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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 08:00

BAUDUEN- Le lac de Ste.Croix

 

nullDepuis quelques jours, la météo sur le Haut-Var était fort changeante. Le nord de notre département était à la limite du mauvais temps. Mais la dernière prévision était plus optimiste : soleil et nuage le matin, couvert sans pluie l'après-midi.

C'est pourquoi 20 marcheuses et marcheurs se sont retrouvés autour de Jean BOREL qui nous avait organisé une belle rando au bord du lac de Ste.Croix avec 18 km et 400 m de dénivelé.  En ce matin du 5 Novmembre, à 8 h30, la  température est de  2° (ouille-ouille !) malgé un  soleil radieux.

Il nous manque deux marcheurs, Nicole et Francis qui se sont trompés d'heure : 7 h 30 au lieu de 7 h.
 
Non Francis, pour un départ de 18 trous, tu ne nous aurait pas fait ça.


Ils ne savent pas où est le départ et ne possèdent pas la carte de la randonnée. Par téléphone Jean  leur a donné quelques détails mais aujourd'hui nous ne partons pas d'un village, mais d'un bord de route en pleine campagne, pas facile à trouver.null

Nous les attendons un petit peu en prenant quelques photos du groupe et en écoutant notre guide présenter notre itinéraire. Jean en profite aussi pour présenter un nouveau couple qui nous avait déjà accompagné la semaine dernière, ALICE et JEAN-LOUIS. nullNous leur souhaitons la bienvenue.
Mais il faut quand même penser à  partir car la rando est longue et le jour baisse vite à cette saison. Bruno se propose de les attendre mais le groupe proteste car nous ne sommes pas certains qu'ils retrouveront nos voitures. Sur ce plateau, le téléphone ne "passe pas", impossible de les contacter. Finalement Jean colle une carte sur sa vitre arrière, au cas où (!) et  Bruno nous rejoint, sage solution : nous avons déjà deux marcheurs dans la nature ce n'est pas nécessaire d'en rajouter un troisième.

A 8 h 50 nous attaquons notre rando par une piste facile. Pour une fois, nous commençons par 3 km de plat, bonne façon de s'échauffer…car il ne fait vraiment pas chaud, n'est-ce pas Claude !null
Nous cheminons dans une forêt de petits chênes ayant déjà pris de belles couleurs automnales.

Changement brutal de direction, Jean BELLACHES et Françoise qui s’étaient échappés et avaient dépassé le guide doivent faire demi-tour, Jean BOREL les ayant laissé poursuivre tout droit, petite plaisanterie qu'il apprécie beaucoup et  sait utiliser comme "pédagogie douce". Aussi, brutal changement de type de chemin.null Nous abordons une descente assez raide, caillouteuse et rendue glissante par la terre mouillée : il a plu hier comme l'attestaient les grandes flaques du chemin précédent.

 

Face à nous, premiers aperçus sur les falaises des Gorges du Verdon et le village d'Aiguines d'où certains d'entre nous ont gardés quelques souvenirs épiques, mais nous en reparlerons. nullNous poursuivons notre descente sans une chute. Au cours de la pause banane, faite à l'issue de la descente, Jean parvient à contacter Francis et Nicolle. Ils sont à Salles-en-Verdon et nous rejoindront à Bauduen pour le pique-nique. Heureusement que Bruno ne les avait pas attendus.

 Nous arrivons au bord du lac. Premier ravissement des yeux et bien sûr nombreuses photos ( au soir de cette randonnée j'en aurai d'ailleurs 178 "en portefeuille" : que l'embarras du choix !).null

Ce lac, nous le connaissons tous mais souvent à une saison où il est très fréquenté. Aujourd'hui, nous l'avons pour nous, rien que pour nous.

