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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 14:06

Rando-Restaurant G1 et G2 à DURANUS (06)- Rocca Sparviéra  le 17/11/2016          833-1

 

Après avoir voyagé pendant 1h30, deux voitures atteignent le parking à Duranus, mais à notre grande surprise la voiture du "chef" n’était pas présente. En fait nous étions en contre bas du lieu du rendez vous. 9 randonneurs sur 14 auront donc dans les jambes 50m en plus de dénivelée.

 

En levant les yeux, une vue sur l’Eglise de l’Assomption datant du XVIIIe siècle

et en passant, un arrêt devant devant la fontaine de la place Saint Michel ( la fontaine est surmontée d’une statue de Jan Duranus, personnage crée par Antoine Brachetti (1908-1996)).

 

 

 

Nous retrouvons Jean Bo qui mène la randonnée sur la place St Michel. Il nous présente le parcours : 11 kms Dh 550m Moyen ** et nous rappelle le rendez vous au restaurant «  Hotel des 2 vallées » à 14 h.

Notre serre file, Elisabeth et son superbe sifflet, indispensable pour sa tâche.

 

 

Nous nous mettons en route vers 9 h avec une température à 8 degrés. Nous sommes bien couverts mais serons vite réchauffés par la première montée assez raide qui démarre près d’un aqueduc construit en 1858.

 

Premier arrêt,

Jean Bo nous indique La Cime de Roccassierra 1501 m entre la vallée de la Vésubie et la vallée du Paillon,

 

 

 

 

 

 

 

 

la chapelle du Cros d’Utelle, le Bec d’Utelle 1604m (sommet rocheux élancé situé sur la ligne de partage des eaux Tinée-Vésubie).

 

Nous poursuivons notre montée vers les ruines de Rocca Sparviéra sur une pente douce un peu à l’ombre au départ.

 

 

Deuxième arrêt pour s’inquiéter si nos voitures étaient toujours sur le parking !!! et d’admirer un poste de chasseur très bien agencé ( regardez bien la photo) !!!

Le soleil nous a rejoint, un clin d'oeil à Duranus et reprenons notre chemin pour bifurquer sur la gauche en direction de la crête Saint Antoine, une petite boucle qui nous conduira toujours vers les ruines.

 

Il est 10h30, troisième arrêt pour la pose banane.

Nous apercevons la Chapelle Saint Michel et le col Saint Michel, nous nous rapprochons du site.

Après avoir pris des forces, nous continuons la montée quelque peu abrupte;

 

 

 

 

 

 

 

 

Au loin à droite, nous apercevons le Mont Mounier enneigé.

A la borne 445 dans la vallée de la Vésubie à 1023m d’altitude,

nous descendons au soleil et débouchons sur un pré bien vert et plat sur lequel trône la  chapelle St Michel, seule bâtisse encore debout.

Chapelle Saint-Michel  Duranus

La chapelle de Roccasparvièra ou Rocasparvièra,  au col Saint Michel sur la commune de Duranus, du XVIIIe,  restaurée en 1924 est un lieu de pèlerinage puisque la chapelle a été édifiée sur le site de la première église. De plan rectangulaire elle possède une voûte plein cintre et un choeur en cul de four.

Elle contient  une sculpture de Jean-Pierre Augier représentant Saint Michel.

 

4ème arrêt pour visiter l’église

et le lieu sera idéal pour faire la photo de groupe et déguster le gâteau breton en attendant le repas, il n’est que 11h30.

 

Jean BO profitera de ce lieu idylique pour nous lire l’histoire de Rocca Sparviéra et de la reine Jeanne :

On aura quelque difficulté à imaginer qu'à son apogée, Rocca Sparvièra compta jusqu'à 350 habitants, la communauté étant dotée d'une administration, d'une seigneurie, d'un notaire, d'un curé ... Rocca Sparvièra, situé à une trentaine de kilomètres au nord de Nice dresse ses ruines confondues à la roche grise au-dessus du col Saint Michel. Ce village fantôme, dans un décor sauvage, est marqué de légendes sanglantes où se mêlent crime et anthropophagie stimulés par la vengeance.

Au Moyen Âge, ce lieu aurait été maudit par la Reine Jeanne à qui on aurait servi ses enfants assassinés au souper du Réveillon de Noël. Plus tard, pendant les guerres de la Révolution, les Barbets (résistants niçois), réfugiés dans les ruines, feront manger à des soldats français le cœur de l’officier meurtrier de l'un de leur père. Le village, dominé par les restes de son château, s’accroche sur une crête rocheuse surveillant le col, passage obligé d’une voie inter-vallée. Il faut compter une bonne heure de marche pour y accéder.

