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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 17:44

 

 

Une bonne nouvelle pour ce deuxième blog du deuxième confinement : un nouvel animateur prend la plume, après Jean Ma. C'est Alain, qui va nous parler de ses passions, la randonnée et la peinture, au travers d’une reconnaissance. Merci Alain pour cette belle entreprise.

 

VAUVENARGUES ET LA MONTAGNE SAINTE VICTOIRE :
La randonnée à la rencontre de l'art 

 

 

Dès le début de l’année prochaine et si les conditions sanitaires le permettent, je mettrais au programme du Cercle de Boulouris, cette magnifique randonnée G1 et une version adaptée, pour nos amis du G2.

Je ne peux pas parler de la Sainte Victoire sans parler de Paul Cézanne et, je ne peux pas parler de Vauvenargues sans parler de Picasso.
Tels seront donc mes propos dans ce blog.

 

Chapitre 1 - La Reconnaissance

 

En avant-première, découvrez maintenant la reconnaissance de cette randonnée faite avec Claude, Nadine et Jack, sur un circuit de 15 kms pour 750 m de dénivelée, au départ du charmant village de Vauvenargues.

 

 

Il fait frisquet (-1 degré), ce samedi 17 octobre 2020, sur le parking de Vauvenargues, face au Château de Vauvenargues, propriété de la famille de Picasso, perché sur un monumental rocher baptisé la tête du Marquis ...

Luc de Clapiers, Marquis de Vauvenargues, y vécut ses derniers jours, en 1747, après une carrière littéraire trop vite interrompue par une mort due aux séquelles d'une blessure de guerre. Ami de Voltaire, ce jeune homme d'une modeste famille noble aixoise, respecté pour sa noblesse de cœur et son courage, aura marqué ses contemporains par la justesse de ses cinglantes analyses du comportement humain, telles "les hommes ont de grandes prétentions et de petits projets" ou encore "on promet beaucoup pour se dispenser de donner peu"...
Beaucoup plus tard, Pablo Picasso, créateur génial et acharné, acheta en 1958 le superbe château qui, par le passé, avait été tour à tour propriété d'Hugues des Baux qui en fit don au Roy René avant qu'il ne devînt l'un des nombreux biens des puissants Comtes de Provence
.

La randonnée se présente en quatre parties, la montée aux crêtes de la Sainte Victoire par le sentier des Plaideurs, la balade en sommet jusqu’à la Croix de Provence, la redescente par le chemin des Venturiers et le retour vers Vauvenargues.

Le sentier des Plaideurs, qui  permet d'atteindre la crête de la montagne par la face Nord, traverse des milieux naturels variés (bois, garrigue, landes, pelouses de crêtes). Les habitants de Puyloubier utilisaient déjà cet itinéraire, au XVIIIe siècle, pour se rendre chez le Juge de Paix qui siégeait à Vauvenargues ! Les deux tiers du trajet se font donc en sous-bois, ce qui rend la montée particulièrement agréable ; mais, sur certains secteurs rocailleux, il y a quelques endroits escarpés qui méritent un peu d'attention.

Très rapidement on s'élève dans la forêt et, en se retournant, on découvre alors le village de Vauvenargues dans le fond de la vallée et sur la gauche, le lac du Bimont.

A l'arrivée au Col de Suberoque, après presque deux heures de montée, les vues sont superbes et  vertigineuses sur le côté Sud, abrupt : devant nous se dresse le Bau des Vespres (1010 m), plus haut sommet de la Sainte-Victoire avec le Pic des Mouches (1011m) situé derrière nous à l’Est.

Le bau des Vespres
Le pic des Mouches
Grâce au zoom, les sommets enneigés apparaissent!

En contre bas nous observons la barre circulaire du Cengle.

Nous  nous dirigeons plein Ouest, vers la Croix de Provence en suivant le GR9 qui se rapproche plus ou moins du bord des crêtes, en les contournant, avec des montées, des descentes et des cailloux. C'est la traversée du plan de la Crau parsemé de buis, avec ses lapiaz fissurés pas très agréables.

