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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 17:06

Pierrefeu : Le Fédon

00001.JPGAujourd’hui Bruno nous propose une randonnée dans les Maures, au départ de la commune de Pierrefeu.

Nous avons rendez-vous à l’entrée du hameau de la Portanière. Nous voici 27 randonneurs au départ. Aujourd’hui la météo nous promet un grand beau temps. Mais à Pierrefeu, le ciel est couvert. Ce sont encore ces sacrées entrées maritimes qui nous privent du soleil.

L’air est frisquet lorsque nous démarr2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-001ons.
Mais soudain le groupe s’arrête. Qu’attendons-nous ? On attend Gérard qui est retourné garer sa voiture correctement, afin de ne pas gêner un viticulteur dans son travail. Car ici nous sommes au milieu des vignes.

C’2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-002est reparti. Pour quelques minutes seulement, car Bruno s’arrête sur fond de vignes et d’oliviers. Il nous présente le profil de la ranPierrefeudo. Profil en forme de mamelons, avec deux belles côtes en perspective. Le groupe des petites jambes évitera une montée et une descente. Certaines n’ont pas bien compris et se font traiter de blondes. Le blogueur fait partie du lot. « Ce sera une randonnée de 17,9 km pour un dénivelé de 630 m » nous dit Bruno. Sans compter les options ! 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-003

« De là-haut, vous verrez Toulon, Notre-Dame des Anges, Les Maures, un lac, des ruines. Nous marcherons sur des chemins parsemés de paillettes d’or et d’argent ». De quoi nous faire rêver ! « Ici, c’est le pays de la musaraigne étrusque. On en parlera un peu plus loin ». De quoi nous faire saliver !

Nous progress2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-005ons parmi les vignes. « Nous sommes dans le vallon de Loubier » nous annonce Bruno. La pente est très douce. Mais le soleil brille et nous commençons à nous réchauffer. Nous traversons à présent une belle chênaie. « On va arriver à 189 m au prochain croisement. Et nous monterons ensuite à 340 m ». Arrivés au carrefour, nous marquons une pause.

« On se sépar2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-006e ici. Les petites jambes vont avec Jean » nous dit Bruno. Puis il nous décrit le parcours du premier groupe : « Nous allons marcher dans un très joli bois de chênes-lièges, au sol couvert de cistes, lavandes à toupet, bruyères, romarin… Et nous aurons là-haut une vue merveilleuse. Puis ce sera une côte douce et régulière. On va dominer le barrage. Puis nous descendrons jusqu’au barrage ». Puis Bruno s’adresse aux petites jambes : « Voilà tout ce que vous allez manquer ! ». Sans regret ?

Jean prend la tête d2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-007e ses huit petites jambes. Avant de nous quitter, il nous prévient : « Si on se perd, rendez-vous jeudi prochain au cap Camarat. ». Et Bruno d’ajouter : « N’oubliez pas de vous inscrire au Pèlerinage de la Ste Baume. C’est le dimanche 2 mai ! »

Nous repartons sur la piste qui s’élève à travers un bois de chênes-lièges et de bruyères. Pour l’instant, les petites jambes nous suivent. A distance. Puis nous attaquons une côte beaucoup plus raide. Notre 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-008groupe s’étire. « On est dans les paillettes » nous fait remarquer Bruno. Pour ceux qui n’y auraient vu que du feu. A présent le soleil tape fort. Soleil plus grimpette : Il commence à faire chaud !

Et nous voici dans le joli bois de chênes-lièges, au sol couvert de cistes, lavandes,… etc. Nous découvrons la fameuse vue sur le Coudon et la ville de Toulon. Après une montée sur un sol schisteux, nous atteignons la piste des Crêtes du Maraval. Voici le carrefour, à l’altitude de 343 mètres, où nos deux groupes se séparent vraiment. Pour une heure seulement. « Pendant que no2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-010us ferons un circuit de 4,5 km, Jean nous choisira un lieu de pique-nique » nous explique Bruno.

Nous avançons à présent sur la piste des Rimaret. Bruno parle équitation avec Françoise. Quand soudain il s’arrête. De façon un peu … cavalière. « On parle, on parle et voilà que j’ai loupé un chemin sur la gauche ». Bruno retourne en arrière, mais ne trouve pas de chemin. Nous poursuivons. Un peu plus loin, le voici ce fameux chemin. « On est à 410 m2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-012ètres. Maintenant on va descendre ».
Nous descendons parmi les bruyères et les arbousiers. Puis la descente se fait plus rapide. Nous laissons une ruine sur la droite. « Nous arpentons le flanc du Serre Long » nous dit Bruno. Le sentier descend parmi les châtaigniers. Nous dominons le vallon des Bîmes et le barrage.

Tout à coup Bruno siffle. Petite pause technique. « Avec tous ces sifflements, on n’entend plus les oiseaux » se plai2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-013nt (la grande) Dominique. Car en effet, depuis ce matin on les entend chanter. Ca sent vraiment le printemps !

Nous reprenons notre descente, à présent bien caillouteuse. Parmi les  pins et les bruyères. Et nous voici arrivés en bas. « Nous sommes à 150 mètres. On va remonter sur 3 km. Jusqu’au croisement où nous étions tout à l’heure ». Et près duquel nous attendent les petites jambes.

