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25 avril 2009 6 25 /04 /avril /2009 09:30

CLANS – Le circuit des trois chapelles.

 

OUF !  enfin du beau temps annoncé après toutes ces intempéries qui nous ont obligés à annuler plusieurs randos. Celle que nous allons faire aujourd'hui avait été annulée le  13 novembre dernier. Il existe bien un petit risque d'orage en fin de journée mais d'ici là, nous aurons terminé. Jean BOREL nous a programmé 16,8 km avec 720 m de dénivelée. En prime, la visite de 3 chapelles très anciennes comme on en rencontre beaucoup dans le Nord des Alpes Maritimes. Nous sommes 27 et avons retrouvé avec plaisir notre amie GINOU. Par contre un grand manquant, BRUNO, qui a été opéré hier et, selon Jean qui nous donne de ses nouvelles, doit sortir ce soir. Nous lui souhaitons tous un prompt rétablissement… car il doit  nous conduire à St Vallier le 11 juin prochain. Bon courage BRUNO.

Avant de partir, Jean va récupérer les clés des trois chapelles auprès de M. Dauphiné, responsable des monuments de CLANS. Celui-ci nous propose de nous faire visiter la Collégiale lors de notre retour.

Il est 9 h pile lorsque le groupe sort du bourg… pour s'arrêter 5 minutes plus tard à la chapelle St.Michel. Jean en profite pour son petit topo habituel sur la rando , la chapelle que nous allons visiter  et le village de Clans.

Clans et son site furent occupés dès l’age de bronze par les romains comme en témoigne l’Ancienne voie romaine et le pont royal du 17ème siècle dit « pont romain »
Le village s’est d’abord fixé autour de sa Collégiale (instituée en 1137, bref pontificat d’Innocent II), puis s’est développé grâce à l’impulsion des privilèges accordés par les Comtes de Provence vers 1380 et par la Maison de Savoie à laquelle Clans fut rattaché dès 1388.
Le site du village qui était implanté au 10ème siècle au lieu-dit "Poet" (Puget-Garnier : en fait au Pont de Clans), près de la première Chapelle Saint Sébastien, aurait été abandonné au 16ème siècle après l’épidémie de peste de 1348.
Dès le 16ème siècle, le village prit de l’importance et maintint son activité (moulin, four, édifices religieux, exploitation forestière, agriculture). Il remplissait aussi des fonctions juridiques.
Clans devint Français les 17-18 avril 1860 à l’unanimité et connut un nouveau développement lié aux travaux de construction, au Bancairon, d’une usine hydroélectrique (1922-1929).
Clans bénéficie d’un patrimoine très important. de nombreux édifices religieux sont présents sur l’ensemble du territoire communal.

http://www.clans06.com/index.php?id=1317

 

Dans la chapelle, une magnifique fresque du 16 ème siècle montre St Michel, en armure, pesant les âmes et  attribuée à  Andrea de Cella.  D'habitude, on voit Saint Michel plutôt terrassant un dragon !

De la terrasse, la vue remarquable porte sur Clans, la vallée de la Tinée et au-delà de celle-ci, le village perché de Bairols et la pointe des Quatre Cantons où Jean rêve de nous emmener.

 

Jean nous explique aussi que le chemin du retour prévoit la traversée du Monar, le torrent qui coule au fond du vallon que nous allons suivre. Les fortes chutes de neige risquant de rendre le niveau de la rivière incompatible avec une traversée à gué, il a décidé d'envoyer Roland et Francis en éclaireur pour s'assurer que le gué est praticable. Rapides comme des flèches tous les deux, ils nous rejoindront à la chapelle Ste Anne, point haut de la randonnée.

 

Nous commençons notre montée qui épouse toutes les courbes de niveau du versant nord du vallon, bien ensoleillé. Le torrent se trouve à 200 m en contrebas. Il prend sa source près de la chapelle Ste Anne et de nombreux ruisseaux dévalent notre versant pour l'alimenter. Nous coupons le canal couvert qui approvisionne en eau le village.

