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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:27

Notre-Dame des Maures

00001.JPGAujourd’hui Bruno nous emmène randonner à Notre-Dame des Maures près de La Londe-les-Maures.

Cette randonnée nous fera découvrir « un géant du fond des âges », le dolmen de Gaoutabry.  

Nous nous retrouvons 22 randonneurs au hameau de Notre-Dame des Maures. Il fait un peu frais pour l’instant mais la météo nous promet un temps plutôt ensoleillé. Gérard a adopté la tenue d’été : le bermuda. Il est le seul. A-t-il eu raison ?2010-05-13 Notre-Dame des Maures-001

Avec l’aide de Tony, Bruno nous présente le profil de la rando. C’est un parcours de près de 19 km et 670 m de dénivelé qui nous attend. Pour les Petites Jambes, il a prévu un parcours réduit : 5 km et 200 m de dénivelé en moins.Dolmen-de-Gautabry.jpg

Nous démarrons. Une minute plus tard, nous passons près d’une propriété. « Tiens, regardez les poulets ! » s’exclame Daniel. Aussitôt le voici qui part en glissade, exécutant un splendide salto avant (selon un amateur de chute artistique). Mais, trêve de plaisanterie, Daniel a trois phalanges bien endommagées. Bruno se porte à son secours et lui prodigue les meilleurs soins. Toujours efficace comme d’habitude.

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-003La « pause infirmerie » étant terminée, nous empruntons la piste qui conduit au dolmen de Gaoutabry. La pente est douce et régulière. N’empêche, nous commençons vite à avoir chaud. Une « pause effeuillage » s’impose.  Bruno en profite pour nous parler de Notre-Dame des Maures : « Ne cherchez pas la chapelle Notre-Dame des Maures, construite au Xème siècle. Il n’en reste rien ! Si ce n’est le nom donné à ce charmant hameau ». Voilà. La chapelle, c’est fait. A2010-05-13 Notre-Dame des Maures-020llons voir maintenant le dolmen !

C2010-05-13 Notre-Dame des Maures-007hemin faisant, Bruno nous fait remarquer le balisage placé sur certains arbres et symbolisant un dolmen.

Nous continuons notre grimpette. « Nous étions à 122 mètres au carrefour » nous précise Bruno. Nous marchons parmi les fleurs : bouquets de cistes, asphodèles, buissons de genêts. La nature est en fête en ce joli mois de mai ! 

Nous marchons à présent en plein soleil. C’est le moment de faire la « pause pho2010-05-13 Notre-Dame des Maures-006to de groupe » (pause n° 3). 

Nous reprenons la montée jusqu’à un embranchement. « Ici, il y a deux solutions » nous dit Bruno. « A droite vous avez ce chemin caillouteux. Et à gauche ce petit sentier ». Pas assez bucolique le petit sentier ! Nous lui préférons le large chemin bien ensoleillé. Après le temps humide que nous avons eu ces derniers jours, profitons du soleil.

E2010-05-13 Notre-Dame des Maures-008nfin nous atteignons le dolmen. Juché sur un bloc rocheux, Bruno nous en conte l’histoire : « Nul besoin d’aller en Bretagne pour voir des dolmens et des menhirs. Bien au contraire : c’est en Midi méditerranéen qu’on en trouve le plus. Le dolmen de Gaoutabry fut découvert en 1876. Plus petit que ses homologues celtiques, il présente une chambre sépulcrale de 6 mètres de long pour 1,50 mètre de large. Cette tombe a été creusée sous un tumulus rocheux, ses parois étant composées de 24 dalles de schiste dressées et de murets de pierre sèche. Comme dans tout dolmen, elle avait pour fonction d’abriter les défunts de la tribu. On a retrouvé ici 34 squelettes. Ainsi que de véritables trésors, comme des perles en pierre de serpentine et en cristal de roche ».

Après la « pause culture », nous enchaînons sur la « pause banane ». Nourritures de l’esprit, nourritures du corps….

Nous reprenons notre chemin qui grimpe gentiment. Sur notre gauche nous découvrons une vue magnifique sur la mer et les îles d’Hyères. Dommage, l’horizon est un peu brumeux. 2010-05-13 Notre-Dame des Maures-012

Puis nous atteignons un carrefour de cinq chemins. « Nous sommes à 208 mètres ». Grâce à Bruno, il n’est pas besoin de carte ou de GPS pour suivre la progression de notre Ascension. Ascension ? Eh oui, c’est en grimpant que nous la célébrons. Parmi les cinq chemins nous choisissons celui qui grimpe le plus. Nous progressons à présent à flanc de colline sur une large piste. Le soleil brille de tous ses feux.

C’est alors que Bruno nous arrête pour la « pause séparation » (n° 6). « Ceux qui veulent faire le grand parcours, groupez vous près de Daniel ! » Les autres, baptisés aujourd’hui « Moyennes Jambes », vont avec Jacqueline. Nous sommes 11 dans chaque groupe. Quelle belle répartition ! Par contre, une seule randonneuse (Françoise) dans le premier groupe, c’est peu. Mais … quelle randonneuse !  2010-05-13 Notre-Dame des Maures-013

Jacqueline prend la tête des Moyennes Jambes. Bruno lui décrit le parcours et lui indique le lieu de rendez-vous. Est-ce bien clair, Jacqueline ? Apparemment, oui. « Surtout, ne vous pressez pas ! » ajoute Bruno. Et de préciser : « Attendez nous pour manger ! ».

Les deux groupes se séparent. Nous attaquons une large piste. Un engin de travaux publics est resté là, au repos en ce jour d’Ascension. En effet la piste vient d’être élargie, afin de mieux lutter co2010-05-13 Notre-Dame des Maures-014ntre les incendies.

« Nous sommes sur la piste de l’Anguille » nous dit Bruno. Pourquoi Anguille ? Peut-être parce que la piste ondule à flanc de coteau, telle une anguille.

Pour une belle piste, c’est une belle piste ! On dirait un tracé d’autoroute. On en vient à regretter les petits sentiers resserrés, les draïouns chers à Bruno.

E2010-05-13 Notre-Dame des Maures-017nfin nous quittons l’autoroute. Nous descendons sur la droite à travers le talus. Puis nous rejoignons une piste de taille plus modeste. A présent le sol est caillouteux et la pente devient raide. Nous passons par des hauts et des bas. Puis la côte se fait encore plus raide.2010-05-13 Notre-Dame des Maures-018

Bruno nous accorde une courte pause à l’ombre, dite « pause boisson ». « Il ne reste plus que quatre courbes de niveau à franchir » nous dit Jean-Marie. Traduction : il nous reste encore 40 mètres à gravir.