Et nous allons cheminer ainsi sur une large piste, très "confortable". Le lac est à notre droite, d'un bleu vert, caractéristique des eaux du Verdon à cette saison. Il fait la limite entre le Var où nous sommes et les Alpes de Haute Provence.   En face de nous le plateau de Valensole et ses champs de lavande. Le niveau de l'eau est très bas découvrant de larges plages caillouteuses . A cette période de l'année, EDF peut turbiner sans retenue, les touristes ne sont plus là.null

Jean nous rappelle que  la mise en eau du Lac de Sainte Croix, commencée en 1973, s'est achevée en 1975 en atteignant la cote 482. Les flots, en submergeant la vallée, engloutissaient également l'ancien village des Salles sur Verdon, reconstruit sur un plateau proche. Mais avec lui disparaissaient également dans les eaux de jade, la source de Fontaine l'Evêque et des grottes du paléolithique, ainsi que le pont d'Aiguines datant du Moyen-Âge...
L'idée du barrage est déjà présente en 1930, et un syndicat de défense se créée alors dans le village. A l’époque, le projet émane de la société Schneider. Les Sallois s’opposent énergiquement à cette construction qui va les chasser de leurs terres, de leurs habitations, de leurs racines. Le temps passe, les enquêtes et les réunions s’enchaînent, sans que rien n’aboutisse vraiment. Alors au village, la vie va son train, entre espoir et fatalisme, incertitude ou angoisse.null
Puis EDF reprend à son compte le projet Schneider, et les choses alors s’accélèrent. En 1967, le 16 janvier, l’enquête parcellaire est déclarée. En mars 1969, un canal de dérivation est creusé dans la vallée. Pendant ce temps, les tractations entre EDF et les habitants se poursuivent, avec les divergences, les cris, la douleur de l’inéluctable pour les habitants… et l’épineux problème des truffières, implantées dans des terres réputées pauvres, mais à la valeur inestimable pour les propriétaires.
Le projet initial prévoit de faire monter l’eau jusqu’à la cote 500, ce qui engloutirait Les Salles sur Verdon et l’île de Costebelle, mais également les villages de
Bauduen et de Sainte-Croix, qui sont autant d’opposants à la construction du barrage. Mais une modification intervient et ramène la cote à 482, et Les Salles sur Verdon se retrouve seul pour lutter contre le projet puisqu’il épargne désormais les autres villages. EDF finit bien entendu par gagner la partie, mais la reconstruction des Salles, initialement prévue sur la commune d’Aiguines, sera en fait mise en œuvre sur le plateau de Bocouenne, plus proche du village d’origine.
nullEn juillet 1970, la première pierre du nouveau village est posée.
En novembre 1973, le barrage est mis en eau. Devant la montée lente des flots, l’exode du village commence, et en janvier 1974, les deux derniers habitants des Salles sur Verdon, dont le curé, sont évacués par la gendarmerie.
Nous pouvons imaginer l’émotion qui étreint alors les Sallois. Les terres noyées peu à peu, la maison natale rasée par les engins de chantiers puis submergée inexorablement, qui disparaît dans les eaux émeraudes.
Les morts sont transportés dans le nouveau cimetière, chassés de leur lieu de repos. L’église est dynamitée.

Cette retenue est la troisième de France métropolitaine par sa superficie après le lac du Der-Chantecoq et le lac de Serre-Ponçon. Le lac est devenu un centre de tourisme estival ; il est très fréquenté pour les loisirs aquatiques.

nullLa navigation des bateaux à moteur à essence est interdite. Seul les moteurs électriques et les voiles sont autorisés. On y rencontre beaucoup de pédalos et de barques diverses de juin à septembre. Ce lac artificiel est également utilisé pour les écopages des Canadairs lors des incendies dans la région.

Trois villages se trouvent le long de ses berges :

Sainte-Croix-du-Verdon, Bauduen, Les Salles-sur-Verdon (nouveau village)

 

Le plus grand des lacs du Verdon couvre une superficie de 2200 ha (10 km de long pour 3 km de large), limitée au sud par le barrage hydroélectrique de Sainte Croix et au nord par le pont de Galetas, lieu où le Verdon vient alimenter le lac. Le barrage (de type voûte mince), construit à l'entrée des gorges de Baudinard, retient 760 millions de mètres cubes d'eau et produit sur une année plus de 150 millions de KW/H. Il alimente ainsi en électricité plusieurs des villes situées à sa proximité.(Extraits  de différents sites Web)


Mais revenons à nos 20 marcheurs
qui s'émerveillent du paysage.null Jean nous montre le Grand Marges, montagne qui domine Aiguines et où 13 randonneurs se sont distingués dans une des marches les plus difficiles de ces dernières années alors que le second groupe guidé par Daniel allait se "goberger" au restaurant à Ste-Croix-du-Verdon.