Le temps est idéal pour les nombreux parapentistes qui colorent un superbe ciel bleu.

On arrive alors à un cairn permettant de repérer le sentier du pas du Clapier réservé aux randonneurs qui n’ont pas le vertige !

Nous choisissons un promontoire proche du sommet du Signal pour notre pause pique-nique et admirons tous les massifs alentours, au Nord le mont Ventoux et les premiers sommets des Alpes avec le Massif des Ecrins, au Sud la Sainte Baume, le Mont Aurélien, le massif de l’Etoile …

 

Peu avant d'arriver à la Croix de Provence, nous découvrons un tunnel qui semble avoir été creusé sous cette Croix. En fait il ne s'agit que du Garagaï ... le départ (ou l’arrivée) de 2 sentiers (difficile et très difficile avec équipement obligatoire). Là encore, ce n’est pas pour nous !

 

 

 

Nous sommes à la Croix de Provence.

En se retournant, au pied de la Croix, d'un coup d'œil, on mesure le long chemin parcouru sur la crête qui nous a offert de si beaux panoramas !

 

 

 

Il ne nous reste plus qu'à faire une petite halte au Prieuré avant de redescendre, vers la droite en suivant le GR 9, par le chemin des Venturiers  jusqu'à une barrière, aux Cabassols.

Ce sentier très agréable, sans difficulté, bien bordé par des murets de pierre se transforme en piste nivelée et partiellement bétonnée jusqu’à la barrière.

Une dernière vue sur la Croix et le Prieuré

 

La dernière partie de notre retour passe par un petit sentier bucolique, à proximité d’un champ de lavande, qui longe un ru à sec et remonte jusqu’à un portail ouvert, à proximité des terrains de tennis, jusqu'au centre de Vauvenargues.

Nous admirons une nouvelle fois, avec une belle lumière de fin d’après-midi, toute cette face nord de la Sainte Victoire.

 

Nous rejoignons le parking, heureux de cette belle journée.

 

En souvenir une photo que j’ai prise le 2 mars 2017, lors de la randonnée de Jean-Louis à la Croix de Provence par le sentier Imoucha au départ du lac du Bimont.

 

 

 

*****

 

On ne peut pas crapahuter sur la Sainte Victoire sans évoquer les chefs d’œuvres de Cézanne et ceux de Picasso à Vauvenargues.

Chapitre 2- L'obsession de Paul Cézanne pour la Sainte-Victoire.

 

Auto-portrait

C’est essentiellement dans la dernière partie de sa vie, entre 1882 et 1906 (année de sa mort) que Paul Cézanne se prit de passion pour la montagne Sainte-Victoire.

Durant cette période, le massif rocailleux servit de fil rouge à sa peinture.

Aix-en-Provence, la ville-musée, la cité comtale, ne l'intéresse pas. C'est vers la nature qu'il s'évade, comme pendant ses années collège où avec ses Inséparables, quand le temps ne leur était pas mesuré, ils s'aventuraient sur les contreforts de la Sainte-Victoire.

 "Longtemps je suis resté sans pouvoir, sans savoir peindre la Sainte-Victoire" écrivait-il, "parce que je l’imaginais l’ombre concave, comme les autres qui ne regardent pas, tandis que, tenez, regardez, elle est convexe, elle fuit de son centre. Au lieu de se tasser, elle s’évapore, se fluidise. Elle participe toute bleutée à la respiration ambiante de l’air."
 

 

La Sainte Victoire vue du secteur de Gardanne
La Sainte Victoire et le viaduc de l'Arc

 

Il place la Sainte Victoire d'abord à l'arrière-plan de ses tableaux, comme si elle l'intimidait. Puis, il s'en rapproche, l'apprivoise et finit par la placer au centre de ses toiles.

Grâce à elle, sa façon de peindre évolue, les formes se simplifient, ce qu'il dessinait autrefois avec précision devient suggéré par son pinceau.

