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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 15:19

Figanières : la Cabre d’Or

2009-09-10-Lacs-de-Millefonts-001.jpgAujourd’hui Jean  nous propose une randonnée à Figanières, au-dessus de Draguignan. Cette randonnée nous conduira au Bois de La Cabre d’Or et son Dolmen, à 718 m d’altitude.  

Nous voici donc à Figanières, près du centre-ville. Jean nous prévient : « Je n’ai pas marché depuis le 28 janvier. J’espère que ça va aller ». Quatre semain2010-02-25 Figanières-008es sans marcher, ça va être dur !! Puis Jean nous présente Solange et Monique, deux invitées de Rémy. « Merci de vous joindre à nous ». Et l’on apprend que ces dames ont dû tirer Rémy de son lit. Car il avait du mal à se lever. Sacré Rémy !

Aujourd’hui nous avons 2 circuits. « Le trajet est identique le matin » nous dit Jean. « Il nous mènera à la Cabre d’Or, à 718 m d’altitude. L’après-midi nous reviendrons par le Château de la Garde alors que le groupe des petites jambes, conduit par Joël, rejoindra directement Figanières. Et nous a2010-02-25 Figanières-001ttendra au café, place du Caou ».

Après une photo de groupe sur le parking, nous attaquons la marche. « Ce matin on va progresser lentement, car ça va monter tout le temps ». Nous voici à présent dans une petite rue qui grimpe gentiment. De son jardin, un Figanierais nous regarde passer. « Ca alors, vous êtes un paquet, vous ! » Un sacré paquet même, nous sommes 29 !

Après cette petite grimpette, Jean nous montre la route : « Au mois de juin, nous partirons d’ici »  nous dit-il. « Parce qu’on part à pied ? » demande Cathy. C’était une blague, bien sûr. Car au mois de juin, le 28 très précisément, nous prendrons cette route (en voiture) pour rejoindre le Val d’Allos.

Jean nous prévient : « Cette rando n’emprunte pa2010-02-25 Figanières-003s des sentiers balisés et répertoriés sur les cartes IGN. C’est le responsable du cercle de randonneurs de Figanières qui nous l’a indiquée. J’espère que je vais retrouver tous les passages. Certains sont confidentiels. Vous verrez, on passera dans des endroits qui risquent de vous surprendre ».

Et pour commencer, voici une goulotte : petit chemin creux, très étroit qui grimpe dans les bois. Par endroits le terrain est un peu lourd. Mais ça ne colle pas trop aux semelles. Pas pour l’instant !

« As-tu u2010-02-25 Figanières-006n goniomètre dans la tête ? » demande Jean à Gérard. « Un gonio quoi ? » « Un goniomètre, pour mesurer les pentes. Ou même une alidade à pinnules » (instrument que Jean aurait pu utiliser dans une vie antérieure). Mais ici pas besoin de goniomètre pour mesurer la pente. La pente est disons « moyenne » pour des randonneurs aguerris comme nous. Nous atteignons la route puis nous la traversons 200 mètres plus loin.

« On va attaquer la montée. Si vous voulez enlever quelque chose, n’hésitez pas ! » 2010-02-25 Figanières-004
Nous attaquons une petite grimpette en sous-bois. C’est vrai qu’il commence à faire chaud. Petite descente à présent, qui nous mène à un ruisseau. Franchissement d’un gué, sans incident. Sans intérêt ! Nous grimpons à nouveau. Mais il est 10 heures. Trois quarts d’heure de marche, ça creuse ! C’est déjà l’heure de la pause casse-croûte. Profitons-en : le soleil brille, le ciel est bleu. Le beau temps est revenu. Enfin !

Nous reprenons notre chemin. « On commence déjà à apercevoir la mer » nous dit Jean. En effet la voici au loin, la mer et ses reflets d’argent…

« Nous arrivons à St Blaise, à 520 m d’altitude ».
Jean fait une h2010-02-25 Figanières-007alte et nous montre le profil de la randonnée. Nous sommes partis de Figanières, à 310 m et nous atteindrons le point culminant de la commune à 718 m. Ce qui nous fera un dénivelé de 69FIGANIERES0 m pour une distance de 15,7 km. Les petites jambes se contenteront de 554 m pour une distance de 12,2 km.