Jean nous précise: " la grande piste est finie, nous allons devoir effectuer un passage  plus difficile dans des rochers, soyez vigilants d'autant plus qu'aujourd'hui ils sont glissants".

Plus de plage au bord du lac. L'eau vient  directement nulllécher une grande falaise en-dessous de nous. Nous commençons à grimper parmi les rochers. C'est assez facile car il y a de nombreuses prises pour les mains. Par contre les descentes sont plus délicates et les fonds de pantalon en porteront la trace car personne n'hésite à se laisser glisser sur les fesses car effectivement …ça glisse.null Mais tout ceci avec le sourire et la bonne humeur !
null





Comme toujours en pareilles circonstances , le groupe s'est effiloché et Jean revient sur ses pas donner un coup de main aux plus hésitants et surtout prendre toute une série de photos bien caractéristiques.null

Enfin tout le monde se retrouve sur la grande piste, heureux d'avoir franchi ce passage difficile.

Le nouveau village de Salles est maintenant juste en face de nous sur l'autre rive et on voit maintenant le pont sur le Verdon à sa sortie du lac.

Encore un kilomètre et nous arrivons à Bauduen où nous attendent Nicole et Francis. Ils ont eu le temps de parcourir ce très joli village et de nous en rapporter des photos.null BAUDUEN est un charmant village dont les quais sont  à la côte 484 m, deux mètres au-dessus du niveau maximum du lac : il était temps.

Le pique-nique s'organise, qui sur des tables, qui sur des bancs. Trois  "misanthropes " comme les qualifiera Jean, ont préféré le bord de l'eau.

Il fait toujours beau mais le ciel se couvre de plus en plus vers le sud-ouest.


nullNous repartons pour remonter sur le plateau. Nicole et Francis ont renoncé à nous accompagner afin de nous éviter de les ramener au village récupérer leur voiture. Un petit arrêt sur un rocher, au bord de la route, nous permet d'admirer le village vu d'en haut et de faire quelques photos. Au passage, un admirable épouvantail entraîne quelques commentaires irrespectueux de certains, que je ne nommerai pas, au sujet de notre Présidente (non, pas Carla...).

N'oublions pas que nous sommes en automne, null les feuillages ont pris de chaudes  couleurs, ne serait-ce que pour nous le rappeler. A un moment la couleur des rochers et celle de la végétation se confondent presque.null




Empruntant les Gorges de Calletis nous poursuivons une montée facile. Le chemin a été creusé dans une roche stratifiée très spectaculaire. Il fait toujours doux, bien que le ciel soit de plus en plus couvert et une pause effeuillage s'avère nécessaire. Très rapidement nous nous retrouvons à la cote 660, sur le plateau où nous allons cheminer tranquillement jusqu'au hameau de Bounias. Ce hameau, proche de la route, est habité par trois familles et comporte un gite paysan pour 6 à 8 personnes.  Jean nous a organisé un arrêt à  l'élevage caprin de M. et Mme CHAFFARD. Cette ferme fait partie des structures d'accueil homologuées par les réseaux " Bienvenue à la ferme " et " Accueil paysan " . nullC'est Mme qui nous accueille et nous explique que l'exploitation comprend 36 chèvres , actuellement dans les bois, cheptel insuffisant pour satisfaire à la demande. L'objectif serai de passer à 50 bêtes. Tous les fromages produits sont vendus à la ferme. Le troupeau est de race locale, bien adaptée à la région. Les chèvres sont actuellement pleines et vont mettre bas vers Février. La période de traite va s'arrêter dans quelques jours. Les chèvres vivent en liberté mais rentrent chaque soir pour la traite.


