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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 11:31

Monaco – Cap d’Ail  - G2 jeudi 18 Mai 2017
Aujourd’hui nous nous sommes 12 randonneuses et randonneurs en majorité du groupe 1 à nous retrouver à Monaco après avoir pris le train à Boulouris et changé à Cannes  pour un circuit qui a dû être modifié par Roland, l’accès à a Tête de Chien étant interdit. La longueur annoncée est de 8 kms pour 200 mètres de dénivelé.

 

 

 

 

 Nous traversons la ville par les quartiers de la Condamine et de Fontveille avant d’ arriver au port, tout en contournant le célèbre stade  Louis II.


 

Le sentier au bord de mer protégé serpente  entre des blocs de calcaire et  quelques affleurements volcaniques.
Il est équipé de panneaux présentant la faune et la flore méditerranéenne.

A la pointe des douaniers

nous contournons le Cap d'Ail pour effectuer les 2 photos de groupe.

Ensuite nous nous installons sur les rochers au bord de l'eau pour le pique- nique.
 

L'après- midi nous continuons par le sentier du littoral jusqu'à la plage de Mala.
 

Nous avançons sur un parcours d'interprétation au milieu de belles villas et de petits restaurants côtiers. On remarque  en bordure de mer la carrière de meules de pierres datée du haut Moyen-Age.
 

Jusqu’à la plage de Mala le sentier se fraye un passage étroit dans une zone escarpée nichée à l'aplomb des falaises des Pissarelles.

Ensuite nous remontons par le raide escalier de la solitude

pour accéder à la route et l'entrée du jardin Sacha Guitry, puis au palace Eden et à de somptueuses villas.

Nous continuons vers le village de Cap d'Ail pour prendre le pot de l'amitié bien mérité.
 

Cette fois le timing est parfaitement respecté. Nous nous acheminons vers la gare SNCF pour arriver 10 minutes avant le train !! Nul besoin de palabrer avec le conducteur pour gagner quelques précieuses  secondes...

Merci Roland pour cette agréable balade et le résumé que tu en as fait. Les photos sont de Claude.

Prochaine randonnée du G2 – jeudi 25 mai 2017

" Le Lac de Saint Cassien" - 14 kms – 155m de dénivelé. Moyen *. Départ 8h30. Animateur : Jean-Marie

 

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Published by Rolande
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 13:22

Fête de la Sainte Baume 

 

Chaque année, le premier dimanche de mai, une procession dans l'Esterel se rend à la grotte de la Sainte Baume, où l'ermite Honorat fit retraite au Vème siècle avant de rejoindre l'île de Lérins qui porte son nom.

Les associations de marcheurs sont associées à cette manifestation, dont on retrouverait des premières photos en 1920.

A cause des élections, la fête a été décalée au 14 mai.  Anne-Marie, en représentation du Cercle de Boulouris a regroupé des randonneurs pour participer à cet événement. Elle est également l'auteur de ce récit, illustré par quelques photos de Claude C.

 

Nous étions 9, à 8heures, sur le parking du stade nautique : Nicole et Gérard, Patrick et Anne-Marie, Martine, Claude, Ginou, Christian et Anne-Marie. Le temps, un peu nuageux mais déjà chaud, était parfait pour un départ tranquille le long de la route de la carrière des Caous.

La procession, un peu distendue, accompagnée par la police à vélo, a suivi la route jusqu’à la ferme Philipp où un stand de ravitaillement nous attendait pour la pause café … et la première photo de groupe.

 

 

Après ce petit réconfort, nous avons poursuivi notre marche régulière jusqu’au Gratadis. Là, nous avons rejoint trois autres randonneurs, Jean-Michel, Marie-France et leur amie Marie-Rose. Le curé, évêque à la retraite, basé à Saint-Maximin, a bien voulu poser avec nous pour la deuxième photo de groupe.

 

Un petit discours du curé, accompagné de sa bénédiction, nous a appris (ou rappelé) que le mot “baume”, en provençal, signifie "grotte”, mais aussi “fontaine”.

 

Nous allons maintenant suivre la “draille”, le chemin, vers la Sainte-Baume.