Jean nous présente Figanières : « On y trouve l'authentique ("Li trouven lou veraï"), telle est la devise de Figanières. Figa Néra était le nom du village au Xème siècle, mot latin rappelant la " Fuite Noire " des sarrasins qui selon la légende furent repoussés vers 950 par les habitants. Pour commémorer cette victoire, les moines cisterciens firent ériger la chapelle votive Notre Dame des Oliviers.

L’histoire de Figanières est très ancienne, attestée par des dolmens privés (La Cabre d'Or, Saint Val) et les vestiges gallo-romains (oppidum St Blaise, trouvailles monétaires de l'époque d'Auguste)

« La chapelle du 12ème siècle est intéressante. Mais je n’ai pas pu avoir la clé » nous dit Jean. Qui ajoute : « Figanières est un village très pittoresque, perché sur une butte ».

A ces mots le groupe s’esclaffe bruyamme2010-02-25 Figanières-009nt. Mais qu’est-ce qui les met en joie ? Le blogueur n’ayant pas bien entendu, Jean lui explique plus tard : « Je voulais dire une butte d’amarrage ». Comprenne qui peut !  


Nous sommes repartis. « On a fait la moitié de la montée, soit 320 mètres ». Nous grimpons parmi les pins et les chênes, sur un tapis de feuilles mortes.2010-02-25 Figanières-011

« A partir de maintenant, restez bien groupés ! Car il y a peu d’indications ». Et pas de vrai sentier non plus. Nous suivons la ligne de crête.  A présent le silence s’installe, signe que la côte est raide.

Jean nous arrête pour une petite pause technique. Qui permet à chacun de reprendre son souffle.

Puis nous reprenons notre grimpette. Toujours sur la crête. Et toujours en silence. Nous montons dans un sous-bois bi2010-02-25 Figanières-012en éclairé par le soleil. Qui continue de briller. Jean nous encourage : « On arrive bientôt au sommet. Encore un petit effort ! »
Et voici en2010-02-25 Figanières-013fin le sommet : La Cabre d’Or (718 m).







Jean ne tarde pas à dénicher le point géodésique.

« Je suis bien content de l’avoir trouvé, ce point G » nous dit-il.

« Avec toi, Jean, on ne craint rien » lui répond Cathy. Jean en rougirait presque. « Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ? » demande Martine à Cathy. Mais non, le compliment était sincère.

Nous quittons le sommet. « A présent nous allons avoir une succession de faux plats descendants ». Mais il est temps de trouver un lieu de pique-nique. Il est tout juste midi lorsque nous atteignons une magnifique esplanade. Appuyée sur un mur de r2010-02-25 Figanières-014ochers, elle domine la vallée. Le panorama est splendide. Malheureusement le soleil s’est voilé. Une brise légère rafraîchit l’atmosphère.

Nous nous installons parmi les rochers. Bruno préfère 2010-02-25 Figanières-016déjeuner confortablement : il a sorti  son pliant. Nous savourons notre pique-nique bien mérité après cette longue grimpette.

Après le café, les joueurs de cartes attaquent une belote. Debout autour du pliant aimablement prêté par Bruno. La partie de cartes ne sera pas longue, car le temps se rafraîchit sérieusement. Le ciel se couvre et nous aussi. La météo ne s’était pas trompée : nous ne reverrons pas le soleil.

En cinq minutes, nous voici rhabillés, harnachés, prêts à repartir.

« On va cheminer encore jusqu’au dolmen de la Cabre d’or » nous dit Jean. Nous descendons de notre promontoire. Attention aux pieds ! Le sol est couvert d’un tapis de bouses. Enormes, monstrueuses !

Voici le dolm2010-02-25 Figanières-017en. Un randonneur non averti n’y aurait vu qu’un tas de cailloux. Mais Bruno nous apprend que ce dolmen a fait l’objet de fouilles. Il remonte au néolithique. Ceux qui n’y voyaient que dalle apprennent qu’elle pèse 3 tonnes ! Et Bruno d’ajouter : « On y a retrouvé 200 dents ! »  Voilà qui nous fait apprécier pleinement ce monument, témoin de nos lointains ancêtre2010-02-25 Figanières-018s.
Une photo du dolmen s’impose donc.