A côté de la bergerie, une passerelle nous intrigue beaucoup. Elle est équipée de fauteuils de style, nulld'un lampdaire, d'un miroir, de deux mannequins et d'une peau (identifiée comme du blaireau par Claude, notre chasseur). Un autochtone nous explique que c'est la cabine téléphonique...  seul endroit où les téléphones portables passent. S'est-il payé notre tête ?
Après avoir fait quelques achats de fromage, le groupe repart, rejoint la route et après un petit cheminement sur le bas-côté, nous retrouvons les voitures.

C'est à Aups que nous allons prendre notre pot de l'amitié avant de rentrer, de nuit à St.Raphaël. Ce sera, hélas toujours comme ça pendant quelques mois.

Merci Jean pour ce joli passage sur les rives de ce superbe lac. Nous avons bien compris que l'intérêt général passe avant de celui des particuliers, même si les Sallois ne partagent pas notre opinion.


Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE et Francis OUDART.


La semaine prochaine, nous irons à Gorbio avec deux circuits.

Jeud
i 12 Novembre à 7 h 00 : Gorbio (06) – Repas tiré du sac -  2 parcours

1er parcours : Cime de Baudon – 5 h – 10 kms 460 – Déniv. 950 m – Moyen / Alto                                                                                    

Roland COLLOMB 

null2ème parcours : Col de la Madone – 4 h – 10 kms 104 – Déniv. 667 m – Moyen / Medio - Belles vues sur la mer, l’Italie et le Mercantour – Visite du village de Gorbio

Jean Borel               





Quelques photos en bonus (Il y en a tellement en réserve)

Avec le chef                                       Ah! la propreté
                                            null                                                                                 
null                            null                                   











Au-dessus dulac 




                                                          
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nullAvec le sourire



























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Avec le serre-file




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Enfin la piste 

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Bauduen 

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                                           nullLe pique-nique du chef

























                       
                                   A la fromagerienull






Jolie girouette
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Allons,allons, Denise !












Le groupe devant le lavoir de Bauduen


nullC'est l'automne













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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 09:04

Des moulins et des mines

nullAujourd’hui Bruno Guérin nous emmène dans les Maures, pour une randonnée intitulée « Des moulins et des mines ». Nous voici 21 randonneurs à l’entrée de Plan-de-la-Tour. Le  soleil brille, la journée sera belle. Bruno nous présente le profil de la rando : « Nous sommes à 78 mètres d’altitude. Nous allons grimper jusqu’à la crête de la Colle Dure (alt. 518 m), d’où la vue est saisissante sur le massif des Maures. Le passage sur la crête est un nullpeu sportif. Mais une variante permettra aux petites jambes de l’éviter ». C’est une rando de 17, 5 km (mais à l’arrivée Bruno en comptera 18,5 km) et 540 m de dénivelé.

Une fois n’est pas coutume, Jean conduira les « petites jambes ». Pour l’instant il est serre-file. Après les traditionnelles photos de groupe nous démarrons.  Il enullst 8h45. Nous commençons par traverser Plan-de-la-Tour. Nous passons devant une boulangerie. Jean en ressort avec un paquet de tartelettes qu’il va porter religieusement jnullusqu’à la pause casse-croûte. Le voici promu porte-tarte ! Nous sortons de la ville et marchons à présent au milieu des vignes. Lnulla route grimpe gentiment. « Regardez sur votre droite, voici un premier moulin ! » nous dit Bruno. En effet c’est un moulin bien restauré, on le croirait neuf. Puis nous traversons le hameau de Vallaury. Nonullus prenons un chemin qui grimpe sur la droite, nous permettant de couper un lacet de la route. Nous voici à nouveau sur la départementale. « Nous allons prendre un sentier sur la gauche ! ».