Une cinquantaine de bâtisses ruinées s’entassent dans une enceinte  avec les traces d’un four et d’une citerne. Des caves voûtées sont encore debout. Au nord-est, les vestiges de l’enceinte sont complétés par les restes du logis seigneurial avec fenêtres à meneaux. Une sorte de poterne effondrée s’ouvrait au nord de l’enceinte. Les grandes façades surplombant à l’est le chemin de l’Engarvin sont datables du XVIème siècle. Seule subsiste intacte sur une plate-forme, la chapelle Saint Michel, restaurée en 1924 sur les structures de la paroissiale.

Revenons sur les origines de Rocca Sparvièra qui apparaît pour la première fois dans l’Histoire dans deux chartres du XIIème siècle recensant les paroisses dépendantes de l’évêché de Nice. Le 6 mars 1271, un des membres de l’illustre famille niçoise des Riquier prête hommage au souverain, ils seront co-seigneurs de Rocca Sparvièra. En 1271, le village compte 150 habitants son église paroissiale est déjà dédiée à Saint Michel (Sant Michele).

Le château est mentionné en 1358 dans le contrat d’inféodation et acquis avec son fief pour 700 florins d’or par Pierre Marquesan di Nizza. En 1364, la Reine Jeanne de Naples élève le fief au rang de baronnie, mais une invasion de sauterelles anéantit les cultures. La misère se poursuit au point qu’en 1376 la petite communauté est déclarée insolvable.

 Au dédit de Nice de 1388, les nobles locaux s’opposent au nouveau pouvoir savoyard sauf Pierre Marquesan qui se verra gratifié d’une pension spéciale de 200 florins d’or par le Comte rouge (Amédée VII). Il s’oppose ensuite à son protecteur, accusé de haute trahison, ses biens sont confisqués en 1391. Disculpé, il sera réinvesti officiellement des fiefs de Coaraze et Rocca Sparvièra en 1399. La famille Marquesan conservera ensuite la seigneurie jusqu’en 1781. Mais un sort funeste semble s’acharner sur ce malheureux village victime d’une série d’épidémies de peste au XVIe siècle emportant  une partie de la population. De plus, une suite de redoutables tremblements de terre vont détruire une partie des maisons entraînant le début de son abandon.

L’abandon progressif de cette commune qui aurait compté jusqu’à 350 âmes avant ces bouleversements, avec administration communale et même un notaire, va s’échelonner tout au long du XVIIème siècle. Si en 1690 quelques irréductibles s’accrochent encore aux ruines, dix ans plus tard, seuls le curé et sa servante y résideront encore avant de se résigner à partir eux aussi en 1723.

L’abandon s’explique d’une part par l’absence d’eau sur ces hauteurs au relief tourmenté où seules des citernes d’eau de pluie devaient permettre une vie précaire, d’autre part les destructions des tremblements de terre qui malmenèrent effroyablement les villages plantés sur le roc. La terrible malédiction de la Reine Jeanne expliquerait pour certains les malheurs successifs de Rocca Sparvièra.

Voici donc la terrible histoire de Rocca Sparvièra, (le rocher aux éperviers en français), et la légende de la reine Jeanne : Accusée d'avoir assassiné son premier époux André de Hongrie, poursuivie par une famille hurlant à la vengeance, la reine Jeanne, accompagnée de ses deux enfants, Catherine et François, de leur nourrice, d'un prêtre et de gardes, trouva refuge dans son château de Rocca Sparvièra.

 

Nous empruntons le chemin " Camin de la lenga d'OC"

pour découvrir ce village en ruine, nos yeux ne suffisent pas, nous sommes en admiration et reviendrons pour y faire un pique nique tellement le site est envoûtant.

 

Mais l’heure du repas approche et Jean Bo nous suggère deux itinéraires pour descendre, à l’unanimité nous optons pour la descente sportive et quel régal !!!!

De plus quelques randonneurs du 2 ème groupe nous attendent en bas, quelques bisous et c’est reparti pour la dernière ligne droite sur un chemin facile.

 

Avant de reprendre nos voitures, nous ferons une photo près du belvédère " Saut des Français " 

Le Saut des Français est un lieu-dit situé à la sortie de Duranus (en direction de Saint-Jean-la-Rivière, hameau de la commune d’Utelle), dans les Alpes-Maritimes. À la fin du xviiie siècle, il aurait été un haut lieu de la résistance des barbets contre l’occupation du comté de Nice par les troupes françaises de la Révolution : les soldats français étaient précipités du haut de cette falaise de 300 mètres dans la vallée de la Vésubie en contrebas, en représailles des atrocités que ces mêmes soldats avaient commises.