Nous descendons à présent en direction du col de St Andrieu (alt. 529 m). C’est au col que nos deux g2010-02-25 Figanières-019roupes se séparent.
En attendant, Jean nous arrête pour constituer les groupes. Apparemment

la difficulté du parcours restant n’effraie personne. Car seules Jacqueline et Yvette rejoignent le groupe des petites jambes. Ce sera néanmoins, comme le dira Jacqueline, « un groupe complet : un chef, une serre-file et une randonneuse ».

Nous poursuivons notre descente. Après les bouses, voici la glaise. Passé le passage glaiseux, Jean nous conseille : « Tapez vos chaussures ici pour les nettoyer ». Décidément il pense à tout ! Mais un peu plus loin « Ce n’est pas la peine de nettoyer vos chaussures. On va retrouver de la boue plus loin ». Effectivement nous retrouvons la boue dans la descente. Puis le sentier grimpe à nouveau. « On va passer près d’un vignoble : le Château de la Garde. C’est le plus haut du Var, à 590 m d’altitude ».2010-02-25 Figanières-023

Nous atteignons l’entrée du château. « On peut entrer. L’accès est autorisé aux randonneurs ». Nous longeons le vignoble jusqu’à un panneau nous invitant à emprunter un « itinéraire de substitution pour les piétons et randonneurs ». Autrement dit : sortez d’ici !2010-02-25 Figanières-024

Nous progressons sur ce sentier qui chemine à travers bois. Et ne tardons pas à dominer le Château de la Garde et son domaine. Que Jean-Marie semble apprécier tout particulièrement, si l’on en juge par ses photos (voir plus loin).   

A présent2010-02-25 Figanières-020 nous descendons dans les bois. A nos pi2010-02-25 Figanières-022eds un tapis de feuilles mortes parmi lesquelles pointe de temps en temps une fleur : ici, un crocus. Plus loin un b2010-02-25 Figanières-021ouquet de fleurs jaunes, non identifiées. Plus loin, une hellébore de Corse, dixit Jean-Marie. Comme le dit Martine, « ça sent le printemps ! »

Nous atteignons une large piste. Un peu boueuse, la piste. Ce qui ne nous empêche pas d’avancer à un rythme soutenu. « A partir de maintenant, on va trouver un chemin caillouteux. On peut glisser » nous prévient Jean. M2010-02-25 Figanières-029ais le sol est plus sec. On ne peut pas glisser, mais trébucher, oui ! Nous ne ralentissons pas pour autant. Jean nous a promis que nous arriverions à 16 h. Il veut tenir parole.

Mais le voici qui ralentit quand même. « A droite vous pouvez voir le pont de la Tuilière, un pont romain ». A travers les arbres, on devine tout juste le dessus du pont, en contrebas. « D’ici on ne voit pas grand-chose » admet Jean. « Il faudrait descendre. Mais je vous en dispense ». Marie suggère alors : « Les photograph2010-02-25 Figanières-031es n’ont qu’à descendre ». Merci, Marie !

Gérard fait la grimace. Mais s’exécute … à moitié. Témoin cette remarquable photo souvenir du pont de la Tuilière.

Nous avançons main2010-02-25 Figanières-033tenant à pas rapides sur une large piste. Avant de terminer par une dernière descente dans les chênes. Nous arrivons au parking où nous laissons nos chaussures crottées.
Puis, direction le café, place du Caou, où nous sommes attendus. Nous y retrouvons Joël et ses randonneuses. Ils sont arrivés depuis une demi-heure. Sachant que les randonneurs aiment le grand2010-02-25-Figanieres-034.JPG air, le patron nous a installés à l’extérieur. Malgré le ciel gris, une belle journée s’achève…

Le pot se termine par une petite affaire de gros sous. Mais tout finira sur le parking, dans les rires et la bonne humeur.

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, menée de main de maître.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard.

 












Encore quelques photos :

Pique-niqueurs fa2010-02-25 Figanières-015ce au panorama























2010-02-25 Figanières-032





















Alice tente une é2010-02-25 Figanières-002chappée


Ca grimpe !




















2010-02-25 Figanières-010





















Plus vite !

C'est la piste 2010-02-25 Figanières-028finale






















2010-02-25 Figanières-030





















Châte2010-02-25 Figanières-025au de la Garde

 

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Prochaine randonnée
 : Jeudi 4 Mars à 8 H 00 : SAINT AYGULF / La Gaillarde

1er parcours : 14,5 Km – Dénivelée : 260 m – Durée : 5 H 30 Niveau : Moyen Médio.