 

Le face à face entre la Sainte Victoire et sa palette se métamorphose en épopée sublime. Pour capter sa lumière sans cesse changeante, sa palette de couleurs infinie allant de l'ocre au bleu ciel, il l'a représenté sur 87 tableaux, 44 huiles et 43 aquarelles.

 

S'aventurant sans cesse sur les chemins, principalement celui des Venturiers au Prieuré du sommet, comme nous l’avons fait ce jour, Paul Cézanne écrira "Là, je suis bien, je vois clair, il y a de l'air".

Il révolutionne la peinture et préfigure l'Art abstrait. Entre la Sainte-Victoire peinte en 1887 et celle réalisée vingt ans plus tard, il y a des années de recherche autour des volumes, de la lumière. Ce qui était dessiné avec une certaine précision devient suggéré par le pinceau de l’artiste qui voulait rendre l’émotion de la lumière.

Paul Cézanne - Montagne Sainte-Victoire (1887) - Courtauld Institute of Art - Londres

 

 

Paul Cézanne - Sainte-Victoire vue des Lauves (1904-1906) - Kunstmuseum Bâle

 

Paul Cézanne - Sainte Victoire (1905)  Zurich

 

Notons que Cézanne a toujours peint la Sainte-Victoire depuis l'ouest, à l'exception des toiles de Gardanne au sud. Ainsi ses toiles nous montrent toujours sur la gauche la crête de Costes Chaudes, puis la pointe de la Croix de Provence (qu'il n'a jamais représentée !) et le Signal, de forme étonnamment arrondie à sa droite et plus ou moins écarté suivant l'angle où on se trouve, avec sur le bas à droite l'oppidum de Saint-Antonin. Le 15 octobre 1906, il est surpris par un orage violent alors qu'il est en train de peindre. Continuant son œuvre sous la pluie, il fait une syncope et mourra d'une pneumonie, huit jours plus tard à 67 ans, au pied de son adorée Montagne. Une fin comme il l'avait imaginé, puisqu'il souhaitait mourir en peignant. Deux destins liés qui se sont mutuellement enrichis dans cet affrontement. Elle est devenue ce qu'il lui a confié. Une place pour l'éternel, Cézanne et Sainte-Victoire unis.

 

Chapitre 3 - Vauvenargues et Pablo Picasso

 

Auto-portrait
Pablo Picasso en 1962

Pablo Ruiz Picasso, né à Malaga, en Espagne, le 25 octobre 1881 est mort le 8 avril 1973, à l’âge de 91 ans, à Mougins. Il a produit près de 50 000 œuvres dont 1 885 tableaux, 1 228 sculptures, 2 880 céramiques, 7 089 dessins, 342 tapisseries, 150 carnets de croquis et 30 000 estampes…

Considéré comme un des plus grands peintres de l'histoire, Pablo Picasso a laissé multitude de chefs d'œuvres  dont ceux de Vauvenargues.

Alors qu'il vit dans sa villa «La Californie» de Cannes sur la Côte d'Azur, avec vue panoramique sur la baie de Cannes, Pablo Picasso a un coup de cœur pour ce château de Vauvenargues, qu'il achète en septembre 1958, avec 1 110 hectares de la montagne Sainte-Victoire (tout le versant nord) voisin de hauts lieux d'inspirations de la vie et œuvres de Paul Cézanne.

Il y installe entre 1959 et 1962, son atelier d'artiste, avec sa muse des lieux et dernière épouse Jacqueline Picasso, et son importante collection d'art personnelle (des Cézanne, Matisse, Renoir, Degas, Miró, Modigliani, Vuillard, Le Nain...).

 

On s'est éloigné des mondanités cannoises. On déballe. On est heureux. On le sera tout le temps, finalement assez court, que durera cette nouvelle vie avec Jacqueline. Car il ne s'agit pas d'un simple séjour mais d'une installation que le couple veut définitif.

 

 

En juin 1961, c'est la peur de la maladie qui contraindra le peintre à se rapprocher des médecins de la Côte d'Azur en allant habiter à Mougins.

Les paysages de la Sainte Victoire lui rappellent des souvenirs nostalgiques de son Espagne andalouse natale qui lui inspire une série d'œuvres peintes à Vauvenargues.