Il y a effectivement beaucoup d'eau et notre sentier est fréquemment coupé par des gués faciles à franchir. Mais ça cascade bien ! La végétation sur cet adret est assez restreinte hors des boqueteaux humides le long des ruisseaux. Peu de fleurs à l'exception de quelques coucous,  primevères et hépatiques. Concernant ces dernières, Cathy nous a bien fait rire en nous racontant qu'elle n'arrive pas à se souvenir de leur nom. Sachant qu'il rappelle le foie, elle évoque même le non de cirrhose, mais, reconnaît-elle, ça ne colle pas !

En face, l'autre versant, l'ubac, est tout à fait différent avec ses grands pins bien droits. Nous en reparlerons lors de la visite de la Collégiale.

 

10 heures, c'est le moment de la "pause banane", à l'ombre ou au soleil, au choix.

 

Puis nous repartons, la montée devant durer 3 heures, cette petite collation nous a redonné du tonus, la chapelle Sainte Anne est encore loin. Le chemin est étroit, bien marchant et Jean  le qualifie de faux-plat montant ( comme d'habitude !!). De nombreux arbres morts,  couchés sur le chemin, nous obligent à un peu d'exercice.
Joli petit oratoire sur notre gauche.



Pas de nouvelles de nos éclaireurs.


Face à nous la montagne est enneigée, c'est un beau fond de décor.


A un détour du chemin, on aperçoit la chapelle.
"Une petite demi-heure" nous annonce Jean, toujours optimiste ou voulant encourager ses marcheurs. Votre rédacteur qui suit sur la carte, estime quant à lui, qu'il faudra bien encore une heure.

A la balise 711, Jean nous montre le chemin du retour. Ce sera le point de rendez-vous si nous faisons deux groupes pour le retour.

Effectivement, cette maudite chapelle ne se rapproche pas, pour certains, elle semblerait s'éloigner… Et le moral en prend un coup et donc la fatigue se fait ressentir.




Encore un gué avec une jolie cascade. Il est un peu plus important que les autres et Jean va se "planter" au milieu pour aider ses marcheurs.




Enfin la voici la chapelle Ste Anne à 1280 m d'altitude. La première chose à faire c'est de s'installer pour le pique-nique, la culture rentrera mieux avec des estomacs pleins et des jambes reposées.


Le groupe se répartit autour des deux bâtiments, soit à l'ombre, soit au soleil.

Francis nous rejoint, il explique qu'ils se sont trompés de chemin. Roland est remonté pour retrouver le gué alors que lui est passé sur des troncs puis a regagné la piste forestière sur l'autre rive. Roland arrivera un peu plus tard, il a trouvé le gué, il y a beaucoup d'eau mais ça devrait passer.

Un peu de rosé, plein de soleil et la sieste remettent tout le monde d'aplomb et même une partie de tarots s'organise, il y avait longtemps que nous ne les avions pas photographiés. Pourtant ni Denise ni Marcel ne sont parmi nous aujourd'hui ! Un petit coucou pour eux au passage, ça ne fait pas de mal.

Après avoir visité la chapelle, statue de St Anne, peintures et ex-voto sous forme de volant de voiture ( bien explicites) et joyeusement sonné la cloche, Jean nous fait un petit topo. Il nous explique que la première chapelle, en contrebas date de 1634. Elle  fut désaffectée et remplacée en 1835 par la chapelle actuelle, rénovée en 1983. Un pèlerinage est organisé tous les ans en Juillet. Il emprunte le sentier que nous venons de parcourir. Certains pèlerins le font pieds nus, paraît-il !

 

Quant à nous, nous allons redescendre selon deux variantes comme nous l'explique Jean. Jacky conduira un groupe qui reprendra notre chemin de l'aller, l'autre qui effectuera une petite boucle en traversant le Monar avec rendez-vous à la balise 711.