Voici en effet une piste qui grimpe. Plutôt raide et surtout très ravinée, à la suite sans doute des orages récents. Nous parvenons à un carrefour de pistes (cote 275 m, nous dit Bruno). Au-dnullessus de nous se dresse un moulin. Nous grimpons à son pied et posons nos sacs. C’est l’heure de la pause casse-croûte. « C’est l’ancien moulin des Gastons » nous dit Bruno. « D’ici vous avez une vue sur le Haut Var et les Maures. Ici le mont Peigros ». Pendant ce temps Jean s’affaire. Il prnullocède à une opération délicate : la multiplication des tartes. « C’est la surprise du serre-file » nous dit-il. Excellente surprise ! Chacun se presse pour recevoir sa part de tarte. Délicieux ! Jean, tu devrais être serre-file plus souvent. Qu’il fait bon au soleil ! On resterait bien là plus longtemps. Mais Bruno n’est pas de cet avis. « Nous avons fait jusqu’ici 4 km. Il nous reste donc 13 km. A présent nous allons emprunter le GR51 ».

Il est 10h30. Nous reprenons la ronullute. « Vous verrez bientôt  le moulin de Valauris. Il est restauré et habité. On ne peut pas nully aller ». Nous voici prévenus. Nous longeons à présent un vignoble. Deux viticulteurs se préparent à épandre … « du moût » disent certains. Mais un parfum délicat nous poursuit sur une centaine de mètres. Non, ce n’était pas du moût ! Sur la gauche nous ne tardons pas à apercevoir le moulin de Valauris, à contre-jour. Donc pas de photo ! Nous continuons à grimper, tounullt en douceur. Quand Bruno s’écrie : « Un autre moulin à droite ! Ce sont les ruines des Roussillons ». Puis voici encore d’autres ruines. Qui a parlé de mine ? « L’ancienne mine, on va la voir un peu plus loin » nous dit Bruno. « Nous avons déjà vu 5 moulins ». Quant anullux ruines, on ne les compte pas. « Il y a des ruines de partout ! » Sur la droite, on aperçoit à présent les bâtiments (en ruines) de l’ancienne mine. La piste grimpe régulièrement. Nous marchons à bonne allure. Il commence à faire chaud. Un bel arbousier conulluvert de fruits rouges attire le photographe. Ainsi qu’Annie qui avale quelques arbouses mais ne semble pas ravie. « Oh, ce n’est pas si bon que ça ! » 

Le groupe avance à un rythme soutenu. Annie et Daniel sont en tête. Les voici, pris en photo par le serre-file ! Cherchez l’erreur ! « Nous anullllons jusqu’à la citerne, là-bas tout là-haut » nous dit Bruno. « C’est là que nous nous répartirons en deux groupes ». Qu’elle est loin cette citerne ! Et qu’elle est longue cette grimpette ! D’autant que le soleil tape fort. Le groupe s’étire. Les premiers montent à vive allure. Profitons-en, Bruno ne dit mot. Enfin nous parvenons à la citerne. « Nous sommes au col des Courchets (alt. 449 m). Qui vient grimper sur la crête de la Colle Dure ? » demande Brunullno. Nous ne sommes que 7 à accepter son invitation. Bruno semble un peu déçu. « Peut-être sont-ils fatigués par les deux randos précédentes ? » Voici donc Jean à la tête de 14 « petites jambes ». Nous les laissons à la citerne. Nous les retrouverons tout à l’heure au pique-nique. Nous quittons la piste et attaquons un sentier qui grimpe sur la crête. « Nous prenons à droite une trace qui s’engage sur une croupe dénudée » (langage imagé, signé Bruno). « On a la vue des deux côtés ». A gauche cnullomme à droite en effet, la vue sur les Maures est superbe. Nous apercevons à présent le premier bastion rocheux qui marque le sommet. Nous grimpons au milieu des cistes, bruynullères et chênes verts. Et voici le sommet. « Nous sommes à 514 mètres d’altitude ». Nous admirons la vue sur les Maures. Puis nous poursuivons notre chemin sur la crête, parmi les rochers et les buissons. Nous atteignons un deuxième sommet (alt. 520 m). Superbe photo de Claude pour immortaliser cette ascension !null

