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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 15:00

SIGNA BLANCA

 

nullAujourd'hui la météo à l'ouest de St.Raphaël n'est pas bonne et c'est pourtant dans cette direction que se dirigent 15 marcheuses et marcheurs pour randonner sous le conduite de Bruno GUERIN. Une petite rando de 14 km et 475 m de dénivelée avec une forte côte pour commencer puis une fin de circuit en descente douce. Il est 9 h15 lorsque nous traversons le village avec ses ruelles en pente et sa jolie fontaine. Pour la plupart d'entre nous, c'est un village bien connu où nous avions eu particulièrement froid en mars 2008.

Aujourd'hui Signes est un bourg en pleine expansion démographique et économique. nullUne vaste "zone d'entreprise" a été créée aux abords du circuit Paul Ricard, mais sur le territoire de la commune. Les plus grandes entreprises mondiales s'y sont installées (Coca-Cola, Orangina, nombreuses entreprises de pharmacie, cosmétique comme Yves Rocher ou haute technologie mécanique, Oreca par exemple...). D'autre part une source située au bout de la plaine de Signes, fort abondante, permet la mise en bouteille et la commercialisation d'une eau réputée depuis longtemps (sous le nom de "Source Beaupré")

La première mention du village de "Signa" date de 984 (cartulaire de Saint Victor à Marseille).null

Trois villages existaient au Moyen Âge : Château-Vieux, Signe-la-Blanche et Signes-Barrarenques ("Castrum Vetus", "Signa Blancqua", "Signa de Barrarenquis"). Le village fut une seigneurie des vicomtes de Marseille, de la famille de Signes, puis des évêques de Marseille grâce à Aymard Amiel qui acheta à Bertrand de Porcelet tout ce que ce dernier possédait à Signes. Les frères Geoffroy et Guigo de Signes rapportèrent de la Croisade des reliques de Saint Jean qui donnèrent au village et aux seigneurs de Signes un grand prestige au Moyen Age. Sainte Delphine de Signes (Delphine de Sabran) aurait résidé dans le village, au n°28 de l'actuelle rue Louis Lumière.

 En 1603, Frédéric Ragueneau, évêque de Marseille et seigneur de Signes, y fut assassiné à coups de fusil dans sa résidence de la rue Saint Jean (les habitants furent longtemps surnommés les "Estrangle évesque").

( Source Wikipédia.)

 

Belle photo de groupe de Jean BOREL, à genoux s'il vous plait. Très pro !null 

 

Finalement il fait plutôt beau lorsque nous quittons le village en longeant le Raby, petit ruisseau qui prend sa source à deux kilomètres du village. Puis nous abordons directement la montée. Nous étions prévenus, elle est raide. Très rapidement, Brunonull nous fait quitter le chemin principal pour rejoindre une chapelle, à environ 300 m. Mais ça monte toujours. Cette petite chapelle dite " L'Eloignée" est dédiée à Notre Dame de la Nativité. Elle est fermée et en très mauvais état. A travers les grilles, on peut encore distinguer un autel. Un bénitier, extérieur est alimenté par l'eau de pluie. Signes est vraiment un village béni ! C'est là que Bruno décide de faire la pause "banane" .null Il en profite pour nous lire son petit topo sur Signes. Mais son élocution est plutôt gênée par une double extraction de dents datant de …la veille. Il n'a vraiment pas de chance; après ses problèmes de chaussures il y a quelques semaines (voir le blog du Pas du confessionnal) il est maintenant handicapé par ses dents. Pas l'idéal pour conduire une rando. Au moins aujourd'hui, il a ses bonnes chaussures !

