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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 13:53

Rocbaron

2010-05-27 Rocbaron-002Aujourd’hui Jean nous emmène randonner à Rocbaron sur le Circuit des Crêtes. Nous quittons Boulouris sous de gros nuages noirs menaçants. Mais lorsque nous arrivons à Rocbaron, le ciel est bleu et le soleil brille. La journée promet d’être belle … et chaude !

Nous sommes 26. Jean nous présente le profil de la randonnée.

Mais parlons un peu de Jean. Il nous est arrivé ce matin, couvert de pansements. Il nous raconte : « Avant-hier, je faisais avec Bruno la reconnaissance de notre prochaine rando, à Thorenc. Et, pendant que Bruno faisait une pause technique, j’ai été attaqué par un chevreuil ». Et Jean nous raconte comment il s’est battu de toutes ses forces avec l’animal déchaîné. Chacun essayant d’étrangler l’autre !! Jusqu’à ce que le chevreuil finisse par s’enfuir après le retour de Bruno. Bruno qui, pour comble de malheur, n’avait pas pris son appareil photo !

Mais revenons à notre rando. « On est ici à Rocbaron, à 383 mètres d’altitude. Je passe sous silence cette petiRocbaronte montée. Puis nous aurons une descente très facile sur Puget-Ville. Ce sera notre point le plus bas. Puis nous monterons à la Tour du Défends. Après un replat, nous aurons une deuxième montée, assez raide, jusqu’au Pas de la Foux (alt. 458 m). Suivie d’une montée régulière jusqu’au sommet à 592 mètres. Et nous finirons par une descente régulière jusqu’à Rocbaron. C’est une rando de 16 km et 600 m de dénivelé ».2010-05-27 Rocbaron-001

Après la traditionnelle photo de groupe, nous quittons Rocbaron. Nous attaquons la petite montée. Qui ne mérite même pas le nom de grimpette ! Nous traversons un petit bois de chênes. Puis nous voici au col du Gros Clapier (alt. 433 m). Il fait déjà chaud. Heureusement nous sommes partis en tenue légère.

« On marche sur la route sur une centaine de2010-05-27 Rocbaron-005 mètres » nous dit Jean. « Soyez prudents ! » Puis un peu plus loin « Attention ! Mettez vous bien sur le côté droit ! » Nous nous rangeons sur le côté. Car voici une cavalière. Et chacun sait qu’un cheval peut être dangereux. Aujourd’hui Jean est prudent, très prudent ! Etonnant !

A présent nous longeons des vignes. Nous marchons en plein soleil, il commence à faire très chaud.2010-05-27 Rocbaron-006

« Le petit village sur la gauche, c’est Le Canadel » nous dit Jean. Et voici à nouveau des vignes et sur notre droite, un magnifique champ d’oliviers.

Avant d’entrer dans Puget-Ville, nous marquon2010-05-27 Rocbaron-009s une pause près du cimetière. Jean nous parle de l’église paroissiale que nous allons visiter : « Le 10 Novembre 1753, Mgr l’Intendant ordonne de transférer l’église, de la campagne où elle était au Bourg des Crottes. Mais ce n’est que 106 ans plus tard, en 1859, que la nouvelle église est consacrée. Et le Conseil Municipal ne se résigne qu’en 1874 à ordonner la démolition de l’ancienne église, devenue dangereuse.
L’église de 1859, construite avec les deniers municipaux, est une église de style néo-roman, à trois nefs, avec fausses croisées d’ogives, orientée sud-nord (et non ouest-est), à cause de la configuration du terrain et de l’obligation d’avoir le porche en face de la place. Le tympan porte en belles lettres 2010-05-27 Rocbaron-007noires, la devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité", qu’on y peignit après la loi de la Séparation de l’Eglise et de l’Etat (Décembre 1905)
».2010-05-27 Rocbaron-010

Il est 10 heures. Jean nous invite à faire la pause casse-croûte. Là-haut dans les bois, on aperçoit une tour en ruines. « C’est la tour sarrasine. On y passera tout à l’heure ».

Puis nous pénétrons dans Puget-Ville. « Ils vont faire du ski » dit un gamin en nous voyant passer. Sans doute trompé par notre allure sportive. Mais des skis, nous n’avons pris que les bâtons !2010-05-27 Rocbaron-029

Après une rapide visite de l’église, nous quittons Puget-Ville.

« On va attaquer la première montée … significative » nous annonce Jean. La montée est douce pour l’instant. Nous longeons une énorme canalisation. Puis nous la franchissons. Attention, la marche est haute !   

A présent la pe2010-05-27 Rocbaron-012nte se fait plus raide. Chacun monte à son rythme. La chaleur commence à nous atteindre. A l’arrière, Bruno siffle. Ce n’est pourtant pas le moment de s’arrêter, en pleine côte ! Et en plein soleil ! Un peu plus loin, nous marquons une pause. Bruno nous rejoint. Yvette a abandonné. Elle redescend avec Jacqueline. Nous ne les reverrons qu’à Rocbaron. Jean est désolé, lui qui avait prévu une boucle réduite pour les Petites Jambes. Nicole semble désemparée. Courage, Nicole ! Te voici avec les Grandes Jambes. Nous ne te laisserons pas tomber !  

