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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 09:08

 

 

2020-02-27 -930- ROQUEBRUNE TOUR DES ROCHERS 3 ET 4 - G1

 

Le vent est glacial à la Draille du Facteur à Roquebrune sur Argens. Marie Christine nous abandonne si bien que nous serons 11 randonneurs courageux à suivre notre animateur du Jour, Joël.

Quelques minutes pour nous présenter sa randonnée :

"Après une montée raide, nous passerons à la base des sommets 3 et 4 du Rocher de Roquebrune, retrouverons le GR51 le long du vallon de Radinon et irons voir la chapelle Notre Dame de la Roquette.

Randonnée inédite du matin pour rejoindre ensuite nos amis du G2 à la ferme du Blavet autour d'une paëlla"

Il est 9h20, la randonnée démarre, laissant derrière nous l'autoroute.

 

Dommage, le temps n'est pas clair, les couleurs ne sont pas aussi vives qu'avec le soleil, mais nous l'aimons tout de même notre Rocher sous toutes ses formes.

Il ne faudra pas passer en dessous quand ceux ci se détacheront...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons la roche pour continuer notre ascension, au travers de branchages

Jean, notre serre file toujours aussi sérieux, jugez vous-même!!!!

Après ce petit passage un peu dans la jungle " provençale ", nous retrouvons les rochers et prenons le temps de nous arrêter, pour contempler et écouter Joël 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" La formation du Rocher de Roquebrune date de l'ère primaire , du silurien (système géologique qui s'étend de -443,4 à -419,2 Ma). Auparavant, l'embouchure de l'Argens était recouverte par la mer. Durant près de 100 millions d'années, une couche épaisse de sédiments se dépose sur le fond, de ce qui est devenu par la suite la plaine de l'Argens. Puis des plissements de terrain entraînent la formation du massif des Maures, dans un premier temps, et du Rocher de Roquebrune par la suite."

Nous nous avancerons vers la demeure de l'ermite, certains d'entre nous ne la connaissaient pas.

 

abricotier en fleur devant sa demeure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle vue, dommage qu'elle ne soit pas dégagée!! 

 

Autre site que certains découvrent également pour la première fois : les 2 Frères. Nous ferons la photo de groupe prise par notre serre file. Merci Jean.

Ensuite nous rejoindrons le GR 51 pour longer le vallon du Radinon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 11h30 quelques gouttes mais rien de méchant, nous allons redescendre. Soudainement un petit rayon de soleil, profitons pour prendre encore quelques photos. 

 

Quelques mètres sur le bitume avant de prendre la direction de la chapelle, en sous bois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et nous y sommes.

Quelques explications données par Joël :

" La chapelle Notre-Dame de la Roquette qui fût bâtie au XVIème siècle faisait partie d'un ancien couvent défensif des Trinitaires du XIIème siècle, dont on trouve quelques ruines à proximité.

Autrefois appelée Notre Dame des Spasmes, ou encore Notre Dame des Oeufs, c'est un site classé. Elle est fortement dégradée à la suite d'un incendie de forêt en 1962 et à plusieurs dégradations et au vol des tuiles dans les années 1980-1990. Elle a un temps fait l'objet d'un projet de rénovation avec financement participatif piloté par la Fondation du patrimoine et la commune du Muy. La rénovation n'a jamais pu être commencée,  elle est aujourd'hui gelée faute de moyens suffisants."

Et pour clôturer la randonnée, dans la découverte toujours pour certains, allons voir la Chapelle St Jean , partiellement troglodytique, bâtie au fond d'une fissure profonde.

Nous restons émerveillés et admirons le site sur toutes ses "coutures"

Vue incroyable d'en bas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allons à la découverte du Saint Trou, disons en direction...

Joël, Hervé et Bernard les plus téméraires osent se hisser sur la plate forme pour aller voir l'entrée du Saint Trou, dommage la blogueuse est restée en bas, il n y aura donc pas de photo de l'entrée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est temps maintenant de revenir à nos voitures pour nous diriger vers la Ferme du Blavet.

Nos amis du G2 sont, pour la plupart, installés. Après les avoir salués et non embrassés, chacun se trouve une petite place pour déguster tous ensemble la bonne paëlla.

Une bonne ambiance reigne dans cette salle , chacun apprécie ce bon repas qui se termine vers les 15h.

 

 

Un grand merci à Joël pour sa randonnée, dans cette partie du rocher moins fréquentée et que la plupart des randonneurs présents découvrait pour la première fois.

Merci également à Jean Bo pour l'organisation du repas.

Merci aux photographes : Marie Christine, Claude, Thierry, Jean Bo, Joël et Brigitte.

Semaine prochaine :

 

 

 

 

 

 

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 08:03

La Motte-le Mitan-932-G2

Une page d'histoire de notre région

Aujourd'hui c'est rando-resto. Jean Bo nous a donc concocté une rando apéritive de 9 km et de 150 m de dénivelée dans la plaine de la Motte, au nord du Muy, à effectuer dans la matinée.

Il fait frisquet sur le parking du Pont de l'Endre avec un petit vent du nord désagrable.

Pas de bises ni de poignées de mains ce matin: prudents les G2 !

En attendant deux randonneurs en retard Jean nous présentes sa rando dont le temps fort sera la découverte du hameau du Mitan, 1er village de Provence libéré par les parachutistes américains de la première Division Armée Alliée. Nous découvrirons aussi un joli petit étang.

Toujours en attendant nos amis qui s'étaient trompés d'heure, Jean va nous rappeler les nouvelles consignes d'utilisation du sifflet en rando.

C'est avec son serre-file favori, Daniel R. qu'il va se livrer à quelques démonstrations à la grande joie des participants et d'un autre groupe en instance de départ. Frédéric a fait une vidéo de cette séquence, inoubliable, Vous pouvez en profiter en ouvrant le lien ci-dessous.

https://drive.google.com/file/d/1iypfEdnWJ7EugZnw41_YHAeBaP9RV3kj/view?usp=sharing

Voilà, l'effectif est au complet, nous sommes donc 33 et à 9 h, nous commençons cette matinée de marche de l'autre côté de l'Endre ce qui est une première au Cercle de Boulouris, nos randos partant habituellement sur la rive gauche.

Le niveau de l'eau est très bas mais le lit est très large ce qui permet d'imaginer la largeur de la rivière lorsqu'elle est en crue. Mais nous n'avons pas encore tout vu.
C'est l'avant-dernier jour de la chasse et nous allons être escortés ainsi jusqu'au petit étang, impressionnant tous ces fusils à lunette et quels beaux gilets !

Certains prétendront que c'est notre guide qui a ainsi balisé la rando ?
Première petite difficulté à franchir avec l'assistance d'Alain W. et de Jean.
 

La difficulté franchie joli sourire pour le photographe.
 

C'est là que nous allons constater le potentiel d'inondation de l'Endre au vu de ces embâcles et nous sommes bien à 100m du lit principal !
 

Encore une petite difficulté  mobilisant l'animateur.

Nous nous nous éloignons de la rivière et de la Colle du Rouet pour s'enfoncer vers les zones viticoles sur le large tracé d'un feeder de gaz. 
 

Au lieu dit les Roches Rouges, nous bifurquons plein sud et découvrons le petit étang annoncé par Jean ce matin. Tu avais raison, Jean, il est très joli.Mais il  n'a pas de nom sur les cartes et nous le baptiserons l’Étang du Rocher Rouge.
 

Tout près un rucher très coloré, chaque ruche a son propre mélange de teintes, surement un signe de reconnaissance...pas pour les abeilles mais pour l'apiculteur.
 

Nous sommes tout près du Domaine St Michel d'Esclans et nous allons longer des vignes pendant un long moment. Regardez bien sur les photos, elles sont toutes équipées d'un système d'arrosage.
 

 Il y a toujours beaucoup de vent mais c'est à l'abri dans un petit bois que nous ferons la"pause banane".
 

Quelques maisons apparaissent devant nous, nous atteignons le hameau du Mitan et c'est là que nous allons revivre une page d'histoire de notre région, le début de la libération de la Provence avec ce fort parachutage   qui va précéder le gros débarquement du 15 août 1944.

Devant le premier hôpital de campagne installé dans le village, Jean Bo va nous rappeler le déroulement des différentes opérations militaires.

Je vous conseille d'aller sur le site
https://www.provence7.com/a-a-z-des-articles/liberation-de-la-provence/ pour retrouver tous les détails.
Beps intervient alors pour présenter le " criquet" un petit appareil sonore permettant aux parachutistes, une fois au sol, de se reconnaître la nuit.
 

Nous poursuivons la traversée du village en faisant la photo de groupe

devant le mémorial dressé dans une propriété. Puis le groupe fait un arrêt devant la maison ayant servit de KG au Général Robert T.Frederick.
 

Voici la page d'histoire terminée pour l'instant. Nous repartons au milieu des vignes jusqu'à la départementale que nous allons emprunter pendant quelques centaines de mètres avant de commencer la boucle sud.
Ici les moutons font du nettoyage dans les vignes.

 

Cette petite boucle entre vigne et maquis s'avère facile. Au lieu dit Les Pesquiers nous stoppons notre progression sud en rentrant dans une zone ravagée par un incendie il y a quelques années. Des arsins (restes de troncs calcinés) l'attestent alors que la végétation basse (arbousiers, bruyères arborescentes, cistes,…) est bien repartie.
 

Nous redescendons maintenant vers la départementale et nous allons faire un nouvel arrêt  devant un autre monument commémoratif, au bord de la route.

 


 

Voilà, c'est fini pour la page d'histoire, nous allons regagner le parking en longeant la départementale sur un petit sentier un peu caillouteux par endroit. Ce relief, ingrat, entraînera la chute d'une de nos amies. Bien sonnée nous lui laissons le temps de récupérer. Rien de cassé, nous pouvons repartir.
Et pour finir cette belle touffe de bruyère arborescente cette renoncule à peine ouverte et ce pied de bourrache d'un bleu tendre. Déjà le printemps !

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est en caravane que nous gagnons la "Ferme du Blavet" pour la suite des opérations. Les marcheurs du G1 nous rejoignent très vite, belle coordination. Là l'Histoire se résumera à une paella dégustée de bon appétit, par 47 convives.


Merci Jean, cette rando-souvenir était très intéressante et félicitations pour tes talents de comédien, une flèche de plus à rajouter à ton arc. Merci aussi pour l'organisation de ce repas.
 

Merci aussi aux photographes, Claude C, Nicole Br, Jean Bo et Jean-Marie sans oublier Fréderic pour sa vidéo qui nous a bien réjouis  .

La semaine prochaine


 

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 10:19

2020-02-20 – 501-4 – GORGES DU BLAVET PAR LE COL DU COUCOU – G1

 

Patrick nous propose une randonnée vers les gorges du Blavet, depuis Bagnols-en-Forêt.

Cette randonnée, annoncée pour le 21 novembre dernier (501-1-Gorges du Blavet par le col du Coucou - MOYEN **, 14 km, Dh : 595 m) avait dû être annulée  du fait d’un épisode pluvieux intense et a été remise au programme, avec un sur-classement (MOYEN***, Dh : 580 m).

Nous ferons une petite escapade supplémentaire à l’oppidum de l’Eglise des Païens, modifiant ainsi la  randonnée du jour (17,3 km, Dh : 680 m).

C’est sous un ciel bleu et une température clémente que les 22 marcheurs prennent le départ, à 9h10, du parking du cimetière de Bagnols.

Anne-Marie est notre serre-file.

Par la piste nous atteignons rapidement le Col de la Pierre du Coucou et empruntons le GR 51.

Nous dominons la plaine de l’Argens et le Rocher de Roquebrune s’élève devant nous.

La pente devient plus raide et quelques pas d’escalade sont nécessaires pour arriver au pied de rochers, dits « l’Ecureuil ».

 Nous passons à côté de l’ancienne meulière, ou taillerie de meules, principal gisement sur la commune de Bagnols. A cet endroit sont éparpillées des dizaines de meules de différentes dimensions, des excavations qui témoignent du travail d’extraction des roches destinées aux moulins à farine (moulins à vent) ou, ultérieurement à huile.

A la recherche des meules ?

Selon le Traité historique et pratique sur la meulerie et la meunerie d’Auguste Piot (1860) : « …. Aussi trouve-t-on dans les temps les plus reculés le broiement du blé à la main. Chacun, sans doute, triturait ainsi ou faisait triturer le sien chez lui, suivant ses besoins. Mais les hommes qui s'employaient à ce travail, quels qu'ils fussent, simples ou intelligents, durent bientôt s'apercevoir que cette préparation longue et pénible pouvait être susceptible de quelque perfectionnement, et chercher les moyens d'abréger et d'adoucir ce travail…. Ils imaginèrent la pierre à mortier et le pilon. Ce fut la première amélioration notable ; mais elle ne dut pas non plus paraître suffisante, et les inventeurs eurent à continuer leurs recherches....Le premier qui eut l'idée de superposer deux petites meules et de leur communiquer le mouvement à l'aide d'une manivelle, fut le créateur de la meunerie. »

Excavation

Ce sont les qualités de dureté et d’abrasivité de la roche (la rhyolite, tout comme l’Estérel) qui ont permis le développement de cette activité. En résumant les explications déjà données lors des différents passages sur le site, le début de la taillerie remonte au début de l'âge de fer et s'est poursuivie jusqu'au Moyen-âge, interrompue probablement à partir de 1393 (date où toute vie a cessé à Bagnols suite, soit à une épidémie de peste, soit aux destructions et pillages de Raymond de Turenne, seigneur de Haute Provence, à qui l'on avait confisqué des terres et qui forma une armée "punitive" qui descendit dans le Sud en passant par Bagnols-en-Forêt) et jusqu'en 1477 (date d'arrivée de colons de Pieve di Teco, en Ligurie). La taillerie a cessé dans le courant du XVIIIème siècle, sans doute du fait de la découverte d'autres sites exploitables (à Cap d'Agde par exemple), dans des conditions plus faciles, plus économiques et d'accès plus aisé que ce sentier, à peine muletier, dans lequel bon nombre de pierres, si difficile à tailler, devaient se casser.

 

Le sentier devient agréable lors du passage dans la forêt de pins.

Pause banane à proximité d’un cairn

Descente dans le bois vers le lieu-dit Bayonne, avec ses arbres assez tordus, permettant la prise de photo, maintenant assez classique.

Vue sur la baie de Saint Raphael.

Et le Collet Redon.

Nous arrivons aux Gorges du Blavet à 11h30.

Nous sommes en avance sur le planning mais nous préférons nous arrêter, ici, au soleil pour déjeuner.

Nous reprenons notre route qui contourne les Gorges du Blavet, et plonge sous couvert, plein nord. Le sentier à flanc de coteau longe la falaise impressionnante.

 

A 12h45, nous arrivons à la grotte préhistorique du Muéron, aux dimensions impressionnantes (20m de profondeur, 15m de hauteur et 15m d'ouverture).

Le Blavet, affluent de l’Argens coule, bucolique, en dessous de nous.

Le passage du gué est facile, le débit de la rivière étant faible.

Nous remontons vers la piste de Bayonne, que nous atteignons à 13h20. Patrick organise un vote à main levée pour la montée à l’Eglise des Païens, en aller-retour (un peu moins de 3 km et 180 m de dénivelée). Nous serons 20 à y monter.

La piste s'élève à travers le bois. Nous faisons une halte au pied de la falaise et Anne-Marie nous explique le terme de païens dans le sens « non juifs» et indique qu’au moment des guerres de religion, les protestants  considéraient ce site comme un édifice religieux. Mais inutile de chercher une église, imaginez plutôt un autel dans la roche.

 

Quels beaux panoramas au sommet de cet oppidum!

Après  la photo du groupe, nous reprenons à 15h15 la piste de Bayonne pour faire les quelques kilomètres restant dans le bois du Défens. 

Nous regagnons nos voitures à 16h30.

Le pot de l’amitié est pris à Bagnols en terrasse.

Merci à Patrick pour cette belle randonnée et aux photographes Claude, Dominique et Gilbert.

La semaine prochaine les deux groupes de marcheurs se réunissent pour le déjeuner. Jean Bo précise que pour le G2, le parcours se raccourcit de 2 km environ.

G1
G2

 

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