Nous 2010-05-13 Notre-Dame des Maures-022reprenons notre raidillon caillouteux et toujours bien ensoleillé. Nous apercevons sur la droite le sommet rocheux. La vue est belle mais nous n’avons plus le temps de nous arrêter pour admirer le paysage.

Nous attaquons à présent la descente, plein Sud, sur la piste de Notre-Dame des Maures que nous avons retrouvée.2010-05-13 Notre-Dame des Maures-024

Nous descendons à vive allure. Certes, nous commençons à avoir faim. Mais est-il besoin de cavaler ainsi ? Les Moyennes Jambes sont raisonnables. Elles nous attendront bien pour manger. Nous progresso2010-05-13 Notre-Dame des Maures-019ns au milieu des fleurs. Encore faut-il avoir le temps de las admirer : cistes à feuilles de sauge, aux fleurs blanches tâchées de jau2010-05-13 Notre-Dame des Maures-032ne, cistes cotonneux aux fleurs roses, cistes de Montpellier aux fleurs blanches en bouqu2010-05-13 Notre-Dame des Maures-034ets. Sans oublier les asphodèles, les genêts,  les lupins bleus, les fleurs d’ail sauvage et les chèvrefeuilles. 

Nous voici parvenus en bas de la descente. Quand tout à coup nous parviennent des voix, là-bas sur la droite. Seraient-ce les Moyennes Jambes ? « Ce n’est pourtant pas le lieu de rendez-vous que je leur avais indiqué ! » s’étonne Bruno. Puis il leur crie : « Reprenez la route ! Le rendez-vous est plus loin ! »

Et il nous précise : « Il nous faut franchir encore deux gués ». Nous poursuivons notre chemin, suivis à distance par les Moyennes Jambes. Nous voici au lieu-dit « Maupas ». Puis sur la droite, nous découvrons un emplacement ombragé. Il fera bien l’affaire pour notre pique-nique.

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-025Nous nous installons et sommes très vite rejoints par les Moyennes Jambes. « Comment s’est passée votre randonnée ? » leur demandons-nous. La réponse est : « Cela fait près de deux heures que nous vous attendons ! » Nous n’en saurons guère plus. Si ce n’est que Jacqueline a bien respecté les consignes de Bruno : elle n’a pas mangé. C’est bien la seule ! Les autres s’excusent platement : « On voyait venir de gros nuages noirs. On a préféré manger tout de suite ». Pour ce qui est du parcours, « il était court, il é2010-05-13-Notre-Dame-des-Maures-035.jpgtait facile ».

Enfin, Nicole nous dévoile le meilleur : « Tout à coup sur le bord du chemin, que vois-je ? Une tortue ! La fameuse Tortue des Maures ! » Nous apprenons que Claude n’hésita pas à empoigner la tortue, pour mieux l’observer. « Attention, ça mord ! » lui dit Marcel. Dommage que Bruno ne soit pas présent. Il aurait décrété une « pause tortue » et nous aurait conté son histoire : « La tortue d'Hermann (Testudo hermanni) est l'unique tortue terrestre en France. La tortue d'Hermann atteint 20 cm. Sa longévité est importante : 80 ans. C'est une espèce diurne qui s'expose au soleil le matin, se cache aux heures les plus chaudes et reprend son activité en soirée. Et elle est herbivore ». Ne crains donc rien, Marcel.

Après notre déjeuner, qu’il serait agréable de faire une petite sieste au soleil ! Malheureusement la route est encore longue. Il nous faut repartir. Nous descendons le vallon de Tamary. Le2010-05-13 Notre-Dame des Maures-026 chemin est agréable, nous longeons un vignoble. Tout à coup Jean-Marie et son GPS nous disent : « On a raté le chemin, là sur la droite ». Bruno remonte voir. Tandis que Rémy, notre serre-file, est d’avis que le chemin part un peu plus bas sur la droite. Mais Bruno nous appelle, il a trouvé le départ du sentier. Nous remontons et attaquons ce nouveau sentier.  2010-05-13 Notre-Dame des Maures-027

Un peu plus loin, Bruno nous arrête. Pour une « pause orientation ». Le Comité des Sages (Daniel, Jean-Marie, Marcel) se réunit autour de lui, sous le regard amusé de Michel. Après examen des cartes, GPS et autres boussoles, le Comité nous annonce sa décision : Nous allons redescendre. Pour mieux remonter ! Direction Nord-Ouest !

Nous attaquons à présent une bell2010-05-13 Notre-Dame des Maures-030e montée en plein soleil. Il fait chaud. Gérard apprécie sa tenue d’été. Il n’empêche que tout le m2010-05-13 Notre-Dame des Maures-031onde a le sourire. Nous sentons sans doute que l’arrivée est proche. En effet, après cette longue grimpette, il ne nous reste plus qu’une longue descente suivie d’un long chemin au milieu des vignes. 

Voici enfin nos voitures. Après avoir quitté avec bonheur nos chaussures de marche, nous partons pour La Londe, prendre un pot bien mérité.

Une belle journée s’achève …

 

Merci Bruno pour cette belle randonnée, dans le cadre sauvage des Maures.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Bruno.

 

Encore quelques photos :

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2010-05-13 Notre-Dame des Maures-005Grimpette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-009Vue du dolmen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2010-05-13 Notre-Dame des Maures-015Blogueur et serre-file

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-016Descente

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

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Sommet rocheux

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Il fait chaud !2010-05-13 Notre-Dame des Maures-029

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Et encore des fleurs 

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Prochaine randonnée : Jeudi 20mai à 8h00 : Autour de la Siagne et St Césaire

Nous partons pour une rando facile et ensoleillée autour de la Siagne. (La Siagne est un fleuve côtier français arrosant les départements des Alpes-Maritimes (57%) et du Var (43%), et qui matérialise partiellement la limite entre ces deux départements).

Nous débuterons la journée depuis le « Pont de la Siagne » pour un parcours de 13 km 800 et un dénivelé de 370 m.

Nous nous arrêterons à la Chapelle St Saturnin, puis nous cheminerons rive gauche de la rivière en traversant des plantations d’oliviers sur de nombreuses « restanques » ou « bancau ». Le terme provençal bancau (prononcé bancaou) (en languedocien bancal), signifie au sens propre «plate-bande», «planche cultivée».