Retrouvant notre chemin initial nous continuons à monter sur une pente de plus en plus raide. Le soleil se met de la partie et nous nous serions bien passés de lui. Une dizaine de mètres en dénivelée négative, sur un terrain raviné et glissant , nous oblige à une prudente progression. Puis c'est la montée finale, les derniers 100 m qui nous conduisent à la cote 704 m, notre altitude maximum aujourd'hui.null

500 m de descente bien pentue, sur un mauvais chemin  nous permettent de rejoindre une grande piste en pente douce qui se termine au gué traversant le ruisseau du Latay. Là, je sens que vous commencez à rigoler : "Encore une traversée difficile avec des pieds mouillés, des bâtons ou des casquettes perdues… et même du portage". Que nenni, le ruisseau est à sec et certains ne vont même pas s'apercevoir que c'était un gué.null

Car comme d'habitude ça "tchache" beaucoup parmi les randonneurs. Le sujet principal aujourd'hui est la sortie dite sportive de jeudi prochain vers la Cime du Pisset.

" J'y va t'y, j'y va t'y pas ? "


"Et lui (ou elle), il (ou elle) y va  ?"


" Jean, est-ce vraiment dur ?"
 

De l'autre côté du gué, nous découvrons un petit canal où coule une eau limpide, bordé d'un piste étroite. nullSur la carte, il suit la piste principale et Jean BOREL a une très forte envie de l'emprunter. Mais Bruno restera ferme, nous continuons sur la piste.












 Il est 12 h pile lorsque Bruno nous fait stopper pour pique-niquer dans des rochers. Le repas est calme et silencieux : à croire que les bavards et bavardes sont restés à la maison - les absents ont toujours tort, c'est bien connu !
null 

Une nouvelle joueuse a rejoint les accros des cartes : Marinette ! C'est la deuxième fois qu'elle participe. L'installation est sommaire, comme d'habitude et Claude n'arrive pas à se trouver une place confortable : à genoux, assis sur le côté, debout, ce qui lui vaut une remarque de Daniel le comparant à "un chien qui aurait des vers", jolie formule.null 

Nous reprenons notre grande piste et comme le petit canal  la coupe plusieurs fois, Jean fera d'autres tentatives pour le suivre, sans plus de succès.

Juste avant d'atteindre la grande route, nous passons entre une immense nullcarrière de sable et une zone de compostage : retour vers la civilisation. Très forte circulation sur cette route qui relie le village au Circuit du Castellet. Nous apprécions vivement le choix de Bruno qui nous oriente vers une piste parallèle  traversant bois et vignes. La vendange ayant été faite, nous grappillons quelques raisins oubliés par la machine. Malgré tout, il faudra emprunter la route sur environ 500 m. Mais nous serons bien disciplinés en colonne par un, face au trafic. nullEnfin , un petit chemin nous ramènera au parking en passant devant la seconde chapelle dite " La Proche", dédiée à Notre Dame de l'Annonciation. Sur un petit  édicule, une plaque rappelle qu' en 1707, 100  Signois mirent à mal une troupe d'Austro-Sardes venus "fourrager". Ce dernier verbe nous laissa dubitatifs.null 

Pot de l'amitié au Bar des Chasseurs. Bruno nous y rejoint après être passé à la boutique de nougats, spécialité du pays. Il en rapporte un sachet dont il nous fait profiter généreusement. Délicieux. Même les noisettes sont tendres pour sa mâchoire édentée.null 

Lorsque nous rejoignons nos voitures quelques gouttes de pluie viennent confirmer la prévision météo et si les essuie-glaces sont activés pendant le retour, ce sera de courte durée.

 

Merci BRUNO, doublement, pour les nougats et pour avoir mené cette rando paisible.

 

Merci aux photographes, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.(NB : pas de photos artistiques aujourd'hui : Bruno est en panne de batterie-La série continue !)


La semaine prochaine : 
Jeudi 15 Octobre à 6 h 30-Cime du Pisset (06)-
ATTENTION, l'horaire a été avancé à 6
  h 30 Au-dessus du Boréon. Circuit panoramique –null Roubines (il faut aimer !). Au delà de la Cime du BISSET, le parcours coupera dans les roubines pour atteindre le Pas des LADRES puis plongera sur le lac de TRECOLPAS. Superbes paysages de montagne.

