Deux sommets à gravir, la cime de Restaud côté Italien et le Roc d'Orméa côté Français.

Commençons par le premier, dommage les nuages nous empêchent la vue panoramique du côté Italien annoncée

par Alain (il n'est pas maître de la météo!!!) quelques courageux contourneront la cime pour la vue sur le Mercantour avec le Mounier enneigé.

Poursuivons par le deuxième et avant de déjeuner au sommet sous le soleil, nous ferons la photo de groupe. Ici non plus pas de vue panoramique du côté Français. 

Chacun trouve sa place et le déjeuner se passe dans la bonne humeur comme à l'accoutumée.

Accompagnement du jour : vin rouge, vin rosé, café avec ses sucreries (bêtises de Cambrai) et sans oublier les fruits secs habituels.

Il est 13h15 chacun descend à son rythme le Roc d'Orméa et le plus difficile reste à venir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous entamons la première descente (29% sur 110m)jusqu'au Mont Carpano, attention aux dérapages et aux chutes, Alain nous autorisent une chute sur 3 (sur les fesses!!!). Les pierres roulent sous les pieds, il faut être vigilants.

A 14h30 Alain nous "accueille" au Mont Carpano (passage des migrants à la frontière Italienne) . Il nous indique, sous les nuages, Vintimille côté Italie, Menton et Monaco côté France. Les panoramas qu'il nous avait annoncés, ce sera pour une autre fois...

 

 

 

 

 

 

 

Rassemblement du groupe pour une nouvelle photo

Au tour de la deuxième descente (45% sur 200m), la fatigue se fait ressentir pour certains...

Nous prendrons le temps d'admirer une orchidée sauvage . Nous essaierons, avec beaucoup de patience, de prendre en photo Menton entre deux nuages (pas facile la vie de photographe !!!!)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur notre passage, des arbres carbonisés par l'incendie de 2015.

A 15h30 nous atteignons les Granges de Saint Paul au grand bonheur de certains.

Nous quittons le GR52 et prenons la piste vers Castellar pour retrouver les voitures  à 16h15.

Après avoir quitté les chaussures de randonnée, direction le centre de Castellar (encore une petite montée!!!) pour partager le pot de l'amitié au café de la Tour, place de la Mairie..

Pour compenser le manque de vue panoramique, Alain nous conduit pour une visite culturelle dans Castellar (population 2014 : 998 habitants).

Passage dans la rue principale, visite de chapelles, de l'église :

1) Chapelle des Pénitents blancs

Elle se trouve 53 rue du Général Sarrail , face à l'Eglise. Elle semble dater du XVIIeme siècle. Le linteau de la porte, en pierre gravée, représente deus pénitents portant cagoule et encensant le saint esprit, symbolisé par la colombe. Au dessus, une inscription en latin " ALBORVM SODALITIVM IN HONOREM SPRRITVS SANCTI" MDCCCLIV (Confrérie des blancs en l'honneur du Saint Esprit,1854)

2) Chapelle des Pénitents noirs

"Mère Miséricorde" rue du Général Sarrail. Elle possède un clocheton.

 

 

 

 

3) L'Eglise Saint Pierre

L'Eglise a commencé à être construite après le transfert du village de Castellar sur le site actuel en 1435. Elle était orientée est-ouest avec l'entrée à côté du clocher.

A côté du clocher, on peut voir une pierre gravée " asile de pauvres" rappelant que le village possédait un hôpital accueillant des malades à faible revenu.

Au XVIème siècle, l'église est agrandie et réorientée sud-nord jusqu'en 1844. L'autel est alors placé au nord après la construction d'une nouvelle abside. L'entrée est au sud.

Elle est réaménagée en 1867 et restaurée après le tremblement de terre de 1887 qui a détruit la chapelle extérieure de Saint Jean Baptiste, chapelle funéraire des comtes de Lascaris."

Pour bien comprendre la définition des Pénitents, je vous invite à lire ce qui suit :

" La confrérie des Pénitents en cinq questions :

L’idée de confrérie spirituelle nourrit toujours chez le grand public des fantasmes plus ou moins justifiés. Ajoutez à cela un costume traditionnel hors du commun et vous en ferez basculer plus d’un dans l’idée de conspiration. La confrérie des pénitents, significativement implantée à Nice, est méconnue. Elle est pourtant pluriséculaire, reconnue par le Pape et n’hésite pas à s’afficher en public. Voici, en cinq questions et cinq réponses l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur les pénitents.

1/Qui sont les pénitents ?

Des prêtres ultras-orthodoxes à tendance sectaire ? Pas du tout ! Les pénitent(e)s sont des laïcs au sens étymologique du terme laicus (« qui est du peuple ») et non au sens républicain. Il s’agit donc de citoyens ordinaires avec une vie de famille, un travail, des loisirs comme les autres, organisés en association (loi 1901). De confession résolument catholique, ils sont placés sous vigilance de l’évêque et sont de facto reconnus par l’Église. Créées à partir du XIVème siècle, les confréries de pénitents avaient pour dessein premier l’assistance aux plus démunis. Nice possède la particularité d’abriter quatre types de pénitents. Ils se distinguent par un costume atypique (appelé « sac » ou « cappa » à Nice) de couleur blanche, noire, bleue ou rouge. Dans certaines régions ils portent aussi une cagoule en popeline de couleur identique à celle de leur habit.

2/Pénitents blancs, noirs, bleus, rouges : quelle différence ?

S’ils sont tous unis autour d’une conviction religieuse et d’un engagement commun, chaque confrérie avait autrefois son rôle.

La confrérie de la Sainte-Croix (pénitents blancs), la plus ancienne (1306), s’occupait prioritairement des malades. Un hôpital rue François Zanin (Vieux-Nice) puis Route de Turin (actuelle Avenue de la République), construit par les blancs, a accueilli des Niçois pendant plus de 300 ans.