Quelques 300m «de positifs» (plus pragmatique : ça monte !!) pour atteindre le village de St Césaire sur Siagne. (Village du Var, rattaché aux Alpes-Maritimes en 1860). Nous découvrirons l’église, la chapelle provençale du 12ème siècle, un sarcophage de l’époque gallo romaine ou autres anciens lavoirs.

Sur le chemin du retour nous passerons par le pont des Tuves et le barrage sur la Siagne et nous longerons le canal avec la traversée des petits ponts « sympas » par endroits.

Repas sorti du sac. Coût du trajet : 20 €

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 16:06

 

BORMES les MIMOSAS- Bregançon

 

2010-05-06-Bormes-12Après nos efforts de la semaine passée sur le Verdon, Jean nous avait préparé une petite détente au bord de la mer à Bormes-les-Mimosas. Encore que, d'une façon générale, les sentiers du littoral ne soient pas trop appréciés par… nos genoux. A cette période de l'année , nos gentils guides-accompagnateurs nous programment toujours une petite balade en bord de mer avec une perspective de baignade, mais chut, on n'en parle pas. Aujourd'hui, nous ne risquons pas, même seulement de tremper un orteil dans l'eau, car au départ de Boulouris, la température était de 7 ° . La météo est  un peu morose, mais sans risque marqué de pluie. 2010-05-06-Bormes-33

C'est donc 21 marcheuses et marcheurs qui se retrouvèrent à 8 h30 sur un minuscule parking au sud du hameau du Pas de la Griotte. Nos cinq voitures l'occupent en totalité. Il fait frais, le temps est couvert. Pauvres photographes et merci aux logiciels de retouche ! Avec beaucoup de joie nous retrouvons Claudie qui ne faisait plus que les marches du Lundi.

A 8 h 45, après la photo de groupe, puis une seconde avec nos voitures, nous empruntons la piste du Barrage et nous voyons très rapidement quel sera le fil rouge de la journée : les fleurs. Aujourd'hui, nous aurions pu rebaptiser Bormes-les-Mimosas en Bormes-les Asphodèles car tout au long de notre rando, nous allons en  rencontrer  un peu partout, même au bord de mer, dans les rochers et en bordure des plages. 2010-05-06-Bormes-2Certaines d'entre elles dépasserons le mètre( Asphodelus aestivus).  Extraordinaire le développement de cette plante dans notre région. Vivant dans des terres incultes, elle occupe de plus en plus d'espace.

Mais nous serons aussi entourés de la fameuse lavande (lavandula stoechas), qualifiée des Maures, des Iles d'Hyères,2010-05-06-Bormes-22 papillon, …et autres et moins agréablement par les argéras en fleurs ( genet épineux ou collichotum spinosa), à ne pas s'y frotter. Votre rédacteur passera beaucoup de temps dans les recherches botaniques !

 Mais arrêtons là notre parcours botanique pour écouter Jean nous présenter sa rando. Nous aurons l'occasion de reparler des "petites fleurs". " Un petit mot d'abord sur le parking. Comme vous avez pu le voir, il est petit mais…gratuit. Car s'il existe trois grands parkings en bord de mer, ils sont payants : 8 € la journée. D'autre part, celui-ci nous permet de découvrir autre chose que le bord de mer.2010-05-06-Bormes-3 Nous avons aujourd'hui deux parcours, le plus long de 16, 2 km avec 300 m de dénivelée et pour les "petites jambes "seulement de 8.9 km et 198 m de dénivelée classé "modérato" . Nous partirons tous ensemble jusqu'au pique-nique puis les "petites jambes" retrouveront le premier groupe sur le chemin du retour."2010-05-06-Bormes-51

 

 

 

 Après une petite montée nous commençons à descendre vers un charmant petit lac, dit du Barrage, et découvrons en contrebas une belle bâtisse, le Château de Brégançon, à ne pas confondre avec le fort du même nom.

C’est au centre de l’aire de production des Côtes de Provence, au sein d’un site classé qu’est implanté le Château de Brégançon sur 350 hectares; vaste demeure du 17ème siècle et ancienne 2010-05-06-Bormes-50ferme du Marquisat de Brégançon dont le fief était le Fort (actuellement résidence présidentielle).

Depuis 1816, au Château de Brégançon, la famille Tézenas apporte de père en fils un soin rigoureux à la culture des vignes ; à la vinification et à l’élevage des vins.2010-05-06-Bormes-48

Cette tradition permit au domaine d’obtenir la haute distinction de « Cru Classé" en 1955, reconnaissance de qualité et du savoir-faire transmis de génération en génération. Le travail et la passion ont élevé les vins du Château de Brégançon au rang des plus reconnus de l’appellation Côtes de Provence.

Ce petit lac sert de réserve d'eau pour la propriété vinicole située en aval. C'est sur sa digue que Jean nous parlera de Bormes-les-Mimosas :  2010-05-06-Bormes-6 cette ville possède  un riche passé historique et un patrimoine très bien conservé dont le vieux village est l'emblème. Situé sur un coteau orienté plein sud on considère qu'il est le modèle des villages des crèches provençales.

Cité médiévale, référencée parmi les plus beaux sites de France, le village de Bormes les Mimosas constitue une étape de découverte incontournable pour les amoureux des vieilles pierres et les passionnés d'histoire. Outre le charme de ses ruelles tortueuses, de ses fontaines, d'une architecture très bien conservée, on aime y flâner et apprécier la richesse de sa flore (700 variétés de plantes et de fleurs, 60 variétés de mimosa).
Sa particularité (les mimosas) lui vaut le titre de capitale du Mimosa dans le Var et est depuis 2000 le "Kilomètre O" de la Route du Mimosa, une route touristique à découvrir de janvier à mars de Bormes à Grasse (130 km).

Jean nous expliquera qu'il a vainement cherché le sentier suivant l'aqueduc. Il figure pourtant sur les cartes. Il en fera même une petite fixation car, en reprenant la grande piste, il ne cessera de nous en parler, surtout lorsque nous apercevrons les ruines de l'aqueduc, 2010-05-06-Bormes-52puis quand nous arriverons à une bifurcation où devait déboucher le fameux sentier. La piste est très détrempée après les fortes pluies des jours précédents et nos habiles pisteurs vont découvrir une empreinte bizarre à trois doigts qu'ils n'arrivent pas à identifier.2010-05-06-Bormes-7 Jacky s'étonnant de l'éventuelle présence de lions dans la région va rejeter cette hypothèse… Alors, avis aux spécialistes qui trouverons quelle est la bête en question, ils gagneront…notre reconnaissance.