Nous reprenons notre grimpette. « Elle est raide, mais pas longue » comme dit Jean. Tout est relatif !2010-05-27 Rocbaron-013

Nous atteignons la Tour sarrasine (alt. 320 m). Nous marquons une pause. Jean nous raconte : « Cette tour, appelée Tour de Faucon, Tour sarrasine ou encore Tour du Défends, remonterait au XIIè siècle. L’appellation Tour de Faucon viendrait de la famille des Faucon Glandeves qui possédait au 14ème siècle 30% de la seigneurie. E2010-05-27 Rocbaron-014lle est aussi dénommée Tour du Défends, car située sur une colline où la coupe du bois était due au propriétaire et dans lequel il était interdit de faire entrer des bestiaux. Enfin on a longtemps cru qu’elle avait été édifiée par les Sarrasins, d’où la mention sur certaines cartes de Tour Sarrasine. Cependant sa construction est postérieure à l’invasion de la Provence.
C’est une tour de guet de forme pentagonale. Elle assurait la liaison entre Bormes-les-Mimosas et Signes. En interdisant à l’ennemi toute possibilité de surprise, elle permettait d’organiser la défense.
Les tours pentagonales (5 côtés), ayant un bec tourné vers le secteur de l’attaque sont assez rares. Dans les Alpes Maritimes et le Var, on n’en compte que cinq
». 

Nous reprenons notre grimpette. Toujours aussi raide. A présent nous dominons la plaine et découvrons une vue magnifique sur notre gauche. Avec en premier plan le Massif des Maures et tout au fond la mer et les sommets qui dominent la rade de Toulon.2010-05-27 Rocbaron-015

« Attendez ! On va se regrouper à l’ombre ». Jean nous annonce : « On a fini la première montée ».

Après la montée, voici la descente. La piste est facile. Mais toujours en plein soleil ! Enfin nous arrivons en bas, au lieu-dit La Maire des Eaux (alt. 232 m).

« A présent, on va attaquer la deuxième monté2010-05-27 Rocbaron-016e. Nous allons grimper 200 mètres avant de parvenir sur le chemin de crête ». Nous attaquons cette deuxième grimpette. Elle mérite bien son nom, celle-ci. Le soleil est toujours de la partie. Jean nous accorde une pause. A l’ombre. En bas nous apercevons Puget-Ville.

Puis nous reprenons notre grimpette. Notre sentier, très étroit à présent, se faufile à travers les genêts (Attention, ça pique !) et les bruyères. Sous les chênes et les pins qui nous procurent un peu d’ombre. La pente est raide, très raide. « Nous arrivons à la résurgence » nous annonce Jean. Nous quittons le sentier sur une vingtaine de mètres et découvrons le ruisseau qui sort de la résurgence. Un maigre filet d’eau court dans les rochers avant de descendre dans le vallon. (Ce ruisseau proviendrait de la même nappe phréatique que le Trou du Bœu2010-05-27 Rocbaron-017f situé sur le plateau derrière le col de la Foux).

« Attention à ne pas glisser sur les rochers ! » prévient Jean. Seuls quelques-uns s’y risquent. Alice se rafraîchit dans l’eau claire. Et en profite pour éclabousser ses voisins. Gérard et Tony s’aventurent jusqu’à la falaise, d’où jaillissent les flots bouillonnants du ruisseau (après un gros orage peut-être !)2010-05-27 Rocbaron-019

Nous revenons sur nos pas et reprenons notre grimpette. Pour nous encourager, Jean annonce : « Dans dix minutes on va manger ». Nous passons au-dessus de la résurgence. Encore quelques mètres et nous voici sur le chemin de crête. « Nous allons suivre le GR 9 ».

Un magnifique panorama s’offre à nos yeux émerveillés : la forêt, la plaine, la mer, que c’est beau !2010-05-27 Rocbaron-022

Nous cheminons parmi les cistes, les chênes verts, les myrtes, dans un maquis illuminé de ci de là par les bouquets d’or des genêts. Splendide !

A l’arrière, les botanistes (Jean-Louis, Jean-Marie, Nicole, Bruno) pren2010-05-27 Rocbaron-023nent le temps d’admirer les fleurettes. Pa2010-05-27 Rocbaron-031rmi les quelles de superbes coquelicots et valérianes, des chèvrefeuilles. Et plus rares, des nigelles (Nigella arvensis, sans doute).

Enfin nous nous arrêtons pour pique-niquer. Notre groupe se disperse, chacun s’installant à l’ombre d’un bosquet. Un peu d’ombre, une légère brise et du soleil, quel temps merveilleux !

Nous savourons notre déjeuner. Mais après le rosé, le café et le gingembre, il nous faut repartir. Nicole réclame une photo de groupe. La voici.2010-05-27 Rocbaron-021

Nous reprenons notre chemin de crête. Le plus souvent en plein soleil. Seuls quelques arbustes nous procurent une ombre bien maigrichonne.

Accablés de soleil et de chaleur, nous marchons en silence. Le chem2010-05-27 Rocbaron-024in longe la falaise, avec par endroits des à-pic impressionnants. Et toujours le même panorama magnifique sur notre gauche.

Jean nous arrête pour une petite pause à l’ombre. « Ici, il y a deux possibilités » nous dit-il. « Soit nous continuons le parcours sur la crête. Il y a 100 mètres à monter jusqu’au sommet. Soit ceux qui le souhaitent peuvent contourner le sommet. Je resterai avec le deuxième groupe ».