 

 

 

 

 

Picasso est très influencé par l'œuvre artistique locale de Cézanne, qu'il considère comme son maître.

Il cite à son ami Brassaï « Il était notre père à tous », et « J'habite chez Cézanne ».

Lorsque Picasso téléphone à son marchand d'art Daniel-Henry Kahnweiler en lui disant « J'ai acheté la Sainte-Victoire de Cézanne. », celui-ci lui demande laquelle, pensant à un tableau, « L’originale » lui répond Picasso.

A 80 ans, il dédie le domaine à sa jeune épouse Jacqueline, en peignant le portrait Jacqueline de Vauvenargues, nouvelle maîtresse des lieux.

C’est d’abord un énorme buffet noir acheté par le peintre qui va devenir un élément essentiel de cet univers de Vauvenargues, pas moins de sept versions, dont de grands formats. "Une cochonnerie Henri II, rien de plus. Mais comme c’est beau !" dira Picasso. Ce buffet est encore en place dans le château. Les tableaux qu’il peint durant cette période sont empreints de la nostalgie de son pays. Les rouges, les jaunes, les verts, couleurs caractéristiques de l’Espagne, dominent ses toiles, notamment la série des natures mortes avec pour objet principal une mandoline achetée à Arles puis son interprétation du Déjeuner sur l’herbe de Edouard Manet.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est sur la terrasse au pied de l’escalier principal du château de Vauvenargues, que reposent Pablo Picasso, décédé en 1973 et Jacqueline Picasso qui s’est suicidée en 1986.
Actuellement propriété de Catherine Hutin-Blay, fille de Jacqueline, héritière de Picasso, le château n’est plus visitable.

*****

Merci à Claude, qui a monté le  blog de cette belle randonnée, comme je les aime et comme j’aime à vous les faire partager.

 

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 11:04

2eme Confinement
 

A nouveau plus de randos et plus de blogs, saleté de Coronavirus ! Ce n'est pas très grave par rapport au risque sanitaire.

Ayons une pensée et tout notre soutien moral aux marcheurs qui ont été contaminés.
 

Bon, c'est comme ça, il va falloir vivre avec. A l'image de ce que nous avions fait en Mars dernier, nous allons nous efforcer de garder le contact avec tous nos lecteurs. Ces lecteurs, dans la semaine du 17 au 23 octobre ils étaient 555 à se connecter sur Randoboulouris 2 ! C'est pour eux, pour vous que nous allons continuer de tapoter sur nos claviers.
 Nous avons déjà des sujets intéressants proposés par certains d'entre nous. Pour ce premier article, nous resterons dans la technique. Oh, elle ne sera pas trop barbare, elle ne prétend que vous éclairer sur certaines particularités du blog Randosboulouris2 ...et vous incitez à mieux partager avec les blogueuses et les blogueurs. Et quant aux marcheurs du Cercle de Boulouris,nous leur rappelons que nous sommes toujours en chasse pour recruter les bonnes volontés.
Vous savez tous que notre cher blog a vu le jour en 2006 et en 14 ans il a évolué aussi bien pour le confort des lecteurs que pour le travail des rédact(rices)eurs. Mais, connaissez-vous bien toutes ses possibilités ?

 

Ouvrons un blog et détaillons-le :
 

Colonne de gauche-
Recherche- en rentrant une information (date ou nom complet ou partiel) vous retrouverez les 3 ou 4 randos correspondantes. Il vous suffira de cliquer sur celle qui vous convient.Si elle ne figure pas, elle se trouve certainement dans les petits chiffres en haut, au centre.


Archives- les 20 derniers mois. Entre parenthèse, le nombre de randos publiées. En cliquant sur un mois vous atteindrez les 3 dernières randos. Pour les précédentes vous utiliserez les petits chiffres 1,2,3… en haut et au centre.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Liste des articles-les 10 derniers articles publiés. Vous pouvez les revoir en cliquant sur celui qui vous intéresse. 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Programme- C'est la copie du programme que vous a communiqué Joël, au cas où vous l'auriez perdu. Il est publié en début du bimestre et il restera afficher jusqu'à la fin de la période.
 