Nous grimpons la piste des Bîmes, dans une chênaie de yeuses et de pubescents. Et voici sur notre droit2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-014e, le barrage et la retenue des Bîmes.  C’est un coin très paisible ombragé de peupliers, roseaux et mimosas. Voici l’endroit idéal pour pique-niquer. Dommage, nous ne sommes pas seuls. Le lieu est agréable, mais la côte est raide. Très raide même. Et le temps presse : les petites jambes nous attendent. Nous traversons à présent le bois des Ginestes. Encore un ou deux lacets et nous apercevons le carrefour où nous avons rendez-vous. Comme le dit Françoise : « On a bouclé la boucle ! »

Mais au carrefour, personne. « Ils ont trouvé un meilleur endroit » nous dit Bruno, qui a eu Jean au téléphone. « Encore un kilomètre 800 ! » Et 1,8 km de grimpette ! Mais restons positifs. « Ce sera toujours ça 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-015de moins à grimper après le déjeuner ». Nous poursuivons donc notre route à flanc de coteau. « On aperçoit Gonfaron, au fond à droite » nous annonce Camille. « On s’en fout ! » lui répond une de nos charmantes randonneuses. Ventre affamé ne s’intéresse pas au paysage !

Enfin nous apercevons une silhouette à l’horizon. C’est Jean qui vient à notre rencontre. « Regardez2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-016 sur la droite, le village de Pignans ». D’où nous partîmes pour grimper à Notre-Dame des Anges.

Et enfin nous retrouvons les petites jambes. Les voici, bien installés dans l’herbe. Et bienheureux. Car ils ne nous ont pas attendus pour déjeuner. Un groupe de beloteurs est déjà en action.
No2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-017us nous installons à notre tour, à l’ombre ou au soleil, selon les goûts.

Bruno confie à Joël, qui a déjà déjeuné, son article sur la musaraigne étrusque. Et c’est un avec un réel plaisir que nous écoutons Joël, tout en savourant notre pique-nique.

Il nous fait découvrir cet animal extraordinaire : « La Musaraigne Etrusque vit dans le sud de la France, notamment dans les Maures. C’est le plus petit mammifère du monde. A l’âge adulte, elle ne mesure que trois centimètres, queue comprise. Et ne pèse, avec l’estomac rempli, que deux grammes. Elle perd 15 % de son poids da2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-018ns la journée. Pour les récupérer, elle est obligée de manger deux fois son poids par nuit. Sinon, c’est la mort en 24 heures. Elle se nourrit d’insectes, qu’elle tue par deux ou trois morsures. Elle vit la nuit et ne sort le jour que poussée par la faim. La femelle a une portée de trois ou quatre petits. Ils sont gros comme un grain de café. Et nus comme un ver. Au bout de 12 jours, le premier petit attrape la queue de sa mère, le second la queue du premier et ainsi de suite. Ils marchent ainsi à la queue leu leu sur les pierres sèches. Enfin le cœur de la musaraigne étrusque bat à un rythme d’enfer : 1200 pulsations par minute ! »

A présent nous savons tout sur la musaraigne étrusque, il est temps de2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-022 passer au dessert et au café. Puis chacun se repose quelques instants au soleil.
On voit ici Mado langoureusement allongée, sur son blouson assorti à son sac à dos, son tee-shirt, son bonnet et ses chaussures. (
Fashion victim ? No. Surely not !)

Après ce temps de repos fort agréable, il nous faut reprendre notre route. « Il nous reste 6,3 km » nous annonce Bruno. Ceci sans compter l’option qu’il nous propose : monter jusqu’au sommet du Fédon. Nous poursuivons notre chemin à flanc de coteau et parvenons à la selle du Fédon (alt. 396 m). Nous déposons nos sacs et les confions aux petites jambes que l’ascension du sommet n’intéresse pas. En p2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-024rincipe, on devrait être de retour dans moins de 10 minutes.

Nous grimpons sur la gauche un petit sentier qui serpente à travers les cistes. Petite promenade digestive très agréable qui nous conduit rapidement au sommet du Fédon (alt. 447 m). Le point de vue est magnifique. Au Nord, sur le Haut Var et les Alpes de Haute Provence. A l’Ouest, sur la Sainte-Baume, le massif de Siou-Blanc, le Coudon et Toulon. Au Sud, avec une vue sur les Maures méridionales jusqu’à la mer. Et à l’Est, s2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-023ur les crêtes des Maures jusqu’au sommet de Notre-Dame des Anges. Pendant que nous admirons le paysage, Jean a déniché le point géodésique. Notre collection s’enrichit d’un nouveau point G.

Mais il est temps de retrouver nos sacs. Plutôt que de revenir sur nos pas, Bruno nous fait redescendre par l’autre versant du sommet. Nous ne tardons pas à reconnaître les lieux : c’est ici que nous avons pique-niqué. Quel plaisir de retrouver ce cadre enchanteur !