Nous commençons à redescendre, en suivant toujours la crête accidentée, agrémentée par endroits de genêts épineux. Attention, ça glisse et ça pique ! Nous nous dirigeons vers un pylône, en louvoyant parmi les buissons et les rochers. Attention ! Il y a parfois quelques marches un peu hautes. Et il vaut mieux éviter de regarder le vide. « Ca y est. Le passage alto est terminé ! » nous dit Bruno. Nous continuons la descente sur un sentier ombragé, un peu humide. Puis voici le soleil et là-bas devant nous la selle de Colle Dure (alt. 355 m), où nous attendent les « petites jambes ». Qu’ont-ils donc fait pendant que nous crapahutions sur la crête escarpée ? Après avoir cheminé gentiment à flanc de colline, ilnulls sont arrivés ici et se sont installés confortablement dans l’herbe. « Et vous ne nous avez pas attendus pour pique-niquer ? » « Ben non. Jean a commencé à manger. Alors on a suivi notre chef » nous répond Marinette. Nous savourons notre pique-nique bien mérité. Puis vient l’heure de la sieste ou de la belote.

Pour photographier lesnull joueurs de cartes, Jean n’hésite pas à grimper dans un chêne-liège. « Quand les oies sont perchées, le temps va changer » nous dit Jean-Louis. C’est un dicton normand. Heureusement le soleil brille encore. « Nous avons encore 7 nullou 8 km à parcourir » nous dit Bruno. Il est 13 h 30. Nous prenons le chemin du retour.

Au début cela descend doucement. Puis la pente s’accentue et la piste devient fortement ravinée. Bouleversée sans doute par les derniers orages. Nous marchons à l’ombre, le sol est humide. Après plusieurs boucles, nous nullpénétrons dans un bois de châtaigniers. Nous faisons une pause. Certains en profitent pour faire provision de châtaignes, tandis que Bruno nous conte l’histoire du marron glacé : « Au cœur du massif des Maures, se dressent des châtaigniers aux feuilles dentelées. La marrouge, le marron du Var tire sa réputation d’une longue tradition agricole. Son origine varoise semble remonter au moyen Âge, lors de son introduction par les chartreux de la Verne. Aujourd’hui la plupart des châtaigneraies sont plusieurs fois centenaires. Le Conseil Général aide à leur réhabilitation en finançant notamment leur élagage et en formant les propriétaires au greffage. La grosse châtaigne, dite « passe belle » ou « belle marchande » est épluchée dans l’eau tiède. Elle passe ensuite dans une machine ànull vapeur pour être cuite avant d’être conservée dans un bocal en verre où elle est recouverte d’un sirop de confisage. Vient enfin l’opération de glaçage du marron ».   

Nous reprenons notre descente sur la piste toujours très ravinée. Elle nous paraît bien longue, cette descente. Très très longue. Nous commençons à en avoir plein les pattes. Soudain Bruno semble hésiter. Nous approchons de maisons construites récemment sans doute. Et le chemin a disparu. Alain est ravi : voici enfin l’aventure qui mettra un peu de piment à cette rando. Mais pas de chance ! Après avnulloir traversé sans doute un espace privé, nous retombons sur nos pieds, c’est-à-dire sur le chemin qui nous ramène bientôt au parking. Des voitures au bistrot, il n’y a qu’un pas. Nous le franchissons allègrement. Après tant de ruines et de moulins, il est temps de nous désaltérer. Une belle journée s’achève…

 

Merci Bruno pour cette très belle randonnée d’automne dans les Maures. Et merci à Jean, serre-file, porte-tarte et chef des « petites jambes ».

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Jean BOREL, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Claude LALANDE.

 

Encore quelques phnullotos :

Bruno scrute le paysage                       


Gérard prend des notes


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Rnullandonneurs






















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Groupe de nullrandonneuses





















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Ca grinullmpe





















Aunull sommet























nullnullVues sur les Maures




















 

Prochaine randonnée : Jeudi 5 Novembre à 7 h 00 :

Le Lac de Sainte-Croix (83).

Nous serons partis pour 17 Kms et 380 ms de nulldénivelée sur un magnifique parcours qui, après un passage en forêt sur le Plateau du Défens, nous conduira sur les rives du Lac de Sainte-Croix qui inonde le paysage d'un bleu si pur qu'on ne le quitte plus des yeux .

