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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 13:44

Les Mayons-La Plaine Sauvage-G2
 

C'est sous un temps bien gris et bien humide (pauvres photographes !) que 24 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris se rassemblent au sud de la plaine des Maures, tout près des Mayons. Joël, l'animateur du jour leur a proposé une rando facile autour du lac des Escarcets.


Rappelant que ce groupe a déjà plusieurs fois marché dans ce secteur, il présente sa randonnée qui, à l'opposé des précédentes éditions, part du sud pour remonter vers le nord. C'est un parcours facile sur de bonnes pistes avec une toute petite dénivelée: 14 km et 125m.. La météo est moyenne pour ce matin mais plus mauvaise pour l'après-midi.
 

Nous nous dirigerons d'abord vers le petit lac des Aurèdes où nous ferons la" pause banane".


Avant de partir il nous présente Nadine qui marche habituellement le lundi. Bienvenue Nadine.
 

Nous partons tranquillement, il fait plutôt frais et nous attendrons un peu pour faire un "effeuillage".

Très vite apparaissent les premières bruyères. Ce sera le fil rouge de la

journée et nous ferons la photo de groupe au milieu d'un véritable champ.
 

Parmi le végétaux qui nous entourent, un buisson porteur de petits fruits violets va faire l'objet de  débats et ce n'est qu'en fin de rando que Michel S et Jean-Marie, à coup de smartphones, se mettront d'accord sur le filaire a feuille étroite (Phillyrea angustifolia).Attention les fruits sont toxiques

Le filaire à feuilles étroites est appelé en Provence, daradé, taradéou ou taradeau.
 

Nous arrivons au niveau de la retenue des Auredes. Déjà quelques beaux reflets, l'absence de vent transformant la surface de l'eau en miroir parfait…mais nous verrons mieux un peu plus loin.

Comme prévu, arrêt pour la traditionnelle "pause banane".
 

C'est le moment de photographier cette Daphné joli cœur. Elle est en fleur,

floraison très courte, les petits fruits orange suivront dans quelques semaines. Les tiges très droites de cet arbuste étaient utilisées autrefois en Provence comme aiguilles à tricoter…avant le plastique. Allons-nous réexploiter cet arbuste ? Mais où sont les tricoteuses ? Au Cercle de Boulouris bien sur !
 

Nous repartons sur la grande piste des Aurèdes et après avoir coupé la piste de la Tyre, par un mauvais sentier, nous arrivons au lac des Escarcets.
Les rochers qui nous entourent sont très caractéristiques par leur formes douces (aplatis ou en affleurements, parfois rappelant des dos d'animaux). Ils sont constitués de grès rose que les lichens ont rendu grisâtres.
 

Joël aura beaucoup de mal à obtenir le silence (Ah ! ces vieux gamins !) pour donner quelques explications sur ce site. 
 

C'est un lac artificiel avec un barrage en béton situé à son extrémité Nord. Il a été construit en 1969 et a une double vocation, protection contre l'incendie et irrigation.
 La superficie du lac est de 14 hectares. Sa largeur approximative est de 200 mètres. Sa longueur approximative est de 500 mètres. Son volume est d'environ 500 000 mètres cubes et sa profondeur est de 5 m. Il est situé dans la Réserve naturelle nationale de la plaine des Maures classée Natura 2000. Deux ruisseaux l'alimentent : les Mines et St.Daumas
Ses abondantes roselières abritent une faune très variée. 

Nous remontons plein nord sur la rive du lac jusqu'au barrage. Le niveau de l'eau est assez bas.

 

Mais là encore l'absence de vent va permettre à Rolande de réaliser ces deux formidables photos où l'on peut voir le ciel tourmenté se refléter dans l'eau. Bravo ! Et ce sont des photos en couleur, on ne le croirait pas !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons plein nord afin de passer sur l'autre rive et c'est là que nous rencontrons la conduite forcée qui avait été installée pour irriguer les terres agricoles en aval du barrage.