Le groupe se dirige alors vers la piste que nous avons prise il y a à peine 20 minutes. Mais Bruno, toujours amoureux des petits sentiers, nous invite à le suivre par un nouveau chemin qui grimpe dans le maquis. Chemin fort agréable, qui ressemble comme deux gouttes d’eau à celui par lequel nous sommes descendus. D’ailleurs n’est-ce pas le point G que nous apercevons là-bas au sommet ? Eh oui, c’est bien lui ! Déci2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-025dément nous n’en finissons pas de tourner autour ! A présent, prenons le chemin le plus court ! Qui nous mène directement à nos sacs.

La boucle est bouclée. Et plutôt deux fois qu’une ! Les petites jambes nous accueillent avec joie. Ils commençaient (presque) à s’inquiéter !    

« On va marcher en crête » nous prévient Bruno. Une crête descendante. Avec quand même quelques remontées. Comme celle-ci qui mène à un sommet coiffé d’une couronne de schistes. De quoi remplir le sac de Martine qui complète sa collection de pierres. Puis nous attaquons une descente raide, très raide. Sur un sentier très caillouteux. Qu’elle nous paraît longue cette descente ! Enfin nous atteignons le vallon du Fédon. « Nous sommes à 124 mètres » nous dit Bruno. 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-027Nous traversons le ruisseau. Puis nous suivons le sentier ombragé qui longe le ruisseau. Bientôt le sentier se met à grimper doucement. Nous dominons le ruisseau du Fédon, que l’on aperçoit en contrebas à travers les arbres. Et dont nous entendons les flots tumultueux. Car le ruisseau est devenu rivière. Puis le sentier redescend au bord de l’eau. Nous longeons de nouveau la rivière : le Réal Martin.  


A droite, un large gué la traverse. Bruno s’arrête. Il va 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-029falloir se mouiller les pieds. Bruno fait mine de quitter ses chaussures. Mais non, c’était une blague ! Nous poursuivons notre sentier le long de la rivière. Nous traversons à pré2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-026sent une forêt de cannes. Et revoici les vignes et plus loin le hameau de la Portanière.

Nous rejoignons nos voitures et allons prendre un pot bien mérité à Pierrefeu. Au total nous avons fait 20 km pour un dénivelé de 830 m. Nous avons de quoi être fiers !

 

Merci Bruno pour cette très belle randonnée dans les Maures.

 

Merci aux photographes : Jean , Gérard .

 

Encore 2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-030quelques photos :























2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-031
























2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-033




















Les petites jambes

Dans les2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-004 vignes























2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-009




















2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-011
Ca grimpe !





Ca grimpe encore !














Piqu2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-019e-niqueurs

 





















2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-020













2010-03-18 Pierrefeu Le Fédon-021














Prochaine randonnée
 : Jeudi 25 Mars à 7 H 00 :

SAINT-TROPEZ (83) Sentier du Littoral (N ° 2)

Du u Cap Camarat à la Pointe de la Douane, entre ciel et mer, entre vent et soleil, immersion dans l’authenticité méditerraCap Taillatnéenne d’un littoral préservé.

Mieux vaut avoir le pied sûr pour les quelques passages exposés du sentier et posséder une certaine endurance.

Le retour se fera par les pistes et sentiers faciles de l’intérieur.

L : 17 Km, D : 5 H 30, Dh : 360 m. Moyen Médio

Repas tiré du sac.

Responsable : Jean : 04.94.95.87.73 – 06.68.98.13.62

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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 15:47

PEILLON

 

2010-03-11 Peille-2La voici enfin cette sacrée rando-restaurant programmée le 11 février. Les abondantes chutes de neige de ce jour là nous avaient empêchés de partir de St.Raphaël .  Le changement de dates n'a pas permis à certains de nos amis de nous rejoindre, mais par contre,  d'autres  qui n'étaient pas libres le 11 Février ont pu participer à cette sortie. 

Aujourd'hui, nous espérons un meilleur temps bien que la météo annonçait pour mercredi quelques averses de neige sur Peille. Effectivement, à partir de la Turbie, le paysage est devenu tout blanc et c'est prudemment que nous atteignîmes  notre parking habituel à 2 km de Peille. Comme pour toutes les randos-restaurants, l'effectif est important : 36 marcheuses et marcheurs qui seront rejoints au restaurant par les 6 non-marcheurs du "convoi sanitaire", comme Jean  a qualifié les deux voitures montant directement de Fréjus-St.Raphaël. C'est lui qui a préparé le programme de cette journée. Après la photo de groupe (difficile de faire rentrer les 35 personnes dans ce tout petit appareil…n'est-ce pas messieurs les photographes !)2010-03-11 Peille-001 Jean nous présente la rando du jour : 11 km et 600 m de dénivelée.2010-03-11 Peille-44 Une grande descente nous conduira à Peillon où nous pourrons visiter le village et l'église. Pour la visite de cette dernière nous avons rendez-vous à 10 h 30 avec Mme Carter, de l'Office du Tourisme. Mais il n'a pas pu obtenir la clé de la si jolie chapelle des Pénitents blancs, parfaitement décrite par Gérard dans le blog du 6 Décembre 2007, auquel il nous renvoie. Puis nous remonterons au restaurant à St.Martin de Peille et rejoindrons ensuite les voitures en environ 50 minutes.

