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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 10:00

Le BOURGUET-BRENON

   ou l'ultime gué...

 

Lorsque nous quittons St Raphaël, ce 24 avril, à 7 h du matin, le temps est couvert et lorsque nous passons devant le rocher de Roquebrune, son sommet est masqué par les nuages ! Le moral est donc dans les chaussettes et précisément, les chaussettes, nous allons en parler beaucoup aujourd'hui, mais n'anticipons pas.

Heureusement lorsque nous atteignons le camp militaire de Canjuers, le soleil apparaît devant nous. Au Bourguet, il fait beau et la température est agréable. C'est de là que Jean BOREL nous a tracé deux circuits, le 1er de 15 km et 800 m de dénivelée et le second de 12 km et 400m de dénivelée.

Le BOURGUET, minuscule village de 22 habitants sur 2500 hectares soit 1 habitant au km2 ! Notre groupe de 28 marcheuses et marcheurs représente plus que la population locale… une première.

 

Nous aurons du mal à nous égarer ici : il n'y a que deux rues dans cette charmante bourgade. De même nous aurons  également du mal à dépenser nos économies car il n'y a pas de commerçants ! Seule l'auberge communale tenue par Jacquot apporte un peu d'animation. Petite église, petit campanile et petit jacquemart, tout est petit ici.

Un calme parfait pour une cure de repos loin de l'agitation de la ville et de la pollution : l'air y est pur et vivifiant. Au Bourguet on retrouve le charme de la vie rurale : on y chasse et ramasse les champignons dans les belles forêts de pins et de chênes. Les pêcheurs pourront aussi y pratiquer leur sport favori.

Jean est un peu inquiet et recherche des sacs poubelles, qu'il ne trouvera pas d'ailleurs, quel gag nous prépare t'il ?

Après la présentation des  circuits, les deux responsables, Jean BOREL pour le 1er (18 marcheurs avec une parité absolue)et Daniel ROYER pour le second (deux marcheurs et 8 marcheuses) rassemblent leur troupe et à 8 h 30, légèrement décalés, les deux groupes attaquent le parcours.

Les deux rédacteurs et   les photographes sont dans le premier groupe, dommage.

Très rapidement, le constat s'impose : il a plu récemment et le chemin est très boueux. Une sorte d'argile blanche colle aux chaussures et rend la progression difficile. Le chemin est glissant et les bas-côtés sont recouvert d'une herbe blanchie et aplatie par les neiges de l'hiver.

Cette boue vient  des collines alentour  qui montrent cette matière très particulière que personne ne sait identifier. Devant nous, le bruit de la rivière se fait de plus en plus fort et nous débouchons devant un gué aux eaux tumultueuses. Nous comprenons subitement la recherche des sacs poubelles. Lorsque Jean avait reconnu cet itinéraire à l'été 2007, le Jabron qui aujourd'hui nous barre la route, n'était qu'un petit ruisseau sans importance !

Nous ne passerons pas directement avec nos chaussures car il faudra traverser une zone avec 30 à 40 cm d'eau. Tout le monde se déchausse, où on reparle des chaussettes, sauf Paulette qui possédait les fameux sacs poubelles, et si l'eau est bien fraîche, tout le monde traverse sans problème, ces dames aidées galamment  par Jean.

L'une d'elle, en déséquilibre, piquera le pied de Jean avec l'extrémité de son bâton, sans gravité heureusement. Pendant que nous sèchons nos pieds du mieux possible, le second groupe arrive sur l'autre rive et c'est Yvette qui attaque bravement la traversée.

 

Nous quittons Daniel et son groupe pour reprendre notre progression car nous avons 4 km de plus à parcourir et surtout nous avons à grimper jusqu'au sommet de Clare à 1266m.
Nouvelle traversée d'un petit ruisseau, sans déchaussage ce coup-ci. Paulette jubile, elle adore les randos où il se passe quelque chose : vive l'Aventure.
Après la pause "banane" nous attaquons la montée en coupant les lacets du chemin principal. Le sentier n'est pas trop mauvais mais la pente est raide et il faudra près d'une heure pour atteindre le sommet où une croix de bois a été érigée. Jean s'est dévoué pour porter le sac d'une marcheuse fatiguée. La vue est superbe et tout en bas à l'entrée du village de BRENON nous apercevons le groupe de Daniel.

