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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 21:04

2020-02-06 - N°928 - Gratadis et les Balcons du Cap Roux - G1

 

Ce jeudi matin, notre animateur du jour, Alain, a réuni autour de lui 8 randonneurs et 4 randonneuses sur ce parking du Gratidis.

La température avoisine le 0 degré. Les bas côtés sont blancs, aussi casquettes, bonnets et gants sont bien appréciés.
 

 

Présentation par Alain de cette randonnée, annulée en décembre pour cause d'intempéries dont tout le monde se souvient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« C’est un nouveau circuit que l’on a créé et reconnu avec Daniel en octobre 2019.

Tour à tour, nous emprunterons ou observerons les points remarquables énoncés ci-dessous:

Gratadis, Grenouillet, Mourrefrey, Col Saint Pilon, Rocher Cabrier, Rocher Saint-Barthélemy, Bord de mer, Grotte Saint Barthélemy, Balcons du Cap Roux, Crête du Cap Roux, Pic du Cap Roux, Col du Cap Roux, Saint-Pilon (option), Col du Saint-Pilon, Rocher de Théole, Oratoire du Rastel d’Agay, Vallon du Collombier,  Gratadis, ou (option) Rastel d’Agay, Sentier Holsbourg, Pont du Grenouillet, Gratadis »

 

 

 

 

La randonnée du jour est classée Moyen ***, 14,2 km à parcourir avec un dénivelé de 700 m.

Avant le top départ, Alain nous lit un premier passage d'une Nouvelle intitulée ''Sur l'eau'' de Guy de Maupassant, écrite par celui-ci à l'occasion d'un passage le long de nos côtes varoises en 1887. 

Agay le 8 avril 1887

«  …..Raymond affirme que nous aurons vent d’est, Bernard tient toujours pour l’ouest et me conseille de changer d’allure et de marcher tribord amures sur le Dramont qui se dresse au loin. Je suis aussitôt son avis et, sous la lente poussée d’une brise agonisante, nous nous rapprochons de l’Esterel. La longue côte rouge tombe dans l’eau bleue qu’elle fait paraître violette. Elle est bizarre, hérissée, jolie, avec des pointes, des golfes innombrables, des rochers capricieux et coquets, mille fantaisies de montagne admirée. Sur ses flancs, les forêts de sapins montent jusqu’aux cimes de granit qui ressemblent à des châteaux, à des villes, à des armées de pierres courant l’une après l’autre. Et la mer est si limpide à son pied, on distingue par places les fonds de sable et les fonds d’herbes…. 

 

 

Après ce moment culturel, il est temps de prendre la route.

L'allure est soutenue car l'envie de se réchauffer est grande.

 

 

 

 

La famille saturnin au complet ne semble pas souffrir de la température basse de l'eau!!!

 

 

Toujours fidèle au poste, Patrice notre serre file attitré, veille au grain.

 

 

Ah, ces fameuses pierres de l'Estérel. Bon, elles ne semblent pas altérer la bonne humeur des valeureux randonneurs.

 

 

Premier passage au col du Saint Pilon. Nous profitons d'une belle vue sur le sémaphore du Dramont.

 

 

 

 

L’'histoire du sémaphore du Dramont remonte au Moyen-Age, le territoire agathonien dépendait de l'évêché de Fréjus, qui ordonna la construction en 1562 d'une tour de guet sur la colline de Dramont ainsi qu'à la Baumette. L’'actuel sémaphore est construit en 1806. Il est fermé huit ans plus tard lors de l'abdication de Napoléon, et réouvert durant les « Cent jours » en 1815 puis à nouveau fermé. En 1966 le sémaphore est réarmé. La dernière rénovation du bâtiment date de 1980. Depuis le 1er mai 2010, le sémaphore est armé en veille permanente.