Des recherches archéologiques n’ont pas permis de confirmer ce qui n’est peut-être qu’une légende, ou un fait resté isolé.

pour nous diriger ensuite vers l’Hotel des 2 vallées afin de conclure notre randonnée (G1 et G2) par un repas dans une très bonne ambiance.

 

Merci à Jean Bo pour cette belle et agréable journée

Merci également aux photographes : Claude C, Eliane,Jean Bo, Gilbert et  Michel

 

La semaine prochaine :

Jeudi 24/11 à 8h00 pour le G1 : Les Mayons L : 17Kms500. Dh : 550 m Médio **

Départ de la rando : Les Mayons, parking en dessous de la Mairie. Jean Ma

Coût du trajet AR 39€

 

 

 

 


 

 

 

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Published by Brigitte
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 13:03

Les Roches Blanches

Joël nous a concocté, pour le groupe 1, une randonnée inédite avec une ballade patrimoine au départ du parking de la Treille, à la Garde-Freinet.

Au programme 12 km de marche et 550 m de dénivelée cumulée pour aller découvrir,  sur la crête dominante,  à 637 m d’altitude,  la curiosité géologique des Roches Blanches.

Il fait froid ce matin, les 9 ° au thermomètre étant ressentis plus durement sous l’effet du mistral soufflant assez fortement. Mais les 21 randonneurs, bien emmitouflés,  sont prêts à  relever  le défi …

Patrice ayant été désigné serre-file pour la journée,  nous nous dirigeons vers le centre de la Garde-Freinet et découvrons quelques curiosités : 

Le mur - fontaine (1812), impressionnant avec ses trois bassins alimentés par des mascarons


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et le lavoir couvert en 1791, dit à mi-taille c'est à dire permettant de laver debout, avec deux petits bassins pour le savonnage et le brossage et un grand pour le rinçage. Mais les "bugadières" (lavandières en provençal) n'œuvrent plus depuis un certain temps, vu la couleur de l'eau...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la sortie du village, nous attaquons notre première montée, par une sente ombragée  et à l’abri du mistral, qui serpente à travers les chênes-liège et les arbousiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notre objectif est le site de Fort-Freinet. Nous l’atteignons en découvrant le fossé de récupération des eaux, constitué de deux bassins en cascade, séparés par un barrage taillé dans la roche, assurant une décantation des eaux du bassin supérieur.

Joël nous lit la brochure éditée par La Garde Freinet :« L’étude du matériel archéologique découvert lors des campagnes de fouilles semble placer l’origine de l’occupation du site à la fin du XIIsiècle. Un abandon progressif du village fortifié par les habitants eut lieu vers la fin du XIIIsiècle, au profit du col de la Garde, plus proche des voies de communication, mais aussi des terres agricoles et des nombreuses sources d’eau.
Le site perché fut donc déserté. Seul le « château » demeurait occupé pour des missions de surveillance. C’est probablement cette fonction stratégique qui conféra à cet ancien village le nom de  Fort-Freinet.
Son histoire prit fin quand, en 1589, lors des guerres de religion, le Maréchal de La Valette, Duc d’Epernon, Gouverneur de Provence ordonna sa destruction préventive et définitive. 

Le castrum s’organise en deux parties distinctes :
le « château », au sommet, qui s’étend sur une esplanade de 120 m². Il est composé de 5 vastes pièces, dont une plus petite, formant sans doute le rez-de-chaussée d’une tour,
- le village, en contrebas, clairement séparé du « château » par une rue qui traverse le site. Composé d’une trentaine de maisons, le village s’étage en éventail sur 3 ou 4 niveaux des versants Nord et Ouest. Plusieurs chemins de circulation permettent d’accéder à ces divers niveaux d’occupation.»

Après avoir foulé le domaine seigneurial, nous passons à côté du four

Puis Joël nous explique que cette cuve n’est pas une citerne : cet ouvrage, le seul du village creusé dans la roche à environ 3 m de profondeur  servait  plus probablement de cave collective, à l'origine couverte et accessible par les escaliers.