Nous nous répartissons en deux groupes : 12 dans chacun.

Joël emmène le premier groupe vers le sommet. Nou2010-05-27 Rocbaron-026s suivons un petit sentier qui se faufile à travers un bois de chênes verts. Il fait toujours aussi chaud et nous faisons de temps en temps une petite halte à l’ombre. Nous atteignons le point géodésique qui signale le sommet des Terres Blanches (alt. 592 m) puis attaquons la descente. Quelques minutes plus tard nous 2010-05-27 Rocbaron-027rejoignons le reste du groupe.

Les habitués de la belote ont attaqué une partie. Les autres sont assis à l’ombre. Jean nous accorde à tous un repos de quelques minutes. Serions-nous tous éprouvés par la chaleur ?

Puis nous entamons la descente « régulière » vers Rocbaron. Descente sur un sol caillouteux par endroits et toujours sous un soleil de plomb. Aussi sommes-nous très heureux de regagner nos voitures, d’abandonner nos chaussures de marche.

Et d’aller prendre un pot bien mérité à 2010-05-27 Rocbaron-030Rocbaron. Une très belle journée s’achève …

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée, sur le Circuit des Crêtes.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Encore quelques photos :

Tony et 2010-05-27 Rocbaron-004Jean

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2010-05-27 Rocbaron-008 

 

Pause avant Puget-Ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Quel tuyau !

 

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Alice se rafraîchit

 

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Tony et Gérard surpris par Bruno
 
2010-05-27 Rocbaron-025

Il fait chaud !

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Pause à l’ombre

 

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2010-05-27 Rocbaron-033

 

 

 

 

 

 

 

Encore des fleurs

 

 

 

 

 

 

Prochaine randonnée :  
Jeudi 3 juin à 7h 00 : THORENC (06) Le Pic de L’Aiglo
Au départ de THORENC, station climatique réputée depuis le 19ème siècle, qui éparpille ses maisons résidentielles dans un paysage alpestre et boisé, nous rejoindrons le Col de Bleine à 1439 mètres. Et, par un parcours très aérien dominant au Sud la grande dépression de Thorenc et du Plan de Peyron et au Nord la profonde entaille de la Gironde et de l’Estéron dont les eaux coulent 1100 mètres en contrebas, nous atteindrons le point culminant du parcours : Le Pic de L’Aiglo à 1644 mètres. Tour d’horizon garanti !

 

Retour par le même itinéraire qu'à l'aller avec visite du village de Thorenc.

L : 11 Km 778, Dh : 580 m, D : 4 H 30. Niveau : Moyen Medio.

Repas sorti du sac

Responsable : Jean Borel : 06.68.98.13.62

Coût du trajet A. R. : 156 Km x 0 € 20 = 31 € 20 + 4 € 80 (péage autoroutier) = 36 € 00

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 12:43
Saint Cezaire sur Siagne

 

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-7Aujourd'hui Roland nous conduira à St Cezaire pour une rando classique…et facile. Une quinzaine de kilomètres et une dénivelée de 600 m, visite du village comprise. Oui Marie, je n'ai pas oublié la remontée des Puits de la Vierge!

Roland avait retenu le parking du café du pont de la Siagne, heureuse précaution car il n'est pas facile de stationner dans cette boucle de la D 562, à l'entrée dans les Alpes Maritimes.

26 marcheuses et marcheurs se rassemblent autour de Roland pour sa présentation de la rando.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne- 50

Après avoir remercié tous les participants qui avaient pris des nouvelles de sa santé, il nous explique "nous allons monter tranquillement jusqu'au village que nous prendrons le temps de visiter et où nous aurons notre pique-nique. Nous parlerons be2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-6aucoup de l'eau, nous en verrons beaucoup et…j'espère que vous avez prévu le shampoing pour la douche de cet après-midi. D'autre part, nous allons aussi rencontrer de nombreuses fleurs tout au long de la montée. Enfin, nous sommes près de la Bambouseraie du Mandarin que nous pourrons visiter, si vous le souhaitez, bien qu'elle soit fermée, nous en reparlerons à midi".

L'histoire de la douche en laisse plus d'un(e) perplexe, la météo est bonne, le temps est superbe, il n'y a aucun risque de pluie !

Après la photo de groupe, à 9 h tapante, 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-44nous commençons cette progression par une montée un peu raide sur 500 m, en contournant les quelques habitations autour du café. Première surprise,  My God !, une cabine téléphonique rouge, made in England dans un potager.

Très vite, nous allons rencontrer notre premier ruisseau qui cascade sous la végétation. Puis ce seront les premières fleurs, bleues, très fines, garnissant les bas côtés du chemin, des Aphyllante de Montpellier.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-33 Pas encore très ouvertes, nous en rencontrerons d'autres dans l'après-midi, plus épanouies.

Un petit lavoir bien caché dans la végétation permet à Roland de nous préciser que nous aurons l'occasion d'en voir d'autres, plus près du village mais néanmoins pas facile d'accès aux ménagères de jadis. Nous descendons maintenant vers la chapelle St.Saturnin, restaurée il y a quelques années. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-8C'est une chapelle du 12ème siècle, dédiée à St. Saturnin, martyr chrétien du 4ème siècle. Les pénitents y font pèlerinage le lundi de la Pentecôte. A cinq jours près, nous étions pèlerins.