Pause effeuillage au col du Saint Pilon, et Alain en profite pour nous lire la deuxième partie de l'extrait  de la nouvelle de Guy de Maupassant:

...Il faisait jour déjà, et j’apercevais très bien la côte de Saint-Raphaël, auprès des bouches de l’Argens, et les sombres montagnes des Maures, courant jusqu’au cap Camarat, là-bas, en pleine mer, au delà du golfe de Saint-Tropez……

…..De toute la côte du Midi, c’est ce coin que j’aime le plus. Je l’aime comme si j’y étais né, comme si j’y avais grandi, parce qu’il est sauvage et coloré, que le Parisien, l’Anglais, l’Américain, l’homme du monde et le rastaquouère ne l’ont pas encore empoisonné….

…..Après avoir doublé le Dramont, j’aperçus les villas de Saint-Raphaël cachées dans les sapins, dans les petits sapins maigres que fatigue tout le long de l’année l’éternel coup de vent de Fréjus. Puis je passai entre les lions, jolis rochers rouges qui semblent garder la ville et j’entrai dans le port ensablé vers le fond, ce qui force à se tenir à cinquante mètres du quai, puis je descendis à terre….. »

 

 

 

A la vue de ces magnifiques roches rouges, on comprend que Guy de Maupassant ait été émerveillé lors de son périple méditerranéen.

 

 

 

 

C'est au pied du rocher Saint Barthélémy que la banane est sortie du sac.

 

 

 

Deuxième temps culturel proposé par Alain à l'occasion de cette pause: l'état et le devenir de la méditerranée. Un constat plus qu'alarmant.

 

 

La Méditerranée, une nouvelle mer morte ?

À l’échelle de la planète, la Méditerranée n’est qu’un confetti. C’est pourtant sur ses rives que les grandes pages de l’histoire universelle se sont écrites. Passerelle entre l’Orient et l’Occident, par laquelle l’amour comme la haine s’échangent (France-Algérie, Grèce-Turquie, Israël-Palestine, etc …. La Grande Bleue fut une mer d’aventure, celle des marins et des pirates grecs, phéniciens ou étrusques, des conquérants romains et musulmans… Elle a vu s’affronter des empires, connu les bouleversements coloniaux, et reste au cœur de l’actualité avec les drames des migrations.

La Méditerranée ouvre un espace liquide de 2,5 millions de km2, vaste comme 5 fois la France ; quelque 46000 kms de côtes, dont près de la moitié sont tracés par les pourtours accidentés de plus de 160 îles, rythmés par les frontières de 21 pays. Sur ses marges la mer change de nom : Marmara, Egée, Ionienne, Adriatique et Tyrrhénienne. Et elle possède 3 des 8 principaux détroits du monde : Gibraltar, les Dardanelles, le Bosphore. Pourtant, à l’échelle de la planète, ce modeste bassin n’est qu’une minuscule tesselle de mosaïque qui contient moins de 1% de la surface marine du globe.

Hausse de l’urbanisation, du tourisme et du trafic maritime, pollution aux boues rouges et aux plastiques, projets d’exploitation gazière et pétrolière : les écosystèmes méditerranéens sont au bord du burn-out.

 

Suite de l'article à lire plus bas ...

 

Nous descendons maintenant en direction du bord de mer, pour mieux remonter ensuite vers l'entrée de la grotte Saint Barthélémy.

 

 

 

 

Ci-dessous, la calanque Saint Barthélémy.

 

 

A quelques mètres de l'entrée de la grotte, nous découvrons ce champ de cactus dont la présence ici, étonne les randonneurs. 

Mais pour en savoir un peu plus sur cette curiosité, je vous suggère de vous adresser à Brigitte De, qui a étudié de très près ces magnifiques plantes exotiques.

 

 

Entrée de la grotte Saint Barthélémy.

 

 

 

 

La photo de groupe est l'oeuvre de notre animateur.

 

 

 

 

 

Après une remontée un peu compliquée depuis la grotte, nous retrouvons cette portion de sentier bitumé.

 

 

La combinaison entre roche rouge et mer bleue est du plus bel effet.