2010-03-11 Peille-4 Il fait frais mais très beau. Une fine couche de neige recouvre le sol et les arbustes : c'est beau, mais pour randonner, pas idéal. Jean nous précise : " aujourd'hui, nous sommes nombreux, il y aura un serre-fil, Jacky et deux guides, moi-même en tête  et Roland dans le peloton"

 A 8 h 55, le départ est donné. Dans un premier temps, nous allons grimper jusqu'à la petite chapelle St.Pancrace. "Attention, nous précise t'il, la neige rend certains passages glissants sur les versants nord, soyez prudents".

6 dames, dont trois Yvette, sous la conduite de Jacqueline, préfèrent éviter la montée à la chapelle en empruntant la route. Munies d'une carte, elles nous rejoindront à 600 m de là sur un parking à gauche de la route. Enfin, en principe…mais n'anticipons pas.2010-03-11 Peille-5 

La montée vers la chapelle est un peu glissante et la dite chapelle toujours aussi vide. Par contre, par rapport à notre dernier passage, elle a été nettoyée et décorée d'un bouquet de fleurs artificielles. La descente est un peu plus difficile car les rochers sont très glissants. Pourtant, tout le monde arrive à la route sans encombre.

Encore une centaine de mètres et nous arrivons au point de rendez-vous avec le groupe des six dames…personne. Elle ont dû se cacher pour nous faire une farce ! Mais non, c'est 2010-03-11 Peille-6le grand vide sur cette large esplanade. Le téléphone passe mal et Jean commence à s'impatienter. Enfin la liaison est établie, elles sont à Peille et au lieu des 600 m prévus elles ont parcouru deux kilomètres…cherchant un parking à "droite". Bravo les filles, il ne vous reste plus qu'à revenir, par une montée bien sûr, vous aurez ainsi fait 3.4 km de plus en voulant éviter une petite grimpette. Selon Marcel, " une Yvette, ça va, trois, bonjour les dégâts". Roland, toujours galant part au-devant d'elles pour les réconforter. Irma, ne fais pas la grimace s'il te plait, c'est professionnel !

Il est 9 h 49, nous avons pris au moins ½ heure de retard. Les marcheurs présents, pour passer le temps, ont  pu grignoter ce qui permettra de sauter la pause banane. Cette pauvre Mme Carter devra un peu patienter à Peillon. Elles arrivent enfin, les six, et sans donner le temps de souffler à nos "égarées" Jean attaque une petite montée assez sèche, un peu glissante puis nous nous orientons sud-ouest pour longer la cime de Rastel à 770 m. Mais que vois-je au nord-ouest ? Ne serait-ce pas le Mt.Mousnier ?
2010-03-11 Peille-006Nous nous dirigeons droit sur une impressionnante falaise que nous contournons.2010-03-11 Peille-7 Attaquant la descente vers Peillon, la progression ralentit sérieusement car le sentier étroit est très glissant et le soleil n'a pas encore fait fondre la neige. Pauvre
Mme Carter, sa matinée est fichue !

Pas de chutes spectaculaire, Martine parle bien de finir sur le ventre mais ce ne sont que des mots ! Par contre Jean-Louis va se tordre le pied, pourvu que ce ne soit pas une entorse !

Lorsque nous rejoignons le chemin qui mène de Peille à Peillon, Jean décide de partager le groupe en deux. Le premier sous-groupe descendra rapidement les 150 m restants pour retrouver Mme Carter et visiter le village, le second sous la direction de Roland descendra à son rythme et évitera le village. Les deux groupes se retrouveront2010-03-11 Peille-12 dans la montée vers le restaurant. Commence alors une descente un peu folle pour le premier groupe. Heureusement nous avons perdu de l'altitude et il n' y a plus de neige. Nous apercevons brièvement les toits de Peillon que nous abordons par le nord. Pour rentrer dans le village, Irma s'est laissée distancée pour guider les retardataires. Merci, cela valait le coup, une superbe oliveraie où poussaient des Orchis de Robert et des amandiers en fleurs avait retenu un des photographes. Dans le village, c'est la course, mais Mme Carter nous attend. Dommage, ce village est superbe. Il n' y a pratiquement pas de rues, que des escaliers et des passages couverts. Mais c'est bien restauré et " authentique". Le photographe a bien du mal à exercer son art…et à suivre.

Enfin l'église …et Mme CARTER, ouf !2010-03-11 Peille-15 

La visite de l'église sera rapide, à peine le temps de s'asseoir pour souffler un peu. Cette chère Mme Carter  nous précise qu'elle est spécialiste de la chapelle des Pénitents blancs que nous ne visiterons pas et nous lit simplement un texte sur l'église où nous nous trouvons.2010-03-11 Peille-42 L'église de la Transfiguration,  est située au sommet du village, à l'emplacement de l'ancien donjon du château. Bâtie au XVIIIe siècle, surmontée d'une haute lanterne octogonale, elle abrite des toiles d'un grand intérêt : une Madone au rosaire peinte par Dragus au XVIIe siècle, une Mort de Saint Joseph et un christ en bois du XVIIIe siècle. Lors de récents travaux, des restes de fresques ont été mis à jour sur le côté droit du chœur.