Quelle souplesse Marie !
 

Nous repartons maintenant direction sud en revenant vers le barrage par un sentier bien marchant, suivant par endroit un ruisseau presque à sec.

Mais là, au niveau du barrage, une barrière a été installée qui empêche d'approcher. C'est pourquoi Joël nous propose de nous installer sur les rochers un peu plus haut pour le pique-nique.
 

Pique-nique classique pour le G2 dont la durée sera réduite vu les risques de pluie dans l'après-midi.
Nous repartons donc par une piste en légère montée qui nous permettra d'admirer (!) la plaine, sauvage, qui mérite bien son nom, et sa limite sud constituée des premiers contreforts des Maures.

 

Mais subitement surprise nous nous retrouvons au soleil et il faut s'effeuiller. Mais ça ne durera pas.
 

Nous partons maintenant plein est et allons traverser les deux ruisseaux qui alimentent le lac. Tout d'abord celui dit des Mines, complètement à sec

puis celui de St Chaumat où une flaque atteste d'un remplissage récent.

Il a effectivement beaucoup plu il y a quelques jours dans ce secteur du Var, les nombreuses flaques rencontrées  en sont le témoignage.
 

C'est d'ailleurs dans un passage bien glissant et bien mouillé que notre ami Henri s'est retrouvé allongé dans la boue. Il a eu besoin d'un sérieux nettoyage pour repartir. Mais l'essentiel, il ne s'est pas blessé.
 

Nous abordons maintenant un secteur de vignes.

Quelques maraudeurs sont très déçus, les machines à vendanger ont été impitoyables et il ne reste plus un seul grain à se mettre sous la dent.

Un vieux pin déjà mort s'est couché au travers du chemin, il faudra le contourner.
 

Nous pénétrons dans une forêt bien sombre, est-ce la densité des arbres ou bien le ciel qui se couvre.
 

Nos deux serre-files, Jean-Marc et Jean-Claude protestent car à la dernière bifurcation il n'y avait plus personne pour leur indiquer le bon chemin. C'était un peu du cinéma car ils avaient une carte, mais en tout cas leur remarque était justifiée. C'est une habitude que nos marcheurs ont du mal à prendre: ne pas oublier ceux qui suivent.
 

Mais avant de terminer, encore un superbe champ de bruyère.

Le ciel s'assombrit de plus en plus et il était temps d'arriver au parking, une petite pluie nous y avait précédés. Mais ce fut un petit crachin sans conséquence juste pour justifier les prévisions.
Le pot de l'amitié sera pris près de la gare du Cannet des Maures.

 

Merci Joël pour cette rando-cool qui nous a fait retrouver une zone de plaine si rare dans la région.
 

Merci aux photographes Rolande et Jean-Marie et à nos deux serre-files, Jean-Claude et Jean-Marc.
 

 

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 16:26

2019-10-10 -905 LES ENCANAUX PAR LES RAVINS DE LA COUTRONNE ET DES INFERNETS

L'Automne avec son petit 12 degrés le matin n'a pas découragé les 27 randonneurs présents au lieu dit : la Coutronne après Plan d'Aups, pour une randonnée inédite dans le Massif de la Sainte Beaume.

Joël, notre animateur du jour, nous présente la randonnée : "Nous descendons toute la matinée pour monter l'après midi. Au départ nous allons cheminer dans le vallon de la Coutronne puis dans le vallon des Infernets avant d'arriver au site des Encanaux, où nous déjeunerons.

Cette randonnée fera 11.9 kms pour une dénivelée de 538m"

 

 

Il est 8h45, nous démarrons la randonnée, nous sommes tous bien couverts, voire bien couverts!!!

Nous nous dirigeons vers le ravin de la Coutronne.

Mais pour y accéder, nous devrons contourner des cascades en escaladant des rochers.