 

 

12 h 45' : pique-nique avec vue exceptionnelle. Vin rouge offert par Daniel Bo , excellent gateau "maison" de Claude Ca et café chaud complètent agréablement  ce moment de récupération.

 

 

 

 

Alain termine son exposé sur l'état de la méditerranée  : à lire obligatoirement!!!

 

 

Ces boues rouges sont, en effet, les résidus toxiques d’une usine d’aluminium installée depuis 1893 à Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, à proximité de la mer Méditerranée. Propriété au début du groupe Pechiney, cette usine est passée ensuite dans les mains du Canadien Alcan, puis des Anglo-Australiens Rio Tinto, et enfin du groupe Alteo, premier producteur d’aluminium au monde et propriété du fonds d’investissement américain HIG. D’abord entreposées dans des bassins de rétention à terre, ces boues rouges sont également évacuées, depuis 1996, par une conduite de plusieurs dizaines de kilomètres de long dans le golfe de Cassis, à 320 mètres de profondeur dans le canyon de Cassidaigne. Au total, plus de 30 millions de tonnes auraient été déversées dans la Méditerranée dont 20 tonnes d’arsenic, 1,9 million de tonnes de titane, 60.000 tonnes de chrome, du vanadium, du mercure… Autant de métaux lourds qui empoisonnent oursins, huîtres, poissons, coraux… 

Un scandale écologique que même la création du parc national des Calanques, en 2012, n’a pas réussi à faire complètement cesser.

Nous avons pris l’habitude de faire de la mer une poubelle.

En effet, la bataille fut rude autour du nouvel arrêté préfectoral publié le 28 décembre 2015. Dans ce dernier, le préfet des Bouches-du-Rhône avait délivré à l’usine Alteo une nouvelle autorisation de déverser ses effluents liquides en mer pendant encore six ans. Ainsi, grâce à l’installation d’un filtre-presse, si la majorité des boues d’extraction sont aujourd’hui stockées à ciel ouvert sur les collines de Mange-Garri à Bouc-Bel-Air (au péril de la santé des riverains), Alteo peut continuer à envoyer les liquides restants à 7 kilomètres du littoral via une canalisation. Or, d’après de nombreuses analyses, ces effluents liquides dépassent les normes légales par leurs taux de plusieurs contaminants (arsenic, aluminium, fer…). A tel point qu’à la suite de la plainte de plusieurs organisations gouvernementales, le tribunal administratif de Marseille a limité l’autorisation préfectorale au 31 décembre 2019. A cette date tous les rejets en mer de l’usine devraient cesser.

Une Petite Mer surexploitée

Il est plus que temps. A lire les multiples rapports des ONG environnementales qui s’accumulent, on a le sentiment que la mer Méditerranée est en train de devenir une nouvelle Mer Morte. Exagéré ?

« Non répond Ludovic Frère-Escoffier, responsable du programme Vie des océans au WWF France. Depuis la publication de notre rapport de 2015. L’expression que nous utilisons est que la Méditerranée est proche du burnt-out, c’est-à-dire en état de surexploitation à tous les niveaux : tourisme, trafic maritime, pêche, production gazière…. La Méditerranée est une mer toute petite, à peine 1% de l’océan mondial. Or, aujourd’hui, il y a une contradiction de plus en plus forte entre sa richesse écologique potentielle (elle abrite entre 4 et 18% des espèces marines connues, et à ce titre elle est l’un des 25 hot spots de la biodiversité au monde) et la pression qu’elle subit avec un développement économique inédit. Ainsi, si elle était un pays, elle serait la 5ème puissance économique de la région par rapport aux 21 pays qui la bordent, »

Dans ce document très complet rempli de statistiques et de cartes, l’organisation mondiale de protection de la nature montre que presque tous les clignotants sont au rouge.