Bruno nous met en garde contre les tiques qui ont fait leur apparition (animal plus dangereux que les lions de Bormes !). Jacqueline et lui en ont rapporté de la marche de Lundi dans l'Esterel. Il rappelle que cet insecte est dangereux 2010-05-06-Bormes-8et qu'il est impératif de bien arracher la tête avec le corps (utilisation de la pince à épiler ou d'une pince spéciale vendue dans toutes les bonnes pharmacies).

 Laissant le château à notre droite nous nous dirigeons maintenant vers le village de Cabasson dans une garrigue pleine de lavande. Et avant de rentrer dans le village, Jean nous propose de faire la "pause banane". A cette occasion, avec Jean-Louis,  nous allons poursuivre nos découvertes 2010-05-06-Bormes-10botaniques. Tout d'abord , l'helléborine à languette (Sérapias Lingua) 2010-05-06-Bormes-25qui fait partie de la famille des orchidées et le gracile lin de Narbonne, dont le cœur est finement dessiné : que la nature est belle!

Au travers des arbres, nous apercevons le Fort de Brégançon.

Traversant Cabasson nous atteignons une grande propriété, le domaine de Malherbe entouré de ses vignes. Longeant le domaine nous découvrons la "Route du bout du monde" : sommes nous à Ushuaïa ou à Bormes ?2010-05-06-Bormes-11 De plus, elle est en impasse ! 

 Nous gagnons le bord de mer et là, surprise, un très fort mistral nous refroidit brutalement. Jean nous conduit maintenant juste devant le Fort et choisit un endroit au soleil et relativement protégé du vent pour nous raconter l'histoire du lieu de villégiature de nos présidents de la République.

"Il est situé sur le territoire de la commune de Bormes-les-Mimosas (Var) sur les hauteurs d'un piton rocheux de 35 mètres d'altitude et à quelques mètres de la côte du cap Bénat à laquelle il est relié par une jetée (à l'origine il en était séparé par un bras de mer).

2010-05-06-Bormes-53Une forteresse existe sur cet îlot rocheux depuis l'arrivée des Ligures de la tribu des Bormani, en 118 av. J.-C. Le site s'appelle d'abord Pergantium, puis Briganconia[2], dérivé du celte Briga signifiant « hauteur »[3].

Au Moyen Âge, une seigneurie (ou châtellenie) de Brégançon est créée à la fin du IXe siècle, après l'expulsion des Sarrasins du Fraxinet en 972, au profit des vicomtes de Marseille, vassaux des comtes de Provence. En 1140, la seigneurie de Brégançon et d'autres fiefs, dont Hyères, sont concédés en apanage par le vicomte Geoffroi II de Marseille à l'un de ses fils, Pons, marquis de Fos.

Brégançon devient une forteresse royale en même temps que le comté de Provence est légué au roi Louis XI par son dernier titulaire Charles III en 1481. Le roi charge alors Palamède de Forbin, nommé gouverneur de Provence, et le gouverneur de Bourgogne Jean de Baudricourt de prendre possession de ce nouveau territoire et de le sécuriser : c'est ainsi que Jean de Baudricourt fait réarmer le fort de 2010-05-06-Bormes-54Brégançon en 1483. Il est assiégé en 1524 par l'ancien connétable disgracié Charles III de Bourbon, passé au service de Charles Quint en 1523, et la forteresse ne résiste que quelques jours.

Durant la Révolution française, la garnison du fort intervient d'abord en 1789 pour protéger les possessions de la marquise de Ricard qui sont attaquées par les paysans. Plus tard, en 1791, les armes de la garnison sont prises par le Club des Jacobins d'Hyères. Le fort attire à partir de 1793 l'attention de Bonaparte, nommé inspecteur des côtes après la prise de Toulon aux royalistes le 18 décembre 1793 (il y séjourne d'ailleurs durant l'hiver 1793-1794). Ainsi, une fois devenu premier consul en 1799, il le fait réparer et doter d'une importante artillerie, puis, après son sacre comme empereur, il fait renforcer sa garnison en 1805 par l'installation d'une compagnie de vétérans impériaux.

2010-05-06-Bormes-13Il est encore occupé par une petite garnison durant la Première Guerre mondiale, avant d'être déclassé en 1919. Il est classé comme site pittoresque en décembre 1924. Resté propriété de l'État, il est néanmoins loué entre 1924 et 1963 à des particuliers, dont le dernier fut Robert Bellanger, ancien député, ancien sénateur d'Ille-et-Vilaine et ancien sous-secrétaire d'État à la Marine en 1930. À l'issue du bail de ce dernier, l'État récupére le bâtiment dans un état de délabrement important, celui-ci entreprend de le restaurer et de l'aménager tout en conservant son aspect extérieur primitif.

Finalement, le général de Gaulle y réside le 25 août 1964 lorsqu'il vient assister aux cérémonies commémorant le vingtième anniversaire du débarquement de Provence.2010-05-06-Bormes-14 S'il n'est pas séduit par le lieu, il est convaincu de l'utilité du fort par le député-maire de Saint-Raphaël René-Georges Laurin, et le fait réaménager, pour un coût de 3 millions de francs. Un arrêté du 5 janvier 1968 affecte Brégançon à titre définitif au ministère des Affaires culturelles afin qu'il serve de résidence officielle au président de la République française, notamment en lieu de villégiature. C'est Pierre-Jean Guth, architecte de la Marine nationale et lauréat du prix de Rome qui aménagea le fort en résidence tout en préservant ce qui restait de la forteresse originelle. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_de_Br%C3%A9gan%C3%A7on)

Pour les amateurs de statistiques, Jean ajoutera que c'est François MITTERAND qui utilisera le moins cette résidence puisqu'il y dormit seulement une nuit.

2010-05-06-Bormes-15Maintenant nous partons plein Ouest en longeant la côte, alternant plages et rochers avec de belles vues sur la mer et les nombreux îlots : celui du Jardin et ceux de l'Estagnol . Hélas, la mer est souvent grise, car même avec le mistral, le ciel n'arrive pas à se dégager et la principale difficulté de la randonnée aura été d'adapter nos vêtements à la température : entre les zones à l'ombre et au vent et celles au soleil, sans vent, ce sera une succession d'effeuillages et de rhabillages.  Les photographes jouent un peu avec les rayons de soleil afin de vous rapporter de beaux clichés de cette superbe côte.

