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29 décembre 2008 1 29 /12 /décembre /2008 15:00
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Le Peyragu et la borne 116

 

En ce jeudi 8 janvier, il fallait être un peu fou pour se retrouver sur le parking de Boulouris dans la perspective de partir randonner. Après les fortes averses de la nuit, la pluie venait juste de s'arrêter quand notre guide, Bruno GUERIN rejoignit le 9 marcheuses et marcheurs. Petit effectif mais la météo est pourrie. De plus, l'infirmerie est encore bien remplie : grippe, gastros, articulations, etc… Mais au moins, nous avions retrouvé, avec bonheur, un  Maurice en pleine forme. Bien que Bruno nous ait prévenus qu'il allait encore pleuvoir , le groupe était décidé à partir. C'était la 1ère rando de l'année et il n'était pas question de la rater. Nous sentions notre guide guère décidé à affronter une balade sous la pluie, mais du fait des différentes possibilités de modifications du parcours ainsi que de sa proximité, il prit le parti des optimistes. 13,6 km et 400 m de dénivelée, voilà de quoi se remettre en jambes après les "vacances " de Noël et du jour de l'an, généreusement accordées par Jean BOREL à CALLIAN le 18 décembre 2008. Récupérant en route notre onzième membre nous prîmes l'autoroute et , surprise, après le péage, seule la voie de gauche était ouverte, les deux autres voies étant réservées aux camions, bloqués pour permettre de dégager la neige…plus loin. Impressionnant ! Nous avons un peu compati pour ces pauvres chauffeurs qui battaient la semelle.

Heureusement nous n'allions pas loin et juste après la sortie du Muy, sur la D25 nous devions trouver un parking avant de nous engager sur notre chemin. Mais le dit parking était transformé en bourbier par des engins de travaux publics qui élargissaient la route. Pas question de rester là, il fallu s'engager sur le sentier, parmi les énormes flaques d'eau, pour trouver un autre emplacement où stationner. Heureusement, nous n'avions que trois voitures qu'il ne fut pas trop difficile de garer au bord du chemin.

Voilà, nous sommes à pied d'œuvre, il est 9 h., il fait 4 °, pas de vent mais un ciel complètement bouché de gros nuages gris et noirs. Les photographes ne vont pas être gâtés. Pourtant, grâce au Père Noël, nous avions un nouveau photographe qui va se montrer très actif. Pauvres rédacteurs qui vont avoir encore un peu plus de mal à sélectionner les photos, mais j'anticipe !

Le chemin regorge d'eau qui coule dans tous les sens alors que, paradoxe, nous sommes au milieu d'un champ de cactus, dans un paysage qui ressemblerait plus au Mexique.

Nous avons à peine parcouru 1 km lorsque la pluie se met à tomber, de plus en plus fort. C'est Bruno le premier qui va s'arrêter pour passer son poncho de pluie, rapidement imité par d'autres. Et toute cette bande de jolis "pingouins" se dirige courageusement vers la rivière. Un arbre énorme s'est couché en travers du chemin, ses racines mises à nu par la crue de la rivière.
Impressionnant l'ARGENS ! L'eau est brun rouge et coule furieusement. Il a du monter de  plus de cinq mètres de son niveau actuel au vu des nombreux déchets qu'il a accroché dans les branchages et les barrières.



Est-cela qui rend ces cinq marcheurs si tristes ?

Et pourtant il est bien encaissé à cet endroit. L'autre rive, un peu plus basse, a du permettre par endroit à la rivière de s'échapper dans les champs.

La pluie s'est arrêtée assez vite, mais tout le monde a gardé son équipement protecteur.






Par endroit, en plus des flaques, le chemin devient un véritable bourbier.

 


Jean BELLACHES donne t'il des conseils à Yvette pour traverser ce mauvais passage ? Espérons que c'est effectivement cela car dans ce coin il vaut mieux regarder où l'on met les pieds. Avec un photographe devant et un derrière, pas question de rater une glissade acrobatique. Pourtant tout se passe bien.

Petite pose pour effeuillage,  les capes regagnent les sacs. