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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 14:52

Saint Aygulf – La Gaillarde

2009-01-Roland.jpgAujourd’hui Roland nous propose une randonnée à deux pas de chez nous, à Saint Aygulf. Après une journée de tempête, la météo nous laisse espérer un temps clément, avec même quelques éclaircies. Profitons-en !

Nous avons rendez-vous au bout de la Grande plage de Saint Aygulf. Nous sommes 21 randonneurs. Roland nous présente le parcours : « Nous allons tourner tout autour de la zone urbanisée, en suivant le sentier du littoral jSt Aygulfusqu’aux Issambres. Puis nous reviendrons par les hauts de Saint Aygulf ». C’est un parcours de 14,5 Km. Le dénivelé a l’air impressionnant sur le profil, mais il ne dépasse pas 260 m. Nous faisons un petit tour d’horizon avant de partir : à l’Est : l’Estérel, à l’Ouest : les Maures et la pointe de St Tropez. Bien sûr, c’est du déjà vu !2010-03-04 St Aygulf-001

« Nous démarrons de la plage de la Galiote » nous précise Roland. « Nous allons commencer par un léger é2010-03-04 St Aygulf-003chauffement ». Nous ne demandons que ça : nous réchauffer un peu, car l’air est frisquet. «  Je crains un peu pour les chaussettes » ajoute Roland. Que veut-il dire ? Mystère !

Nous descendons sur le sable et traversons la plage de la Galiote. Nous atteignons bientôt les pre2010-03-04 St Aygulf-007miers rochers. Attention à ne pas glisser, ils sont humides. Nous contournons la Pointe de St-Aygulf. Le sentier du bord de mer est bien aménagé, large. Mais au détour d’un virage, tout change. Plus de macadam, rien que des rochers entrecoupés de passages de sable ou de graviers. Le ciel est gris, le temps est maussade. Mais surtout, la mer est agitée. Pas besoin d’être Jérémie pour deviner le sort qui nous est promis. (Merci Georges !) Nous risquons fort de nous tremper les pieds … et les cha2010-03-04 St Aygulf-013ussettes.

Premier test : il nous faut longer un mur. Un mur que vient battre la mer. A intervalles irréguliers, bien sûr, pour pimenter le jeu. Il ne suffit pas de regarder où l’on met les pieds. Avant de nous élancer, il nous faut évaluer la distance à parcourir, observer la vague qui se prépare, évaluer sa vitesse, sa force. Et surtout courir, courir vite. Sans trébucher !

Le test est concluant : « Je suis trempée, j’arrête ! » s’écrie Annie (la grande).
2010-03-04 St Aygulf-022Mais après ce passage délicat, la suite lui paraît plus facile. Annie se décide à rester parmi nous.

D’ailleurs, nous quittons les rochers pour faire un bout de route. Puis nous revenons sur le sentier du littoral. Nous traversons à nouveau une calanque. A son extrémité, il nous faut franchir un petit chenal, devant l’entrée d’un garage à bateaux. Le chenal est envahi par la mer. De temps en temps la mer se retire. Mais pas longtemps ! Roland ouvre la voie. Il nous prévient : « Attention, c’est très glissant ! » En effe2010-03-04 St Aygulf-037t, nous devons poser le pied sur des dalles et des rochers bien polis par la mer. A l’arrière, ça bouchonne un peu ! Chacun hésite quelques secondes avant de trouver le moment favorable, entre deux vagues, pour franchir ce passage délicat. Nicole glisse et chute. Elle se relève, mais sa décision est prise : « Je rentre à la maison ». 

Quelques instants plus tard, nous voici sur la plage du Petit Boucharel. Il est 10 heures. C’est l’heu2010-03-04 St Aygulf-046re de la pause casse-croûte. C’est aussi l’heure pour Nicole de nous abandonner. Jean la raccompagne. Auparavant il passe le flambeau à Daniel : en l’occurrence une bouteille de rosé offerte par Danielle. Merci Jean, tu peux rentrer, la bouteille est sauve.

Chacun contemple ses vêtements mouillés. Annie a les chaussettes trempées. Mais elle en a une paire de rechange. Quelle prévoyance ! « Moi, je suis trempé beaucoup plus haut » nous dit Alain. En fait, personne n’est totalement sec.2010-03-04 St Aygulf-033

Avant de nous quitter, Jean annonce : « On a fait 4,09 km » ; Toujours aussi précis, Jean !  

Nous ne sommes plus à présent que 19. Roland nous propose : « Voulez-vous continuer par la route ? » « Non ! » A la majorité, nous choisissons le sentier du littoral. C’est plus amusant ! « Je vous raconterai plus loin l’histoire de la soupe de poissons » nous dit Roland.

Nous reprenons le sentier. Mais voici à nouveau un passage délicat entre deux rochers. Le pass2010-03-04 St Aygulf-048age est rarement libre. Et entièrement recouvert d’eau, dès qu’une vague se jette à l’assaut. Chacun se débrouille du mieux qu’il peut pour franchir ce mauvais pas. Mais cette fois-ci, Annie, restée à l’arrière, tourne les talons. Roland la rejoint et l’accompagne sur la route.  

Quelques dizaines de mètres plus loin, tout le groupe regagne la rou2010-03-04 St Aygulf-051te.

Nous contournons la plage du Grand Boucharel. Passée la pointe de la Tourterelle, nous voici à présent aux Issambres.

Puis nous atteignons la plage de la Gaillarde. Nous en avons terminé avec le parcours « plat » (qui comptait pour zéro dans le dénivelé !) Nous allons quitter la côte pour grimper sur les hauteurs de Saint Aygulf.

« On entre dans le vallon de la Gaillarde » nous dit Roland. « C’est l’un des derniers vallons littoraux non urbanisés de la côte varoise. Incendié en 1990, il conserve un potentiel écologique et constitue un site témoin des activités sociales, agricoles et pastorales de l’homme depuis le néolithique ».

Nous arrivons à un panneau indiquant « Les Petites Maures ». Nous marquons une pause. Roland nous parle du Conservatoire du littoral.

« Le Conservatoire du littoral est un établissement public créé en 1975. Il mène une politique foncière visant à la protection définitive des espaces 2010-03-04 St Aygulf-054naturels et des paysages sur les rivages maritimes ou lacustres. Il acquiert des terrains fragiles ou menacés. Après avoir fait les travaux de remise en état nécessaires, il confie la gestion des terrains aux communes ou autres collectivités locales. En janvier 2003, le Conservatoire assurait la protection de 500 sites représentant 861 km de rivages, soit plus de 10 % du linéaire côtier ». Parmi ces sites : le vallon de la Gaillarde (les Petites Maures) et les étangs de Villepey.

« Nous allons là-haut, sur la colline. On va emprunter le circuit de l’histoire : on y trouve des vestiges du néolithique, des dolmens, une ferme, un puits ». Nous commençons à grimper gentiment. Roland nous indique le point de départ du parcours des petites jambes. S2010-03-04 St Aygulf-053-copie-1i petites jambes il y avait eu.

Nous marchons à présent entourés de mimosas. Voici enfin les mimosas en fleurs que Bruno nous avait promis, il y a déjà un mois. Par ce temps gris, ces bouquets d’or illuminent le paysage. Tout à coup, nous percevons un bourdonnement qui ne cesse de croître. Nous sommes environnés d’abeilles. « On va rester en bas » nous dit Roland. Nous revenons sur nos pas pour emprunter un autre sentier. Les abeilles n’ont pas pour autant disparu. Nous nous dirigeo2010-03-04 St Aygulf-055ns vers les ruines de Roqueyrol.  

Nous poursuivons notre grimpette. Derrière nous, nous apercevons la côte, sous un ciel toujours gris. Une large tache jaune éclaire un peu le paysage. Ce sont les mimosas qui envahissent le vallon.

Nous atteignons les ruines de Roqueyrol : une ancienne ferme. Que l’on devine ici, juste derrière le groupe de randonneuses. Nous marquons une pause, le temps de profiter du paysage.

« On a fait la moitié d2010-03-04 St Aygulf-056e la distance. Et la moitié du dénivelé » nous dit Roland. « Pour vous situer, on est pas loin du col du Bougnon ».

Et nous reprenons notre grimpette. « Il nous reste encore 100 mètres à gravir. On mangera après la montée » nous dit Roland pour nous encourager. Car la dernière côte est raide, très raide. Le groupe s’étire. Chacun grimpe à son rythme. 2010-03-04 St Aygulf-059
Enfin nous arrivons au sommet.
Nous prenons quelques minutes pour reprendre notre souffle avant de poursuivre notre chemin. Au loin on aperçoit la côte. Pas une seule vague à l’horizon. La mer s’est calmée. « Je vous suggère de rentrer par le bord de mer » plaisante Roland.

Nous commençons la descente. Et voici bientôt un emplacement idéal pour le pique-nique. Nous nous installons parmi les chênes-lièges. Devant nous, au loin, les sommets enneigés.

Le ciel re2010-03-04 St Aygulf-062ste couvert, mais de temps en temps, un rayon de soleil vient nous réchauffer. Après le déjeuner, le rosé, le café, nous nous préparons à reprendre la route. Roland nous explique : « On va rester sur les hauts de St Aygulf. Puis on va redescendre par le vallon du Reydissart. Et arriver aux étangs de Villepey ».

Nous démarrons. « Au fait, j’ai oublié de vous raconter l’histoire de la soupe de poissons ». Ce sera pour plus tard !

Nous descendons parmi les troncs noircis. Vestiges du dernier incendie de forêt. Puis nous atteignons le vallo2010-03-04 St Aygulf-065n du Reydissart. Le sentier court dans les rochers, le long du torrent. Dont le chant nous accompagne tout au long de la descente. De ci de là, quelques bouquets de fleurs mau2010-03-04 St Aygulf-066ves nous intriguent. (Roland les identifiera comme « aster amelle », ou marguerite de la St Michel ou Oeil du Christ).

Nous arrivons à présent sur une piste boueuse. Comme le dit Jacky, « on voit qu’on approche des étangs ! ». Le sol est glissant, spongieux. Avec par endroits de grandes flaques que nous essayons de contourner. Mais par la gauche ou par la droite, nous nous embourbons de la même façon.

A présent nous pénétrons dans le d2010-03-04 St Aygulf-067omaine des étangs de Villepey.

« Les étangs de Villepey forment une des rares zones humides littorales entre la Camargue et l'Italie. Ils ont été formés dans le delta de l'Argens, par les divagations du fleuve au fil des siècles, et par les activités humaines d'extraction de sable.

Ces espaces naturels sont remarquables du fait des échanges continus entre eaux douces et marines. Ils sont constitués d'une mosaïque de milieux spécifiques, tels que étangs, lagune, vasière, sansouire, prairies humide et sèche, dunes, ripisylve, pinède. Ce vaste éventail d'habitats favorise la présence d'une flore et d'une faune diversifiées et constitue un paysage exceptionnel ».

Après la ripisylve, voici la prairie humide. Nous marchons au-dessus de la prairie, sur un sentier fait de planches montées sur pilotis. Et nous voici au bord de l’étang. 2010-03-04 St Aygulf-073

Le groupe s’arrête pour suivre le manège des cygnes et des canards qui viennent nous saluer. Mais soudain : « Oh ! un ragondin ! 2010-03-04 St Aygulf-070»
Voici en effet un énorme ragondin qui s’approche de la rive. E2010-03-04 St Aygulf-071spère-t-il quelques miettes de pain ? Sans doute. Mais c’est sans compter avec les cygnes et les canards, qui s’avèrent plus rapides que lui. Après ce spectacle inédit, nous allons prendre un pot pour conclure agréablement cette belle journée.

C’est alors que Roland se décide enfin à nous conter la fameuse histoire de la soupe de poissons : « Cela se passe vers 1850, entre l’embouchure de l’Argens et Ste Maxime. Retour de pêche d’un pointu, avec à son bord le patron, deux matelots et un mousse. (…) N’ayant pas grand-chose, ils mettent tout ce qu’ils ont en commun : poissons et autres ingrédients. Le mousse prépare la soupe. Elle est excellente. "Comment as-tu fait ? " lui demande le patron. Et le mousse répond : " Quand ça bouille tu baisses "… le feu évidemment ». 2010-03-04 St Aygulf-068
Ainsi serait née, selon cette légende, la bouillabaisse, varoise … et non marseillaise. 

 

Merci Roland pour cette belle histoire et cette belle randonnée, très variée, entre bord de mer, collines, vallons et étangs.

 

Merci aux photographes : Jean , Gérard .

Pour apprécier nos exploits du matin, consultez le diaporama intitulé Le sentier du littoral.

 

Encore quelques photos :

Roland surveille ses2010-03-04 St Aygulf-031 troupes






















Atten2010-03-04 St Aygulf-023tion à la vague!






















2010-03-04 St Aygulf-038




























2010-03-04 St Aygulf-042




























2010-03-04 St Aygulf-058





















Ca g2010-03-04 St Aygulf-061rimpe !























2010-03-04 St Aygulf-064Et ça descend
 





















2010-03-04 St Aygulf-072 

Ragondin et cygnes

 

Prochaine randonnée : Jeudi 11 Mars à 7 H 00 : PEILLON (06)

Le Tour de La Pointe de Lourquière

Un agréable sentier nous conduira à PEILLON, village médiéval fortifié, perché contre une falaise et dominant la vallée du Paillon. C’est un véritable voyage dans le temps que nous vous proposons en arpentant les ruelles tortueuses coupées de passages voûtés et de larges escaliers conduisant à la Chapelle des Pénitents Blancs de 1495 et à l’église de la Transfiguration bâtie au XVIII ème  siècle.

Par un sentier muletier astucieusement tracé dans un adret ensoleillé, nous rejoindrons, après une rude montée, le point d’orgue de cette randonnée : l’ Auberge Saint-PeilleMartin qui nous proposera le menu suivant :

Apéritif de bienvenue, Pizza Pissaladière

Barba juan et ses petits farcis Niçois

Gigot d’agneau à la broche (Cheminée) Pommes de terre sautées et tomate à la provençale

Salade, Fromage, Tarte Tatin maison

1 bouteille de vin (rouge ou rosé) pour 3, Café

A la suite de cette légère collation, nous rejoindrons nos véhicules par une promenade digestive facile : (1 H)

Longueur : 10 Km 815 – Dénivelée : 458 m – Durée : 5 H. Niveau : Moyen Médio.

Coût  du trajet A. R. : 54 € 00. Responsable : Jean      

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 15:19

Figanières : la Cabre d’Or

2009-09-10-Lacs-de-Millefonts-001.jpgAujourd’hui Jean  nous propose une randonnée à Figanières, au-dessus de Draguignan. Cette randonnée nous conduira au Bois de La Cabre d’Or et son Dolmen, à 718 m d’altitude.  

Nous voici donc à Figanières, près du centre-ville. Jean nous prévient : « Je n’ai pas marché depuis le 28 janvier. J’espère que ça va aller ». Quatre semain2010-02-25 Figanières-008es sans marcher, ça va être dur !! Puis Jean nous présente Solange et Monique, deux invitées de Rémy. « Merci de vous joindre à nous ». Et l’on apprend que ces dames ont dû tirer Rémy de son lit. Car il avait du mal à se lever. Sacré Rémy !

Aujourd’hui nous avons 2 circuits. « Le trajet est identique le matin » nous dit Jean. « Il nous mènera à la Cabre d’Or, à 718 m d’altitude. L’après-midi nous reviendrons par le Château de la Garde alors que le groupe des petites jambes, conduit par Joël, rejoindra directement Figanières. Et nous a2010-02-25 Figanières-001ttendra au café, place du Caou ».

Après une photo de groupe sur le parking, nous attaquons la marche. « Ce matin on va progresser lentement, car ça va monter tout le temps ». Nous voici à présent dans une petite rue qui grimpe gentiment. De son jardin, un Figanierais nous regarde passer. « Ca alors, vous êtes un paquet, vous ! » Un sacré paquet même, nous sommes 29 !

Après cette petite grimpette, Jean nous montre la route : « Au mois de juin, nous partirons d’ici »  nous dit-il. « Parce qu’on part à pied ? » demande Cathy. C’était une blague, bien sûr. Car au mois de juin, le 28 très précisément, nous prendrons cette route (en voiture) pour rejoindre le Val d’Allos.

Jean nous prévient : « Cette rando n’emprunte pa2010-02-25 Figanières-003s des sentiers balisés et répertoriés sur les cartes IGN. C’est le responsable du cercle de randonneurs de Figanières qui nous l’a indiquée. J’espère que je vais retrouver tous les passages. Certains sont confidentiels. Vous verrez, on passera dans des endroits qui risquent de vous surprendre ».

Et pour commencer, voici une goulotte : petit chemin creux, très étroit qui grimpe dans les bois. Par endroits le terrain est un peu lourd. Mais ça ne colle pas trop aux semelles. Pas pour l’instant !

« As-tu u2010-02-25 Figanières-006n goniomètre dans la tête ? » demande Jean à Gérard. « Un gonio quoi ? » « Un goniomètre, pour mesurer les pentes. Ou même une alidade à pinnules » (instrument que Jean aurait pu utiliser dans une vie antérieure). Mais ici pas besoin de goniomètre pour mesurer la pente. La pente est disons « moyenne » pour des randonneurs aguerris comme nous. Nous atteignons la route puis nous la traversons 200 mètres plus loin.

« On va attaquer la montée. Si vous voulez enlever quelque chose, n’hésitez pas ! » 2010-02-25 Figanières-004
Nous attaquons une petite grimpette en sous-bois. C’est vrai qu’il commence à faire chaud. Petite descente à présent, qui nous mène à un ruisseau. Franchissement d’un gué, sans incident. Sans intérêt ! Nous grimpons à nouveau. Mais il est 10 heures. Trois quarts d’heure de marche, ça creuse ! C’est déjà l’heure de la pause casse-croûte. Profitons-en : le soleil brille, le ciel est bleu. Le beau temps est revenu. Enfin !

Nous reprenons notre chemin. « On commence déjà à apercevoir la mer » nous dit Jean. En effet la voici au loin, la mer et ses reflets d’argent…

« Nous arrivons à St Blaise, à 520 m d’altitude ».
Jean fait une h2010-02-25 Figanières-007alte et nous montre le profil de la randonnée. Nous sommes partis de Figanières, à 310 m et nous atteindrons le point culminant de la commune à 718 m. Ce qui nous fera un dénivelé de 69FIGANIERES0 m pour une distance de 15,7 km. Les petites jambes se contenteront de 554 m pour une distance de 12,2 km.

Jean nous présente Figanières : « On y trouve l'authentique ("Li trouven lou veraï"), telle est la devise de Figanières. Figa Néra était le nom du village au Xème siècle, mot latin rappelant la " Fuite Noire " des sarrasins qui selon la légende furent repoussés vers 950 par les habitants. Pour commémorer cette victoire, les moines cisterciens firent ériger la chapelle votive Notre Dame des Oliviers.

L’histoire de Figanières est très ancienne, attestée par des dolmens privés (La Cabre d'Or, Saint Val) et les vestiges gallo-romains (oppidum St Blaise, trouvailles monétaires de l'époque d'Auguste)

« La chapelle du 12ème siècle est intéressante. Mais je n’ai pas pu avoir la clé » nous dit Jean. Qui ajoute : « Figanières est un village très pittoresque, perché sur une butte ».

A ces mots le groupe s’esclaffe bruyamme2010-02-25 Figanières-009nt. Mais qu’est-ce qui les met en joie ? Le blogueur n’ayant pas bien entendu, Jean lui explique plus tard : « Je voulais dire une butte d’amarrage ». Comprenne qui peut !  


Nous sommes repartis. « On a fait la moitié de la montée, soit 320 mètres ». Nous grimpons parmi les pins et les chênes, sur un tapis de feuilles mortes.2010-02-25 Figanières-011

« A partir de maintenant, restez bien groupés ! Car il y a peu d’indications ». Et pas de vrai sentier non plus. Nous suivons la ligne de crête.  A présent le silence s’installe, signe que la côte est raide.

Jean nous arrête pour une petite pause technique. Qui permet à chacun de reprendre son souffle.

Puis nous reprenons notre grimpette. Toujours sur la crête. Et toujours en silence. Nous montons dans un sous-bois bi2010-02-25 Figanières-012en éclairé par le soleil. Qui continue de briller. Jean nous encourage : « On arrive bientôt au sommet. Encore un petit effort ! »
Et voici en2010-02-25 Figanières-013fin le sommet : La Cabre d’Or (718 m).







Jean ne tarde pas à dénicher le point géodésique.

« Je suis bien content de l’avoir trouvé, ce point G » nous dit-il.

« Avec toi, Jean, on ne craint rien » lui répond Cathy. Jean en rougirait presque. « Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? » demande Martine à Cathy. Mais non, le compliment était sincère.

Nous quittons le sommet. « A présent nous allons avoir une succession de faux plats descendants ». Mais il est temps de trouver un lieu de pique-nique. Il est tout juste midi lorsque nous atteignons une magnifique esplanade. Appuyée sur un mur de r2010-02-25 Figanières-014ochers, elle domine la vallée. Le panorama est splendide. Malheureusement le soleil s’est voilé. Une brise légère rafraîchit l’atmosphère.

Nous nous installons parmi les rochers. Bruno préfère 2010-02-25 Figanières-016déjeuner confortablement : il a sorti  son pliant. Nous savourons notre pique-nique bien mérité après cette longue grimpette.

Après le café, les joueurs de cartes attaquent une belote. Debout autour du pliant aimablement prêté par Bruno. La partie de cartes ne sera pas longue, car le temps se rafraîchit sérieusement. Le ciel se couvre et nous aussi. La météo ne s’était pas trompée : nous ne reverrons pas le soleil.

En cinq minutes, nous voici rhabillés, harnachés, prêts à repartir.

« On va cheminer encore jusqu’au dolmen de la Cabre d’or » nous dit Jean. Nous descendons de notre promontoire. Attention aux pieds ! Le sol est couvert d’un tapis de bouses. Enormes, monstrueuses !

Voici le dolm2010-02-25 Figanières-017en. Un randonneur non averti n’y aurait vu qu’un tas de cailloux. Mais Bruno nous apprend que ce dolmen a fait l’objet de fouilles. Il remonte au néolithique. Ceux qui n’y voyaient que dalle apprennent qu’elle pèse 3 tonnes ! Et Bruno d’ajouter : « On y a retrouvé 200 dents ! »  Voilà qui nous fait apprécier pleinement ce monument, témoin de nos lointains ancêtre2010-02-25 Figanières-018s.
Une photo du dolmen s’impose donc.

Nous descendons à présent en direction du col de St Andrieu (alt. 529 m). C’est au col que nos deux g2010-02-25 Figanières-019roupes se séparent.
En attendant, Jean nous arrête pour constituer les groupes. Apparemment

la difficulté du parcours restant n’effraie personne. Car seules Jacqueline et Yvette rejoignent le groupe des petites jambes. Ce sera néanmoins, comme le dira Jacqueline, « un groupe complet : un chef, une serre-file et une randonneuse ».

Nous poursuivons notre descente. Après les bouses, voici la glaise. Passé le passage glaiseux, Jean nous conseille : « Tapez vos chaussures ici pour les nettoyer ». Décidément il pense à tout ! Mais un peu plus loin « Ce n’est pas la peine de nettoyer vos chaussures. On va retrouver de la boue plus loin ». Effectivement nous retrouvons la boue dans la descente. Puis le sentier grimpe à nouveau. « On va passer près d’un vignoble : le Château de la Garde. C’est le plus haut du Var, à 590 m d’altitude ».2010-02-25 Figanières-023

Nous atteignons l’entrée du château. « On peut entrer. L’accès est autorisé aux randonneurs ». Nous longeons le vignoble jusqu’à un panneau nous invitant à emprunter un « itinéraire de substitution pour les piétons et randonneurs ». Autrement dit : sortez d’ici !2010-02-25 Figanières-024

Nous progressons sur ce sentier qui chemine à travers bois. Et ne tardons pas à dominer le Château de la Garde et son domaine. Que Jean-Marie semble apprécier tout particulièrement, si l’on en juge par ses photos (voir plus loin).   

A présent2010-02-25 Figanières-020 nous descendons dans les bois. A nos pi2010-02-25 Figanières-022eds un tapis de feuilles mortes parmi lesquelles pointe de temps en temps une fleur : ici, un crocus. Plus loin un b2010-02-25 Figanières-021ouquet de fleurs jaunes, non identifiées. Plus loin, une hellébore de Corse, dixit Jean-Marie. Comme le dit Martine, « ça sent le printemps ! »

Nous atteignons une large piste. Un peu boueuse, la piste. Ce qui ne nous empêche pas d’avancer à un rythme soutenu. « A partir de maintenant, on va trouver un chemin caillouteux. On peut glisser » nous prévient Jean. M2010-02-25 Figanières-029ais le sol est plus sec. On ne peut pas glisser, mais trébucher, oui ! Nous ne ralentissons pas pour autant. Jean nous a promis que nous arriverions à 16 h. Il veut tenir parole.

Mais le voici qui ralentit quand même. « A droite vous pouvez voir le pont de la Tuilière, un pont romain ». A travers les arbres, on devine tout juste le dessus du pont, en contrebas. « D’ici on ne voit pas grand-chose » admet Jean. « Il faudrait descendre. Mais je vous en dispense ». Marie suggère alors : « Les photograph2010-02-25 Figanières-031es n’ont qu’à descendre ». Merci, Marie !

Gérard fait la grimace. Mais s’exécute … à moitié. Témoin cette remarquable photo souvenir du pont de la Tuilière.

Nous avançons main2010-02-25 Figanières-033tenant à pas rapides sur une large piste. Avant de terminer par une dernière descente dans les chênes. Nous arrivons au parking où nous laissons nos chaussures crottées.
Puis, direction le café, place du Caou, où nous sommes attendus. Nous y retrouvons Joël et ses randonneuses. Ils sont arrivés depuis une demi-heure. Sachant que les randonneurs aiment le grand2010-02-25-Figanieres-034.JPG air, le patron nous a installés à l’extérieur. Malgré le ciel gris, une belle journée s’achève…

Le pot se termine par une petite affaire de gros sous. Mais tout finira sur le parking, dans les rires et la bonne humeur.

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, menée de main de maître.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard.

 












Encore quelques photos :

Pique-niqueurs fa2010-02-25 Figanières-015ce au panorama























2010-02-25 Figanières-032





















Alice tente une é2010-02-25 Figanières-002chappée


Ca grimpe !




















2010-02-25 Figanières-010





















Plus vite !

C'est la piste 2010-02-25 Figanières-028finale






















2010-02-25 Figanières-030





















Châte2010-02-25 Figanières-025au de la Garde

 

2010-02-25 Figanières-026












2010-02-25 Figanières-027





Prochaine randonnée
 : Jeudi 4 Mars à 8 H 00 : SAINT AYGULF / La Gaillarde

1er parcours : 14,5 Km – Dénivelée : 260 m – Durée : 5 H 30 Niveau : Moyen Médio.

Responsable : Roland

2ème parcours : 12 Km – Dénivelée : 180 m – Durée : 5 H 

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 13:52

2010-01-07-Pas de L'Eouvé (23)Le Pic du Cap Roux.

 

Après un affreux mercredi de pluie continue et malgré des prévisions météo plus favorables pour le jeudi, il fallait vraiment avoir la foi du randonneur pour se lever tôt (enfin pas trop quand même) pour aller marcher. Roland nous avait préparé une petite rando de  16 km avec  550 m de dénivelée 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-23mais avec une particularité dans le déplacement puisque nous utiliserions le train de Boulouris au Trayas, "pour protéger la nature, notre capital" comme il nous l'avait expliqué dans la présentation de sa rando.

 

Au départ sur le parking de Boulouris nous ne sommes que 9. Oui, seulement quelques courageux, dont deux dames, Alice et Danielle, l'amie de Michel, de passage dans la région que nous accueillons avec plaisir.  Rémy, notre 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-1910ème marcheur partait de la gare de St.Raphaël. Nous nous pointons donc à la "belle" gare de Boulouris. Notre train part à 8 h 49, nous sommes en avance mais ceux qui sont déjà muni d'un billet compostent. Seul Jean-Marie n'avait pas de billet et il attendra 8 h 40, l'ouverture de la gare,  drôle d'horaire …,  pour acquérir ce précieux sésame. Il aurait mieux fait de s'abstenir comme le montrera la suite !

 

Appel de Rémy par le téléphone portable, le train de 8 h 49 est supprimé suite à un éboulement dû aux pluies d'hier ! Pourtant nous voyons passer un train transportant des voitures !

 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-2La "dame de la gare", comme elle se présente elle-même, nous confirme ce changement de programme et nous annonce qu'un train direct passera vers 9 h 30 et sera transformé en omnibus.

Roland est inquiet du "vers" (c'est un ancien cheminot, il connaît) et 40 minutes minimum de retard sur notre rando, à cette saison, pourrait compromettre le bon déroulement de nos activités. Après concertation, il est décidé de prendre trois voitures et d'en laisser une à Agay. Tant pis pour nos billets compostés. Rémy toujours à la gare de St.Raphaël nous rejoindra.

A cause des conséquences d'un événement climatique: la pluie de Mercredi, nous ne préserverons pas "notre capital nature" aujourd'hui.

Au rendez-vous d'Agay, nous commençons à prendre du retard car nous n'avions pas calculé que Rémy était à la gare, sans voiture, et qu'il devait revenir chez lui récupérer le dit engin. Enfin, tout le monde est là. A 9 h 46 nous quittons le parking du Trayas et lorsque nous arrivons à la gare , le passage à niveau est fermé et le train parti  à  9 h 30 de Boulouris est arrivé en même temps que nous… Bravo la SNCF !

Après cette légère déconvenue, 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-1nous attaquons par une légère montée qui va nous conduire au col de l'Evêque. Il fait doux, le ciel est encore couvert mais on aperçoit les prémices d'une amélioration.

Soyons positifs, nous avons mal commencé la journée, elle devrait mieux se terminer.

 L'eau ruisselle sur le chemin et nous pataugeons joyeusement. En contournant le pic d'Aurelle, la montée est facile. Il est 10 h 50 lorsque nous atteignons le col pour la "pause banane" et miracle…voici le soleil. Les rochers rouges du pic d'Aurelle luisent sous le soleil.

2010-02-18-Le pic du Cap Roux-6Roland nous invite à un léger effeuillage car nous allons aborder la montée vers le pic du Cap Roux. "Attention, nous allons traverser plusieurs pierriers, le chemin est bien tracé mais les cailloux peuvent être glissants" nous précise- t'il. Ces pierriers, nous les connaissons bien car c'est un secteur de l'Esterel très fréquenté par les randonneurs, mais ils sont toujours aussi impressionnants. 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-25Bon, ça ne glisse pas trop et Roland nous fera faire un petit arrêt pour admirer la baie de Cannes et les Iles de Ste.Marguerite et St. Honorat. Maintenant, malgré quelques jolis strato-cumulus de beau-temps, le ciel est bien dégagé lorsque nous atteignons le col.

Joli point de vue avec les quatre sommets remarquables "le Dramont, le Saint Pilon,2010-02-18-Le pic du Cap Roux-28 le Pic du Cap Roux et le pic d'Aurelle, ensembles de guet qui surveillaient l'arrivée des envahisseurs barbaresques et communiquaient par signaux de fumée avec le guet du Mt. Vinaigre, lui même en relation, par le même moyen, avec la tour de l'église St.Rapheu dans la vielle ville" nous contera Roland.

Encore une petite grimpette pour atteindre la table d'orientation à 453 m, où Roland nous fera un tour complet à 360°. 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-13Les montagnes du Mercantour au nord-est, bien blanches, sont un peu masquées par les nuages mais juste en dessous, on distingue bien les deux Baous de St.Genêt. Plus près de nous, la Grosse Vache, les Perthus, et à l'ouest le Rastel, notre prochaine étape. 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-16Une grosse barre de nuages, bien noire coupe un peu l'horizon à l'ouest vers le Rocher de Roquebrune, aurions-nous une averse en perspective ?