 2010-05-06-Bormes-35Quelques passages glissants sur les rochers mouillés requièrent un peu plus de vigilance mais tout le monde passe ces passages difficiles sans problème. Une plage naturiste, complètement déserte n'inspire pas notre groupe. Personne n'a envie de mettre un brin de peau à l'air.

Suite au mauvais temps des jours précédents, les plages sont envahies de posidonies et d'étranges boulettes végétales, les aegagropiles, qui seront utilisées par Nicole pour bombarder notre guide, attention à la bagarre générale, et par des artistes comme thème de création.2010-05-06-Bormes-17

Selon Wikipédia,  du grec aigos (egagre, chèvre sauvage), agros (champ) et pilos (laine, feutre - Latin pilus, poil)[1], un aegagropile ou égagropile (nom masculin) est une boule feutrée légère constituée de poils enchevêtrés et de substances organiques indigestibles que l'on rencontre dans l'estomac de certains animaux, notamment les ruminants. Les animaux qui ont la manie de se lécher (les chats en particulier) et de lécher leurs congénères sont sujets aux égagropiles[2].

Par analogie, on utilise le terme aegagropiles pour désigner les pelotes de couleur brune, de texture fibreuse, formées des restes de Posidonia oceanica qui s'accumulent sur les plages, sous l'action des vagues [3]. Les aegagropiles, communément connues sous le nom de pelotes de mer, résultent de l'effilochage des fibres des feuilles mortes de la plante et leur agglomération sous l'effet des mouvements de la mer.

On y trouvera aussi de nombreux morceau de bois flottés qui ont parfois d'étranges formes : à faire peur!2010-05-06-Bormes-18

A la pointe de la Vignasse la mer a  bien sculpté la roche lui donnant un aspect un peu diabolique.

A la pointe de l'Estagnol, très beau point de vue sur le Fort de Brégançon d'un côté, l'île de Porquerolles et la presqu'île de Giens de l'autre. Le soleil en profite pour faire une apparition. La mer redevient verte et les rochers retrouvent leur couleur naturelle. Nous  y croisons un autre groupe qui effectue le même parcours…d2010-05-06-Bormes-39ans l'autre sens. Un peu embouteillé le sentier !

 Arrêt autour d'une  nouvelle petite plante jaune qu'Annie identifiera comme le champignon Anthurus apporté par les australiens pendant la guerre de 14.2010-05-06-Bormes-23Vérification faite, Jean-Marie pencherait plutôt pour une Cytinelle (Cytinus hypocystis). Alors ? Encore une question aux spécialistes.

Enfin, nous retrouvons la fameuse Barbe de Jupiter(Anthyllis barba-jovis), en fleurs cette fois.

Il est midi pile lorsque nous débouchons sur la plage de l'Estagnol et Jean va nous guider vers un emplacement protégé du vent pour notre pique-nique. Le ciel est bien gris, la mer aussi et la température n'a rien de méditerranéen. Notre Madeleine est toute recroquevillée.

Nous sommes installés près du parking, assez désert à cette saison, mais on imagine ce que doit être le même lieu au mois d'Août. 2010-05-06-Bormes-42Selon Jean-Louis, le propriétaire des lieux a préféré installer cet onéreux parking et une gargote  afin de préserver cet environnement remarquable qui devait fortement intéresser les promoteurs.

Nos joueurs de cartes se sont installés, debout, autour d'une sorte de tablette. Pas mal !

Jean donne le signal du départ et constitue les deux groupes. Huit petites jambes avec Marcel comme seul représentant du sexe fort, auront à parcourir un kilomètre pour se rendre au point de rendez-vous : en principe, c'est tout droit.2010-05-06-Bormes-43 Mais les mauvaises langues, dont votre rédacteur, vont rappeler que le même Marcel s'était égaré du côté des Molières il y a quelques années avec un petit groupe comme celui-ci.

Les treize autres marcheurs vont continuer en bord de mer jusqu'à plage du Pellegrin. Le soleil réapparaît et, semble t'il bien décidé à nous accompagner jusqu'à la fin. Très rapidement nous atteignons le Cap de Léoube où nous poursuivons notre chemin dans les cistes et  les argeras .2010-05-06-Bormes-41 Des chevrefeuilles rouges viennent se joindre à ce bouquet multicolore. Parmi elles une magnifique ciste rose avec de grosses fleurs marquées de pourpre qui devrait être une Cystus purpurens, moins commune. Cette partie du parcours est finalement assez facile. Nous distinguons maintenant très bien la ville de La Londe des Maures, toujours la presqu'île de Giens et le Mont Faron au-dessus de Toulon.2010-05-06-Bormes-45 Jean nous explique qu'il a cherché en vain des chemins pour traverser toute la zone boisée en arrière-plan de la plage mais il s'est heurté à des propriétés privées . En particulier, de la plage des Estagnols où nous avons pique-niqué  jusqu'à la plage du Pellegrin , tout appartient au Domaine de la Léoube, entreprise vinicole faisant partie d'un groupe anglais. Tant pis pour la rando, mais au moins le littoral est protégé. Encore un îlot, celui de Léoube et nous descendons sur la plage du Pellegrin, fin de notre pérégrination littorale.

2010-05-06-Bormes-28Par un mauvais escalier démoli par les tempêtes successives, nous quittons la plage et rejoignons la route qui va nous ramener vers nos amis de l'autre groupe. Bien sagement alignés à gauche de la chaussée, nous avançons d'un bon pas (entre cinq et six km/h) mais Jean s'est échappé, de manière, nous dira t'il, à signaler notre présence aux voitures qui nous croisent. Madeleine et Joël se sont lancés à sa poursuite mais en vain. Nous quittons la route de temps en temps pour marcher en bordure de vignes superbement entretenues.2010-05-06-Bormes-47

Voilà la jonction est faite avec l'autre groupe arrivé depuis 1/2 heure. Ils ont pris le temps d'aller au bar du restaurant déguster café, chocolat et pour les plus gourmandes, gâteaux. Mais à quel prix !