Responsable : Roland

2ème parcours : 12 Km – Dénivelée : 180 m – Durée : 5 H 

 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 13:52

2010-01-07-Pas de L'Eouvé (23)Le Pic du Cap Roux.

 

Après un affreux mercredi de pluie continue et malgré des prévisions météo plus favorables pour le jeudi, il fallait vraiment avoir la foi du randonneur pour se lever tôt (enfin pas trop quand même) pour aller marcher. Roland nous avait préparé une petite rando de  16 km avec  550 m de dénivelée 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-23mais avec une particularité dans le déplacement puisque nous utiliserions le train de Boulouris au Trayas, "pour protéger la nature, notre capital" comme il nous l'avait expliqué dans la présentation de sa rando.

 

Au départ sur le parking de Boulouris nous ne sommes que 9. Oui, seulement quelques courageux, dont deux dames, Alice et Danielle, l'amie de Michel, de passage dans la région que nous accueillons avec plaisir.  Rémy, notre 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-1910ème marcheur partait de la gare de St.Raphaël. Nous nous pointons donc à la "belle" gare de Boulouris. Notre train part à 8 h 49, nous sommes en avance mais ceux qui sont déjà muni d'un billet compostent. Seul Jean-Marie n'avait pas de billet et il attendra 8 h 40, l'ouverture de la gare,  drôle d'horaire …,  pour acquérir ce précieux sésame. Il aurait mieux fait de s'abstenir comme le montrera la suite !

 

Appel de Rémy par le téléphone portable, le train de 8 h 49 est supprimé suite à un éboulement dû aux pluies d'hier ! Pourtant nous voyons passer un train transportant des voitures !

 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-2La "dame de la gare", comme elle se présente elle-même, nous confirme ce changement de programme et nous annonce qu'un train direct passera vers 9 h 30 et sera transformé en omnibus.

Roland est inquiet du "vers" (c'est un ancien cheminot, il connaît) et 40 minutes minimum de retard sur notre rando, à cette saison, pourrait compromettre le bon déroulement de nos activités. Après concertation, il est décidé de prendre trois voitures et d'en laisser une à Agay. Tant pis pour nos billets compostés. Rémy toujours à la gare de St.Raphaël nous rejoindra.

A cause des conséquences d'un événement climatique: la pluie de Mercredi, nous ne préserverons pas "notre capital nature" aujourd'hui.

Au rendez-vous d'Agay, nous commençons à prendre du retard car nous n'avions pas calculé que Rémy était à la gare, sans voiture, et qu'il devait revenir chez lui récupérer le dit engin. Enfin, tout le monde est là. A 9 h 46 nous quittons le parking du Trayas et lorsque nous arrivons à la gare , le passage à niveau est fermé et le train parti  à  9 h 30 de Boulouris est arrivé en même temps que nous… Bravo la SNCF !

Après cette légère déconvenue, 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-1nous attaquons par une légère montée qui va nous conduire au col de l'Evêque. Il fait doux, le ciel est encore couvert mais on aperçoit les prémices d'une amélioration.

Soyons positifs, nous avons mal commencé la journée, elle devrait mieux se terminer.

 L'eau ruisselle sur le chemin et nous pataugeons joyeusement. En contournant le pic d'Aurelle, la montée est facile. Il est 10 h 50 lorsque nous atteignons le col pour la "pause banane" et miracle…voici le soleil. Les rochers rouges du pic d'Aurelle luisent sous le soleil.

2010-02-18-Le pic du Cap Roux-6Roland nous invite à un léger effeuillage car nous allons aborder la montée vers le pic du Cap Roux. "Attention, nous allons traverser plusieurs pierriers, le chemin est bien tracé mais les cailloux peuvent être glissants" nous précise- t'il. Ces pierriers, nous les connaissons bien car c'est un secteur de l'Esterel très fréquenté par les randonneurs, mais ils sont toujours aussi impressionnants. 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-25Bon, ça ne glisse pas trop et Roland nous fera faire un petit arrêt pour admirer la baie de Cannes et les Iles de Ste.Marguerite et St. Honorat. Maintenant, malgré quelques jolis strato-cumulus de beau-temps, le ciel est bien dégagé lorsque nous atteignons le col.