D’abord le développement côtier : 487 millions de personnes vivent dans les pays méditerranéens, soit 17% de plus qu’en 2000. Avec des répercussions de plus en plus accrues sur le littoral puisque le WWF estime que, d’ici 2025, 5000 kilomètres supplémentaires de littoral vont être artificialisés. Sans oublier le développement continue du tourisme. Déjà 1ère destination touristique du globe avec 300 millions de touristes, la Méditerranée devrait en attirer 500 millions en 2030, soit une augmentation de 60%. « Or, ce n’est pas un tourisme durable, précise Ludovic Frère-Escoffier. Il a de multiples impacts : celui des crèmes solaires dans les eaux de baignade, celui de la captation des eaux en été dans les stations balnéaires, celui de la pollution à l’oxyde de soufre dû au très nombreux bateaux de croisière … »

Les paquebots, deux fois plus nombreux en Méditerranée qu’il y a dix ans, polluent les villes où ils s’arrêtent et la santé des touristes. Alors que l’Espagne continue ses efforts pour attirer toujours plus d’entreprises de croisière dans ses ports, les politiques ne bougent pas tant que le lien entre le tourisme de masse et l’état de santé de la mer et de ses citoyens n’est pas établi.

Au Liban, le littoral est surpeuplé. Pour offrir de la place aux projets immobiliers et stocker les déchets, ceux-ci sont empilés à côté des plages. Les responsables sont connus : lobby, entreprises, politiques, chacun semble ne penser qu’à ses propres intérêts. La Tunisie ne connaît malheureusement pas un meilleur sort. Une usine à engrais jette ses déchets directement dans la mer et a ainsi fait fuir les familles de pêcheurs qui travaillaient dans cette zone. Un désastre écologique et économique auquel le gouvernement n’a pas encore décidé de réagir.

Autres menaces pointées du doigt par le WWF, celles liées à l’exploration et l’extraction pétrolière et gazière en mer. Ainsi avec des réserves méditerranéennes de pétrole estimées à quelques 9,4 milliards de tonnes équivalent pétrole (soit 4,6% des réserves planétaires), la production pétrolière en mer pourrait progresser de 60% d’ici de 2020. Quant à la production gazière, elle pourrait être multipliée par 5 d’ici 2030.  Aujourd'hui, 20% de la Méditerranée est ouvert à l'exploration d'hydrocarbures. Avec 40% de la Méditerranée ouverte à l'exploitation de ces ressources (gaz, pétrole) d'ici 2025-2030, l'Adriatique sera couverte de permis, ainsi que le littoral sud, du Maroc à l'Egypte. Le Golfe du Lion, hotspot (point chaud) de la biodiversité, le sera également. Pour l'heure, le permis français est bloqué. Mais côté espagnol, les permis sont en instance d'appels d'offres.

Dans ce contexte sombre la seule activité qui décline est la pêche professionnelle. Alors que 7300 navires de pêche exercent encore leur activité en Méditerranée, le WWF note que depuis les années 1990 la région enregistre une chute des prises « sous l’effet de la surexploitation des stocks de poisson, accentuée par la dégradation de l’environnement ». Sans oublier la pollution liée au plastique qui prend des proportions de plus en plus ahurissantes. Ainsi, dans un nouveau rapport publié en 2018 et intitulé « Pollution plastique en Méditerranée : sortons du piège ! », le WWF relève que « le plastique représente 95% des déchets en haute mer, sur les fonds marins et sur les plages de la Méditerranée ». Soit 1,25 million de fragments par km2, une concentration 4 fois plus élevée que dans « l’Ile de Plastique » du Pacifique Nord ! Et le WWF de préciser que « ces déchets proviennent principalement de Turquie et d’Espagne, suivis par l’Italie, l’Egypte et la France ». Terrible illustration de cet état des lieux catastrophique : les 22 kgs d’objets en plastique retrouvés dans le ventre d’un cachalot échoué sur une plage de Sardaigne début avril 2019.