C'est maintenant le groupe des 21 qui se dirige vers le Château de Brégançon. Jean propose de revenir avec les voitures pour d'éventuels achats. Nous reprenons le sentier du barrage et très 2010-05-06-Bormes-31vite, après une petite montée, la seule vraiment significative de la journée, nous rejoignons nos voitures. Tout le monde est d'accord pour revenir au château. Il ne se visite pas hélas et Jean-Marie s'étant aventuré dans la cour se fera "virer" aimablement mais fermement, le chien du logis ayant alerté les propriétaires du lieu.

 

2010-05-06-Bormes-32Quelques marcheurs-dégustateurs testerons le rosé  mais le prix ou la qualité ne les conduirons pas à acheter.

Rendez-vous est pris aux Issambres pour notre pot de fin de rando. Mais la route étant bien embouteillée avant St Maxime nous sommes en retard et l'aide du cafetier est parti. Comme d'habitude, il est débordé et quelques dames vont se dévouer pour le service.2010-05-06-Bormes-49

 

 

 

 

 

Merci Jean pour cette jolie balade au bord de mer. Dommage que le soleil se soit abstenu de paraître une partie de la journée…mais tu n'y étais pour rien.

 

Merci aux photographes, Claudie, Jean (il fait tout) et Jean-Marie.

 

La semaine prochaine, Jeudi 13 Mai à 7 h 00- Notre-Dame des Maures (83) - Deux parcours – Pour ceux qui aiment marcher et qui sait éprouver, à leur ombre, ce frisson magique qui rôde au bord du précipice des âges, cette randonnée à rebrousse-temps au pays des populations du néolithique, nous fera découvrir un des « géants » du fond des âges, le plus significatif et le plus incontournable dolmen : le Gaoutabry au hameau de Notre-Dame des Maures (83) - Trajet s’effectuant sur pistes et chemins – Deux parcours –  1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen  /  Alto – Repas tiré du sac

      1er parcours : 18 kms 800 – Déniv. 670 m - 5 h 15 – Moyen  /  Alto – Repas tiré du sac

      2ème parcours : 13 kms 600 – Déniv. 477 m – 4 h 00 - Moyen  /  Medio – Repas tiré du sac

Responsable  : Bruno 

 

 

Encore quelques photos en vrac:2010-05-06-Bormes-34

 

 

 

Les 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Un peu frigorifiées mais elles y vont !2010-05-06-Bormes-4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Pause banane

  2010-05-06-Bormes-9 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sentier du littoral 2010-05-06-Bormes-36

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Plage des nudistes 2010-05-06-Bormes-40 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les rochers de la pointe de la Vignasse 2010-05-06-Bormes-16 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2010-05-06-Bormes-20C'est ça le littoral

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lui, il s'accroche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                            La barbe de Jupiter2010-05-06-Bormes-21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Ah ! les femmes de Jean 

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 Mini-falaise de posidonies2010-05-06-Bormes-46

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 09:25

Gorges du Verdon – L’Imbut

00001.JPGAujourd’hui Bruno nous propose de randonner dans un site sublime : les Gorges du Verdon. Nous y ferons un parcours à fond de canyon, l’une des plus belles randonnées des Gorges : Le Sentier de l’Imbut.

Après une longue route, nous voici arrivés près de l’Auberge des Cavaliers.

Jean nous donne des nouvelles de Roland, victime d’un "gros coup de fatigue", après un semi-marathon. Nous espérons, Roland, que tu vas vite retrouver la forme. Et nous guider à nouveau dans de belles randonnées.2010-04-29 Le Verdon Imbut

Puis Bruno nous présente le parcours : « On va descendre de 350 mètres pour atteindre les rives du Verdon. Nous longerons la rive gauche de la rivière jusqu’à l’Imbut. C’est là que nous pique-niquerons. Au retour on ne fera pas la montée au sentier Vidal, qui est difficile voire dangereuse. Et impossible avec un groupe aussi important ». Car nous sommes aujourd’hui 22 randonneurs. Pleins de courage pour affronter cette rando qui promet d’être difficile. « Il y aura des passages délicats, des roches glissantes.  Tenez vous bien à la main courante » nous dit Bruno.

Puis il nous parle de la flore, notamment d’un genévrier de 2500 a2010-04-29 Verdon - Imbut-001ans, qui pousse la tête en bas. Quant à la faune, les gorges regorgent d’oiseaux dont les chants mélodieux nous accompagneront toute la journée. Et pour finir, les demoiselles. « Mais je vous en parlerai plus loin » ajoute Bruno.

« Mais l’Imbut, c’est quoi ? » demande une randonneuse. « L’Imbut, c’est un chaos de rochers sous lequel disparaît le Verdon ».

Aujourd’hui nous accueillons Daniel, un ami de Marie. Bienvenue parmi nous.2010-04-29 Verdon - Imbut-001

Après une photo de groupe, nous attaquons la descente dans les gorges profondes. Nous voici très vite dans les rochers. « Faites attention où vous mettez les pieds » nous dit Bruno. Il ne le répétera plus. Mais le conseil vaut pour toute la journée !

2010-04-29 Verdon - Imbut-001cBruno nous prévient : « Voici le premier passage délicat ». Ce sont quelques rochers qui forment des marches très hautes. La pierre est patinée et glissante comme une savonnette. 2010-04-29 Verdon - Imbut-002Gare à la chute ! Heureusement une main courante nous permet de franchir ce passage en toute sécurité. Au retour, nous pourrons dire que ce passage « délicat » n’était que de la gnognotte, comparé à ceux qui vont suivre.

Nous poursuivons notre descente, précautionneusement. L’allure est modérée. Bruno arrête fréquemment le groupe de tête pour attendre les derniers. Nous commençons à apercevoir les falaises vertigineuses qui dominent le Verdon.

Puis voici le Verdon et son eau d’un beau vert pâle. Nous nous arrêtons au bord de la rivière, sur une jolie plage. Il est 10 heures. C’e2010-04-29 Verdon - Imbut-008st l’heure de la pause casse-croûte.

Bruno nous parle du Verdon : « Le Verdon, affluent de la Durance, prend sa source près du col d’Allos à 2150 mètres d’altitude. Il a creusé une entaille dans le plateau calcaire et formé des gorges magnifiques dont les plus célèbres forment le Grand Canyon. Long de 20 km, il enserre le torrent entre des falaises atteignant jusqu’à 700 mètres de surplomb. Le débit est maintenant faible, de 8 à 30 m3 par seconde. Avant la construction des barrages de Castillon et Castellane, il atteignait 800 m3 par seconde !