Joli point de vue avec les quatre sommets remarquables "le Dramont, le Saint Pilon,2010-02-18-Le pic du Cap Roux-28 le Pic du Cap Roux et le pic d'Aurelle, ensembles de guet qui surveillaient l'arrivée des envahisseurs barbaresques et communiquaient par signaux de fumée avec le guet du Mt. Vinaigre, lui même en relation, par le même moyen, avec la tour de l'église St.Rapheu dans la vielle ville" nous contera Roland.

Encore une petite grimpette pour atteindre la table d'orientation à 453 m, où Roland nous fera un tour complet à 360°. 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-13Les montagnes du Mercantour au nord-est, bien blanches, sont un peu masquées par les nuages mais juste en dessous, on distingue bien les deux Baous de St.Genêt. Plus près de nous, la Grosse Vache, les Perthus, et à l'ouest le Rastel, notre prochaine étape. 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-16Une grosse barre de nuages, bien noire coupe un peu l'horizon à l'ouest vers le Rocher de Roquebrune, aurions-nous une averse en perspective ?

Nous commençons notre descente vers le St.Pilon dans ce paysage extraordinaire de chandelles rouges. De là nous gagnerons le col du St.Pilon. Il est 12 h 30, Roland nous propose deux options : pique-niquer ici où descendre jusqu'au plateau d'Anthéor. Nous retiendrons cette seconde option et en un quart d'heure nous rejoignons le plateau. Plus de nuage menaçant en vue, le soleil est revenu et installés sur des rochers nous profitons de notre pique-nique.

Roland nous informa que le 24 avril prochain, Théoule organise trois courses dans l'Esterel et une rando au profit des enfants du Nicaragua. Pour plus d'informations il faut contacter le www.traildazur.com .

2010-02-18-Le pic du Cap Roux-18Un contact téléphonique avec "la civilisation" nous apprend que demain nous serons en "vigilance orange" : pluie et vent ! Incroyable.

Et nous repartons pour rejoindre le Rastel d'Agay. C'est aussi un grand classique. Nous montons par une large piste très facile jusqu'au col du Rendez-vous. C'est devant le petit oratoire que nous ferons enfin la photo de groupe qui vous a manquée depuis le début, j'en suis sûr.2010-02-18-Le pic du Cap Roux-20

Par le sentier étroit qui chemine entre les arbousiers, les cistes, les bruyères arborescentes, les lavandes des Maures, nous gagnons la plate-forme qui surplombe Agay et comme d'habitude, c'est le choc. On a beau connaître, c'est toujours un enchantement que cette vue sur la baie !

C'est d'autant plus agréable qu'il fait très beau.

Encore quelques minutes de marche pour atteindre "le drapeau". Personne dans le groupe ne connaît l'origine de l'implantation de cette girouette tricolore : l'identité nationale est pourtant une donnée récente …2010-02-18-Le pic du Cap Roux-22

Voilà, c'est pratiquement fini, il ne reste plus qu' à descendre vers le bord de mer en traversant les hauteurs d'Agay. Des effluves de mimosa nous accueillent dès que nous retrouvons la civilisation. C'est pourtant vrai qu'ils commencent enfin à fleurir.

Le pot de l'amitié sera pris à l'Auberge de la Rade pendant que les chauffeurs vont récupérer leur voiture au Trayas. Nous avons eu le plaisir de retrouver Irma venue nous rejoindre, nous ou Roland ?

 

Merci Roland pour cette belle randonnée qui joint tous les sommets du bord sud de l'Esterel.

Nous avons quant même fait 690 m de dénivelée.

Et quelle chance avons nous eu avec le temps puisque les prévisions pour Vendredi se sont révélées exactes.

 

Un seul photographe à remercier aujourd'hui, votre rédacteur, qui a fait ce qu'il pouvait.

 

La semaine prochaine : Jeudi 25 Février à 8 H 00 : FIGANIERES ( 83 ) – La Cabre d’Or

Randonnée pittoresque au départ de FIGANIERES (Figa Néra au X ème siècle ) qui nous entraînera par des secrets et astucieux sentiers non répertoriés sur les cartes I G N au point culminant de la commune : Le Bois de La Cabre d’Or et son Dolmen à 718 m d’altitude . Figanieres---83---001.jpgSi, la longue montée ne nous a pas coupé le souffle, il le sera, sans aucun doute , par le panorama extraordinaire qui nous sera offert .