C'est une chapelle en berceau plein cintre. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne- 13Elle est précédée d'un porche à voûtes d'arêtes soutenu par un pilier central ce qui le rend très particulier : manque de confiance des bâtisseurs dans la solidité de la voûte ?

 Il est 10 h, 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-45nous profitons de cet arrêt pour faire la "pause banane".

Nous reprenons notre progression par une montée facile, à l'ombre, jusqu'au canal de la Siagne qui alimente en eau potable les pays grassois et cannois. L'eau a toujours manqué dans ces régions méditerranéennes et après plusieurs études, ce canal fut construit entre 1862 et 1868. C'est un ouvrage important en maçonnerie de 50 km environ. Dans sa partie supérieure il est découvert et de nombreux petits ponts permettent de le traverser.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-12 

Petit arrêt à la fontaine d'Amic qui approvisionne un lavoir. Celui-ci était l'unique lavoir du village avant que l'eau n'y parvienne. Situé à 100 m plus bas et à une distance de 1 km environ, imaginez-vous Mesdames, aller laver les chemises de vos hommes au 19ème siècle !

A la cote 281, nous quittons notre chemin pour monter au village. 200 m de dénivelée sur un petit kilomètre, ce n'est pas un exploit mais il ne faudra pas trop foncer, d'autant plus que nous sommes en plein soleil et qu'il chauffe maintenant, le bougre.

En queue de peloton, Jean-Louis, Bruno et Jean-Marie vont prendre leur temps en herborisant. Jean-Louis va nous faire découvrir la rue , plante abortive à odeur très désagréable (il fallait beaucoup de motivation aux 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne- 51filles qui avaient pêché pour l'utiliser) et une fleur assez commune que nous n'aurions jamais citée dans le blog mais dont le nom a lui seul mérite le détour : urosperme de Daléchamps. La 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-14graine ou plutôt le fruit, se termine par une sorte de queue, long bec creux et élargi ce qui est  l'origine de son nom.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-52Nous y découvrirons aussi plusieurs variétés d'orchidées sauvages : toujours difficiles à identifier vu la richesse de cette famille de plantes mais assurément pour l'une d'elle Orphis ciliata. Toutes ces orchidées sont de petite taille et difficiles à photographier.

Enfin après la classique Lavater nous tombons sur une fleur inconnue que Jean-Marie qualifiera de glaïeul et que Jean-Louis2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-16 identifiera définitivement comme le Gladiolus illyricus Koch,  le glaïeul d'illyris.

 

Merci Internet que ferions-nous sans toi !

 

Nous poursuivons notre

  " chemin montant, caillouteux, malaisé,
                                          

Et de tous les côtés au Soleil exposé,"

 

comme aurait dit M. de La Fontaine (un peu retouché…et sans mouche) et nous apercevons enfin le village. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-21Il reste encore 75 m de dénivelée à franchir. Il est impressionnant vu d'ici avec ses maisons accrochées à la falaise et dont on ne voit que la première rangée. Encore un effort.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-17Juste avant d'arriver au village, Roland nous arrête devant une grosse touffe de Compagnon blanc, variété de silène (Silene latifolia)   . Ses fleurs blanches qui peuvent être jusqu'à dix par pieds, sont très odorantes le soir. Il a une particularité pour se reproduire en évitant la "consanguinité" : plante dioïque.

Ouf ! nous sommes arrivés et Roland nous conduit d'abord sur l'esplanade de la table d'orientation.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-50 Vue superbe sur la Siagne qui serpente 370 m plus bas et ses gorges recouvertes de forêts. On distingue parfaitement le Mont Vinaigre et le pic de l'Ours dans l'Esterel.

Roland nous précise : 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-0" La Siagne est un fleuve côtier arrosant les départements du Var et des Alpes Maritimes, frontière entre les deux départements. Longue de 44 km, elle prend sa source sur la commune d'Escragnolles à 1435 m d'altitude et rejoint la Méditerranée à Mandelieu. Une partie de ses eaux, outre le Canal rencontré précédemment alimente le lac de St.Cassien. Son débit est important et assez constant.

Concernant l'histoire du village, elle remonte à une période se situant entre le néolithique et l'âge de Bronze.

D'après une tradition locale et non fondée, en 49 avant J.-C., Jules César aurait établi un poste d’observation à l'emplacement du 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-20village de Saint-Cézaire ainsi qu’une enceinte fortifiée et des granges à blé pour ravitailler troupes et populations. De cette époque daterait le pont des Gabres ou des Tuves. C'est par le premier que nous allons traverser la Siagne cet après-midi et le chemin que nous emprunterons permettait de commercer avec les villes de la côte.

Césaire fut abbé de Saint-Honorat avant d’être promu archevêque d’Arles au VIe siècle. Une étymologie controversée fait remonter le nom du village aux greniers de César. Au IXe siècle, les moines de Lérins acquièrent les terres du village qui prend alors son nom définitif. Organisés en prieuré, ils poursuivent l’action des Romains :2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-3 la culture, l’éducation, et les soins portés à la population. La chapelle Notre-Dame de Sardaigne, construite sans doute sur les restes d’une ancienne abbaye devient l’église du village.