2010-03-11 Peille-18Remerciements à Mme Carter, une photo devant l'église et ça repart, toujours plus vite. Heureusement le village est petit et c'est Jacky qui récupérera un photographe perdu.

Nous retrouvons le chemin où le groupe de Roland nous a devancé. Inutile de courir, nous les rattraperons dans la montée et même s'ils arrivaient avant nous, ils ne boiront pas deux apéritifs…2010-03-11 Peille-19Voici enfin le premier pont romain où Jean regroupe sa petite troupe. Mais ça repart très vite et c'est à une belle vitesse ascensionnelle que la tête du groupe cherche à rejoindre les marcheurs de Roland.2010-03-11 Peille-22

Dans cette montée, le paysage est superbe, mais les marcheurs ne prendront pas le temps de l'admirer. Derrière nous se dresse fièrement le village de Peillon sur son piton, plus à l'ouest, dans une vallée, la vue porte jusqu'à  Drap et le Paillon (non il n'y a pas de faute d'orthographe, c'est le nom de la rivière qui  traverse Nice).2010-03-11 Peille-21 Sur notre gauche, la grande falaise du Galembert où nous étions ce matin constitue un site d'escalade très fréquenté par les niçois.2010-03-11 Peille-20 

La pente s'accentue et la vitesse baisse sensiblement. Lorsque nous rejoignons le groupe de Roland, celui de Jean est redevenu homogène. Petite pause dans ce Ravin de St.Martin , enfilade entre la Pointe de Lourquière et la Cime de la Caussinièra.

Voilà, nous avons retrouvé la civilisation à St.Martin de Peille, petit village moderne aux riches résidences des Monégasques voisins. Encore une montée bien raide, voici le restaurant " Le Relais St.Martin".

 Nos six amis marcheurs montés dans le "convoi sanitaire" nous y accueillent. Il est 13 h 02, selon Jean BOREL, nous sommes pile à l'heure. 2010-03-11 Peille-23D'ailleurs les quatre gigots d'agneaux sont encore devant les braises. Nous nous installons pour déguster le menu programmé par Jean :

Apéritif de bienvenue, Pizza Pissaladière

Barba juan et ses petits farçis Niçois

Gigot d’agneau à la broche (Cheminée ) Pommes de terre sautées et tomate à la provençale

Salade, Fromage, Tarte Tatin maison

1 bouteille de vin ( rouge ou rosé ) pour 3, Café

 

C'est délicieux, nous nous régalons.

Normalement si Maurice avait été là, nous aurions eu droit "Aux gamelles et aux bidons" et à "L'ami Jean-Pierre", mais actuellement, il randonne dans le désert.

Mais surprise, c'est Roland qui va nous en mettre plein la vue en nous 2010-03-11 Peille-272010-03-11 Peille-29présentant tout d'abord deux numéros de magie, l'un avec des rubans bleus censés représenter trois sœurs , le second avec des anneaux magiques. Puis il se livra, avec la complicité de Daniela, puis d' Annie  à deux manipulations  de cartes très réussies. Il enchaîna sur une histoire d'ascenseur ce qui entraîna Grand Pierre à raconter la sienne, suivi d'Yvette puis finalement de Jean .

Pas triste la fin du repas et nos divers animateurs furent chaleureusement applaudis avec un ban spécial pour Roland qui nous a révélé un talent caché.


2010-03-11 Peille-312010-03-11 Peille-32


Ceci nous permettra d'évoquer la prestation de Grand Pierre lors d'une randonnée dans le Mercantour en Juin dernier. Il nous fit tant rire avec ses histoires, à l'occasion d'une pause, que nous repartîmes sur un mauvais chemin.

Mais il est temps de reprendre la route pour rejoindre nos voitures. Une petite heure sur la route d'abord, 2010-03-11 Peille-35puis sur un chemin qui nous permettra de traverser le second pont romain du parcours.

Voilà, c'est fini. Encore une bonne journée à l'actif de nos guides animateurs.

 







Merci Jean pour cette belle randonnée rendue un peu compliquée par la neige et pour ceux qui auraient des regrets de n'avoir pu visiter Peillon, il est toujours possible d'y revenir…en voiture.

 

Merci aux photographes : Gérard, Jean , Jean-Marie .   

 

La semaine prochaine,

 

Jeudi 18 Mars à 7 H 30 : Les MAURES ( 83 )Pierrefeu du Var-2 parcours

 

 Cette randonnée dans les Maures (83), va faire découvrir les richesses de cette forêt unique en France. Elle a un parcours classique et varié – La portion de la crête du Fédon offre un panorama permanent – Trajet assez surprenant par sa variété – Certaines parties du circuit sont peu fréquentées et pourtant agréables – Repas et boisson à sortir du sac     Nous vous proposons 2 parcours –     Moyen  /  Medio

 

1er parcours  : 17 kms 900 - 5 h 10 – Déniv. 630 m 

 

2ème parcours  : 12 kms – 3 h 40 – Déniv. : 350 m

 

Responsable :    Bruno    

 

 

Quelques photos en Bonus :2010-03-11 Peille-3 

1ère montée vers la Chaplle St.Pancrace















2010-03-11 Peille-8Martine, ne bouscule pas les
copines!