2 Parcours seront proposés pour le retour :

Parcours N° 1 : par le château de La Garde : Longueur : 15 Km 700 – Dénivelée : 690 m . Niveau : Moyen Alto avec Jean BOREL

Parcours N° 2 : par le village de St - Blaise : Longueur : 12 Km 200 – Dénivelée : 554 m . Niveau :Moyen Médio avec Joël .

Coût du trajet A. R. : 23 € 80  .

Quelquers photos en bonus :2010-02-18-Le pic du Cap Roux-3






Il a son billet, pourqoi est-il inquiet ?








Notre serre-fil habituel...pour 10 marcheurs, mais sans ses attributs,

2010-02-18-Le pic du Cap Roux-4

















Non, nous ne sommes pas perdus. Roland fait le point avec ses marcheurs.2010-02-18-Le pic du Cap Roux-7



















Superbe le pic d'Aurelle sous le soleil2010-02-18-Le pic du Cap Roux-11...



















Et la baie de Cannes donc !2010-02-18-Le pic du Cap Roux-27



















Des hommes tournés vers l'avenir !2010-02-18-Le pic du Cap Roux-24



















Ils parlent de la prochaine rando .2010-02-18-Le pic du Cap Roux-14



















C'est là-bas que nous allons 2010-02-18-Le pic du Cap Roux-29



















On ne s'en lasse pas !2010-02-18-Le pic du Cap Roux-15


















En haut d'Agay2010-02-18-Le pic du Cap Roux-21

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 14:16

Roquebrune s/Argens : les mimosas

2010-02-04 Roquebrune-023Aujourd’hui Bruno nous emmène tout près de chez nous, à Roquebrune sur Argens. Pour une randonnée intitulée « Les mimosas ». Rando de 18 km et 460 m de dénivelé.

Nous voici 22 randonneurs sur le parking près de la chapelle Saint Pierre, à l’entrée de Roquebrune. LLa Flutee temps est maussade. Le ciel est couvert. La  question est : Va-t-il pleuvoir ? « En principe, en fin de journée seulement » assure Bruno. Les optimistes, espèrent « quelques éclaircies ». Les pessimistes ont préféré mettre leur cape dans le sac. Bruno nous présente la randonnée : « Nous ferons le tour de la montagne de la Flûte, sur un parcours fabuleux de floraison du mimosa - enfin … peut-être ! »  2010-02-04 Roquebrune-002Pour nous appâter, Bruno brandit une photo de mimosa en fleurs. Superbe le mimosa … en photo !

Puis Bruno nous dit quelques mots de la chapelle : « La petite chapelle Saint-Pierre-in-Vallis est un joyau architectural et son clocher se dresse au-dessus des champs. Elle conserve une abside carolingienne. Sa belle architecture romane, en grès rouge témoigne de la belle manière de construire au XIème siè2010-02-04 Roquebrune-001cle ».     

Bruno nous invite à regarder l’élévation du mur Sud : « Admirez les lits réguliers de pierres. Le travail de taille est tellement fin qu’on a l’impression que les pierres ont été posées à sec, sans mortier ». Il nous apprend aussi que la chapelle abrite un mort enterré verticalement dans le mur extérieur. Mais on ne sait pas s’il a la tête en haut ou en bas !2010-02-04 Roquebrune-003

Après avoir fait le tour de la chapelle, nous attaquons notre marche. Nous suivons la route quelques minutes. Puis nous grimpons la rue des Roses avant d’emprunter un chemin. Nous franchissons le ruisseau de la Valette. Un peu plus loin nous atteignons un carrefour. « Nous sommes à l’altitude de 26 mètres » nous dit Bruno. Ce qui n’est pas très haut. Mais nous allons vite nous élever en prenant une piste qui monte à droite. Parmi les chênes, b2010-02-04 Roquebrune-004lancs ou verts. Derrière nous, les roches brunes de l’Estérel se découpent sur fond de ciel nuageux. L’air est frisquet mais notre grimpette nous réchauffe un peu. A présent apparaissent des bruyères, des myrtes … et des mimosas. Mais cruelle déception ! Ils sont tout juste en boutons. « En temps normal, tout ça c’est jaune ! » se défend Bruno. Mais avec l’hiver froid que nous connaissons, la2010-02-04 Roquebrune-009 floraison a pris du retard. Danielle, dont on connaît la passion pour les mimosas, a réussi à dénicher quelques branches fleuries. Daniel la décore d’un magnifique bouquet.