Jean fera de grands gestes et hèlera nos compagnons mais nous sommes quand même très loin.

 

 

Le second groupe a pris une bonne avance sur nous. La rumeur nous apprendra que Daniel a "simplifié"son itinéraire, empruntant un morceau de route, "pour épargner ses équipières" . Jean-Marie , après la réunion des deux groupes, taquinant Daniel à ce sujet, sera pris à parti par ces dites équipières qui défendirent leur guide.

 

 Revenons au premier groupe pour lequel ce sera  la principale difficulté de la journée (en dehors des gués !) : la descente vers BRENON. Descente effectivement difficile avec un pierrier impressionnant.
C'est vraiment un chemin où il faut se laisser aller, sans crispation et effectivement tout le monde se retrouve sur un replas avec seulement une égratignure au doigt de Ginou, une épine malveillante, rapidement soignée par Jean. C'est le début des hépatiques (hépatica nobilis), ces jolies petites anémones sauvages, bleues qui blanchissent en viellissant (comme nous).
La pente devient plus facile et très rapidement nous gagnons un large chemin bien détrempé sur lequel GINOU- encore elle, pas de chance- va glisser et se retrouver à terre, sans bobos et même sans salir ses vêtements. Maintenant Jean est déchaîné, il mène un train d'enfer. Est-ce la perspective de retrouver l'autre groupe ou bien le besoin de rattraper le retard pour le rendez-vous à la faïencerie ?

 

Oui, nous venons de tout là-haut !
Enfin, voici BRENON(Brenoun en
occitan provençal dans la norme mistralienne) , sa bergerie, ses moutons et sa faïencerie où nous accueille Mireille, l'artiste locale. Originaire du village où sa famille représente75 % de la population (20 habitants , et pourtant c'est une commune !) Mireille peint et cuit la faïence selon plusieurs styles, de Moustiers à Marseille.
 

Jean est reparti à toute vitesse pour rejoindre le second groupe. La jonction se fera devant l'Eglise et les ruines du château détruit au début du 20 ème siècle où le groupe de Daniel nous attend.
















Jean et Daniel MANGIN nous font une démonstration
de labour et  avec nos dernières forces, nous grimpons au rocher qui surplombe  le cimetière…où il y a beaucoup de places disponibles.

Puis nous poursuivons la descente suivie d'une remontée brutale afin d'éviter une ferme inhospitalière (dixit Jean qui en a fait l'expérience) pour atteindre enfin la rive du Jabron afin de prendre notre pique-nique bien mérité, au soleil et avec le bruit de la rivière en fond sonore.

 

 

Nos joueurs de cartes ont recruté Catherine pour compléter leur équipe et manifestement, il fait moins froid qu'à Notre Dame du Glaive, la semaine passée, et Denise n'a pas utilisé sa capuche. La consultation de la carte amène Bruno et Jean-Marie à estimer que nous avons encore au moins trois gués à traverser. Quant à Jean il prétend qu'il n'y en a qu'un seul et qu'il est cimenté. A voir.

Nous remontons le lit du Jabron par une large piste et…tombons sur le gué, cimenté il est vrai mais complètement recouvert d'eau avec un violent courant. Genenviève, en digne "gazelle", le traversera à pied, presque secs, mais sur une zone glissante; Jean recommandera de passer un peu plus haut dans 30 à 40 cm d'eau.

A nouveau nous nous retrouvons les pieds dans l'eau qui semble, de l'avis général, moins glacée que ce matin. Certains pensent que nous pourrons nous baigner dans le prochain gué ! Jean fera traverser, sur son dos, Frédérique et les deux Nicole. Décidément, il est en forme aujourd'hui…et combien dévoué !



Pas rassurée Nicole,   la monture a pourtant l'air   solide !







Alors que tout le monde est installé sur la piste pour se rechausser, un petit plaisantin lance :"voiture". Personne ne bouge car tout le monde a compris la plaisanterie mais lorsque pour la seconde fois le même cri retentit, il y a effectivement une voiture qui veut franchir le gué et il faut rapidement rejoindre les bas-côtés.