Un quart des espèces menacées

Cette mise en danger des espèces, l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) est bien placée pour l’observer. Basée à Genève, elle a ouvert des bureaux en 2000 à Malaga, en Espagne. Pour Violetta Barrios, chargée des programmes de conservation des espèces, «sur les 6000 espèces évaluées en Méditerranée, ¼ sont menacées. La tendance n’est pas bonne », note-t-elle sobrement. Illustration de cette menace, l’emblématique requin-taupe pourrait s’éteindre rapidement. Il a été placé le 21 mars 2019 sur la liste rouge des 58 espèces de raies et de requins, dont 17 sont menacées d’extinction, la plupart en Méditerranée. « Certes depuis l’introduction de quotas de pêche, le thon rouge va un peu mieux, note Violetta Barrios, mais c’est un cas un peu isolé. Même si nous essayons de bâtir des actions de partenariat en impliquant les populations locales, notamment les pêcheus, les multiples pressions sur les écosystèmes méditerranéens s’additionnent dangereusement. »

Un risque supplémentaire vient s’ajouter : le changement climatique. Joël Guiot, climatologue à Aix en Provence, un des fondateurs du MedECC, une sorte de Giec-Méditerranée qui regroupe une soixantaine de chercheurs de toutes nationalités, a beaucoup travaillé sur cette question clé du XXIème siècle. Il est inquiet : «Le réchauffement climatique est déjà de 1,5°C en Méditerranée, le seuil fixé par l’accord de Paris lors de la COP 21. Quand il sera de 1,5%, il aura atteint 2,2°C au milieu de la Méditerranée ». En novembre 2018, dans Nature Climate Change, une revue scientifique de renom, il a cosigné un long article intitulé « Le changement climatique et les risques interconnectés pour le développement soutenable en Méditerranée ». Il en résume les grandes lignes : modification des précipitations qui entraineront sècheresse supplémentaire (dans les pays du Maghreb) ou inondations (en France avec les fameux épisodes cévenols), montée du niveau de la mer avec toutes les conséquences sur un littoral déjà très bâti, acidification de la mer et diminution des coraux … En pointant en plus l’augmentation des « conflits d’usages à venir tout autour de la Méditerranée entre les agriculteurs, les touristes et les habitants ». Conflits qui ont déjà commencé dans de nombreuses régions en Espagne.

 

Triste constat, mais restons optimistes malgré tout.

Ci-dessous, les incontournables Cap Roux, Pic de l'Ours et Pic d'Aurelle.

 

 

 

 

 

 

Comme à chaque fois, la montée vers le Cap Roux n'est pas facile.

 

 

 

Tous ces efforts sont récompensés par un superbe point de vue : mer et sommets enneigés du Mercantour.

 

 

 

 

 

 

Animateur et photographe dos à dos!!! Rassurez-vous, ils ne sont pas fâchés.

 

 

 

Dans la descente du Cap Roux, nous découvrons ces magnifiques iris sauvages... ça sent bon le printemps.

 

 

Descente prudente au milieu des romarins et lavandes en fleur.

 

 

On le longe à chaque fois que l'on emprunte la route du littoral en direction de Cannes, sans vraiment y prêter attention. Sous cet angle le viaduc d'Anthéor en impose.

 

 

Le viaduc d'Anthéor, pont ferroviaire en arc, a permis de relier l'est-Var au Comté de Nice dès 1862. Les travaux entrepris, très conséquents pour l'époque, ont duré 2 ans. On peut aujourd'hui observer les 9 arches qui soutiennent le pont à 25 mètres de hauteur au dessus de la route.
Durant la 2nde guerre mondiale, le viaduc subit des bombardements à plusieurs occasions, qui l'endommagèrent sans jamais le détruire entièrement. Il fut finalement détruit par les Alliés lors du Débarquement de Provence le 15 août 1944.

On peut d'ailleurs observer aujourd'hui des différences entre certains piliers, détruits et reconstruits à des périodes différentes. Une plaque commémorative du débarquement est aujourd'hui posée sur le troisième pilier, vantant le courage et le mérite du 1er Bataillon du 141ème Régiment de la 36ème Division d'Infanterie de l'U.S Army, débarqué à Anthéor le 15 août 1944.

 

16h 30': fin de notre randonnée, nous regagnons notre bar habituel du Dramont pour partager le verre de l"amitié.