A défaut de mimosas en fleurs, arrêtons-nous pour la pause casse-croûte. Bruno nous parle. De quoi ? Du mimosa, bien sûr. « En plein hiver, collines et jardins de la région exhalent un parfum envoûtant. Depuis la fin du 19ème siècle, le soleil d’hiver a trouvé son symbole avec le Mimosa, plante exotique originaire d’Austra2008-01-31-Tanneron-027.JPGlie. Le mimosa est en fait un acacia. Se souvenant de ses origines, il fleurit en été – l’été austral, entre novembre et mars.

Très vite les parfumeurs de Grasse s’emparent de cette plante pour mêler ses fragrances à leurs compositions. Les clients de passage s’arrachent les bouquets aux étals des fleuristes. Mais une fois la fleur coupée, le mimosa a une vie trop courte pour espérer une commercialisation rentable. C’est là que le hasard intervient. On raconte qu’un enfant offrit à sa mère, un bouquet de mimosas encore en boutons. Elle oublie le vase dans la buanderie. Et plus tard, elle découvre un bouquet complètement éclos. C’est ainsi qu’aurait été découverte la technique du "forçage" qui permet d’accélérer la flo2010-02-04 Roquebrune-006raison du mimosa ».  

Après la pause une photo s’impose. Le groupe prend la pose, sous un mimosa qui commence à fleurir. Danielle arbore son panache d’or, tandis que Martine fait le pitre.

Nous reprenons notre grimpette. Nous2010-02-04 Roquebrune-008 sommes sur la piste du Vernet, un tronçon du « Balcon de la Méditerranée ». Sur notre gauche se dresse le sommet de la Flûte (alt. 340 m) dont nous allons faire le tour. Nous progressons à un rythme soutenu. Quel plaisir de marcher sur de larges pistes, à peines caillouteuses par endroits !2010-02-04 Roquebrune-011

Sur notre droite nous dominons un petit lac. « Nous arrivons aux Clapiers » nous dit Bruno. A l’altitude de 192 mètres, ce sera notre point culminant. 2010-02-04 Roquebrune-012
Ici le Balcon de la Méditerranée porte bien son nom, puisque nous apercevons la mer, hélas dans la brume. Devant nous, la baie de St Raphaël, dominée par le massif de l’Estérel.

Nous voici à présent sur la piste des Clapiers. Bruno marque une halte. Il regarde la carte. Un groupe de randonneurs s’agglutine autour de lui. Que leur raconte-t-il ? Les joies de l’orientation sur une carte IGN ? 2010-02-04 Roquebrune-013    

Nous reprenons la piste, en descente à présent. « On va arriver aux Nicoles » prévient Bruno. « Des Nicole(s), aujourd’hui on n’en a qu’une » remarque Marinette. « Mais non ! On en a deux : la Nicole à Gérard et la Nicole à Jean ! »

Nous marchons parmi les bruyères arborescentes. Les mimosas, c’est fini pour aujourd’hui ! Le chemin s’enfonce dans un petit vallon au sol parfois raviné. Nous franchissons un ruisseau et passons (sans les voir) sous les ruines des « N2010-02-04 Roquebrune-014icoles ».
Puis nous grimpons à nouveau.

Il est midi. « Si vous voyez un endroit propice, vous me le dites » nous dit Bruno. Il s’agit bien sûr d’un endroit propice au pique-nique.

Bruno grimpe un talus sur la gauche. L’endroit ne paraît pas terrible pour pique-niquer. Mais il nous fait signe de venir. « Venez voir, ça vaut le coup ! »

Qui a répondu « On s’en fout ! » ? Le blogueur ne mouchardera pas. Poussés par la curiosité, Gérard et Michel grimpent sur le talus et rejoignent Bruno. Pendant que le reste du groupe stati2010-02-04 Roquebrune-015onne sur le chemin.