 

 

Newsletter- C'est là que vous vous inscrirez pour recevoir la Newsletter qui vous prévient qu'un nouvel article vient d'être publié. Elle vous permet d'accéder directement au blog.
 

Liens- Parfaitement explicite il vous permet d'accéder aux randos de 2006 et 2007…et de quelques autres perdues  dans cette rubrique.
Voila, vous savez tout sur la colonne de gauche.
 

Signature du blog- tous les rédacteurs signent de leur prénom. La signature se trouve tout en bas, à droite, en tout petit caractère-les blogueurs sont  modestes !!!


NB-comme le blog est public, nous utilisons uniquement les prénoms aussi bien pour la signature que dans les textes. Ceci nous conduit parfois à compléter par la première ou les deux premières lettres du patronyme en particulier avec les Jean et les Monique. 
 

Commentaires- Vous avez toujours la possibilité d'écrire un commentaire en allant sur  le lien sous la signature. Anonyme ou pas. Bien sur nous préférons la deuxième option. Mais ce qui nous importe c'est connaitre votre sentiment. C'est grâce à cela que nous progresserons

Un cartouche est à votre disposition. Le commentaire ne sera disponible qu'après "modération" pour empêcher des interventions hors de propos ou insultantes.

Le commentaire apparaîtra alors en cliquant sur un nouveau lien, toujours sous la signature, toujours en très petit caractère.


Publicité-Une pub apparaît en tout début de blog. C'est le prix de la gratuité !
 

Photos- Si vous avez envie de récupérer une photo qui vous intéresse, il suffit de faire un clic droit sur la photo et d'utiliser la boite de dialogue qui s'ouvre.
 

Impression-Un jour peut-être vous aurez envie d'imprimer un blog, n'essayez pas de sélectionner tout ou partie puis d'imprimer, les photos risquent d'être à cheval sur deux pages. Maintenant regardez tout en bas, à la hauteur de la signature, il y  a une petite imprimante.

Cliquez dessus, vous accèderez à un encadré classique d'impression.
 

Enfin, le dernier gadget en date-Si vous utilisez EDGE, le nouveau navigateur de Microsoft, ou si en disposez, faites un clic droit sur une partie quelconque du texte, un encadré vous proposera une lecture à voix haute. Très intéressant car il y a parfois des interprétations surprenantes.
 

Voilà ce petit tour d'horizon est terminé. Ai-je oublié un point restant obscur pour vous, n'hésitez pas à me contacter à chab01@gmail.com ?
 

Bon confinement, protégez-vous.

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31 octobre 2020 6 31 /10 /octobre /2020 09:09

 

2020-10-29 – 942 - SEILLANS LAC DE MEAULX – G1

 

Anne-Marie et Jack ont beaucoup œuvré pour permettre aux marcheurs pré-inscrits de participer à une des deux randonnées du jour, tout en respectant l’arrêté préfectoral et les nouvelles directives du Cercle de Boulouris. Beaucoup d’efforts qui, malheureusement, n’auront qu’une courte portée, le confinement stoppant de nouveau nos activités. Nous les remercions tout particulièrement pour le temps qu’ils y ont consacré.

Ce blog a été co-écrit par Anne-Marie et Claude : La blogueuse, ayant éclaté son pneu peu avant l’arrivée au parking a, ainsi que Michel qui l'a assisté, « perdu » deux heures pour rejoindre le départ, temps nécessaire au remorquage et au changement du pneu. Ils prendront le départ de la randonnée, en sens inverse et retrouveront le groupe au niveau du barrage, pour la pause repas. Merci à Michel pour son accompagnement et à Xavier pour la prise en charge de Babette.

Au total deux groupes distincts de 6 marcheurs participent à la randonnée créée par Anne-Marie. L’un est animé par cette dernière, l’autre par Thierry. Bernard fait fonction de serre-file final. Merci à eux.