Tiens... tiens, 13 au départ de la rando et 14 au bistrot!!! Cherchez l'intrus?

 

 

Merci à Alain qui nous a fait découvrir de nouveaux sentiers dans ce secteur de l'Estérel pourtant maintes fois exploité.

Les photos sont de : Alain, Claude Ca et Gilbert.

 

La semaine prochaine:

 

 

 

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7 février 2020 5 07 /02 /février /2020 13:49

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5 février 2020 3 05 /02 /février /2020 09:30

Giens La Madrague - 700 - G2

 

Louis nous présente cette randonnée G2 : "nous ferons le tour de la partie occidentale de la presqu'île, qui présente une succession de criques ourlées de graviers et de falaises abruptes, en suivant le sentier du littoral, parfois raide et escarpé, entre les ports de la Madrague et du Niel. Le dénivelé devrait être de l'ordre de 200m pour une distance de 10,4kms. Nous aurons de jolis points de vue sur les îles et les plages qui jalonnent le parcours".

Il fait un peu frais mais beau. Nous avons trouvé la route d'accès à la presqu'île  magnifique, en bordure de l'étang des Pesquiers avec ses marais salants et ses flamants roses.

Il y a en fait deux voies d'accès à la presqu'ïle, qui empruntent le double tombolo de sable qui relie Giens à la côte.

Ceux qui, comme les blogueurs avaient fait confiance au GPS, ont dû renoncer à emprunter la route du sel, via le tombolo le plus occidental, fermé à cette époque, et emprunter la route de Giens en passant par la Capte et le Pousset.

 

 

 

Nous laissons nos véhicules à proximité du petit port de la Madrague.

 

 

Nous observerons tout au long de cette avenue la présence de bornes anti-moustiques. Leur raison d'être nous apparaîtra rapidement car quelques moustiques nous accompagnent au départ de la randonnée.

 

 

Il est 10H20 lorsque nous accédons au sentier du littoral qui démarre sur une petite plage à l'aplomb de la Pointe de l'Ermitage. Nous sommes 25. Jean-Claude et Beps seront nos serre-files.

 

 

Nous suivons une piste large et confortable,

 

 

 

en empruntant parfois des plages qui ouvrent sur de très belles vues sur la rade de Giens, en direction du nord, vers Carqueiranne.

 

 

Il pourrait s'agir de la plage de l'Aygade et de l'île de la Redonne.

 

 

A ce stade le sentier devient déjà plus étroit et escarpé.

 

 

 

Mais l'effort est immédiatement récompensé : le paysage est superbe.

 

 

 

Retour sur des pistes plus clémentes. Nous abordons la partie la plus occidentale de la presqu'île.

 

 

 

Nous atteignons le Pain de Sucre. Quelques îlots au premier plan, et au-delà les îles qui bordent la côte et notamment l'île Longue et l' île de la Ratonnière.

 

 

Il est 11h20, l'heure de la pause banane, après les efforts fournis pour gravir le sentier jusqu'au sommet. Nous sommes à la Pointe des Chevaliers.

 

 

Après un arrêt d'une dizaine de minutes nous reprenons notre marche vers le sud.

 

 

 

Dans ce secteur nous longeons le sommet des falaises en direction de la Calanque du Blé, avec de belles vues lumineuses vers la côte, même si le ciel tend à se voiler un peu.

 

 

Nous atteignons la Pointe des Salis, au sud.

 

 

Nous passons à l'aplomb de ruines. La curiosité pousse Bernard et Claudette  à s'aventurer à l'extrémité de la pointe pour découvrir en contrebas cette structure. Une recherche sur internet nous permettra d'apprendre qu'il y avait tout d'abord à cet endroit un phare à bain d'huile qui fut utile en son temps pour signaler cette côte dangereuse que les marins redoutaient depuis l'Antiquité. Selon l'Atlas Alternatif de la Côte d'Azur "la Marine a, plus tard, établi la route d'Escampo-Bariou (1902-1903) taillée dans le rocher en corniche au-dessus de falaises abruptes. la "route" (qui n'est pas goudronnée et fait plus penser à un chemin de mule) aboutie à un bâtiment aujourd'hui abandonné qui abritait le moteur d'un poste photoélectrique" (voir photo ci-dessous). Sur la terrasse supérieure les ruines sont celles du logement du gardien. On trouve également au sol des traces de fixation d'éléments d'artillerie.