       6 h 00 – 11.500 km – Déniv. 1 170 m (mini 1670- maxi 2640) -  Sportif  - Repas tiré du sac

      
Roland COLLOMB  06.12.88.19.76                                                                       
 

 

Quelques photos en bonus :
Dans les rues du villagenull


















Joli point de vuenull


















Bravo, il est revenu  pour encourager son épousenull !


















Ah ! ce petit canal, il a du en rêver null
toute la nuit !


null






















Il n'avait pas vu la pancarte au-dessus de lui !

Bon appétit, Jean-Marie
null

























Une future accompagnatrice ? Rare qu' une de nos amies lise une carte (pas de mysoginie cachée dans ces propos)null















Sur le banc- Cela ne vous rappelle rien, les plus anciens ?null















Fin de rando, on prend des raccourcis.null















Ces messieurs sont vraîment très propres ou craignent-ils la grippe A ?
null














Le caissier, toujours très sérieux quand il compte les sous !null




Cool les filles !null
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:40

FOX-AMPHOUX

Savez-vous comment s'organise une rando-restaurant ?

 

nullUn article de Var-Matin vantait le restaurant "Chez Jean", dans un hameau de Fox-Amphoux. Vérification faite, c'est-à-dire, qualité du restaurant…  Jean BOREL nous a tracé un circuit dans la Forêt Domaniale de Pelenc à 8 km au nord de Fox-Amphoux. Pas une rando sportive, une simple balade en forêt de 11,7 km avec 135 m de dénivelée. C'est un record, même à Bras, en Janvier 2009, nous avions eu au moins 300 mètres à grimper.

Comme à chaque fois que nous avons un restaurant nous retrouvons quelques amis perdus de vue depuis… le dernier restaurant. Mais c'est toujours un plaisir de les retrouver. Au départ de Boulouris, il manquait Camille : panne de réveil, fréquente chez lui ?

C'est donc à 31 que nous nous retrouvâmes au bord de la D60 parmi un groupe de jeunes écoliers venus faire un concours de cross. Cependant, il pleut et le moral est au plus bas. Mais cela n'empêchera pas la traditionnelle photo de groupe.null

Quelques parapluies sont sortis des coffres et ça sert bien pour s'équiper. Celui de Jean AGIER fait très chic.null Toujours des difficultés de comptage, recommencé plusieurs fois, mais enfin ça y est, 27 marcheuses et marcheurs sont près au départ, les quatre autres, après un petit dérouillage nous retrouveront pour le restaurant.

A 9 h 20, nous traversons le groupe des jeunes coureurs, sous leur acclamations, mais certains ont cru entendre un "Allez les vieux" très irrespectueux !

La pluie n'est pas très forte. La forêt, mélange de feuillus et de conifères est bien entretenue, le chemin plat (pas les fameux "faux-plats montants" si chers à Jean BOREL), nous ne devrions pas avoir de problèmes aujourd'hui. D'autant plus que la pluie s'arrête lorsque Jean décide de faire la "pause banane". Les impers rentrent dans les sacs et Jean profite de cet arrêt pour faire le point sur les modifications apportées aux randos des 15 et 22 Octobre. Braves gens, notez bien.

Le 15 octobre, Roland mènera la rando sportive dans le Mercantour (La cime du Pisset) qui avait été annulée le 17 Septembre pour cause d'intempéries. Mais le départ sera à 6 h 30. Pour le 22 octobre, nouvelle randonnée sportive à la cime de  Rocassiera mais un second parcours "petites jambes", avec restaurant sera proposé.  C'est Jacky qui le mènera : environ 8 km. Le groupe qui montera à la cime gardera le même programme avec "repas tiré du sac", les deux groupes se retrouvant seulement en fin de journée pour le retour à St.Raphaël.

nullJolis sous-bois  d'un vert tendre, la pluie des 17/18 Septembre a du faire repousser l'herbe. Le soleil est maintenant de retour et la température a brusquement remonté.


Enfin, une petite côte, la seule digne de ce nom nous conduit au maxi de notre rando à 513 m. nullDaniel en profite pour coiffer la casquette à pois rouge du meilleur grimpeur, encore une médaille !