La coloration de l’eau est due à sa richesse en fluor. Les premiers occupants appelaient cette rivière « le Dieu des Eaux Vertes ». C’est sa couleur émeraude très particulière qui lui a donné son nom : Le Verdon ». 2010-04-29 Verdon - Imbut-020

Nous reprenons notre route. Au son assourdissant des flots tumultueux du Verdon, dont le bruit ne nous quittera pas de toute la journée. Le sentier longe la falaise à travers la forêt de chênes, de pins et de buis. Nous arrivons à présent sur une plage de galets. Devant nous se dresse la Passerelle de l’Estellié qui enjambe le Verdon.  

Arrivés à la passerelle, nous marquons une pause. Bruno nous parle. Mais sa voix est couverte par le bruit de la rivière. Seuls les premiers peuvent l’entendre : 2010-04-29 Verdon - Imbut-023« Cette nouvelle arche en structure métallique, ultra moderne, permet de franchir le Verdon et de rejoindre le chalet de la Maline, départ du Sentier Martel. Cette passerelle, officiellement ouverte depuis 2004, remplace l’ancienne, qui a été emportée par les fortes crues du Verdon en novembre 1994. Entre temps, pompiers et randonneurs traversaient la gorge avec des tyroliennes de fortune, en fil de fer ! ».  

Puis Bruno nous invite à emprunter la passerelle, pour admirer la vue sur le Verdon. Il nous répartit en deux groupes pour éviter de surcharger la passerelle. Chaque groupe grimpe à son tour. La passerelle bouge et se balance sous nos pas. Quelle délicieuse sensation !2010-04-29 Verdon - Imbut-026

Nous reprenons notre chemin le long de la rivière. Le sentier monte puis redescend près de l’eau. Nous traversons un bois avec des hêtres de belle taille. Deux jeunes gens nous doublent. Ce sont sans doute des amateurs d’escalade, comme nous en verrons plus loin. Nous les suivons.

A présent nous devons monter2010-04-29 Verdon - Imbut-052 sur une planche, disposée pour permettre l’escalade d’un rocher. Nous passons sans difficulté. Puis soudain devant nous, le sentier disparaît. Jean arrive à la rescousse et constate que ce passage est plus que délicat. Il faudrait pour le franchir, enjamber le vide et sauter sur des rochers. Il faut se rendre à l’évidence : nous nous sommes fourvoyés. Nous croyions suivre Bruno et la tête du groupe. Mais ils ne sont pas passés par ici.

Nous rebroussons che2010-04-29 Verdon - Imbut-052cmin. Voici de nouveau la planche. Cette fois-ci nous la descendons. Excellent exercice pour nous aider à conserver notre équilibre. Qui veut refaire un tour de planche ?

Puis nous prenons le sentier qui longe la rive du Verdon. Et nous rejoignons Bruno et son groupe de tête. Même pas inquiets ! Tout juste éton2010-04-29 Verdon - Imbut-062nés de notre lenteur.

Nous poursuivons notre chemin dans les bois. Le sentier se fraye un passage parmi les rochers, toujours aussi patinés et glissants.

Heureusement des arbres nous permettent de nous hisser ou de nous retenir en franchissant les passages les plus difficiles. Leurs troncs sont doux au toucher. Seraient-ils polis par les mains des randonn2010-04-29 Verdon - Imbut-063eurs qui s’y accrochent ?

Puis le sentier remonte à une vingtaine de mètres au dessus du Verdon. Nous longeons la falaise. La vue sur le torrent est magnifique. Puis le sentier redescend ensuite sur une roche bien glissante. Heureusement une main courante nous permet de nous accrocher.

 

2010-04-29 Verdon - Imbut-067Nous arrivons maintenant au «Styx». Cet endroit est un mini canyon, à l’intérieur du Grand Canyon. Avec des vasques et des marmites creusées dans la roche calcaire. Il a été baptisé ainsi par le spéléologue français Édouard Alfred Martel, lors de son exploration du Verdon, avec une équipée d’hommes et de matériel, en 1905. Le « Styx » étant l’un des fleuves menant aux Enfers.

Puis nous atteignons le « passage du mauvais gué » ou « Maugé ». Cet endroit est un chaos de blocs de rochers, sous une grande voûte. 2010-04-29 Verdon - Imbut-086

 

Puis, voici à présent « la Grande Vire », le passage le plus vertigineux de notre randonnée. Nous dominons la rivière d’une vingtaine de mètres. Le sol est glissant. Nous gardons en permanence une main sur le câble tenu par des anneaux fixés dans la falaise. Sans cette main courante, le passage serait vraiment trop risqué. Attention aussi à ne pas heurter de la tête quelques rochers en surplomb !2010-04-29 Verdon - Imbut-120

Ce passage vertigineux se termine au niveau de l’eau. A tel point que les rochers sont humides et glissants sous nos pas. Et qui plus est, la main courante est trop courte d’un bon mètre. Avec l’aide de Joël, nous passons tous avec beaucoup de précaution. Ca y est, nous en avons fini avec ce dernier passage délicat. Une stèle à la mémoire d’un  jeune homme de trente ans nous rappelle - si besoin est -, qu’il faut être très prudent.2010-04-29 Verdon - Imbut-121

Encore quelques minutes et nous apercevons la plage sur laquelle nous devons pique-niquer. A mesure que nous descendons, nous constatons que la place est déjà prise par d’autres randonneurs. 2010-04-29 Verdon - Imbut-123Nous nous installons donc tant bien que mal dans la pente qui domine la petite plage. Devant nous s’étend une vue magnifique sur le Verdon qui dévale en contrebas.

Après notre déjeuner bien mérité, Bruno propose : « Que diriez-vous d’une petite promenade digestive ? » Et d’ajouter : «  Il serait dommage de se priver d’une petite escalade sur le chaos de l’Imbut ».

Bruno entraîne ainsi avec lui une dizaine de randonneurs. Le sentier

aboutit au fameux chaos de rochers de l’Imbut, sous lequel disparaît le Verdon. Et2010-04-29 Verdon - Imbut-131 sur lequel on peut tenter de s’aventurer. Nous pourrions peut-être sauter de rochers en rochers. Avec agilité, bien sûr. Mais nous préférons la sécurité, en marchant à quatre pattes.