 

Nous reprenons notre progression à vive allure, en logeant le "Torrent d'Evoulx" qui charrie beaucoup de cette terre blanchâtre dans laquelle nous avons pataugé ce matin. Le ciel s'est couvert de vilains nuages noirs. Encore trois gués à traverser dont deux sur des passages aménagés, le dernier sans difficulté,  et nous abordons "l' ultime"montée avant de retrouver le village.

Jacquot, l'aubergiste, nous a préparé une grande tablée avec de jolis nappes très colorées; après s'être débarrassés de nos chaussures nous prenons notre pot traditionnel avec quelques surprises sur les Perrier , thé et  chocolat ! Jean en profitera pour négocier le repas qu'il organisera pour  une rando de début Octobre.

 
Merci Jean pour cette belle journée, très animée et appréciée de tous.

 La semaine prochaine, le jeudi 1er Mai, Bruno GUERIN  nous a préparé un circuit de 20 km sur l'étrange plateau St Barnabé, au-dessus de Vence. (voir le lien à ce sujet)

 Merci aux photographes : Gérard CHARPY, André TUPIN et Jean-Marie CHABANNE.

Encore quelques photos :

 Toujours aux petits soins pour ses marcheuses, notre guide!











           Echantillons des faïences de Mireille.


Oui, c'est là haut que nous allons : 1266 m.
























Le rendez-vous de BRENON. L'Eglise, le rocher et les ruines du chateau...et le lampadaire.




 





























Le Jabron
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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 09:17

Le Thoronet - Cabasse

Aujourd’hui Bruno Guérin nous proposait une randonnée sur les crêtes de la Montagne Sainte-Victoire, chère à Cézanne. Rendez-vous à 7 heures sur le parking de Boulouris. Hélas la météo prévoit du vent, un ciel très nuageux et probablement des averses l’après-midi. Bruno décide donc très sagement de renoncer à la Sainte Victoire. Il nous emmène randonner entre l’Abbaye du Thoronet et le village de Cabasse.
Nous voici donc sur le parking de l’abbaye, un groupe parfaitement équilibré (10 randonneurs, 10 randonneuses) et plein de courage. Car du courage il en faut pour affronter un temps très incertain, sur une distance de 20 km, avec un dénivelé de 680 mètres.
Avant le départ, Bruno nous décrit les merveilles qui jalonneront cette rando : l’abbaye du Thoronet, un ancien prieuré de moniales à Cabasse et la chapelle de Notre-Dame-du-Glaive.

  Cinq minutes plus tard nous en avons fini avec l’abbaye du Thoronet, dont nous n’aurons visité que le parking. Pourtant, avec ses soeurs, Silvacane et Sénanque, l'Abbaye du Thoronet est l'une des trois merveilles cisterciennes de Provence. Ceux qui ne la connaissent pas sont invités à revenir. Elle vaut le déplacement.
Il est 8 heures et quart, nous attaquons notre marche en longeant une ancienne carrière de bauxite. (La bauxite, minerai d’aluminium, reconnaissable à sa couleur rouge, fut découverte en 1821 aux Baux-de-Provence, d’où son nom. La production française cesse au début des années 1990.)Puis nous empruntons un sentier qui monte, qui monte.  Excellent pour nous réchauffer car le temps est couvert et l’air frisquet. Profitant d’une pause, Bruno initie Nicole aux joies de la cartographie et de l’orientation. Chercherait-il à recruter une accompagnatrice ?
Tout à coup le soleil laisse pointer ses rayons au travers des nuages.

Profitons-en pour prendre une photo du groupe !

A présent nous descendons vers Cabasse et la vallée de l'Issole. Un grand pont enjambe les flots tumultueux de cette rivière qui après avoir traversé Cabasse, va se jeter dans le lac de Carcès.
Dès l'entrée dans la ville, Bruno s'adresse à une dame âgée : "
 Le prieuré, s'il vous plait, madame !" "Je ne connais pas" répond la Cabassoise.

Nous découvrons alors, sculptée à l'angle d'une rue, une paire de ciseaux. C'est évident, elle nous indique le chemin. D'autres Cabassois nous voyant hésitants, nous renseignent : " Allez là derrière, il y a un jardin !" Nous pénétrons dans un minuscule jardin qui jouxte ce qui pourrait bien être l'ancien prieuré.