 

Au cours de notre route, les costumes provençaux se joignent à nous. Les fichus des femmes, tirés à quatre épingles (au sens propre du terme !), rivalisent d’élégance.

Enfin, nous arrivons à la Sainte-Baume et gravissons les marches jusqu’à la chapelle. Deux autres randonneurs nous rejoignent : Michel et Michelle de R. Nous sommes donc quatorze au final, juste le chiffre que nous avions indiqué cette semaine à la Mairie !

Au total nous avons parcouru depuis la piscine 10,67 kilomètres et presque 200 mètres de dénivelée …

La messe n’est qu’en partie en provençal : l’introit, les chants et la salutation d’adieu. Le sermon du curé reste en français, pour la compréhension de tous !

 

 

Après la messe, le vin rosé offert par la Mairie coule à volonté, et la tapenade est généreusement servie.

L'ambiance est chaleureuse et nous passons un très bon moment.

 

 

Après le repas, nous repartons par petits groupes, souvent sans assister au spectacle de l'orchestre : certains en reprenant le même chemin qu’à l’aller, d’autres en passant par le Rastel d’Agay et les moins courageux attendront les cars mis à disposition.

Merci Anne-Marie de nous avoir sollicité pour cette très agréable journée.  

 

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Published by Claude C.
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 16:07

Les Grès de Sainte Anne et le Gros Cerveau – G1-

 

 

La météo prévoyait du vent et des faibles pluies en après-midi. Mais les 19 randonneurs, qui se sont retrouvés à l’entrée de Sainte-Anne d’Evenos, sont bien motivés pour découvrir la randonnée proposée par Alain W. pour la toute première fois au programme.


Après deux semaines de randonnées « tranquilles », nous allons entreprendre une marche moins conventionnelle avec, sur les tous premiers kilomètres une phase d'escalade et de  "crapahutage" dans les rochers. Cette randonnée, de 15 km de long et 750 m de dénivelée cumulée, est  qualifiée de 5 étoiles par Alain W. : c’est bien sûr l’intérêt et la beauté des sites qui sont ainsi labellisés, avec en première partie la curiosité géologique du site classé des Grès d’Evenos et, en deuxième partie  le sommet du Gros Cerveau. Ces deux entités sont séparés par le val d’Aren où est installé une impressionnante carrière.

Nos serre-files, Babette et Maurice L., ayant été nommés, nous prenons le départ, sous un ciel  encore peu chargé et des rafales de vent d’est assez fortes.

 

Longeant les vignes nous découvrons rapidement les premiers affleurements de grès. La première barre présente une surface de grands polygones, souvent hexagonaux, de plusieurs mètres de large.

 

La deuxième barre présente des cavités sculptant des formes spectaculaires excitant l’imaginaire des randonneurs (grenouille, tortue….)

La troisième barre apparaît plus lisse et est décrite comme « un dos de cachalot ».

Nous prenons la petite sente qui, à droite s’enfonce sous les pins et remarquons les premiers points bleus, qui seront le fil rouge de notre journée, et qui vont tout d’abord nous mener au pied de la quatrième barre de grès.

C’est le début de la montée sévère vers la crête et l’escalade va souvent demander l’aide des mains. Les arbres, bien placés constituent de bons appuis.

Nous découvrons de près les premières cavités caractéristiques du site dites taffonis.

Les grès de Sainte-Anne d'Evenos sont des roches friables, provenant de la sédimentation de sables déposés en milieu marin au Crétacé. Le sable provenait de l'érosion d'un massif cristallin et métamorphique situé plus au Sud. Sous l’effet de la pression ces dépôts détritiques vont sédimenter et s’indurer. Ultérieurement une phase de régression (retrait de la mer) conduit à l’assèchement du golfe dit de basse Provence. Puis des mouvements tectoniques de plissements et de soulèvement de la couverture sédimentaires se mettent en place. A l’Oligocène l’anticlinal du Gros  Cerveau  émerge et la barre de la Jaume se redresse. Pendant le Quaternaire, les variations climatiques provoquent une phase d’érosion intense qui donne naissance, d'une part aux taffonis des grès et, d'autre part à l’érosion karstique que nous observerons l’après-midi au Gros Cerveau.