Belles vues sur les falaises lointaines et la Ste Victoire un peu voilée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des mains généreuses nous aident à passer et à descendre les rochers

Quel sport mais quels souvenirs, particulièrement pour les nouveaux randonneurs qui sont nombreux….

Encore un petit pierrier assez raide pour arriver à la 3ème cascade, avec seulement une petite mare au bas de la chute.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous continuons notre hors piste dans le ravin de la Coutronne avec une végétation assez dense. 

Joël nous propose la pause banane devant une ancienne charbonnière et profitera de cet arrêt, pour nous donner quelques explications.

Charbonnière MOREAU

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Procédé des meules : le seul mode de carbonisation dont l'usage soit général en France est le procédé des meules.

Les bois sont empilés, par lits superposés, sur une aire dressée avec soin et appelée faulde, de façon à former un tas, dit meule ou fourneau, ayant la forme d'une calotte sphérique surélevée. La meule est recouverte d'une enveloppe de feuilles sèches et de mousse, sur laquelle on dispose, pour empêcher l'accès de l'air, une couverture formée de terre mélangée de frasil ou frasin, poussier provenant des fourneaux précédemment carbonisés. Cet habillage de la meule reçoit parfois le nom de bougeage. On met le feu par le haut, au moyen d'une cheminée ménagée au centre, ou, plus rarement, par des canaux réservés dans la masse du bois contre le sol.

Le volume des meules est très variable, trois types principaux : les petites meules contenant en moyenne 8 à 15 stères, les meules de capacité moyenne contenant de 35 à 60 stères et les grandes meules dont le volume dépasse 100 stères.

D'après les relevés faits par les agents forestiers sur tous les points du territoire, la production répond à un rendement moyen de 17 à 18%;

Le procédé des meules ayant l'inconvénient de donner un rendement très variable suivant les circonstances extérieures et en moyenne assez faible, certains constructeurs ont cherché à établir des appareils permettant d'opérer la carbonisation en forêt dans de meilleures conditions : APPAREIL MOREAU. Au dire de l'inventeur, le charbon produit serait excellent et le rendement en poids s'élèverait à 23 et 24% "

Nous quittons le ravin de la Coutronne pour continuer, sur un chemin balisé, dans le ravin des Infernets

Levons les yeux et contemplons

un bloc de pierre s'est détaché

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous arrivons sur le site aménagé des Encanaux, l'endroit le plus bas de notre randonnée.  Joël nous invite, avant de déjeuner, de faire un aller retour jusqu'aux sources où nous ferons la photo de groupe.

Nous revenons sur le site des Encanaux nous restaurer, des tables et plateau en bois nous attendent et chacun prend sa place.

 

Il est 12h30, nous repartons en longeant la rivière les Encanaux  en direction de la Glacière.

Nos deux serres files, Jean Claude et Patrick précédés de leurs deux assistantes remplissent leur tâche : s'assurer que les 27 randonneurs soient toujours à l appel….

Nous arrivons à la glacière des Encanaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques explications sur les glacières données par notre animateur 

"Les murailles : Les pierres et le sable sortis de l'excavation sont liés par du mortier de chaux et utilisés pour bâtir les murs du puits à glace. Ces parois soutiennent le couvert de l'édifice. De forme cylindrique, la partie enfouie d'une glacière peut atteindre plus de dix mètres. L'Isolation est assurée par de la paille.

La coupole : en pierres sèches chapeautant le puits à glace peut être couverte de terre, tout simplement. Parfois, on l'entoure d'un mur et entre les deux, on tasse du sable. On pose les tuiles par dessus sans aucune charpente. Ce mode de couverture, utilisé au XIXème siècle à Fontfrège dans le Massif de la Saint Baume, est visible de nos jours sur les glacières de Mimet, Virolles et Auriol-les-Encarnaux.