Bruno nous conte alors l'histoire de Cabasse. "Le village de Cabasse est la véritable capitale préhistorique du Var. Occupées dès le néolithique, les grottes percées dans la falaise qui domine la vallée sont riches de traces de vie et d'industries primitives. On y découvre de nombreux menhirs et dolmens". L'église St Pons (XVè siècle) possède l'un des plus beaux retables de Provence. Si beau que nous ne le verrons pas, l'église étant fermée.
Il est temps de repartir. 

Nous grimpons sur le flanc Ouest de la vallée de l'Issole.  Puis nous empruntons le chemin dit "des Résistants et des Parachutages". Il nous conduit au monument érigé en l'honneur des Résistants du Maquis du Défens. 
Nous dominons le village de Cabasse. Puis nous abordons un sentier en sous-bois qui descend vers la vallée de l'Issole.
Jean-Marie, toujours à l’affût des petites fleurs, nous invite à admirer des bouquets d’euphorbes :

Euphorbia acanthothamnos (euphorbe hérisson) et Euphorbia characias, sans préciser laquelle (il en existerait 2000 espèces !).
La descente se fait plus rapide, l'horizon se dégage un peu.         Nous découvrons l'immense falaise qui surplombe la vallée. Puis nous atteignons un vignoble que nous longeons.

Le groupe s'arrête et contemple les ruines d'une vieille demeure. On raconte que ses occupants y connurent une fin tragique. Mais nous n'en saurons pas plus…  Nous poursuivons notre chemin en sous-bois puis atteignons l'Issole que nous franchissons à nouveau. Nous voici à présent sur la route. "Marchez à droite du rail de sécurité !" Tout le monde obéit, mais bientôt le passage se rétrécit au point que nous risquons de dégringoler en bas du talus. Tant pis, marchons sur la chaussée ! Puis il nous faut descendre – et non dégringoler - dans le ruisseau en contrebas. Nous y parvenons non sans quelques frayeurs. Nous grimpons à travers les broussailles jusqu'à atteindre un sentier praticable. Il est  midi passé, nous crapahutons depuis déjà quatre heures et commençons à avoir faim. Heureusement voici la chapelle Notre-Dame-du-Glaive, située sur un vaste terrain plat couvert de chênes verts. Au fond nous découvrons une vue splendide – bien que très embrumée - sur les gorges de l'Issole, les massifs environnants et les friches des mines de bauxite. Il règne en ce lieu une sérénité impressionnante (*).
Chacun s'installe,  

au pied d'un arbre ou sur ce qui ressemble à des sièges de pierre. Après le pique-nique, nous laisserons le temps aux "taroteurs" de faire quelques donnes. On les voit ici bien emmitouflés. Ferait-il frais ? Le soleil, malgré de timides percées, continue à nous bouder. Mais et c'est le principal, il ne pleut pas ! 

 Bruno invite Michel à nous conter l’histoire de l’Oustau dei Fado, la Maison des Fées. "Les sarrasins détruisirent Matavo – ancien nom de Cabasse - et s'établirent au Castel-Sarrin (c'est-à-dire sarrasin). Le mardi de Pâques 760, ils attaquèrent les Cabassois réfugiés dans les grottes de la Maison des Fées. Les combats s'éternisant, ceux-ci prièrent Notre-Dame qui apparut alors, lumineuse et terrible, affolant et faisant fuir les infidèles. En reconnaissance une chapelle fut érigée en ce lieu solitaire et escarpé". Michel, juché sur sa tribune, se révèle un excellent orateur. Son public l'écoute religieusement, comme le montre bien la photo !
En réalité, tout le monde semble pressé de rentrer. Nous prenons donc la route du retour, à un rythme soutenu, toujours dans la crainte d'une averse. Nous passons par des hauts et des bas, de vraies montagnes russes. Avant de rejoindre le chemin qui descend vers l'abbaye du Thoronet. Emportés par notre élan, nous n'aurons qu'une vision fugitive de l'abbaye. Et nous parvenons à nos voitures, fourbus mais heureux ! 

Merci Bruno pour cette belle randonnée. Et peu importe le temps maussade, les randonneurs ont dans le cœur le soleil qu'ils n'ont pas dehors. (**) 

(*) Extrait du site http://www.provenceweb.fr/f/var/cabasse

(**) Inspiré du ch’ti Enrico 

Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

Prochaine sortie le 24 Avril pour une randonnée dans la Vallée du Jabron avec Jean BOREL.