«Le terme « taffoni »  ou « tafoni » vient du corse « tafone ». Il désigne une cavité arrondie dont les dimensions varient du décimètre à plusieurs mètres de profondeur et de diamètre. Ces cavités sont formées par l'érosion soit de roches magmatiques grenues comme le granite soit de roches sédimentaires gréseuses. Les taffoni naissent au flanc d'une paroi rocheuse à la suite de la désagrégation, en climat froid, de la roche dans ses parties protégées du soleil, sous l'action de l'humidité ambiante. Plus la cavité est vaste et s'ombrage elle-même, plus le taffoni se développe, en particulier vers le haut. L’action de l’érosion éolienne, en phase climat sec, devient alors primordiale : sous l’effet des vents violents, les grains de sable tourbillonnent dans les cavités, abrasent le conglomérat gréseux et conduit  au creusement de la grotte par la désagrégation de la roche. Cette excavation progresse vers le haut et l'intérieur. Les petites cavités sont appelées alvéoles. Quant aux grandes, elles ont toutes les apparences de grottes."

 

L’intérieur des excavations est ainsi tapissé de dentelle alvéolaire.

Après plusieurs allers-retours dans les cavités ou sur celles-ci nous continuons notre ascension et après un passage dans une vire, nous atteignons une première crête. Sont découvrons à nos pieds les premières barres de grès et au fond la barre calcaire des Aiguilles du Cimaï.

Les passages aériens sont impressionnants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un premier passage dans la roche nous fait basculer de versant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous atteignons les ruines d’une ancienne  bergerie et ses anciennes habitations troglodytes, en dessous de la barre calcaire. Un beau lieu pour la pose banane et une photo de groupe.

 

 

 

 

 

 

Nous passons sur de belles dalles. 

 

De nouvelles grottes attirent les plus intrépides.

Lors de la prise de cette photo, la gourde de Joël s'échappe de la poche extérieure de son sac et tombe dans le vide.

Notre chef,  quand il voit  des trous, redevient un enfant….

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous passons le long d’un site d’escalade, « de réputation mondiale » nous dit Alain W. Les noms des voies sont indiquées … Joël tente de s’y aventurer. Il faut dire que depuis la perte de sa gourde, il voyage léger…

 

 

 

 

Nouveau passage dans une brèche et changement de versant.

 

 

 

 

 

 

 

Le temps s’est bien couvert et la pluie menace. La vue sur le château d’Evenos et le fort de Pipaudon est bien grise.

Nous allons commencer notre descente vers le col. Le départ est raide et différentes techniques sont testées. Mais les mains et les fesses restent les appuis préférés.

En bas, dans une petite clairière, nous regardons une dernière fois, en nous retournant, ces masques énigmatiques voire terrifiants.

Mais le Gros Cerveau nous attend pour le déjeuner. Nous sortons  nos bâtons et attaquons une première grimpette qui va nous permettre de rejoindre le GR51 puis d' atteindre les fortifications du Gros Cerveau.

Nos amis du G2 l’ont parcouru la semaine dernière  et vous l’ont déjà conté… Si ce n’est déjà fait, allez lire leur récit.

 

Nous avons vu les chèvres de Rove et avons assisté au déjeuner du bouc.

 

 

 

 

La vue  sur le golfe de Toulon est bouché et nous ne profiterons que d’un petit rayon de soleil sur Bandol et l’île de Bendor pendant le déjeuner.

«Le massif du gros cerveau forme un rempart naturel long de 5000 mètres face à la plaine du Beausset et à l’ancienne route de Marseille. En 1873 il est retenu d’implanter sur le Gros Cerveau un simple poste retranché, armé de pièces d’artillerie à longue portée. Cette position est choisie car elle est invisible aux vues adverses, depuis le nord.

En 1890, deux ouvrages fortifiés sont construits : l’ouvrage de la Pointe et l’ouvrage du Gros Cerveau. Ces bâtiments présentent une organisation architecturale analogue. Ils comportent les positions d’artillerie suivantes : 4 canons de 155 mm long, 4 canons de 120 mm, 4 canons de 95 mm et 2 mortiers. Dotés d’une enceinte légère précédée d’un fossé, les emplacements pour canons sont taillés à même le roc et reliés par des galeries souterraines.