Le groupe de Jacky est constitué uniquement de dames qui font un petit numéro devant le photographepour bien montrer qu'elles font partie des "Petites jambes". Ginou, qui ne connaissait pas cette nouvelle qualification, remarque que c'est bien la première fois qu'on définit ainsi ses longues "guibolles". 
L'autre équipe, menée par Rolland comprend 19 marcheuses et marcheurs qui n'ont pas peur de se mouiller les pieds…

Empruntant la piste forestière, nous observons dès le premier virage les traces d'une avalanche qui a coupé le chemin. Il reste encore de grosses masses de neige tassée, de rochers et de troncs arrachés ou cassés. Impressionnant !

Le large chemin descend maintenant parmi les mélèzes, épicéas, sapins aux fûts majestueux. Quel contraste avec l'autre versant, "c'est une véritable leçon de géographie appliquée" selon Jean. Ce versant, en plein soleil a été cultivé dans le passé : restanques herbeuses, ruines, cerisiers en fleurs. Surprenant, nous ne l'avions pas vu de l'autre côté !

Nous atteignons maintenant le petit sentier qui descend en lacets vers le torrent. Quel courant, ça ne va pas être du gâteau ! Roland et Jean après avoir placé quelques pierres supplémentaires s'installent carrément dans l'eau pour nous aider à traverser. Beps, un des premiers à se lancer, malgré l'aide de nos guides,  glissant sur un des rochers,  se retrouvera presque assis dans l'eau. Sa casquette sera emportée par le courant, ratée de peu par Roland.

Les autres traverseront avec plus ou moins de bonheur et de pieds mouillés. Francis, quant à lui, s'aménagera son petit passage personnel et ne mouillera même pas ses semelles.  Petit futé, va !

Regroupement sur l'autre rive ou Jean donnera à Beps sa ration  d'arnica  9 ch car il s'est cogné en plusieurs endroits.

Reprenant la montée nous rejoignons le groupe de Jacky arrivé depuis quelques minutes. Et c'est tous ensemble, que nous poursuivons la descente vers le village. Il fait très chaud par endroits et les gourdes sont vides.

Dans les lacets, nous apercevons Francis, très loin devant, encore échappé.

Après avoir bu les dernières gouttes dans les gourdes et changé de chaussures, pour certains de chaussettes ( d'où l'importance d'en avoir toujours une paire de rechange au fond du sac), nous retrouvons M. Dauphiné pour visiter la collégiale. Jean lui a octroyé 15 minutes alors qu'il aurait pu nous en raconter pendant des heures. Pourtant il a relevé le défi en respectant son temps de parole tout en nous fournissant le maximum d'explications. Jolie porte datée 1702, de style Louis XIII, selon notre spécialiste Jean BELLACHES. L'église est de style baroque italien et dédiée à l'Immaculée Conception avec une très belle statue.

Un orgue datant de 1792, d'Honoré GRINDA, célèbre facteur niçois, comporte un son imitant le rossignol selon M.Dauphiné.

Derrière l'autel de l'église, on pénètre dans un espace en deux parties séparées par l'escalier accédant au clocher. Dans la première pièce, sur les murs, se trouve une scène de chasse datant du XIIème siècle. On y voit par exemple une chasse au faucon. Dans la seconde pièce, on accède à la chapelle St Pierre, datant de 1066, et qui s'appuie sur les anciens murs du château. Quelques fresques représentent Saint Marc et l'Annonciation.

C'est là que notre guide va évoquer la bataille de Lépante (1571) où la flotte chrétienne écrasa la flotte turque. Les bateaux français qui en faisaient partie avaient des mâts venant des forêts de Clans (voilà où l'on retrouve les fameux épicéas évoqués au début…)

M.Dauphiné nous convie à prendre une boisson sur la place du village devant son local où, pour un euro, nous avons un large choix de bière, coca, et autres délices, bienvenues à nos gosiers desséchés. Après avoir remercié M.Dauphiné, nous reprenons nos voitures pour une dernière chapelle ( il y en avait trois au programme, je vous le rappelle, mais sur la commune, il y en 9 !), celle de St Antoine l'Ermite, à ne pas confondre avec St Antoine de Padoue.