 Encore quelques photos ?

 

 








Denise et Ginou flânent en queue de peloton.


Mais où est donc passé le serre-file ?
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Published by Gérard - dans Loisirs
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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 22:00

SILLANS-LA-CASCADE.

 

"J'y vais ou j'y vais pas ?" C'est bien sûr la question que nous nous sommes tous posés en regardant les prévisions météorologiques en début de semaine. Pourtant il faudra bien y aller car Jean BOREL nous a conviés à un déjeuner au Restaurant des Pins à Sillans-la- Cascade. Mais irons-nous à pied, ou en voiture ? Pourtant ce sont 34 marcheuses et marcheurs qui se rassemblent sur le parking de Salernes.

Salernes est célèbre pour ses tomettes hexagonales qui recouvrent la plupart des sols dans les maisons provençales. Ce sont des carrelages en terre cuite, émaillée ou non, faite d'un mélange de cette terre rouge et ferrugineuse à d'autres sortes de terre.
15 fabricants très créatifs  produisent constamment leurs carrelages qui sont connus dans le monde entier


 Enfin pas tout à fait car Gérard et ses "trois femmes" nous ont refait le coup du 6 mars (voir "Les crêtes de Cogolin"). Par ailleurs au dernier moment, une douloureuse sciatique avait bloqué la trente cinquième participante.

 Les dames, n'ayant pas la majorité, ce qui est rare, il y eu, c'est de bonne guerre, des sous-entendus sur la participation masculine liée au " restaurant"…

Nous accueillons  Claude ROUZIES, responsable des marches intermédiaires du lundi et Micheline, son épouse, qui, une fois par an, se joignent à nous.

Gérard ayant rejoint le groupe, nous partons pour un parcours de 16 kms et 595 m de dénivelée. Il fait doux mais le ciel est bien couvert. Les photographes ne vont pas être gâtés.

Jean n'a pas sorti son grand chapeau noir, nous devrions donc échapper à la pluie !

Petite mise en forme, sur le plat, le long de la rivière avant d'attaquer une montée très raide mais heureusement assez courte.

Très rapidement nous atteignons le plateau et nous quittons l'itinéraire pour une petite incursion dans les bois, vers la Chapelle de La CROIX SOLLIES, où se fera la pause "banane". Nous ne sommes plus à l'abri du vent et il fait un peu frisquet ce qui entraîne un rhabillage rapide. Joli point de vue sur la plaine fermée par la Montagne du SERRE qui a fait l'objet d'une précédente rando, comme nous le rappelle Jean.
 
Quelques buissons de cistes à feuilles de sauge, particulièrement bien fleuris.

 

 La chapelle ne semble pas beaucoup intéresser les marcheurs; il faut dire qu'elle est en ruine sauf sa façade et ses clochetons datant de 1874. La toiture s'est effondrée mais on voit encore les restes de la voûte en briques rouges.

 

Nous repartons sur un chemin large et facile, tellement facile que notre guide se retrouve en fin de peloton. Après une petite grimpette, nous abordons la descente vers la vallée de la Bresque. C'est alors que Jean, se référant aux difficultés d'un précédent passage (chemin boueux et glissant) propose, pour ceux qui le souhaiteraient, d'éviter le bord de la rivière en restant sur le chemin supérieur, avec rendez-vous au pied de la cascade. Huit marcheurs, guidés par Camille vont faire ce choix qui finalement ne s'avèrera pas si facile, CAMILLE ayant eu fort à faire avec la salsepareille.

Le second groupe se retrouve rapidement au bord de la rivière où une équipe de jeunes a installé deux câbles pour la traverser, d'où une très joyeuse ambiance.

Finalement le sol est bien sec et malgré les difficultés du chemin et grâce aux racines apparentes, tout le groupe progresse, parfois en s'accrochant aux lianes. Non, n'imaginez pas la forêt tropicale !


Un régal pour les yeux et les photographes "mitraillent" devant chacune des petites cascades qui jalonnent le cours de la Bresque. Sur l'autre rive, quelques bienheureux ont installé leur logis, mais gare aux rhumatismes car le secteur est quand même humide.