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Peillon, enfin !
















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                           Passage




















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En route vers l'Eglise













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Mort de St Joseph













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C'est ça Peillon...
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2010-03-11 Peille-30
Ne vous méprenez pas, Daniela souffle pour faire disparaître la carte...











2010-03-11 Peille-33


Les cartes invisibles













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Les histoires de Grand Pierre
















Le deuxième pont romain

2010-03-11 Peille-36

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 14:52

Saint Aygulf – La Gaillarde

2009-01-Roland.jpgAujourd’hui Roland nous propose une randonnée à deux pas de chez nous, à Saint Aygulf. Après une journée de tempête, la météo nous laisse espérer un temps clément, avec même quelques éclaircies. Profitons-en !

Nous avons rendez-vous au bout de la Grande plage de Saint Aygulf. Nous sommes 21 randonneurs. Roland nous présente le parcours : « Nous allons tourner tout autour de la zone urbanisée, en suivant le sentier du littoral jSt Aygulfusqu’aux Issambres. Puis nous reviendrons par les hauts de Saint Aygulf ». C’est un parcours de 14,5 Km. Le dénivelé a l’air impressionnant sur le profil, mais il ne dépasse pas 260 m. Nous faisons un petit tour d’horizon avant de partir : à l’Est : l’Estérel, à l’Ouest : les Maures et la pointe de St Tropez. Bien sûr, c’est du déjà vu !2010-03-04 St Aygulf-001

« Nous démarrons de la plage de la Galiote » nous précise Roland. « Nous allons commencer par un léger é2010-03-04 St Aygulf-003chauffement ». Nous ne demandons que ça : nous réchauffer un peu, car l’air est frisquet. «  Je crains un peu pour les chaussettes » ajoute Roland. Que veut-il dire ? Mystère !

Nous descendons sur le sable et traversons la plage de la Galiote. Nous atteignons bientôt les pre2010-03-04 St Aygulf-007miers rochers. Attention à ne pas glisser, ils sont humides. Nous contournons la Pointe de St-Aygulf. Le sentier du bord de mer est bien aménagé, large. Mais au détour d’un virage, tout change. Plus de macadam, rien que des rochers entrecoupés de passages de sable ou de graviers. Le ciel est gris, le temps est maussade. Mais surtout, la mer est agitée. Pas besoin d’être Jérémie pour deviner le sort qui nous est promis. (Merci Georges !) Nous risquons fort de nous tremper les pieds … et les cha2010-03-04 St Aygulf-013ussettes.

Premier test : il nous faut longer un mur. Un mur que vient battre la mer. A intervalles irréguliers, bien sûr, pour pimenter le jeu. Il ne suffit pas de regarder où l’on met les pieds. Avant de nous élancer, il nous faut évaluer la distance à parcourir, observer la vague qui se prépare, évaluer sa vitesse, sa force. Et surtout courir, courir vite. Sans trébucher !

Le test est concluant : « Je suis trempée, j’arrête ! » s’écrie Annie (la grande).
2010-03-04 St Aygulf-022Mais après ce passage délicat, la suite lui paraît plus facile. Annie se décide à rester parmi nous.

D’ailleurs, nous quittons les rochers pour faire un bout de route. Puis nous revenons sur le sentier du littoral. Nous traversons à nouveau une calanque. A son extrémité, il nous faut franchir un petit chenal, devant l’entrée d’un garage à bateaux. Le chenal est envahi par la mer. De temps en temps la mer se retire. Mais pas longtemps ! Roland ouvre la voie. Il nous prévient : « Attention, c’est très glissant ! » En effe2010-03-04 St Aygulf-037t, nous devons poser le pied sur des dalles et des rochers bien polis par la mer. A l’arrière, ça bouchonne un peu ! Chacun hésite quelques secondes avant de trouver le moment favorable, entre deux vagues, pour franchir ce passage délicat. Nicole glisse et chute. Elle se relève, mais sa décision est prise : « Je rentre à la maison ». 

Quelques instants plus tard, nous voici sur la plage du Petit Boucharel. Il est 10 heures. C’est l’heu2010-03-04 St Aygulf-046re de la pause casse-croûte. C’est aussi l’heure pour Nicole de nous abandonner. Jean la raccompagne. Auparavant il passe le flambeau à Daniel : en l’occurrence une bouteille de rosé offerte par Danielle. Merci Jean, tu peux rentrer, la bouteille est sauve.

Chacun contemple ses vêtements mouillés. Annie a les chaussettes trempées. Mais elle en a une paire de rechange. Quelle prévoyance ! « Moi, je suis trempé beaucoup plus haut » nous dit Alain. En fait, personne n’est totalement sec.2010-03-04 St Aygulf-033

Avant de nous quitter, Jean annonce : « On a fait 4,09 km » ; Toujours aussi précis, Jean !  