La présentation du circuit, inédit, se fait avec les masques :

« Nous longerons d’abord le massif de la Colle du Rouet, face Nord ; depuis le Castel Diaou, à l’Est ; Puis, nous nous dirigerons vers l’Ouest et nous atteindrons l’Endre au Pont d’Endre, avant son entrée dans les gorges. Une variante en fin de parcours pourra être proposée si les randonneurs se sentent trop fatigués. Elle consistera à suivre le chemin en ligne droite dans la Forêt Royale. »

En réalité, compte tenu de la forme des randonneurs, nous ferons une autre variante, légèrement plus sportive, indiquée sur le tracé commenté infra.

Nous nous mettons en route, à 9 h 15, par un petit temps frisquet. Les pistes sont bonnes.

Nous sommes en effet dans la forêt domaniale de la Colle du Rouet, vaste domaine forestier qui, depuis 1985, a subi plusieurs incendies de grande ampleur qui ont touché les trois quarts des arbres. Par mesure de précaution les sentiers ont été remplacés par de larges pistes coupe-feu, permettant la pénétration des engins de lutte contre l’incendie. « Cette forêt, dénommée aussi forêt Royale, est issue du regroupement d’anciens massifs ecclésiastiques devenus propriété de l’État lors de la Révolution. Depuis, la forêt s’est agrandie par l’acquisition au fil des ans de près de 2.000 hectares supplémentaires… Elle est maintenant constituée de cinq massifs : Trois d'entre eux s'étendent sur le plateau faiblement vallonné qui borde la rive gauche de l'Argens. Les deux autres recouvrent les contreforts escarpés des collines du Var, qui s'élèvent au nord jusqu'à 500 mètres d'altitude. L'Endre, un affluent de l'Argens, est le seul cours d'eau permanent, les autres petits ruisseaux sont à sec l'été….»

Après une courte montée, nous faisons une pause effeuillage au croisement avec la piste de Colle Rousse.

Et nous reprenons notre chemin, en longeant toujours le massif de la Colle du Rouet sur notre gauche.

 On peut apercevoir le rocher de la Fille d’Isnard.

 

La pause banane est marquée au pont de l’Endre à 10 h 30. Il y a une partie ombre et une partie soleil, nous allons tous au soleil.

Après la pause, nous reprenons notre chemin. Nous tournons à droite, vers le nord par la piste « Station Météo ». C’est la partie la moins jolie du circuit : montée pierreuse, peu de paysage.

L'Endre

Puis nous passons sur un sentier d’où nous apercevons, tout en bas, la rivière l’Endre.

Nous suivons des chemins forestiers, rejoignons la piste qui mène au parking de Seillans, et arrivons enfin sur la piste qui contourne la branche nord du  lac de Méaulx, ou plus précisément du riou de Méaulx (en provençal rivière du miel).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est une retenue d’eau à deux branches, en forme de V ouvert, de 755 000 m3 et de 18,6 m de hauteur maxi. Nous atteignons une plate-forme qui nous permet de contempler le lac et le barrage et prenons une photo des groupes (avec les distances).

Nous descendons ensuite vers le lac où Anne-Marie fait un bref historique de l’histoire du lac, à partir des publications émises par ARTELIA et le S.I.A.C.S.E :

Photo aérienne Géoportail 2017

« Le barrage de Riou de Méaulx, est un barrage meuble, en remblais zonés, construit en 1981 comme réserve incendie, sous la maîtrise d’ouvrage du Syndicat Intercommunal pour l’Aménagement du Cours Supérieur de l’Endre (S.I.A.C.S.E.). Ce Syndicat, qui gère également le lac du Rioutard, rassemble les communes de Fayence, Saint Paul en Forêt et Seillans.