Nous commençons notre descente vers le St.Pilon dans ce paysage extraordinaire de chandelles rouges. De là nous gagnerons le col du St.Pilon. Il est 12 h 30, Roland nous propose deux options : pique-niquer ici où descendre jusqu'au plateau d'Anthéor. Nous retiendrons cette seconde option et en un quart d'heure nous rejoignons le plateau. Plus de nuage menaçant en vue, le soleil est revenu et installés sur des rochers nous profitons de notre pique-nique.

Roland nous informa que le 24 avril prochain, Théoule organise trois courses dans l'Esterel et une rando au profit des enfants du Nicaragua. Pour plus d'informations il faut contacter le www.traildazur.com .

2010-02-18-Le pic du Cap Roux-18Un contact téléphonique avec "la civilisation" nous apprend que demain nous serons en "vigilance orange" : pluie et vent ! Incroyable.

Et nous repartons pour rejoindre le Rastel d'Agay. C'est aussi un grand classique. Nous montons par une large piste très facile jusqu'au col du Rendez-vous. C'est devant le petit oratoire que nous ferons enfin la photo de groupe qui vous a manquée depuis le début, j'en suis sûr.2010-02-18-Le pic du Cap Roux-20

Par le sentier étroit qui chemine entre les arbousiers, les cistes, les bruyères arborescentes, les lavandes des Maures, nous gagnons la plate-forme qui surplombe Agay et comme d'habitude, c'est le choc. On a beau connaître, c'est toujours un enchantement que cette vue sur la baie !

C'est d'autant plus agréable qu'il fait très beau.

Encore quelques minutes de marche pour atteindre "le drapeau". Personne dans le groupe ne connaît l'origine de l'implantation de cette girouette tricolore : l'identité nationale est pourtant une donnée récente …2010-02-18-Le pic du Cap Roux-22

Voilà, c'est pratiquement fini, il ne reste plus qu' à descendre vers le bord de mer en traversant les hauteurs d'Agay. Des effluves de mimosa nous accueillent dès que nous retrouvons la civilisation. C'est pourtant vrai qu'ils commencent enfin à fleurir.

Le pot de l'amitié sera pris à l'Auberge de la Rade pendant que les chauffeurs vont récupérer leur voiture au Trayas. Nous avons eu le plaisir de retrouver Irma venue nous rejoindre, nous ou Roland ?

 

Merci Roland pour cette belle randonnée qui joint tous les sommets du bord sud de l'Esterel.

Nous avons quant même fait 690 m de dénivelée.

Et quelle chance avons nous eu avec le temps puisque les prévisions pour Vendredi se sont révélées exactes.

 

Un seul photographe à remercier aujourd'hui, votre rédacteur, qui a fait ce qu'il pouvait.

 

La semaine prochaine : Jeudi 25 Février à 8 H 00 : FIGANIERES ( 83 ) – La Cabre d’Or

Randonnée pittoresque au départ de FIGANIERES (Figa Néra au X ème siècle ) qui nous entraînera par des secrets et astucieux sentiers non répertoriés sur les cartes I G N au point culminant de la commune : Le Bois de La Cabre d’Or et son Dolmen à 718 m d’altitude . Figanieres---83---001.jpgSi, la longue montée ne nous a pas coupé le souffle, il le sera, sans aucun doute , par le panorama extraordinaire qui nous sera offert .

2 Parcours seront proposés pour le retour :

Parcours N° 1 : par le château de La Garde : Longueur : 15 Km 700 – Dénivelée : 690 m . Niveau : Moyen Alto avec Jean BOREL

Parcours N° 2 : par le village de St - Blaise : Longueur : 12 Km 200 – Dénivelée : 554 m . Niveau :Moyen Médio avec Joël .

Coût du trajet A. R. : 23 € 80  .

Quelquers photos en bonus :2010-02-18-Le pic du Cap Roux-3






Il a son billet, pourqoi est-il inquiet ?








Notre serre-fil habituel...pour 10 marcheurs, mais sans ses attributs,

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Non, nous ne sommes pas perdus. Roland fait le point avec ses marcheurs.2010-02-18-Le pic du Cap Roux-7



















Superbe le pic d'Aurelle sous le soleil2010-02-18-Le pic du Cap Roux-11...



















Et la baie de Cannes donc !2010-02-18-Le pic du Cap Roux-27



















Des hommes tournés vers l'avenir !2010-02-18-Le pic du Cap Roux-24



















Ils parlent de la prochaine rando .2010-02-18-Le pic du Cap Roux-14



















C'est là-bas que nous allons 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-29



















On ne s'en lasse pas !2010-02-18-Le pic du Cap Roux-15


















En haut d'Agay2010-02-18-Le pic du Cap Roux-21

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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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