Au début du XIVe siècle, devant la menace des bandes armées, les habitants dispersés dans les hameaux préférèrent se replier sur le village en une véritable agglomération fortifiée. De cette époque, nous pouvons encore contempler les puits de la Vierge.

Au XVIe siècle, l’économie est florissante, la population augmente (plus de 500 habitants), on construit hors les murs du village médiéval. Les moulins sur la Siagne sont très actifs : blé, huile d’olive.

Le noyau actuel a conservé sa physionomie féodale. Pendant deux siècles, 500 habitants vécurent ainsi repliés avec leurs bêtes et leurs récoltes (88 maisons). De ce fait, ils s’épargnèrent les grands fléaux de l’époque : les guerres et la peste.

Des troupes de tous ordres, alliées ou ennemies y logèrent sans trop de dégâts.

Au milieu du XVIIIe siècle, la population dépasse le millier d’habitants et le cheptel compte plus de 2 000 moutons (des battues sont organisées contre les loups). Les hameaux se sont reconstitués : certains comprennent une soixantaine d’habitants.

cf Wikipédia..

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-25Passage devant le nouveau lavoir alimenté depuis 1868 par un système de siphon à partir du canal, quel progrès ! Pourtant nos compagnes font un peu la moue, manifestement elles préfèrent leur lave-linge.

 Nous rejoignons le jardin public où nous allons squatter tous les bancs, sauf un, occupé par les vieilles du pays, pour pique-niquer.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-23 Les jardiniers sont partis mais ils ont bien remué la terre des massifs et selon les sautes du vent, nous allons, par le nez, nous sentir vraiment à la campagne.

Alors que les joueurs de carte s'installent, Roland nous propose d'aller visiter les curiosités du village quand un grand bruit nous attire sur le trottoir. Un fourgonnette sans chauffeur, vient brutalement de s'arrêter contre un poteau indicateur, fauchant au passage une borne encastrée dans le sol. Frein à main oublié, la voiture a parcouru 50 m. Heureusement qu'il y avait un poteau ! Le pare-choc est complètement détruit. Après que la propriétaire soit venue retirer son véhicule, Gérard, précautionneusement remettra la borne en place…mais il faudra à nouveau la sceller. Bravo pour ce geste civique !

"Qui veut visiter la bambouseraie" demande Roland ? Seulement cinq bras se lèvent. Pas assez de participants, il téléphone pour annuler.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-26Commençant notre tour nous nous rendons près des Puits de la  Vierge, au nombre de 9. Ils sont alimentés par une nappe phréatique dont le niveau ne baisse que d'un mètre en été. Puis nous remontons vers la chapelle romane dédiée à Notre Dame de Sardaigne ( que vient faire ici cette Vierge ?). C'est un bel édifice à nef unique divisée en trois travées. A l'origine, elle faisait partie d'une abbaye construite sur le cimetière actuel. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-28Une urne funéraire découverte au 19ème siècle, utilisée comme abreuvoir pendant un temps, y fut déposée. Elle contenait les cendres de Marcus Octavius Népos qui mourut le jour de ses 18 ans ainsi que le précisent les inscriptions sur l'urne.

2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-29Quelques participants jetteront un coup d'œil sur l'église Saint Cézaire datant du 18ème

Siècle. Elle possède un joli retable doré à la feuille. Vandalisé il y a quelques années, on ne peut s'en approcher hors des offices. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-24

Quelques fresques et cadrans solaires complètent les éléments remarquables de ce village que nous allons quitter en empruntant le même chemin jusqu'à la cote 281 mais nous prendront une direction nord pour rejoindre la Siagne.

 

Ultimes recommandations de Roland : "rallongez vos bâtons et n'utilisez pas les dragonnes"  Descente en lacets, assez raide. Au passage nous découvrons les ruines d'un ancien moulin et de son bief. Il ne reste que l'emplacement de sa roue : gigantesque.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-34

 

Lorsque nous arrivons en bas et que la Siagne d'une belle couleur verte apparaît entre les arbres, nous comprenons les allusions à la douche. En effet, si nous avons l'habitude de traverser des ruisseaux à gué en nous mouillant plus ou moins les pieds , ici l'eau passe au-dessus du chemin…et de l'eau, aujourd'hui il y en a. Pour traverser ce passage, différentes solutions seront envisagées par chacun, selon son équipement. 2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-46Du torse nu d'Henri au poncho d'Yvette en passant par le parapluie de Jacky, vous pouvez imaginer toutes les variantes.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-42 Bien entendu le résultat ne fut pas le même à l'arrivé. Le moins favorisé dans cette opération fut Roland qui dû rester pendant la traversée de tout le groupe, un peu à l'abri sous le rocher mais,  trempé jusqu'aux os, il dut se changer complètement.

 

Sortant de la cascade, nous débouchons sur le pont des Gabres ou des Tuves, charmant pont romain dans un délicieux environnement.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-47 Chacun se remet de sa traversée "aquatique" et nous repartons plein sud en bordure de rivière. Superbe couleur. Jacky, notre spécialiste de la truite, recherche ses petites bêtes préférées. En vain.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-39

Le chemin est facile et nous arrivons rapidement au barrage. Celui-ci est assez important pour une petite rivière. Son rôle, outre de régulariser le débit, est principalement de détourner une partie de l'eau ver le lac de St.Cassien. Pour cela, un énorme canal, complètement fermé sort du barrage. Nous allons le longer pendant près d'un kilomètre jusqu'à ce qu'il disparaisse pour traverser des collines.2010-05-20-St Cezaire sur Siagne-41

Il ne nous reste plus que 2  kilomètres à parcourir mais le sentier étroit a été tracé sur une terre glaiseuse et nous avons à contourner d'énormes flaques boueuses. Bon, les chaussures et les bas de pantalon auront droit ce soir à un bon nettoyage.