La finition du fond de la glacière : est souvent paré de blocs de calcaire prismatiques légèrement disjoints pour permettre à l'eau de fusion de s'infiltrer dans le sous sol. Un plancher formé d'un tapis de troncs d'arbres est posé sur le sol pavé. Une couche de branchages vient assurer le finition de l'ensemble"

Retour par le vallon des Infernets, sur un chemin de crête qui monte

qui nous permettra d'admirer les paysages 

la Tour Cauvin (826m)

Sur le retour, arrêt à la grotte des Infernets . Nous sortons les lampes pour admirer la beauté de cette grotte.

D'innombrables photos sont prises, difficile de choisir, elles sont toutes plus belles les unes que les autres;

Ensuite, une tentative a été faite pour explorer la grotte des Morts, mais notre animateur a jugé trop dangereux d'amener son groupe, l'accès n'étant pas matérialisé.

Nous poursuivons et revoyons un bloc de pierre détaché de la falaise sous un autre angle.

Dernière ligne droite avant de nous retrouver pour le pot de l'Amitié à Plan d'Aups

Une grande tablée et aujourd'hui c'est la grenadine qui fait fureur !!!!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Joël, de la part de tous les randonneurs, pour cette randonnée à la fois aventureuse et instructive.

Merci également aux photographes : Dominique, Claude, Alain, Patrick et Brigitte R

Prochaine sortie : Elle vous sera communiquée très prochainement par mail 

 

 

 

 

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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 08:26

BARGEMON – COL DU BEL HOMME - n°793-3 - Jeudi 10 octobre 2019

 

Jean Bo a donné rendez-vous au G2 à la sortie de Bargemon pour une randonnée en aller-retour de 9 kms et 450 m. de dénivelé qui  au terme d’une facile ascension sur de belles pistes au dessus du Campaouré permettra de découvrir un immense panorama sur tout le département.

Nous sommes 30. Soleil et légère fraîcheur sont au rendez-vous. Jean prend de la hauteur pour présenter la randonnée.

 « Pour ceux qui atteindront, à l’altitude de 1032m, la table d’orientation, ils auront le souffle coupé, non par la montée toujours en pente douce, mais plutôt par la vue immense qui embrasse tout le département du Var.

Au Sud Est, de part et d’autre du massif de l’Estérel derrière les sommets du Pic de l’Ours et du Mont Vinaigre se cachent les baies de Cannes et de Fréjus St Raphaël. Au premier plan et au centre, la vue plonge sur le village de Bargemon et plus loin, se dessine le village de Claviers. Vers le Sud Ouest apparaissent le rocher de Roquebrune, Le Muy, puis le massif des Maures et le golfe de St-Tropez.

A l’Ouest, par temps clair, la silhouette caractéristique du mont Coudon signale la ville de Toulon. Les autres attendront au col du Bel Homme où nous pique-niquerons.

A l’issue de la randonnée nous pourrons visiter le musée Camos avant d’aller prendre le pot de l’amitié ».

La randonnée proposée est une version au tracé quelque peu modifié et raccourci par rapport aux éditions précédentes. Quelques randonneurs présents aujourd’hui l’étaient déjà la précédente fois en septembre 2013.

Jean nous présente Marie-Jeanne, Denis et Marie-Anne qui ont déjà marché à 13h30 et avec le G1.

C’est sur une large piste plus ou moins caillouteuse que nous nous engageons, protégés d’un coup de vent annoncé par la barre rocheuse. Patrice notre serre-file termine la colonne.

La piste monte régulièrement tout du long.

En contre-bas nous voyons Bargemon.

C’est à proximité d’un pierrier que nous nous arrêtons pour la pause banane.

Nous commençons à entre-apercevoir la mer et les sommets à l’ouest.

Passant devant de gros tas de bois appartenant à un « sculpteur » nous ne nous y arrêterons pas, un groupe de Suédois mutuellement dépassés à diverses reprises s’y trouvant.