Il ne reste plus qu'à descendre vers nos voitures, en s'arrêtant quelques minutes sur un site occupé en son temps par des charbonniers (charbon de bois) où subsistent encore quelques anciennes cuves de cuisson .null Une réserve d'eau en béton, dite la citerne des Maquisards, sert de réserve incendie. Appel téléphonique de Camille. Effectivement, il s'était réveillé trop tard et demandait l'adresse du restaurant : un peu désinvolte notre ami ! Bruno lui remontera un peu les bretelles à son arrivée.

Il est 12 h 20 lorsque nous rejoignons nos voitures et le soleil est radieux. Très rapidement nous atteignons le restaurant où notre grande table a été installée sous des mûriers  de plus de 2 siècles.null Selon notre hôte leurs feuilles ont servis à nourrir les vers à soie de son grand-père. Ils sont devenus énormes et ont dus être taillés car trop envahissants.null Ils donnent une ombre fraîche, un peu limite aujourd'hui, et une petite laine n'est pas superflue.

Copieux menu avec salade au thon et aux anchois, charcuterie, rôti de veau, fromage et gâteaux, le tout à volonté . Le rosé, servi à profusion a bien réchauffé l'atmosphère .

Au moment du dessert, l'accordéon du patron est venu accompagner quelques chansons reprises en chœur. Super ambiance ! Annie et Claude ont même esquissés quelques pas de danse… sur les graviers. null

Pendant que nos gentils organisateurs réglaient leurs problèmes de sous, le groupe s'est installé sur un muret proche, au soleil, constituant une jolie brochette.

Jean nous invite à reprendre nos voitures pour aller visiter le vieux village de Fox-Amphoux.

Situé au carrefour de deux voies romaines et composé de deux villages distincts au Moyen Age : "Castrum de Fossis" et "Castrum de Anfossis".null
Le château, mentionné en 1200, appartenait au comte de Provence qui l'échangea en 1233 contre Séranon avec les Blacas (seigneurs
d'Aups).

C'est aussi le village du conventionnel Paul Barras,null héros ou personnage de la révolution (c'est selon...), dont on peut voir encore la maison natale bien que son château soit situé dans la plaine. Selon Jean, le vicomte de BARRAS se trouvait à bord du bateau "La sardine" qui coula à l'entrée du port de Marseille, origine de l'histoire de la fameuse sardine qui boucha le dit port.

L'Eglise du 13 ème siècle fut construite par les Templiers. nullSur son parvis, un énorme micocoulier date du règne de Heni IV. Sa circonférence fait 4,90 m

Au logis de Fox , des fouilles ont mis à jour de nombreux vestiges romains dont des thermes et les vestiges d'un théâtre .

Jean BOREL, après nous avoir fait ouvrir l'église, nous fait découvrir le village et nous invite à grimper sur la terrasse de la prison pour découvrir le paysage environnant. Puis nous descendons jusqu'à la chapelle Notre Dame de Bon secours, creusée dans une falaise et éclairée par une faille dans le rocher. Jacky en profite pour grimper afin de sonner la cloche.null

De nombreux ex-voto y sont déposés. Bruno nous explique que le vicomte de  BARRAS, alors militaire,  avait été sauvé lors d'un fort coup de vent au sud de l'Afrique. Il  avait déposé, en ex-voto,  un petit tableau représentant cette tempête. Cet ex-voto, caractéristique de la Provence, a été volé et demeure introuvable.


Photo de groupe sur les marches de l'église : cherchez l'erreur.

nullMerci Jean pour cette petite balade super cool, ce super restaurant et cette visite très intéressante. Encore une rando très patrimoniale ( l'expression est de Jean).


Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Bruno GUERIN, Claude LALANDE.

La semaine prochaine, le  Jeudi 08 Octobre à 7 h 30 : Signa Blanca (83)
– Près de Signes, la commune la plus boisée du Var- Une bonne grimpette au début, ensuite, 11 km de descente. Région du blanchissage des peaux et des draps d'où le nom. Nous passerons dans des lieux-dits aux noms sympathiques comme le "Clos des Bécasses" et "Cante Cigale".