Tout en montant et redescendant sur un sentier qui a été tracé naturellement par le passage des promeneurs, nous atteignons la grande cascade qui tombe de 42 m de haut. Bien sûr, ce n'est pas IGUAZU en Argentine… mais cette chute d'eau est quand même bien jolie avec son petit lac.
Par temps ensoleillé, la couleur de l'eau est d'un bleu laiteux et il n'est pas rare d'y voir un arc-en-ciel. Hélas aujourd'hui, le soleil n'est pas de la partie.


Alors que ce lieu est quand même l'attraction du village, nous allons rencontrer de nombreux panneaux de ce type en interdisant l'accès ?

 


Après un petit topo de Jean sur le village de Sillans, nous reprenons le chemin du village où nous attend notre restaurant.

 

Par sa rivière, ses opulents ombrages, ses cascades et ses vastes prairies, Sillans a beaucoup d'attraits pour séduire ses visiteurs. Le village a gardé son aspect médiéval particulier, resserré sur lui-même il a un peu l'allure d'une grosse ferme dont la place centrale serait la cour intérieure. On peut y admirer :

 
  • L'église St Etienne (XVIIème), son joli porche et ses pierres apparentes.
  • Les remparts avec leurs belles tours et des créneaux du XIème.
  • Le château, en rénovation depuis son acquisition par la commune.
     


Le chemin est bordé d'un superbe vieux mur constitué de pierres de calcaire à la surface tourmentée. Il est d'autant plus remarquable q'il a été réparé avec le même matériau prouvant ainsi que la carrière existe toujours.

Autre particularité, deux énormes platanes, dont vous pouvez imaginer la taille grâce à Yvette. Autrefois, il y en avait

trois, mais le plus éloigné du chemin a été coupé, certainement il y a peu de temps : dangereux, gênant ou malade ?

 

Petit débat sur une petite fleur blanche, identifiée par Jean-Marie comme une "Dame Blanche", en fait appelée "Dame de 11 heures" (Ornithogalum umbellatum) que nous avions déjà rencontrée au Mont Lachens… et que l'on retrouve aussi dans nos jardins à l'état sauvage.



Enfin, pour les affamés, le restaurant des Pins nous accueille pour un déjeuner qui s'avèrera très fin, mais pas assez arrosé selon certains.

 

 

 

 

Vers 15 heures, départ pour le retour à Salernes en empruntant l'ancienne voie de chemin de fer en passant par le haut de la cascade. Le surplomb est assez impressionnant, les fameux 42 m que nous avions au-dessus de nous ce matin sont maintenant en-dessous (évident Jean-Marie !). Est-ce cela qui a retenu nos marcheurs de profiter du paysage car nous les avons sentis un peu sur la réserve ? Dommage.

 

 

Le soleil semble être installé à Salernes et nous le retrouvons rapidement sur le tracé du chemin de fer où nous circulons parfois entre des zones rocheuses qui ont été taillées à la main. Une fin de rando comme ça après un "restaurant", c'est l'idéal. Le petit train de l'époque ne pouvait pas franchir de pentes trop raides et nous en profitons.

Une courte traversée de la zone industrielle nous conduit ensuite au lit de la Bresque que nous avons retrouvée.
Elle coule, tranquille, le long des vieilles maisons du village, étroites et hautes. Quelques poissons folâtrent parmi les rochers.

 

 
 Voilà, nous retrouvons nos voitures et après avoir changé de chaussures nous allons prendre notre pot sur la place du village, très provençale avec de superbes platanes.
Le  café s'appelle le Café des Négociants et s'enorgueillit de l'appellation, "Famille FENIANT de père en fils depuis 1936…" 

 

Merci  Jean pour cette superbe balade qui a permis à beaucoup d'entre nous de découvrir les rives de la Bresque.

 Merci aux photographes Gérard CHARPY, Francis OUDART, André TUPIN et Jean-Marie CHABANNE qui malgré la mauvaise lumière ont réussi de très belles photos. Leur intense production a causé bien du souci au rédacteur pour choisir celles qui ont été publiées.


 
La semaine prochaine, le jeudi 17,  Bruno GUERIN nous conduira à la Sainte-Victoire jusqu'à la fameuse Croix de Provence.

Deux petites photos insolites :
Où Francis est-il allé chercher cette image ?


Pourquoi le fond du pantalon de Dominique interesse-t'il toutes ces dames ?
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Published by Jean-Marie - dans Loisirs
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