L'intérieur est superbe, les fresques du 15 ème siècle évoquent la vie du saint. Dommage que nous n'ayons plus notre guide car les histoires représentées sont soi-disant savoureuses.

Voilà, c'est fini, après toute cette culture, ces émotions et ces efforts, nous regagnons St Raphaël.







Merci Jean pour cette super balade avec le beau temps retrouvé. Merci à Roland et Francis, nos valeureux éclaireurs.

Merci aux photographes, Claude LALANDE, Francis OUDART, Gérard CHARPY, Jean BELLACHES et Jean-Marie CHABANNE.





Prochaine sortie, le Jeudi 30 avril 2009à 7 h 30- PIGNANS
.


Départ des voitures pour une randonnée à la vigie protectrice des Maures, après une montée de 2 h 30, l'Ermitage Notre Dame des Anges révèle une nature flamboyante. Venez suivre la trace des pèlerins sur le chemin des quatorze oratoires qui offre une belle balade au cœur du massif à Pignans ( 83)

Longueur : 21 km- Durée : 6 h - Dénivellation : 600 m – Moyen/ALTO- Pique-nique –Responsable : Roland COLLOMB.

 

Quelques photos en bonus:

Le groupe à Clans- 8 h 55
Les joueurs de cartes



























Chapelle Ste Anne : ex-voto

Les restes de neige de l'avalanche













Les mecs !
Beps, de dos, ne se doute pas de ce qui l'attend


Non, ce ne sont pas des pélerins bien qu'ils soient pieds nus


























La collégiale comme les marcheurs ne l'ont pas vue







Collégiale : scènes de chasse (11 ° siècle)

















Encore un petit coup de St Antoine

























Les starlettes en visite chez St Antoine !

 

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 07:51
PLAN DE LA TOUR
ou  
Un TOUR sur le parking de Boulouris

 BRUNO étant indisponible pour 1, 5 mois, c'est ROLAND qui avait pris le relais pour cette rando déja annulée plusieurs fois.

Mais une fois de plus le mauvais temps s'est mis au travers de nos projets et ce sont seulement six courageux qui se sont retrouvés sur le parking de Boulouris pour décider...d'annuler la rando.Jean BOREL a prétendu que seuls les hommes, les vrais étaient présents... mais il embrasse tous les autres marcheurs et surtout les marcheuses.


Profitons de ce blog exceptionnel, publié le jour même de la rando et sous une pluie battante (!), pour souhaiter un prompt rétablissement à Bruno et remercier Roland d'avoir bien voulu assurer l'intérim pendant l'abscence d'un de nos  guides habituels.

La semaine prochaine (enfin peut-être), nous irons à Clans (06)

Jeudi 23 avril à 7 h- CLANS-Circuit des 3 chapelles.

Par un agréable sentier à flanc de montagne, nous marcherons sur les traces des pèlerins, qui, chaque année le 26 juillet, effectuent l'aller-retour, certains pieds nus, pour assister à la messe célébrée en ce lieu symbolique, loin de toute agglomération : la Chapelle SAINTE-ANNE.

Le parcours sera jalonné par la découverte de deux autres chapelles très intéressantes par leurs fresques datant des XV ° et XVII ° siècles : SAINT-MICHEL et SAINT-ANTOINE.

Durée: 5 h -Longueur : 15,2 km- Dénivelée : 570 m- Moyen/MEDIO- Pique-nique –Responsable : Jean BOREL.