4 h 40 - 13.350 km - Déniv. 510 m.( mini 337- maxi 706 )-  Moyen / Médio  -  Repas tiré du sac-

Bruno GUERIN

      

Encore quelques photos :
                                             
















                     

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La seule montée !




















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Un énorme pin à été arraché : impressionnante la faiblesse de ses racines.





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Bien entouré le Bruno !

Bel alignement
















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Les spécialistes du rosé



















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Quelles fautes ont-elles encore commises pour aller en prison
?
nullBARRAS a certainement franchi cette porte !

nullnull

L'Eglise du XIII° et la chapelle Notre-Dame de Bon Secours
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 12:00

Pas du Confessionnal
(Texte de Bruno GUERIN, mis " en musique" par Jean-Marie)

nullJusque là, les conditions météorologiques nous ont plutôt em…pêchés et en ce 24 septembre Bruno a encore annulé la rando des Moulins et des Mines dans les Maures (cela doit faire au moins quatre fois), à cause d’inondation et de route barrée.

            C’est dans la Forêt Domaniale de la Colle du Rouet qu’il a réuni ses huit marcheuses et ses dix hommes pour une rando (moyen/medio) de 18,800 kms  et 570 mètres de dénivelée pour le Pas du Confessional et pour les « petites jambes » un parcours commun de 14,700 kms et seulement 430 mètres de dénivelée.

            Aujourd’hui nous accueillons l’arrivée d’un « petit nouveau », Michel Jupin le compagnon de Cathy.

            Le temps est beau et il risque de faire chaud car toute la montée se fera au soleil.

Nous voici au départ, en train de nous chausser, lorsque Bruno lance : « j’ai oublié mes chaussettes », aussitôt Marinette lui propose sa paire de rechange, accepté. Mais un « ZUT » retentissant fait retourner toutes les têtes. Bruno vient de constater qu’il a emporté deux chaussures du pied gauche. nullQue faire ! Daniel vient à son secours avec sa paire de tennis. Bruno se dépêche de les enfiler et nous fait un petit topo sur le parcours. (Note de nullJean-Marie) : Bruno nous avait déjà fait un coup semblable avec deux chaussures de marques différentes…mais au moins une gauche et une droite !)

Nous attaquons cette nouvelle rando par la belle piste des Corbières sur un terrain plat et sablonneux. Au bout de trente cinq minutes, arrivons à une stèle à la mémoire du décès d’un chasseur. Peu après, nous amorçons une belle montée qui devient vite caillouteuse (les plantes des pieds de Bruno commencent à chauffer).null Plus loin des plaques rocheuses sont très appréciées par les pieds du dit Bruno. Le peloton souffre un peu et s’échelonne en longueur. Un petit arrêt s’impose.

Passons au « Pas des Vaches » pas vu la queue d’une. Peu après la montée du « Rébéquier » nous nous arrêtons pour « la pose banane" sur des rochers surplombant le beau site des Gorges de l’Endre et le départ des Gorges de Pennafort.null

            Bruno nous demande : Qui d’une fée ou d’une déesse a donné son nom au massif bordant la méditerranée de Saint Raphaël à La Napoule ? La nymphe « Estérelle », bien sûr ! Clamerez-vous avec l’accent d’Alphonse Daudet soulignant que celle qui courrait « à la pointe des montagnes » avait le don de rendre la fertilité aux femmes stériles. D’autres négligeront la fable pour rappeler l’époque où le massif était recouvert de chênes verts et de chênes lièges vénérés et sacralisés par les Romains, protégés par diane … Estérelle et sa grande chevelure flamboyante qui teinta les rochers de cette teinte amarante.

            nullLimité au nord par la voie Aurélienne (aujourd’hui la N 7) qui partait de Rome pour rejoindre Aix, ce petit massif d’origine volcanique s’étend de Fréjus à l’ouest jusqu’à Cannes à l’Est, la Méditerranée lui offrant une frontière naturelle. A cheval sur les départements du Var et des Alpes-Maritimes, c’est le dernier rempart de l’arc alpin. Victor Hugo s’exclamait à la vue de ces collines plongeant définitivement dans la mer : « C’est une belle chose que la montagne couverte par les sombres verdures de l’Estérelle. Les Alpes meurent ici dignement ».