Un peu plus loin au niveau du Fer à Cheval, lieu-dit dénommé vraisemblablement à cause de l'arrondi du chemin, un cairn ressemblant à une sculpture y est disposé.

Après avoir traversé la D25 nous regagnons le col Bel Homme à 915 m. d’altitude.

Jean propose alors à ceux qui le souhaitent de s’arrêter là et d’attendre le retour du groupe pour le pique-nique,qui lui va

monter jusqu’à la table d’observation.

Nous sommes en limite du camp militaire de Canjuers.

Arrivés au sommet à la table d’observation nous découvrons le magnifique panorama vanté par Jean. Quelques nuages blancs et la brume font que les différents sommets se juxtaposent parfois en particulier le rocher de Roquebrune.

Une photo souvenir du groupe réduit est alors faite,

mais il est temps de redescendre pour rejoindre le petit groupe et pique-niquer.

Chacun s’installe et comme à l’habitude la distribution commence dans la bonne humeur.

La randonnée étant courte, la pause est plus longue, ce qui permet photos, discussions et/ou sieste.

Jean nous parle alors de Bargemon.

Ci-dessous un résumé de ses propos, complété par des explications notées sur le site de la commune.

«  L’Histoire de BARGEMON commence il y a fort longtemps, au NEOLITHIQUE, environ 6000 ans avant notre ère. La GROTTE du BEL HOMME, située sur un belvédère dans le massif de Blaque-Meyanne, fut certainement la première habitation de nos ancêtres. Celle-ci est aussi appelée « Cafforne de Gratte-Loup » ou « Grotte des Couquins ».Les fouilles effectuées dans cette grotte, ont mis à jour des poteries, des outils pour la plupart en silex (flèche, lissoir pour la confection de poterie, hache, …), des ossements d’animaux et surtout des restes de squelette humain. Ces ossements ont été examinés par le Laboratoire de Recherches Anthropologiques de Draguignan et du Var en 2000, et le squelette de notre ancêtre repose désormais au Musée CAMOS. Au sortir de la Préhistoire, les populations s’éloignent des combes et des falaises qui leur servaient d’abris ; ainsi à l’Age du Bronze, les hommes se regroupent et se sédentarisent : de chasseurs, ils deviennent cultivateurs et élèvent des animaux domestiques, ce qui les amène à construire leurs premiers habitats : l’OPPIDUM, toujours édifié sur une hauteur, mais à proximité des cols ou méplats des avancées des grandes crêtes pour en faciliter l’accès…De nombreux menhirs et dolmens sont érigés.  

Ce n’est que vers 2 000 ans avant J.C. qu’un nouveau type de construction fait son apparition : les CABANES en PIERRES SECHES, appelées « Bories ».  Bargemon en possède plusieurs, malheureusement pas toujours bien conservées ; nombreuses ont été détruites, mais on peut encore en voir de nos jours sur le plateau de la Colle, à Canjuers, à Favas et à la crête de Beaudron. Ces cabanes se transformèrent au fil du temps par la forme qui devient carrée ou rectangulaire et la couverture en lauze fut remplacée par des tuiles en pâte grossière et mal lissée. 

 Qui sont les premiers habitants de notre région ? Sans aucun doute, les LIGURES, peuple établi entre Marseille et la Spézia dans le golfe de Gènes, de la côte méditerranéenne aux montagnes des Alpes méridionales ou de l’Apennin. L’historien grec Posidonios, avant le début de notre ère, les décrivait ainsi : leur pays est sauvage et aride ; le sol est si pierreux qu’on ne peut rien planter sans se heurter au rocher. Le travail pénible et les privations rendent la vie des Ligures difficile et leur font le corps maigre et sec. Les femmes doivent trimer comme des hommes… Les hommes compensent leur manque de blé par les produits de la chasse. Ils escaladent les montagnes comme des chèvres.   A leur tour, les invasions romaines laisseront des traces sur le territoire de Bargemon. Initiation aux principales cultures nouvelles : la vigne et l’olivier. Il est probable que l’exposition et la multitude de sources de notre territoire aient attiré ces conquérants. L’aqueduc construit à cette époque, long de près de 40 km, qui alimente cette ville trouve ses sources bien près de notre village, à la source de Neissoun, entre Mons et Fayence. »

Après le tonitruant « départ dans un ¼ d’heure annoncé par Jean », nous voilà empruntant le chemin du retour.