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 09:23

Peille

Aujourd’hui la météo nous promet un temps gris, mais qu’importe puisque c’est jour de resto ! Au menu : apéritif, pissaladière, Barba juan et petits farcis monégasques, émincé de volaille à l'estragon, salade, fromage et tarte. Et le bruit court que peut-être – si nous sommes sages - nous aurons droit en fin de repas à une animation ! Gastronomie, humour et tradition ! Quel programme ! De quoi séduire beaucoup d’entre nous. Nous voici en effet 36 randonneurs au rendez-vous fixé, 2 km avant Peille. Pour nous mettre en appétit, Jean Borel nous propose : « un agréable parcours sans grande difficulté sur les contrefort du Mont Agel entre le village perché de Peille et le hameau résidentiel de Saint-Martin ». Randonnée « moyenne » de 12 km et 510 m de dénivelé.

Néanmoins Jean a prévu un parcours raccourci pour les «petites jambes». Ils sont 10 qui choisissent le parcours court. Ils seront conduits par Bruno. Les voici sur cette photo (prise après le départ par Claude. Quel Claude ? Le mari de Chantal !) Nous laissons nos « petites jambes » sur le parking et reprenons nos voitures pour atteindre Peille. Nous n’avons pas le temps de flâner dans le joli village de Peille que certains d’entre nous connaissent bien. Jean compte et recompte ses troupes, avec l’aide de Roland. Avant de conclure : « Nous sommes bien 26 ! ».

Nous descendons du village par un sentier qui nous conduit sous la passerelle de la Via Ferrata. Passerelle très aérienne que certains aimeraient bien emprunter. Mais ce sera pour une autre fois. Nous atteignons la route et la suivons pendant quelques minutes. Le temps d’admirer derrière nous le village de Peille. "Peille et ses vieilles rues aux passages voûtés, qui lui ont gardé son caractère moyenâgeux". Peille dont Jean nous rappellera l’excellent accueil qui nous fut réservé à la Mairie, à chacune de nos visites. Puis nous empruntons un sentier qui grimpe gentiment à flanc de coteau. Et voici une maison un peu délabrée devant laquelle nous marquons une pause. C’est l’occasion pour Chantal d’étrenner son iPhone, avec lequel elle peut tout faire, même téléphoner ! De quoi en rendre jaloux plus d'un.

Jean nous montre le profil de la randonnée. « Ce sera très facile. C’est un vrai faux plat montant qui va nous mener au sommet de la Terca (870 m). Puis nous redescendrons jusqu’au restaurant. » Nous poursuivons notre chemin qui à présent se met à grimper plus durement. Quand tout à coup Jean hésite. Sommes-nous sur le bon sentier ? Il redescend avec à sa suite tout le groupe … ou presque. Car prudemment certains préfèrent attendre. Des fois qu'il nous faudrait remonter à nouveau. Ne gaspillons pas nos forces inutilement ! Mais Jean nous appelle :"C'est tout bon ! Vous pouvez venir ! " Nous le rejoignons et empruntons un sentier ombragé sous les chênes et les pins maritimes. Jean s'enquiert du moral des troupes. "Tout va bien ? Pas de problème ?"

A propos de troupes, que sont devenues les "petites jambes" ? Rejoignant nos traces, ils ont fait une pause au même endroit que nous. Bruno prend son groupe en photo. Qui a dit en voyant la photo : "On dirait une bande de réfugiés roumains" ? Toujours amoureux de la nature, Bruno ramènera une brassée de fleurs … en photo : violettes, coucous, iris, cistes cotonneux et hépatiques (quel vilain nom pour une anémone !).