Au loin, nous pouvons voir notre second objectif, la Croix des Maures. Mais pour l’atteindre il nous faut descendre. Les marches taillées au moyen âge sont assez confortables mais le chemin est quand même parfois raide et étroit. Heureusement la difficulté n’est que de courte durée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Culminant à 437 m, la croix, haute de 6 m a été consacrée le 3 mai 1900 et a été restaurée en 1978.

 

Nous faisons les photos de groupe et profitons de ce beau site pour effectuer notre non moins traditionnelle pause-banane.


 

La Croix domine la plaine et offre une très belle vue la Garde-Freinet et le moulin.

 

 

 

Bien revigorés, nous  allons cheminer vers notre troisième objectif de la journée : les Roches Blanches. Ce matin, montées et descentes se succèdent, entrecoupées de passages plats, ce qui est bien agréable. Nous atteignons ainsi, une petite heure plus tard,  le point culminant de notre randonnée  (637 m) par un chemin caillouteux où les micaschistes  scintillent sous le soleil. Le long filon de quartz blanc émergeant des schistes est assez impressionnant.

A proximité, des courageux ont érigés un cairn à hauteur de ce site !!!

Tous se regroupent pour bénéficier des très beaux panoramas, jusqu’aux Préalpes déjà enneigés et sur le golfe de Saint Tropez.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous quittons le site, trop venté, pour déjeuner à l'abri du mistral, un peu en contrebas.  La salle à manger du jour a vue sur mer….Et le rosé et le côte du Ventoux sont bien appréciés.

Après le repas nous commençons par une descente un peu raide mais courte. Exposée au vent elle doit être très inconfortable par très fort mistral. Puis nous rejoignons le val Verdun Robert avant d'emprunter le GR, devenu route pour les belles propriétés  à flanc de coteau. Tranquillement nous atteignons la Garde-Freinet et retrouvons nos voitures.

Nous avons marché trop vite et tous les bars du village sont fermés.  Nous serons donc privés de notre pot de l’amitié, mais pas de la rencontre d'un troupeau en transhumance sur la route de retour.

Merci à Joël pour cette belle randonnée et à Claude C. et Michel pour les photographies.

 

La semaine prochaine :

Jeudi 17/11 à 7H00  pour le G1 :  Rando-Restaurant : Duranus (06).- Rocca Sparviéra L : 11 Km . Dh : 550 m. Moyen **.

Départ de la rando : Parking de Duranus près église. Jean Bo.

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Published by Claude C.
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 10:52

Col du Testanier-Font Freye-Avelan

Aujourd'hui, c'est une première pour Rolande. Elle va conduire le G2 sur les chemins de l'Esterel pour un grand classique autour du lac de l'Avelan. Voilà pourquoi 21 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris se sont réunis au Col du Testanier.

 

 

 

Il fait beau mais le mistral a commencé à souffler et il ne fait pas très chaud.

Après sa présentation de la rando, 11.8 km et 300 m de dénivelée, sur de bons chemins, elle donne le signal du départ.

Nos serre-fils seront comme d'habitude Daniel Ro et Jacky.

Mais de quelle nationalité est ce marcheur avec cette coiffure étrange ?

Le sentier qui double la route entre le col et la maison forestière du Malpey est très encombré de déchets d'eucalyptus et de végétaux divers et de ce fait très pénible. Mais ces fameux eucalyptus sont particulièrement beaux à cette saison avec leurs troncs très blancs.

Bruno va s'extasier devant celui-ci et il deviendra lyrique.

Premier regroupement avec de jolis points de vue aussi bien à l'Ouest (La plaine de Frejus et les Maures), qu'au nord avec le Mercantour bien enneigé.

Nous changeons carrément de direction, Nord-Est puis Nord sur la grande piste de l'Estrape du Cheval.

D'où vient ce nom étrange ? Rolande avoue que ses recherches sur ce sujet ont été infructueuses.

Très beau chêne-liège.

Le soleil est masqué et ces randonneuses n'ont pas l'air très réchauffées.

 

 

Nous sommes à l'ombre…et en légère descente.  Cette piste nous conduit au Logis de Paris, un petit hameau au sud des Adrets.

Comme il est 10 h 50, nous allons faire la pause banane, au soleil…enfin presque car le vent n'a pas encore chassé tous les nuages.

Nous repartons sur la grande piste de Font Freye et Rolande rassemble sa petite troupe au pied du départ de la piste de Pey Servier, autre voie pour rejoindre le lac de l'Avelan. Mais cette piste est très accidentée et elle en a préféré une autre qui suit pratiquement les courbes de niveau.

Nous continuons donc plein Nord puis Ouest.