Vue sur le terrassement tout-venant de la face aval du barrage

Le 27 octobre 2006, une venue d’eau a été constatée au pied aval du barrage :  Après vidange et investigations, l’état de dégradation très avancée de la conduite était révélé…  la retenue devait rester vide dans l’attente du diagnostic approfondi du barrage et de son confortement… Alors qu’une solution de confortement se profilait en 2011, un nouvel incident, similaire à celui de 2006  est survenu lors des intenses orages du 4 au 6 novembre 2011 qui sont à l’origine du remplissage rapide de la retenue et la remise en charge de la canalisation, par  coincement de blocs de rocher dans la vanne de fond. Un arrêté préfectoral complémentaire prescrivant le démantèlement du barrage ou la réalisation de travaux de mise en sécurité et de surveillance a été notifié au S.I.A.C.S.E.

Les élus ont décidé à l’unanimité de conserver le barrage, avec l’objectif d’ une importante réserve d’eau brute, permettant d’assurer les compléments de production en eau potable nécessaires au développement des communes du S.I.A.C.S.E.  Des travaux d’urgence sont réalisés au cours de l’été 2012 afin de mettre en sécurité l’aménagement (réhabilitation de la conduite de fond par chemisage interne et abaissement de 2 m du déversoir de crue).

La remise aux normes, concerne :
- la conduite qui doit rester hors d’eau sous le barrage. Pour se faire, il a été construit une tour de vidange de fond au pied amont du barrage, raccordée à la gaine en PRV mise en place lors des travaux d’urgence. La structure de la tour est en béton armé et le fût vertical est muni d’un unique puits contenant les vannes de fond nécessaires pour assurer l’étanchéité amont de la conduite (le système de vannage est doublé pour raison de sécurité et d’entretien)

La tour et sa passerelle métallique d'accès


- l’évacuateur de crue, qui initialement devait pouvoir absorber la crue millénale, a été recalibré, selon l'évolution des normes,  pour une période de retour de crue de 3000 ans, avec une probabilité  annuelle de dépassement (liée à la structure du barrage) de 3.10-5, soit environ 33 000 ans. Le débit de pointe révisé de la crue millénale est près de 2,5  fois  plus élevé que la valeur de la conception initiale. Les travaux de remise à niveau de l’évacuateur a été évalué à plus de 40% du montant estimatif total de l’opération qui s’élève à 2,5 Millions € HT (approfondissement et élargissement du chenal avec excavation du granit à l’ explosif, évacuation des débris  rocheux, stabilisation des talus, création d’un déversoir en béton armé …) 
En mars 2018 la remise en eau du barrage après ces travaux était achevée. »

Vue aval de l'évacuateur de crue

 

Michel téléphone pour annoncer que Claude et lui sont arrivés au lac par la branche sud et nous nous entendons sur le point de rencontre.

Vue de l'extrémité de la branche sud
La rencontre avec le groupe qui vient de passer le barrage
Le barrage côté amont

Les deux groupes s’installent pour la pause repas.

Nous nous remettons en route en allant regarder l’imposant évacuateur de crue.

Le déversoir amont de l'évacuateur de cru

Puis nous descendons plein sud en longeant, en balcon, le vallon du riou de Méaulx, vers  la confluence avec l’Endre .

Nous empruntons ensuite la Draille du Berger, très joli sentier à travers le sous-bois.

Nous nous rapprochons de l'Endre 

 

Mais nous ne passerons pas le premier gué sur l'Endre.

Un panneau est dressé à proximité, en mémoire du berger emporté lors de la crue soudaine de 2019.

Après le second gué, sec, nous longeons des ruines...

puis nous retrouvons la belle piste.

Mais nous la quittons rapidement pour couper à travers bois.

Nous avons fini notre boucle et regagnons la piste de l’aller jusqu’au parking.

Merci à Anne-Marie pour cette randonnée bien intéressante, agrémentée par cette belle végétation automnale et aux photographes du jour, Brigitte, Claude et Thierry.

La semaine prochaine, et les suivantes, le programme est simple : promenade dans le rayon du kilomètre réglementaire autour de votre domicile.

Mais vous aurez le plaisir de nous lire pendant ce nouveau confinement car les blogueurs et / ou les animateurs qui ont pris goût vous feront partager de nouveaux blogs.

Soyez prudents et prenez bien soin de vous.

 

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