            La descente au Pas de Reinaude est raide et « Voilà Pégusse : frottez vos mains sur cette plante, vous verrez alors que ça sent bon ». Sitôt dit, sitôt fait, les mains sont collantes mais l’anecdote intéressante. Ainsi un berger, découvrit, il y a quelques siècles le ciste de Montpellier  dont l’odeur rappelle celle de l’ambre gris et qui fit la fortune d’un parfumeur grassois.

            Une partie plane et à nouveau une descente très caillouteuse (Bruno s’en passerait bien)null pour retrouver Monsieur le Curé au « Pas du Confessionnal ».

 Personnes n’a pu se confesser car celui-ci n’a pas dénié se montrer. Peu avant le Pas, une nouvelle stèle à la mémoire d’un autre chasseur, encore un !

            nullLà, cinq « petites jambes » sous la responsabilité de Jacky s’installent pour la durée d’une heure quinze environ. Les treize autres partent à la recherche de la « Fille d’Isnard ». Au bout de 45 minutes de montée arrivons à la Fontaine du Chasseur point culminant de cet itinéraire. Nous abandonnons la recherche et amorçons la descente pour retrouver nos cinq compagnons que nous trouvons en train de taper le carton avec une nouvelle participante, Marinette.null

            Le regroupement effectué, repartons dans le décor des Gorges de l’Endre. Un petit arrêt au rocher du Gournié pour en faire l’escalade et découvrir un très beau panorama. nullCertain de ces belvédères ont des à pics impressionnants. Cette petite escalade n’est pas propice à Bruno, car en franchissant un arbre mort, une branche acérée lui fait une belle aération dans son pantalon (photo), chacun son tour. Ce n’est pas son jour aujourd’hui.

            nullReprenons la descente et après un passage délicat s’offre a notre vue un nouveau point de vue sur les Gorges et la petite chute du Trou du Gournié. nullCet agréable site ombragé, au bord de l’eau est assurément le lieu classé trois étoiles pour le pique-nique.

            Certains et certaines prennent des bains de pieds. Notre Claude, bien chaussé, commence à s’aventurer sur le rocher malgré les avertissements de Cathy « attention ça glisse », à peine dit le voilà qui disparaît. Quelques secondes plus tard le voici qui réapparaît main gauche en l’air avec un pouce sanguinolent, deux genoux couronnés et la joue droite entaillée. Pin Pon … Pin Pon, la trousse à pharmacie entre en action pour désinfecter et panser toutes ces plaies.null

            Il reste environ sept kilomètres à parcourir pour retrouver les véhicules. Ils se feront sur terrain plat et sablonneux, oui cela fait deux fois aujourd’hui, avec en décor la Colle amarante du Rouet. Le soleil chauffe, la cadence diminue et le peloton s’effiloche de nouveau. L’eau commence à manquer. Après plusieurs arrêts nous arrivons, fourbus, enfin au parking.

            Puis c’est le retour au village où nous allons prendre une boisson très désirée dans notre café habituel pour cette région. Certains assoiffés se rafraîchiront plusieurs fois.nullMerci Bruno de nous avoir guidé sur ce parcours compliqué. Merci aussi d'avoir rédigé ce blog en l'abscence des  2 rédacteurs.

Merci aux Photographes Bruno GUERIN et Claude LALANDE


Quelques photos en bonus :null 

Le spécialiste de la grimpette











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Marcheurs en couple












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C'est bien l'Esterel : où est la fée ?










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Des gars, des filles 
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Il devait faire rudement chaud!








Voici l'automne !
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