Pas beaucoup de fleurs à cette saison mis à part quelques asters d'automne un peu passés. Nous nous rabattrons sur les arbousiers.

L'autoroute n'est pas très loin et c'est à partir de là que nous allons remonter plein Sud pour rejoindre le lac qui  se trouve 50 m plus bas.

Les randonneurs sont un peu troublés par cette bizarrerie mais pourtant nous sommes sur le bon chemin.

Ce n'est qu'en arrivant à la bifurcation de Mare Trache que nous découvrons enfin la descente vers le lac.

C'est peut-être ce qui réjouit ces deux dames !

Le voici le lac, ce fameux lac autour duquel nous avons déjà tant randonné.

Ce sera notre lieu de pique-nique, mais impossible de s'installer sur l'aire prévue à cet effet car elle est balayée par un vent glacial. Nous repartons donc à la recherche d'un coin abrité que nous trouverons en contrebas du chemin, au bord de l'eau.

C'est au milieu des prêles que nous allons nous installer.

Les prêles sont apparues au Dévonien avec une diversité très importante au Carbonifère.  On en retrouvera donc des traces sur certains minéraux et dans les mines de charbon. A cette époque, les prêles pouvaient être géantes.

La prêle était autrefois utilisée fraîche pour récurer les casseroles ou séchée comme abrasif fin pour poncer finement des pièces d'ébénisterie ou de métal. Cette action de ponçage avait pour verbe : prêler. Cette utilisation ne persiste qu'auprès de certains musiciens qui utilisent encore la prêle pour poncer finement les anches en roseau de leurs instruments à vent (hautboisclarinettes…). Ces propriétés abrasives viennent de la forte teneur en silice de la plante.

 Les jeunes pousses coupées en morceaux peuvent s'ajouter aux salades.

Au Japon, elles se cuisent à la vapeur puis sont sautées à l'huile. Elles sont aussi conservées dans le vinaigre.

En agriculture biologique, le purin de prêle est un concurrent du purin d'ortie.[

En décoction (aussi appelée purin), la prêle a un effet préventif et curatif sur plusieurs maladies cryptogamiques : cloque du pêchermildioumoniliaoïdiumstaveluresrouillemaladie des taches noires sur le rosierbotrytis, etc.

Elle s'utilise en pulvérisation, diluée à 20 %, d'une décoction réalisée en portant à ébullition 10 litres d'eau contenant 1 kg de tiges finement coupées. Cette décoction est prête après avoir laissé le mélange refroidir pendant au moins 12 heures.

 Les tiges stériles sont utilisées comme diurétique, hémostatique, reminéralisant et antirhumatismal.

La prêle est riche en sels minéraux utiles pour la santé, et en silice qui est bienfaisante pour la peau. Elle est alors utilisée en tisane et en compresses dans tous les cas de processus dégénératif du collagène (rides, vergetures, acné, etc.).

La prêle est aussi une plante aux vertus hémostatiques reconnues.

Cf .Wiquipédia

Rolande a voulu arroser sa première rando avec un délicieux Pina Colada maison : délicieux. Elle l'accompagne avec ses  petits bouchons de chèvre.

Il y aura ensuite du rosé et du Madiran, des douceurs au dessert, la réputation du G2 tient bon.

Les joueurs de carte auront droit à 20 minutes pendant que certains vont s'endormir sur le journal. Pourtant aujourd'hui il y a de l'actualité de l'autre côté de l'Atlantique.

Rolande regroupe ses troupes et donne le signal du départ. Nous poursuivons notre tour de lac et remarquez bien  la randonneuse en rouge.

Elle est presque sur toutes les photos et encore vous ne voyez pas celles qui n'ont pas été  sélectionnées. A croire que les photographes sont attirés …

Photos de groupe avant de quitter les bords du lac.

Pour remonter au Col du Testanier, Rolande propose deux chemins, le sentier qui monte directement et la grande piste un peu plus longue mais moins pentue. C'est cette dernière option qui sera choisie par 9 randonneurs.

La montée du premier groupe se déroulera sans problème  l'écart entre les deux groupes sera seulement de 12 minutes à l'arrivée.

Pas de pot aujourd'hui, les Trois Chênes ont changé de statuts et ne pourront nous recevoir qu'en Février prochain. Dommage.

Merci Rolande et bravo pour cette nouvelle corde à ton arc, nous avons tous apprécié cette journée passée dans l'Esterel.

La semaine prochaine, rando-resto à Duranus pour les deux groupes.

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Published by Jean-Marie
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