Nous ne sommes plus à présent que 19. Roland nous propose : « Voulez-vous continuer par la route ? » « Non ! » A la majorité, nous choisissons le sentier du littoral. C’est plus amusant ! « Je vous raconterai plus loin l’histoire de la soupe de poissons » nous dit Roland.

Nous reprenons le sentier. Mais voici à nouveau un passage délicat entre deux rochers. Le pass2010-03-04 St Aygulf-048age est rarement libre. Et entièrement recouvert d’eau, dès qu’une vague se jette à l’assaut. Chacun se débrouille du mieux qu’il peut pour franchir ce mauvais pas. Mais cette fois-ci, Annie, restée à l’arrière, tourne les talons. Roland la rejoint et l’accompagne sur la route.  

Quelques dizaines de mètres plus loin, tout le groupe regagne la rou2010-03-04 St Aygulf-051te.

Nous contournons la plage du Grand Boucharel. Passée la pointe de la Tourterelle, nous voici à présent aux Issambres.

Puis nous atteignons la plage de la Gaillarde. Nous en avons terminé avec le parcours « plat » (qui comptait pour zéro dans le dénivelé !) Nous allons quitter la côte pour grimper sur les hauteurs de Saint Aygulf.

« On entre dans le vallon de la Gaillarde » nous dit Roland. « C’est l’un des derniers vallons littoraux non urbanisés de la côte varoise. Incendié en 1990, il conserve un potentiel écologique et constitue un site témoin des activités sociales, agricoles et pastorales de l’homme depuis le néolithique ».

Nous arrivons à un panneau indiquant « Les Petites Maures ». Nous marquons une pause. Roland nous parle du Conservatoire du littoral.

« Le Conservatoire du littoral est un établissement public créé en 1975. Il mène une politique foncière visant à la protection définitive des espaces 2010-03-04 St Aygulf-054naturels et des paysages sur les rivages maritimes ou lacustres. Il acquiert des terrains fragiles ou menacés. Après avoir fait les travaux de remise en état nécessaires, il confie la gestion des terrains aux communes ou autres collectivités locales. En janvier 2003, le Conservatoire assurait la protection de 500 sites représentant 861 km de rivages, soit plus de 10 % du linéaire côtier ». Parmi ces sites : le vallon de la Gaillarde (les Petites Maures) et les étangs de Villepey.

« Nous allons là-haut, sur la colline. On va emprunter le circuit de l’histoire : on y trouve des vestiges du néolithique, des dolmens, une ferme, un puits ». Nous commençons à grimper gentiment. Roland nous indique le point de départ du parcours des petites jambes. S2010-03-04 St Aygulf-053-copie-1i petites jambes il y avait eu.

Nous marchons à présent entourés de mimosas. Voici enfin les mimosas en fleurs que Bruno nous avait promis, il y a déjà un mois. Par ce temps gris, ces bouquets d’or illuminent le paysage. Tout à coup, nous percevons un bourdonnement qui ne cesse de croître. Nous sommes environnés d’abeilles. « On va rester en bas » nous dit Roland. Nous revenons sur nos pas pour emprunter un autre sentier. Les abeilles n’ont pas pour autant disparu. Nous nous dirigeo2010-03-04 St Aygulf-055ns vers les ruines de Roqueyrol.  

Nous poursuivons notre grimpette. Derrière nous, nous apercevons la côte, sous un ciel toujours gris. Une large tache jaune éclaire un peu le paysage. Ce sont les mimosas qui envahissent le vallon.

Nous atteignons les ruines de Roqueyrol : une ancienne ferme. Que l’on devine ici, juste derrière le groupe de randonneuses. Nous marquons une pause, le temps de profiter du paysage.

« On a fait la moitié d2010-03-04 St Aygulf-056e la distance. Et la moitié du dénivelé » nous dit Roland. « Pour vous situer, on est pas loin du col du Bougnon ».

Et nous reprenons notre grimpette. « Il nous reste encore 100 mètres à gravir. On mangera après la montée » nous dit Roland pour nous encourager. Car la dernière côte est raide, très raide. Le groupe s’étire. Chacun grimpe à son rythme. 2010-03-04 St Aygulf-059
Enfin nous arrivons au sommet.
Nous prenons quelques minutes pour reprendre notre souffle avant de poursuivre notre chemin. Au loin on aperçoit la côte. Pas une seule vague à l’horizon. La mer s’est calmée. « Je vous suggère de rentrer par le bord de mer » plaisante Roland.

Nous commençons la descente. Et voici bientôt un emplacement idéal pour le pique-nique. Nous nous installons parmi les chênes-lièges. Devant nous, au loin, les sommets enneigés.

Le ciel re2010-03-04 St Aygulf-062ste couvert, mais de temps en temps, un rayon de soleil vient nous réchauffer. Après le déjeuner, le rosé, le café, nous nous préparons à reprendre la route. Roland nous explique : « On va rester sur les hauts de St Aygulf. Puis on va redescendre par le vallon du Reydissart. Et arriver aux étangs de Villepey ».

Nous démarrons. « Au fait, j’ai oublié de vous raconter l’histoire de la soupe de poissons ». Ce sera pour plus tard !