Nous nous arrêtons auprès du tas de bois pour faire la photo de groupe.

Nous sommes accueillis par les aboiements d’un chien ressemblant étrangement à « sac à puces » (allez consulter le blog de 2013). Certains feraient bien la cueillette tandis que d’autres deviennent auréolés.

Après avoir regagné nos véhicules nous partons pour visiter le musée Camos dans le centre de Bargemon.

où nous sommes accueillis par le responsable Monsieur Pierre RAZET qui nous relate l’histoire de la chapelle. Nous le remercions pour son accueil et ses explications.

« Le musée Camos est l’ancienne chapelle Saint-Etienne construite vers le XIe siècle pour les moines de l'Abbaye Saint Honorat de Lérins, elle fut réédifiée au milieu du XVIIe siècle et abrita pendant plus de deux siècles la confrérie des Pénitents Noirs.
Ces laïcs s'occupaient des mourants et leur assuraient une sépulture chrétienne.
Vendue à la Révolution, elle fut rachetée quelques années plus tard, grâce à la générosité des fidèles de Bargemon.
Désaffectée en 1913 à cause du clocher qui menaçait de s'écrouler, elle servit de salle de cinéma avant de devenir un entrepôt municipal.
Après des travaux de transformation en Musée-Galerie débutés en 1990, le nouveau bâtiment fut inauguré en 1994 et porte le nom du célèbre peintre provençal Honoré Camos.
Le musée-galerie Camos est géré aujourd'hui par la Communauté d'Agglomération Dacénoise. Dans la partie du musée, au premier étage, sont présentés :
 

La collection d'ex-voto provenant de la chapelle Montaigu à Bargemon, certains datant du VIIe, la reconstitution d'un atelier de cordonnerie, activité qui occupait 400 personnes en 1900, le souvenir des activités qui ont prospéré à Bargemon : miel, pâtes alimentaires, liqueurs, l'historique de la famille de Villeneuve-Bargemon, l'évocation des événements de la Résistance à Bargemon avec de grandes figures comme Jean Moulin, le colonel Manhès et l'abbé Aloïsi, l'horloge du village de 1768.

L'abside de l'ancienne chapelle St Etienne est réservée à Honoré Camos, artiste peintre provençal et résident de Bargemon.  

- Son buste en cire, réalisé par le Musée Grévin en 1988 est présenté avec quelques-unes des ses oeuvres.

Le rez de chaussée du musée Camos quant à lui accueille des expositions temporaires d'artiste comtemporains, aujourd’hui un peintre originaire de Hô Chi Minh ville. »

Avant de nous séparer nous nous dirigeons vers la place pour y partager le pot de l’amitié.

Merci Jean pour cette agréable balade et la découverte du musée.

Les photos sont de Jean, Jean-Marie, Nicole et Rolande.

 

La semaine prochaine : jeudi 17 octobre 2019

Les Mayons – La Plaine sauvage  n°921 – Moyen * - 13.9 kms – déniv.125 m.

Animateur : Joël - Départ : 8h30

A la découverte de la Réserve Naturelle de la Plaine des Maures en partant du Val Rouvier jusqu'au lac des Escarcets par la Grande Pinède; points de vue sur la plaine des Maures et ne toile de fond les préalpes du Haut-Var.

Parking Les Piboules, côté droit de la D75 – coût du trajet A/R – 40 €

 

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