Les casernements sont construits en maçonnerie de moellons, pourvus de citerne à eau de pluie et de façon à se trouver défilés des coups pouvant venir du nord.

L’ouvrage du Gros Cerveau recevait une garnison de 250 hommes du 2ème bataillon du 115éme régiment territorial d’infanterie et 260 hommes de la 7ème batterie et de la 13ème batterie à pied d’artillerie. Les deux casernements de l’ouvrage de la Pointe étaient capables d’héberger chacun un officier et 108 hommes. La citerne creusée sous chaque bâtiment peut contenir 160 m3 d’eau de pluie.
La batterie de la Cride a été construite autour de 1695, au départ il ne s’agissait que d’un simple bastidon. A partir de 1747 un nouveau bâtiment est construit pour abriter les boulets du mortier. En 1862 cette poudrière est réorganisée avec des plates formes. Elle compte en 1869 : 4 canons de 36 rayés et un mortier de 32 de côte.

La batterie de la Cride est munie d’un réduit dit « tour modèle 1846 n°1 » construite en 1846. C’est un réduit conçu pour abriter 40 hommes et tout le matériel nécessaire au fonctionnement de la batterie. La position est protégée par un mur d’enceinte à créneaux déjà existant en 1818.

En 1943, le fort a été occupé par les Allemands, qui y ont construit un blockhaus à l’entrée du fort (toujours visible).»


Les restes de la caserne principale, en mauvais état, pouvait accueillir jusqu’à 250 hommes.

 

Les premières gouttes de pluies arrivant  le départ est donné. Nous allons à la table d’orientation  et pouvons découvrir une belle  vue sur la carrière qui exploite les grès d’Aren et un panorama assez bouché sur le Castellet et la Cadière d’Azur.

 

Le GR 51, en direction de la Cadière d’Azur progresse maintenant sur un lapiès (ou lapiaz). Il s’agit d’une forme d’érosion caractéristique des roches calcaires constituant le massif du Gros Cerveau, due au ruissellement des eaux de pluie qui dissolvent la roche et à la cryoclastie. Il se forme un grand entablement rocheux parcouru de réseaux de rigoles, diaclases ou fissures donnant un aspect déchiqueté, aux aspérités coupantes.

Arrivés à la citerne, nous prenons la route  qui redescend vers Ollioules pendant quelques centaines de mètres, avant d’emprunter un sentier qui descend assez fortement en forêt.

Montées et descentes se succèdent jusqu’à rejoindre le parcours de santé d’Ollioules.  Nous rejoignons  le GR 51 et contournons la station  de traitement .  

Nous retrouvons une vue sur le gorges du Destel, Evenos et son château, le fort Pipaudon et tout en bas une ancienne carrière.

La pluie fine ne cesse guère et le sentier pentu qui longe la carrière d’Aren n’est pas facile à descendre.

Nous regagnons la petite clairière de ce matin mais nous préférons ne pas reprendre le chemin de montée au Grès. Alain W. retrouve les points bleus qui vont nous mener, par un ravin en sous-bois et sur des dalles rocheuses et glissantes, vers les vignes.

Nous retrouvons nos voitures et nous nous séchons. Mais la boulangère ne nous ouvre pas sa salle intérieure. Le pot de l’amitié sera donc pris sur la place de la mairie d’Ollioules.


Le journal nous apprend alors une terrible nouvelle : la découverte d'ossements humain sur le site du Gros Cerveau.

Félicitations à Alain W. pour cette magnifique et pittoresque randonnée, permettant de découvrir des  sites variés  très intéressants. Les 5 étoiles que tu as attribué sont bien méritées.

Un grand merci aux photographes du jour, Alain W., André, Brigitte, Claude C. et  Dominique qui ont été très inspirés. Le choix des photos (1 sur 5 sera retenue)  a été bien difficile à faire.

 

La semaine prochaine, jeudi 18 mai :

Départ : 7h   Jean-Louis    
La Forêt de Six Fours moyen**    13 km Dh : 540

Parking : camping de la Forêt de Janas  

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Published by Claude C.
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