Nous commençons à entendre les bruits de la civilisation et en particulier celui de la route. Voilà, nous sommes arrivés.

Le pot est pris au café dont le parking a accueilli nos voitures ce matin. Alice nous avait confectionné des petits panés au raisin, recette de sa belle-mère. Délicieux. Merci, nous avons vidé toute la boîte.

 

Merci Roland pour cette belle balade, bien documentée comme d'habitude. Quant à la douche, pour la prochaine fois, fais la chauffer s'il te plait.

 

Merci aux photographes : Jean, Jean-Marie, Gérard, Bruno, Claude.

 

La semaine prochaine,

  -Jeudi 27 Mai à 7 H 00  :  ROCBARON ( 83 ) – Le Circuit des Crêtes .

 

Agréable parcours au départ de Rocbaron, en visitant le village de Puget-Ville ( notamment son église paroissiale de 1859 et sa devise républicaine inscrite sur le tympan ) nous2010-05-20-Puget-54 permettra de découvrir la Tour Sarrasine du Défends, datant du 12 ème siècle, et d’atteindre par un sentier quelque peu pentu et escarpé le G R 9 sur le chemin des crêtes ménageant de magnifiques points de vue sur le Massif des Maures et les différents reliefs dominant la rade de Toulon .

L :15 Km 491 , Dh :590 m ,D : 4 H 30 . Niveau : Moyen Alto

Repas sorti du sac .

Responsable : Jean Borel 

 

Quelques photos en bonus :

 

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  La chapelle St.Saturnin

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   Ouf ! on arrive.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   Massif le château d'eau !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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    En pleine nature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Passage humide 

 

 

 

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  Ces deux-là ont besoin de se faire sécher le dos. Pourquoi ?

 

 

 

 

 

  Quelle couleur !

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 15:27

Notre-Dame des Maures

00001.JPGAujourd’hui Bruno nous emmène randonner à Notre-Dame des Maures près de La Londe-les-Maures.

Cette randonnée nous fera découvrir « un géant du fond des âges », le dolmen de Gaoutabry.  

Nous nous retrouvons 22 randonneurs au hameau de Notre-Dame des Maures. Il fait un peu frais pour l’instant mais la météo nous promet un temps plutôt ensoleillé. Gérard a adopté la tenue d’été : le bermuda. Il est le seul. A-t-il eu raison ?2010-05-13 Notre-Dame des Maures-001

Avec l’aide de Tony, Bruno nous présente le profil de la rando. C’est un parcours de près de 19 km et 670 m de dénivelé qui nous attend. Pour les Petites Jambes, il a prévu un parcours réduit : 5 km et 200 m de dénivelé en moins.Dolmen-de-Gautabry.jpg

Nous démarrons. Une minute plus tard, nous passons près d’une propriété. « Tiens, regardez les poulets ! » s’exclame Daniel. Aussitôt le voici qui part en glissade, exécutant un splendide salto avant (selon un amateur de chute artistique). Mais, trêve de plaisanterie, Daniel a trois phalanges bien endommagées. Bruno se porte à son secours et lui prodigue les meilleurs soins. Toujours efficace comme d’habitude.

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-003La « pause infirmerie » étant terminée, nous empruntons la piste qui conduit au dolmen de Gaoutabry. La pente est douce et régulière. N’empêche, nous commençons vite à avoir chaud. Une « pause effeuillage » s’impose.  Bruno en profite pour nous parler de Notre-Dame des Maures : « Ne cherchez pas la chapelle Notre-Dame des Maures, construite au Xème siècle. Il n’en reste rien ! Si ce n’est le nom donné à ce charmant hameau ». Voilà. La chapelle, c’est fait. A2010-05-13 Notre-Dame des Maures-020llons voir maintenant le dolmen !

C2010-05-13 Notre-Dame des Maures-007hemin faisant, Bruno nous fait remarquer le balisage placé sur certains arbres et symbolisant un dolmen.

Nous continuons notre grimpette. « Nous étions à 122 mètres au carrefour » nous précise Bruno. Nous marchons parmi les fleurs : bouquets de cistes, asphodèles, buissons de genêts. La nature est en fête en ce joli mois de mai ! 

Nous marchons à présent en plein soleil. C’est le moment de faire la « pause pho2010-05-13 Notre-Dame des Maures-006to de groupe » (pause n° 3). 

Nous reprenons la montée jusqu’à un embranchement. « Ici, il y a deux solutions » nous dit Bruno. « A droite vous avez ce chemin caillouteux. Et à gauche ce petit sentier ». Pas assez bucolique le petit sentier ! Nous lui préférons le large chemin bien ensoleillé. Après le temps humide que nous avons eu ces derniers jours, profitons du soleil.