2010-04-29 Verdon - Imbut-145La progression n’est pas facile, mais nous atteignons des cheminées par lesquelles on aperçoit « le flot bouillonnant du Verdon sous les blocs ». Un spectacle magnifique qui à coup sûr valait le déplacement ! (Note du blogueur : J’en parle avec d’autant plus d’objectivité que je n’y étais pas !)

Car les moins audacieux (ou les plus raisonnables) ont préféré attendre Bruno et son petit groupe aventureux. Nous sommes assis à l’ombre. Une petite brise nous rafraîchit agréablement. Certains ont attaqué une belote. D’autres font la sieste, 2010-04-29 Verdon - Imbut-139bercés par le bruit de la rivière. Mais que devient Bruno ? Ils en mettent un temps pour leur petit crapahut dans les rochers !   

Enfin les voici. Nous reprenons le chemin du retour.

Puisque nous n’allons pas rentrer par le sentier Vidal, le chemin du retour n’est autre que celui de ce matin. Ceux qui ont apprécié la Grande Vire et le sentier au-dessus du vide, sont heureux. Ils ont gagné un deuxième passage ! 2010-04-29 Verdon - Imbut-160

Le sentier grimpe et domine à nouveau le Verdon d’une vingtaine de mètres. A présent nous marchons à l’ombre. Il fait un peu moins chaud. Nous retrouvons les mêmes rochers polis et glissants. Avec par endroits d’énormes racines. Tout semble prévu pour nous faire trébucher. Et à regarder ses pieds, on en oublierait les branches basses ! 2010-04-29 Verdon - Imbut-159a

Sur la droite, nous apercevons quelques randonneurs qui attaquent la fameuse grimpette à flanc de falaise, vers le sentier Vidal. Mais nous restons sagement près de la rivière.

Et revoici la Gra2010-04-29 Verdon - Imbut-163nde Vire. Nous retrouvons avec bonheur les mêmes sensations : la main courante à droite, le vide à gauche et le sol glissant. Puis nous voici dans les bois. Rochers, racines, nous connaissons bien tous les pièges. Nous progressons rapidement.

Une heure plus tard … « Au fait, on n’a pas encore vu la passerelle ! » lance Joël. C’est vrai, nous l’avions oubliée cette passerelle. Décidément, le chemin nous paraît plus long cet après-midi !2010-04-29 Verdon - Imbut-164a

Enfin nous approchons de la passerelle. Bruno marque une pause pour porter secours à Dominique. Qui s’est blessé au tibia. (Bienvenue au club, Dominique !) Encore une fois, grâce aux bons soins de Bruno, on évitera l’amputation.

Puis nous reprenons notre chemin. Voici bientôt la petite plage où nous avions cassé la croûte ce matin. C’est enfin le moment pour Bruno de nous parler des demoiselles. « Ce royaume naturel des Gorges du Verdon, où le minéral prime si souvent le végétal, est le paradis des demoiselles. On en compte une soixantaine d’espèces qui hantent les falaises de 400 mètres formant l’Etroit des Cavaliers. Autrefois ces demoiselles étaient baptisées de prénoms féminins : Françoise, Marie, Nicole, Geneviève … Cette charmante appellation disparut avec Carl von Linné, le grand naturaliste suédois qui les baptisa "libellules". Pourquoi libellules ? Parce qu'un naturaliste de Montpellier, Guillaume Rondelet (1505-1566), avait noté une similitude entre ces demoiselles et le "Libella", poisson marin bien connu ».

2010-04-29 Verdon - Imbut-031La pause « demoiselles » est terminée. Il ne nous reste qu’à remonter vers nos voitures. Ce matin, nous sommes descendus de 350 mètres. Il nous faut donc les remonter. En grimpant le plus souvent au soleil. Dès les premiers mètres, la chaleur nous accable. Certains ont épuisé leur provision d’eau. Cette dernière grimpette va leur paraître longue !

« Je ne reconnais pas la descente de ce matin » déclare Jean-Marie. Pourtant ce sont bien les mêmes rochers, les mêmes hautes marches, le même passage délicat avec sa main courante, la même petite échelle. Mais c’est plus long que ce matin ! Certain(e)s souffrent. En silence. Ou alors on ne les entend pas, car ils (ou elles) s2010-04-29 Verdon - Imbut-072ont loin derrière.

Tandis que Bruno caracole en tête, le groupe s’étire terriblement. Heureusement, nos deux valeureux serre-files, Daniel et Jacky, toujours aussi efficaces, se chargent de ramener toutes leurs brebis au bercail. Seule Cathy manque à l'appel. Restée à l'arrière du groupe de tête, elle a très gentiment attendu les retardataires. Les dits retardataires ont pris un raccourci – à moins que ce ne soit Bruno ? – et n'ont pas vu Cathy. « Sûr qu’on ne m’y reprendra plus ! » nous dira-t-elle.     

Après une boisson rafraîchissante prise à l’auberge des Cavaliers, tous nos petits malheurs sont vite oubliés. Nous sommes fatigués. Mais heureux d'avoir fait cette grande randonnée. Que Bruno décrit dans ses notes personnelles, comme "un véritable parcours du combattant où alternent roches glissantes, passerelles, passages de câbles, échelles,…"  

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Merci Bruno pour cette magnifique randonnée, dans ce site sublime aux panoramas grandioses.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean, Jean-Marie, Gérard.

 

Encore quelques photos :

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Devant la passerelle

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Sous les rochers

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Le long de la falaise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 La Grande Vire

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  Le chaos de l'Imbut 

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Et toujours le Verdon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Prochaine randonnée : Jeudi 6 Mai à 7 H 00 : BORMES LES MIMOSAS - Brégançon - Cap de Léoube

Alternance de pointes rocheuses, de petits îlots et de baies magnifiques où se trouve une partie des plus belles plages de la côte, cet itinéraire vous enchantera.Brégançon 2

L’arrivée sur la plage de Cabasson vous offrira une vue imprenable sur le Fort de Brégançon, datant du XI ème siècle, qui est la résidence officielle mais surtout de villégiature des Présidents de la République Française.

Nous traverserons des domaines viticoles exceptionnels, le domaine de Léoubé et celui du château de Brégançon.

Caractéristiques techniques :

Parcours N ° 1 : Longueur : 16 Kms 218, Dénivelée : 300 m, Niveau : Moyen Médio.

Parcours N ° 2 : Longueur : 10 Kms 875, Dénivelée : 198 m, Niveau : Moyen Moderato.

Responsable : Jean  06.68.98.13.62

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