Et que voyons nous ? Un magnifique figuier de Barbarie ! Si ce n’est que ça, ça ne valait pas le coup ! Mais ô surprise ! Le pied du figuier de Barbarie est un énorme tronc. Du jamais vu ! Vraiment, cet « Opuntia ficus-indica » extraordinaire méritait un détour. Et même plus : une randonnée à lui tout seul.
C’est quand même autre chose que des2010-02-04 Roquebrune-016 mimosas en boutons !
Ravis de leur découverte, Bruno, Gérard et Michel rejoignent le reste du groupe, manifestement totalement insensible aux merveilles de la nature.

Encore quelques minutes et nous nous arrêtons pour pique-niquer. Il est midi et quart. Nous avons bien marché ce matin. Vite et bien ! Sûr que nous ne rentrerons pas à la nuit.
Après un déjeuner bien arrosé (rosé ou rouge, au choix), voici le café, le gingembre, les petits biscu2010-02-04 Roquebrune-017its au chocolat. Jacky cherche désespérément un jeu de cartes.
Mais le temps est frisquet, le ciel reste bien nuageux. Nous ne tardons pas à lever le camp.

Nous nous dirigeons à présent vers le Nord. Devant nous s’étend la vallée de l’Argens. A droite, la vue est belle sur la baie de St Raphaël. Dommage qu’il y ait tant de brume. Bientôt nous longeons sur la droite le Golf de Roquebrune. Pour les besoins du golf, une nouvelle piste a été ouverte. Nous l’empruntons. Sur notre gauche, coule un ruisseau : la Vernède. Bruno s’arrête. « Ici, nous avons deux solutions » nous dit-il. « Soit nous franchissons le ruisseau par ce gué, soit n2010-02-04 Roquebrune-020ous allons un peu plus loin. La descente vers le ruisseau sera plus raide. Et le gué sera moins facile ». La réponse nous paraît évidente. Traversons ici.

Passage du gué, sans difficulté. Seul Bernard semble vouloir éviter l’obstacle. Et nous poursuivons notre route, toujours à un rythme soutenu.

Et voici là-bas, tout au fond, qu’apparaît un rayon de soleil. La voici enfin, l’éclaircie ! Le2010-02-04 Roquebrune-018s optimistes ont eu raison !

Nous regagnons rapidement nos voitures. Rendez-vous à notre café habituel de Roquebrune. A peine arrivés, un autre groupe de randonneurs vient s’installer sur la terrasse. Malgré l’affluence, chacun peut apprécier l’excellente qualité du service. C’est sûr, nous reviendrons. (Merci aux serveurs : Gérard et Maurice)

 

Merci Bruno pour cette agréable randonnée parmi les mimosas (presque) en fleurs.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard.

 

Encore quelques photos :

Ca gri2010-02-04 Roquebrune-007mpe
























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2010-02-04 Roquebrune-022Randonneurs






















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Et un mimosa en fleurs!



 

Prochaine randonnée :
Jeudi 11 Février à 7 H 00 :

PEILLON (06) Le Tour de La Pointe de Lourquière

Repas pris au restaurant : 20 €

Un agréable sentier nous conduira à PEILLON, village médiéval fortifié, perché contre une falaise et dominant la vallée du Paillon. C’est un véritable voyage dans le temps que nous vous proposons en arpentant les ruelles tortueuses coupées de passages voûtés et de larges escaliers conduisant à la Chapelle des Pénitents Blancs de 1495 et à l’église de la Transfiguration bâtie au XVIII ème  siècle.

Par un sentier muletPeillon2ier astucieusement tracé dans un adret ensoleillé, nous rejoindrons, après une rude montée, le point d’orgue de cette randonnée : l’ Auberge Saint-Martin qui nous proposera le menu suivant :

Apéritif de bienvenue, Pizza Pissaladière

Barba juan et ses petits farcis Niçois

Gigot d’agneau à la broche (Cheminée) Pommes de terre sautées et tomate à la provençale

Salade, Fromage, Tarte Tatin maison

1 bouteille de vin (rouge ou rosé) pour 3, Café

A la suite de cette légère collation, nous rejoindrons nos véhicules par une promenade digestive facile : (1 H)

Longueur : 10 Kms 815 – Dénivelée : 458 ms – Durée : 5 H. Niveau : Moyen Médio.

Coût  du trajet A. R. : 54 € 00. Responsable : Jean

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