E2010-05-13 Notre-Dame des Maures-008nfin nous atteignons le dolmen. Juché sur un bloc rocheux, Bruno nous en conte l’histoire : « Nul besoin d’aller en Bretagne pour voir des dolmens et des menhirs. Bien au contraire : c’est en Midi méditerranéen qu’on en trouve le plus. Le dolmen de Gaoutabry fut découvert en 1876. Plus petit que ses homologues celtiques, il présente une chambre sépulcrale de 6 mètres de long pour 1,50 mètre de large. Cette tombe a été creusée sous un tumulus rocheux, ses parois étant composées de 24 dalles de schiste dressées et de murets de pierre sèche. Comme dans tout dolmen, elle avait pour fonction d’abriter les défunts de la tribu. On a retrouvé ici 34 squelettes. Ainsi que de véritables trésors, comme des perles en pierre de serpentine et en cristal de roche ».

Après la « pause culture », nous enchaînons sur la « pause banane ». Nourritures de l’esprit, nourritures du corps….

Nous reprenons notre chemin qui grimpe gentiment. Sur notre gauche nous découvrons une vue magnifique sur la mer et les îles d’Hyères. Dommage, l’horizon est un peu brumeux. 2010-05-13 Notre-Dame des Maures-012

Puis nous atteignons un carrefour de cinq chemins. « Nous sommes à 208 mètres ». Grâce à Bruno, il n’est pas besoin de carte ou de GPS pour suivre la progression de notre Ascension. Ascension ? Eh oui, c’est en grimpant que nous la célébrons. Parmi les cinq chemins nous choisissons celui qui grimpe le plus. Nous progressons à présent à flanc de colline sur une large piste. Le soleil brille de tous ses feux.

C’est alors que Bruno nous arrête pour la « pause séparation » (n° 6). « Ceux qui veulent faire le grand parcours, groupez vous près de Daniel ! » Les autres, baptisés aujourd’hui « Moyennes Jambes », vont avec Jacqueline. Nous sommes 11 dans chaque groupe. Quelle belle répartition ! Par contre, une seule randonneuse (Françoise) dans le premier groupe, c’est peu. Mais … quelle randonneuse !  2010-05-13 Notre-Dame des Maures-013

Jacqueline prend la tête des Moyennes Jambes. Bruno lui décrit le parcours et lui indique le lieu de rendez-vous. Est-ce bien clair, Jacqueline ? Apparemment, oui. « Surtout, ne vous pressez pas ! » ajoute Bruno. Et de préciser : « Attendez nous pour manger ! ».

Les deux groupes se séparent. Nous attaquons une large piste. Un engin de travaux publics est resté là, au repos en ce jour d’Ascension. En effet la piste vient d’être élargie, afin de mieux lutter co2010-05-13 Notre-Dame des Maures-014ntre les incendies.

« Nous sommes sur la piste de l’Anguille » nous dit Bruno. Pourquoi Anguille ? Peut-être parce que la piste ondule à flanc de coteau, telle une anguille.

Pour une belle piste, c’est une belle piste ! On dirait un tracé d’autoroute. On en vient à regretter les petits sentiers resserrés, les draïouns chers à Bruno.

E2010-05-13 Notre-Dame des Maures-017nfin nous quittons l’autoroute. Nous descendons sur la droite à travers le talus. Puis nous rejoignons une piste de taille plus modeste. A présent le sol est caillouteux et la pente devient raide. Nous passons par des hauts et des bas. Puis la côte se fait encore plus raide.2010-05-13 Notre-Dame des Maures-018

Bruno nous accorde une courte pause à l’ombre, dite « pause boisson ». « Il ne reste plus que quatre courbes de niveau à franchir » nous dit Jean-Marie. Traduction : il nous reste encore 40 mètres à gravir.

Nous 2010-05-13 Notre-Dame des Maures-022reprenons notre raidillon caillouteux et toujours bien ensoleillé. Nous apercevons sur la droite le sommet rocheux. La vue est belle mais nous n’avons plus le temps de nous arrêter pour admirer le paysage.

Nous attaquons à présent la descente, plein Sud, sur la piste de Notre-Dame des Maures que nous avons retrouvée.2010-05-13 Notre-Dame des Maures-024

Nous descendons à vive allure. Certes, nous commençons à avoir faim. Mais est-il besoin de cavaler ainsi ? Les Moyennes Jambes sont raisonnables. Elles nous attendront bien pour manger. Nous progresso2010-05-13 Notre-Dame des Maures-019ns au milieu des fleurs. Encore faut-il avoir le temps de las admirer : cistes à feuilles de sauge, aux fleurs blanches tâchées de jau2010-05-13 Notre-Dame des Maures-032ne, cistes cotonneux aux fleurs roses, cistes de Montpellier aux fleurs blanches en bouqu2010-05-13 Notre-Dame des Maures-034ets. Sans oublier les asphodèles, les genêts,  les lupins bleus, les fleurs d’ail sauvage et les chèvrefeuilles. 

Nous voici parvenus en bas de la descente. Quand tout à coup nous parviennent des voix, là-bas sur la droite. Seraient-ce les Moyennes Jambes ? « Ce n’est pourtant pas le lieu de rendez-vous que je leur avais indiqué ! » s’étonne Bruno. Puis il leur crie : « Reprenez la route ! Le rendez-vous est plus loin ! »

Et il nous précise : « Il nous faut franchir encore deux gués ». Nous poursuivons notre chemin, suivis à distance par les Moyennes Jambes. Nous voici au lieu-dit « Maupas ». Puis sur la droite, nous découvrons un emplacement ombragé. Il fera bien l’affaire pour notre pique-nique.