Nous descendons parmi les troncs noircis. Vestiges du dernier incendie de forêt. Puis nous atteignons le vallo2010-03-04 St Aygulf-065n du Reydissart. Le sentier court dans les rochers, le long du torrent. Dont le chant nous accompagne tout au long de la descente. De ci de là, quelques bouquets de fleurs mau2010-03-04 St Aygulf-066ves nous intriguent. (Roland les identifiera comme « aster amelle », ou marguerite de la St Michel ou Oeil du Christ).

Nous arrivons à présent sur une piste boueuse. Comme le dit Jacky, « on voit qu’on approche des étangs ! ». Le sol est glissant, spongieux. Avec par endroits de grandes flaques que nous essayons de contourner. Mais par la gauche ou par la droite, nous nous embourbons de la même façon.

A présent nous pénétrons dans le d2010-03-04 St Aygulf-067omaine des étangs de Villepey.

« Les étangs de Villepey forment une des rares zones humides littorales entre la Camargue et l'Italie. Ils ont été formés dans le delta de l'Argens, par les divagations du fleuve au fil des siècles, et par les activités humaines d'extraction de sable.

Ces espaces naturels sont remarquables du fait des échanges continus entre eaux douces et marines. Ils sont constitués d'une mosaïque de milieux spécifiques, tels que étangs, lagune, vasière, sansouire, prairies humide et sèche, dunes, ripisylve, pinède. Ce vaste éventail d'habitats favorise la présence d'une flore et d'une faune diversifiées et constitue un paysage exceptionnel ».

Après la ripisylve, voici la prairie humide. Nous marchons au-dessus de la prairie, sur un sentier fait de planches montées sur pilotis. Et nous voici au bord de l’étang. 2010-03-04 St Aygulf-073

Le groupe s’arrête pour suivre le manège des cygnes et des canards qui viennent nous saluer. Mais soudain : « Oh ! un ragondin ! 2010-03-04 St Aygulf-070»
Voici en effet un énorme ragondin qui s’approche de la rive. E2010-03-04 St Aygulf-071spère-t-il quelques miettes de pain ? Sans doute. Mais c’est sans compter avec les cygnes et les canards, qui s’avèrent plus rapides que lui. Après ce spectacle inédit, nous allons prendre un pot pour conclure agréablement cette belle journée.

C’est alors que Roland se décide enfin à nous conter la fameuse histoire de la soupe de poissons : « Cela se passe vers 1850, entre l’embouchure de l’Argens et Ste Maxime. Retour de pêche d’un pointu, avec à son bord le patron, deux matelots et un mousse. (…) N’ayant pas grand-chose, ils mettent tout ce qu’ils ont en commun : poissons et autres ingrédients. Le mousse prépare la soupe. Elle est excellente. "Comment as-tu fait ? " lui demande le patron. Et le mousse répond : " Quand ça bouille tu baisses "… le feu évidemment ». 2010-03-04 St Aygulf-068
Ainsi serait née, selon cette légende, la bouillabaisse, varoise … et non marseillaise. 

 

Merci Roland pour cette belle histoire et cette belle randonnée, très variée, entre bord de mer, collines, vallons et étangs.

 

Merci aux photographes : Jean , Gérard .

Pour apprécier nos exploits du matin, consultez le diaporama intitulé Le sentier du littoral.

 

Encore quelques photos :

Roland surveille ses2010-03-04 St Aygulf-031 troupes






















Atten2010-03-04 St Aygulf-023tion à la vague!






















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2010-03-04 St Aygulf-042




























2010-03-04 St Aygulf-058





















Ca g2010-03-04 St Aygulf-061rimpe !























2010-03-04 St Aygulf-064Et ça descend
 





















2010-03-04 St Aygulf-072 

Ragondin et cygnes

 

Prochaine randonnée : Jeudi 11 Mars à 7 H 00 : PEILLON (06)

Le Tour de La Pointe de Lourquière

Un agréable sentier nous conduira à PEILLON, village médiéval fortifié, perché contre une falaise et dominant la vallée du Paillon. C’est un véritable voyage dans le temps que nous vous proposons en arpentant les ruelles tortueuses coupées de passages voûtés et de larges escaliers conduisant à la Chapelle des Pénitents Blancs de 1495 et à l’église de la Transfiguration bâtie au XVIII ème  siècle.

Par un sentier muletier astucieusement tracé dans un adret ensoleillé, nous rejoindrons, après une rude montée, le point d’orgue de cette randonnée : l’ Auberge Saint-PeilleMartin qui nous proposera le menu suivant :

Apéritif de bienvenue, Pizza Pissaladière

Barba juan et ses petits farcis Niçois

Gigot d’agneau à la broche (Cheminée) Pommes de terre sautées et tomate à la provençale

Salade, Fromage, Tarte Tatin maison

1 bouteille de vin (rouge ou rosé) pour 3, Café

A la suite de cette légère collation, nous rejoindrons nos véhicules par une promenade digestive facile : (1 H)

Longueur : 10 Km 815 – Dénivelée : 458 m – Durée : 5 H. Niveau : Moyen Médio.

Coût  du trajet A. R. : 54 € 00. Responsable : Jean      

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Published by Gérard - dans Loisirs
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