Attention toutefois de garder un oeil sur le sentier ; quelques courts passages dans des ressauts rocheux demandent en effet un minimum d'attention.

La pause pique-nique sera organisée sur les rives du lac à BAUDUEN, vieux village typiquement provençal aux ruelles pittoresques avec ces bâtisses anciennes aux portes arrondies et fleuries.

Ultime effort, ultime grimpette avant de rejoindre nos véhicules, une halte gourmande est prévue, pour ceux qui le souhaitent, à l'élevage caprin de BOUNAS. (Visite de la ferme, de la laiterie, dégustation et achat de fromage de chèvre).

Niveau technique de la randonnée : Moyen Medio.

Coût du trajet A. R. par véhicule : 34 € 60

Responsable : Jean Borel - 04.94.95.87.73 - 06.68.98.13.62

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 14:51

Cime de Roccassièra

nullAujourd’hui Jean Borel nous propose une randonnée sportive à la Cime de Roccassièra (alt. 1501 m). Au-dessus de Duranus, à l’entrée de la vallée de la Vésubie. Hasard du calendrier –perturbé par des conditions météo défavorables -, cette rando fait suite à la rando sportive de Roland, dont vous avez pu lire le récit fort détaillé de Jean et admirer les photos remarquables. Mais voilà : deux randos sportives à la suite, cela ne fait pas l’affaire des « petites jambes », en mal d’exercice. Pour les satisfaire, Jean leur a concocté une petite rando. Et qui plus est une rando avec resto ! Ils sont treize à avoir choisi le restaurant, … avec ou sans rando ! Car, la veille encore, les prévisions météo ne sont pas très bonnes. Qu’importe : au départ de Boulouris, nous sommes 24. (Nous, car grâce aux notes écrites par Jean, et bien qu’étant resté dans mon lit douillet, c’est comme si je l’avais faite cette rando!) À l’arrnullivée à Calençon, au hameau de l’Imberguet, les groupes sont déjà formés. Jean conduit le premier groupe de 11. Il présente le profil de la rando : « Nous sonullmmes ici à 437 mètres. Nous grimperons jusqu’à la Cime de Roccassièra (alt. 1501 m), en passant par le col de l’Autaret (alt. 1300 m). Après avoir pique-niqué, nous ferons une boucle qui nous mènera à nouveau au col de l’Autaret. Puis ce ne sera que de la descente jusqu’à Calençon. Le dénivelé est de 1050 mètres. ». Quant aux « petites jambes », c’est Jacky qui les nullconduira au resto ! Après une randonnée de 7,3 km et 475 m de dénivelé. Les voici, souriant avant l’effort. Il est 8 h 55. Le temps est couvert. Les deux groupes s’élancent simultanément. Sunullivons à présent le premier groupe. Après un quart d’heure de grimpette, voici qu’il se met à pleuvoir. Ce n’est qu’une pluie fine, mais chacun enfile sa cape ou son anorak. Au bout d’une hnulleure de montée, la pluie s’arrête, le ciel se dégage, le soleil brille. « Nous atteignons un premier palier, nous dit Jean. C’est le Collet de Boiéra (alt. 1021 m) ». Il est 10 h 30. C’est l’heure de la « pause banane ». Tout en nous restaurant, nous admirons la vue sur les sommets enneigés du Mercantour et sur la vallénulle de la Vésubie. « D’ici nous apercevons le village d’Utelle et tout là-haut la Madone d’Utelle. Où nous ferons une randonnée en décembre ». Nous reprenons notre chemin. Le ciel reste dégagé. Pourvu que le temps se maintienne ! A présent la pente devient raide, très raide même. Nous grimpons en silence. La fatigue commence à se faire sentir. Voici enfin le col de l’Aunulltaret (alt. 1280 m). Nous en profitons pour faire une pause. Il est 11 h 45. « Nous avons atteint le deuxième palier, nous dit Jean. Si certains sont fatigués, ils peuvent nous attendre ici. Nous les reprendrons au passage, après avoir gravi le sommet ». Michel, Chantal, Claude ainsi que Bruno décident de rester au col. Il est midi. Le reste du groupe (nous ne nullsommes plus que 7) redémarre. Nous entamons maintenant une longue traversée en faux plat, le long de la crête. Puis l’ascension devient plus technique. C’est très dur mais par bonheur il fait toujours soleil. Il est 12 h 45 lorsque nous atteignons l’arête sommitale.
De la Cime de Roccassièra (alt. 1501 m), nous découvrons un paysage magnifique. C’est le moment de faire quelques photos. Impossible d’apercevoir le fameux point G (G comme géodésique). Annie s’est assise dessus !