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-025Nous nous installons et sommes très vite rejoints par les Moyennes Jambes. « Comment s’est passée votre randonnée ? » leur demandons-nous. La réponse est : « Cela fait près de deux heures que nous vous attendons ! » Nous n’en saurons guère plus. Si ce n’est que Jacqueline a bien respecté les consignes de Bruno : elle n’a pas mangé. C’est bien la seule ! Les autres s’excusent platement : « On voyait venir de gros nuages noirs. On a préféré manger tout de suite ». Pour ce qui est du parcours, « il était court, il é2010-05-13-Notre-Dame-des-Maures-035.jpgtait facile ».

Enfin, Nicole nous dévoile le meilleur : « Tout à coup sur le bord du chemin, que vois-je ? Une tortue ! La fameuse Tortue des Maures ! » Nous apprenons que Claude n’hésita pas à empoigner la tortue, pour mieux l’observer. « Attention, ça mord ! » lui dit Marcel. Dommage que Bruno ne soit pas présent. Il aurait décrété une « pause tortue » et nous aurait conté son histoire : « La tortue d'Hermann (Testudo hermanni) est l'unique tortue terrestre en France. La tortue d'Hermann atteint 20 cm. Sa longévité est importante : 80 ans. C'est une espèce diurne qui s'expose au soleil le matin, se cache aux heures les plus chaudes et reprend son activité en soirée. Et elle est herbivore ». Ne crains donc rien, Marcel.

Après notre déjeuner, qu’il serait agréable de faire une petite sieste au soleil ! Malheureusement la route est encore longue. Il nous faut repartir. Nous descendons le vallon de Tamary. Le2010-05-13 Notre-Dame des Maures-026 chemin est agréable, nous longeons un vignoble. Tout à coup Jean-Marie et son GPS nous disent : « On a raté le chemin, là sur la droite ». Bruno remonte voir. Tandis que Rémy, notre serre-file, est d’avis que le chemin part un peu plus bas sur la droite. Mais Bruno nous appelle, il a trouvé le départ du sentier. Nous remontons et attaquons ce nouveau sentier.  2010-05-13 Notre-Dame des Maures-027

Un peu plus loin, Bruno nous arrête. Pour une « pause orientation ». Le Comité des Sages (Daniel, Jean-Marie, Marcel) se réunit autour de lui, sous le regard amusé de Michel. Après examen des cartes, GPS et autres boussoles, le Comité nous annonce sa décision : Nous allons redescendre. Pour mieux remonter ! Direction Nord-Ouest !

Nous attaquons à présent une bell2010-05-13 Notre-Dame des Maures-030e montée en plein soleil. Il fait chaud. Gérard apprécie sa tenue d’été. Il n’empêche que tout le m2010-05-13 Notre-Dame des Maures-031onde a le sourire. Nous sentons sans doute que l’arrivée est proche. En effet, après cette longue grimpette, il ne nous reste plus qu’une longue descente suivie d’un long chemin au milieu des vignes. 

Voici enfin nos voitures. Après avoir quitté avec bonheur nos chaussures de marche, nous partons pour La Londe, prendre un pot bien mérité.

Une belle journée s’achève …

 

Merci Bruno pour cette belle randonnée, dans le cadre sauvage des Maures.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie, Gérard, Bruno.

 

Encore quelques photos :

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2010-05-13 Notre-Dame des Maures-005Grimpette

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-009Vue du dolmen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2010-05-13 Notre-Dame des Maures-015Blogueur et serre-file

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  

2010-05-13 Notre-Dame des Maures-016Descente

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    

 

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Sommet rocheux

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Il fait chaud !2010-05-13 Notre-Dame des Maures-029

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Et encore des fleurs 

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Prochaine randonnée : Jeudi 20mai à 8h00 : Autour de la Siagne et St Césaire

Nous partons pour une rando facile et ensoleillée autour de la Siagne. (La Siagne est un fleuve côtier français arrosant les départements des Alpes-Maritimes (57%) et du Var (43%), et qui matérialise partiellement la limite entre ces deux départements).
Nous débuterons la journée depuis le « Pont de la Siagne » pour un parcours de 13 km 800 et un dénivelé de 370 m.
Nous nous arrêterons à la Chapelle St Saturnin, puis nous cheminerons rive gauche de la rivière en traversant des plantations d’oliviers sur de nombreuses « restanques » ou « bancau ». Le terme provençal bancau (prononcé bancaou) (en languedocien bancal), signifie au sens propre «plate-bande», «planche cultivée».
Quelques 300m «de positifs» (plus pragmatique : ça monte !!) pour atteindre le village de St Césaire sur Siagne. (Village du Var, rattaché aux Alpes-Maritimes en 1860). Nous découvrirons l’église, la chapelle provençale du 12ème siècle, un sarcophage de l’époque gallo romaine ou autres anciens lavoirs.
Sur le chemin du retour nous passerons par le pont des Tuves et le barrage sur la Siagne et nous longerons le canal avec la traversée des petits ponts « sympas » par endroits.
Repas sorti du sac. Coût du trajet : 20 €
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