La confrérie de la Miséricorde (pénitents noirs) a vu le jour en 1329 au cours d’une épidémie de choléra particulièrement dévastatrice. Les noirs se consacreront par la suite à l’accompagnement des condamnés à mort et aux monts-de-piété (organisme facilitant les prêts aux plus pauvres).

La confrérie du Saint-Sépulcre (pénitents bleus) a été crée en 1431. Elle faisait de sa priorité l’accueil des orphelins. Les bleus sont par ailleurs marqués par la doctrine de Saint-François d’Assise (qui a donné son nom à l’ordre des Franciscains) qui préconise la pauvreté et la simplicité de ses fidèles.

Enfin, la confrérie de la Très Sainte Trinité (ou du Saint-Suaire) correspond aux pénitents rouges. Fondée en 1807, elle tire ses origines de trois confréries dissoutes avec la révolution françaises qui avaient été créées entre la fin du XVIème siècle et le début du XVIIème.

Avec le rattachement du Comté de Nice à la France (1860) et l’avènement de l’idéal républicain, l’aide de l’État s’est peu à peu substituée à la charité des confréries.

 

3/Où prêchent-ils ?

Avec pour certaines plus de 700 ans existence, les confréries de pénitents sont les plus vieilles associations de Nice. Il n’est alors pas étonnant qu’elles possèdent chacune une chapelle, toutes regroupées dans le cœur historique de la ville. Ainsi, les blancs possèdent la chapelle Sainte-Croix rue Saint-Joseph dans le Vieux-Nice. Les noirs se retrouvent à la chapelle de la Miséricorde du cour Saleya. Sur la même place se trouve la chapelle du Saint-Suaire, point d’ancrage des pénitents rouges. Enfin les pénitents bleus possèdent l’imposante et impressionnante chapelle du Saint-Sépulcre place Garibaldi.

4/Quelle est leur mission ?

Il ne faut pas croire que les pénitents s’adonnent à de bonnes actions sans arrières-pensées. Leur objectif premier est la promotion de la foi. Aussi, ils défilent tout au long de l’année dans les rues en tenue traditionnelle aux cours des nombreuses processions qui ponctuent leur calendrier. Des offices et des rituels symboliques (comme l’enterrement d’un mannequin du Christ le vendredi saint après-midi) sont aussi dispensés dans les lieux de culte. Aujourd’hui encore les pénitents ont pour mission « l’évangélisation des peuples par l’entremise d’œuvres de bienfaisance ». Mais l’autre défit important auxquels ils font face est celui de la préservation du patrimoine culturel qu’ils possèdent. Leurs lieux de culte représentent un héritage de siècles d’histoire qu’il est essentiel de conserver.

 

5/Où sont-ils présents ?

L’histoire de la ville de Nice (et plus anciennement le Comté de Nice) est marquée par la présence de pénitents, mais on les retrouve également ailleurs. Tout d’abord, en France : on trouve des pénitents gris à Aix-en-Provence et Avignon, des blancs et gris à Aigues-Mortes, des rouges en Corse, des blancs et des bleus à Montpellier et enfin des noirs à Perpignan. A noter que seuls ceux d’Avignon et de Perpignan portent encore la coiffe traditionnelle. La cagoule orne également la tête des pénitents espagnols. Très diffus dans toute l’Espagne, c’est en Andalousie que leur présence est la plus visible. »

 

Petite visite au Palais des Lascaris, alors que le musée est fermé normalement le Jeudi, nous avons la chance de rencontrer la personne qui nous ouvre et qui nous parle entre autre de l’Abri Pendimoun, résumé ci-dessous :

 

« L'Abri Pendimoun est un abri du Néolithique ancien situé sur la commune de Castellar, au pied du Rocher de l'Orméa, accessible par le chemin de Saint-Bernard (parcelle cadastrale D82), dans le département français des Alpes-Maritimes. Cet abri a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 21 mai 20071.

Présentation[

Le site a été découvert en 1955 par le docteur-vétérinaire J.-P. Audras. Les fouilles pratiquées ont été entreprises dans une zone d’éboulis, au pied du mont Orméa à Castellar, cette même année.

L'abri a été occupé il y a plus de 8 000 ans, dans la période appelée Mésolithique.

Le site est devenu un site majeur grâce à la mise en évidence de niveaux du Néolithique ancien appelé Cardial. Le premier horizon de Pendimoun se placerait entre 5800 et 5600 avant J.-C. Le nom de Cardial vient de ce que les céramiques cardiales de cette culture sont décorées par impression sur pâte fraîche à l’aide de coquille de Cardium (coques).

Les fouilles entreprises ont, entre autres, mis au jour plusieurs sépultures du Néolithique ancien qui sont actuellement les plus anciennes connues pour le Néolithique en Méditerranée occidentale. Cinq squelettes humains attribués au Néolithique ancien ont pu être échantillonnés. Dans ces niveaux, Louis Barral a exhumé le squelette d’un homme d’environ 1,70 m qui reposait sur le côté gauche, les tibias légèrement fléchis sur les fémurs et les avant-bras repliés sous la tête. »

 

Quelques photos prises dans le musée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 17h30,  nous devons nous séparer et reprendre la route pour St Raphaël.

 

Un grand merci à Alain pour cette superbe randonnée sportive de 14K400 avec une dénivelée de 1060 m accompagnée d'une visite culturelle improvisée très réussie, bravo!!!

Prochaine sortie :

Jeudi 02/03/2017 Sainte Victoire Moyen *** 13 Kms dh 685 m –Jean Louis-

Parking : Lac de Bimont près de Aix en Provence – Coût du trajet A/R : 78 €

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Published by Brigitte
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