Mais le ciel commence à se conulluvrir. Jean décide de descendre jusqu’au col de Lobe pour y pique-niquer. Nous entamons une descente très raide et très pénible dans les cailloux. Voici enfin le col de Lobe (alt. 1224 m). Nous sommes à présent dans le brouillard. Une pluie fine commence à tomber. « Heureusement que nous sommes redescendus avant le mauvais temps, car au-dessus ce n’est pas beau ! » Il est 13 h 30. Revêtus de nos capes, nous pique-niquons debout sous la pluie. En un quart d’heure … record battu ! Nous reprenons notre route. C’est un long faux plat qui nous conduit au col de l’Autaret. Que nous atteignons une heure plus tard. Le col est désert, nos quatre amis ne nous ont pas attendus. « Ils ont eu raison de commencer la descente » nous dit Jean. La pluie s’est arrêtée. Le temps d’une courte pause et nous reprenons notre descente. Descente très raide parmi les rochers et très pénible, car le sol est glissant. Michel (l’ami de Cathy) souffre d’une crampe à une cuisse. Nous ralentissons l’allure et faisons quelques haltes pour lui permettre de se reposer un peu. Le ciel reste gris mais il ne pleut pnulllus. A présent la descente est plus douce. « Ce n’est plus qu’un faux plat descendant jusqu’au Collet de Boiéra ». Arrivés au Collet, nous continuons à descendre par le sentier de ce matin. Mais la descente est bien longue pour des randonneurs fatigués. Et de plus en plus difficile pour Michel qui souffre énormément malgré la prise de quelques calmants. Nnullotre progression est lente. Lorsque nous rejoignons enfin les « petites jambes », il est 16 h 30. Les petites jambes, c’est vrai, nous les avions un peu oublié ! Que sont-elles devenues pendant tout ce temps ? Ecoutons Pierre nous faire le récit détaillé de leur journée : « Les Petites Jambes avaient deux objectifs : la promenade et le restaurant. Pour la promenade, rien à dire : un peu de pluie, des champignons, bref un parcours sympa. Avec une fin aléatoire malgré les compétences de Jacky. (Comprenne qui pourra !) Quant au restaurant : AAAAH!!!...  Accueil parfait, vue imprenable sur la vallée, kir suivi d’une entrée (crudités et charcuterie) puis de rôti accompagné de pâtes fraîches aux bettes, des pâtes gratinées et fondantes, un vrai régal ! Ensuite un trou normand (un trou normand à Duranus ! Etonnant, non ?) suivi du dessert. Bref, ce fût un pur délice! Ensuite, belote, rami, sieste puis retour aux voitures où nous avons accueilli avec admiration les Grandes Jambes. » 

Et petites et grandes jambes rénullunies s’en font fêter cette belle journée à l’Auberge des 2 vallées à Plan-du-Var.

 
Merci Jean pour cette très belle randonnée. Merci à Jacky de la part des « petites jambes ».

Et souhaitons à Michel un prompt rétablissement.

 

Merci aux photographes : Jean BOREL, Claude LALANDE.

 

Encore quelques photos :

Randonullnnenullurs






















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Au col de l'Autaret

















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nullVue surnull Utelle























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Au sommet

Un pot bien nullmérité 


Prochaine randonnée
 : Jeudi 29 Octobre :

Des moulins et des mines – Le Plan de la Tour - Les Maures ???

Peut-être mais pas sûr.

Le programme vous sera annoncé dès que possible.

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