Mais revenons au premier groupe. Nous continuons notre grimpette. Sur notre gauche, ne dirait-on pas des travaux pharaoniques ? Mais ce n'est qu'une carrière. Nous atteignons bientôt le sommet de la Terca. "On voit la mer !" Encore faut-il avoir de bons yeux, car tout est gris. Dommage, si le soleil était de la partie, la vue serait magnifique. Prenons le temps d'une pause photo, avec en arrière-plan le Mont Agel (1150 m), site d'une base aérienne militaire. Nous commençons à descendre. Au passage Jean nous arrête un instant pour observer un point géodésique. Puis la vitesse s'accélère. Il est midi passé. Comme on dit, "l'appétit vient en marchant". Nous n'avons plus qu'une idée en tête : le resto ! Dans la descente nous rejoignons le deuxième groupe. Quelle synchronisation parfaite ! Ils n'ont pas eu à nous attendre. Encore cinq minutes et nous voici tous devant l'entrée du Relais Saint-Martin. Nous pénétrons dans une grande salle accueillante. Seul un couple de retraités y déjeune paisiblement, dans le calme. Pas pour longtemps !

Nous nous installons. L'apéritif et ses amuse-gueules arrivent. Puis viennent petits farcis et barba juan (raviolis aux blettes frits), accompagnés d'une excellente terrine de foie de volaille. Certains passeraient volontiers directement au dessert, mais ça ne se fait pas ! Voici donc l'émincé de volaille. Et pour terminer : fromage suivi d'une tarte au citron. C'est alors que Maurice se lève de table. Après avoir dirigé la chorale sur l'air "des gamelles, des quarts et des bidons", il grimpe sur une table en fond de salle. Puis s'équipe de la louche qu'il vient de tirer de son sac. « Dis Maurice, tu en mets du temps pour te préparer, tu étais plus rapide avant ! » lui lance Denise. Mais Albert vient à son secours et Maurice attaque son grand air "Connaissez-vous l'ami Jean-Pierre ?". C'est à nouveau un grand succès et Maurice termine sous les rires et les applaudissements. Mais les bonnes choses ont une fin et nous devons partir.

Nouvelle photo de groupe au sortir du restaurant – où l'on voit que malgré le ciel gris, les visages sont souriants et comme enluminés !
Et nous reprenons notre route en direction de Peille. Le sentier grimpe un peu puis nous entamons une descente qui nous mène au fond du ravin de Launa. Voici un joli petit pont qui mérite bien quelques photos. Bruno n'hésite pas à descendre dans le lit du ruisseau pour mitrailler à tout va (voir photos ci-dessous). Puis après une nouvelle grimpette, nous arrivons au parking où nous avions laissé les premières voitures. Jean propose alors : « Il y a deux solutions : soit ceux qui le souhaitent marchent jusqu’à Peille et reviennent avec les autres voitures. Cela fait 2 km. Soit tout le monde s’arrête ici. » C'est la deuxième solution qui l’emporte. A la majorité, relative. Seuls les chauffeurs vont à Peille chercher leurs voitures … en voiture. Ainsi s'achève cette belle randonnée.      

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée agrémentée d’un excellent repas. Et merci Maurice pour l’animation ! 

 

Merci aux photographes : Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, Claude LALANDE, Francis OUDARD.

 

Encore quelques photos :

Encore une photo de groupe !


Encore les "petites jambes" !


Sur le pont 


Au restaurant (plus bas)

Randonneurs en plein effort 
 

Prochaine sortie : Jeudi 16 avril à 7 h 30 - Le PLAN-DE-LA-TOUR.

2 parcours au choix :

1er parcours - Départ des véhicules pour une rando-journée, avec pique-nique, sur un circuit très varié où mines et moulins jalonnent une partie du parcours – Nous passerons sur la crête de la Colle Dure (83) (sportive), d’où la vue est saisissante de toutes parts, et notamment sur le massif des Maures
Longueur : 16,100 km - Durée : 4 h 45 - Dénivelée : 580 m    Pique-nique - Moyen / ALTO -

2ème parcours - Une variante est proposée pour éviter la partie sportive – Pique-nique - Moyen/MEDIO – Responsable : Bruno GUERIN.

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Published by Gérard - dans Loisirs
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