La falaise est ici à 119 mètres au-dessus des flots. Le site de l'Atlas Alternatif de la Côte d'Azur explique comment un puits, creusé depuis le sommet de la falaise, et une galerie munie de rails, ont permis l'installation du poste photoélectrique, un projecteur très puissant, au niveau de la mer, pour éclairer la passe afin que la batterie d'artillerie située plus en hauteur soit opérationnelle la nuit.

 

 

Un panneau d'information signale bientôt que nous sommes ici aux portes du Sanctuaire Pelagos. Cette aire marine, de 87500kms carrés, s'étendant jusqu'aux côtes nord de la Sardaigne et à l'Italie et englobant la Corse, est destinée à la protection des mammifères marins et résulte d'un accord international (France, Monaco, Italie).

Elle vise à maintenir la richesse biologique de cette zone qui compte notamment de nombreuses espèces de cétacés (dauphins, cachalots, etc.).

Le sentier continue au sommet des falaises, avec des surplombs impressionnants.

 

 

 

Nous passons la Pointe Escampo-Barriou et arrivons à la Pointe du Rabat.

Nous avons un beau point de vue sur les îles, sans doute l'île du Grand Ribaud au premier plan et Porquerolles au-delà.

 

 

Depuis un moment déjà le sentier alterne avec obstination les montées et les descentes.

 

 

Il est quelquefois aménagé mais les marches sont hautes et mettent à dure épreuve les muscles et les articulations.

 

 

Louis nous réconforte en nous annonçant que l'heure du pique-nique est proche.

 

 

En effet nous apercevons la plage d'Escampo-Barriou, où notre pause est prévue.

 

 

Le soleil est présent mais le vent est frais. Nous choisissons de nous installer un peu à l'abri, en surplomb de la plage. Il est environ 13h.

 

 

Le pique-nique est agréable et convivial mais légèrement écourté par rapport aux pratiques habituelles du G2 car le chemin est encore long jusqu'à la Madrague.

Nous reprenons notre route vers la Pointe du Pignet.

Photo de groupe avec les îles en arrière plan.

 

 

Une belle vue sur la côte que nous venons de longer.

 

 

Une courte pause vers la Pointe de la Galère pour admirer le paysage.

 

 

 

Après la plage des Darboussières la côte est sauvage et la couleur de l'eau magnifique.

 

 

 

Le sentier continue à présenter des descentes et des montées un peu rudes.

Quelques uns d'entre nous acceptent avec soulagement la proposition de Louis de rejoindre la Madrague en empruntant un raccourci.

Le reste du groupe poursuit son chemin vers la Pointe des Morts et, au-delà, jusqu'au petit port de Niel.

 

 

Le reste du chemin se fera par la route, au soulagement de tous, car les jambes commencent à être lourdes.

 

 

 

 

Nous arrivons au joli port de la Madrague où nous attendent nos cinq compagnons.

 

 

Nous rejoignons nos véhicules quelques centaines de mètres plus loin et convenons avec Louis de nous retrouver pour le pot de l'amitié au seul café ouvert sur la presqu'île, le Duc place Saint Pierre.

Mais quand nous arrivons sur place les quelques clients installés en terrasse nous indiquent que le bar est fermé, le patron s'étant absenté pour une durée "indéterminée".

Compte tenu de l'heure tardive et de la durée du trajet de retour nous décidons collectivement de renoncer pour une fois et avec regret à notre pot de l'amitié.

Merci Louis pour cette randonnée.

Merci également à nos deux serre-files.

la semaine prochaine :

 

 

 

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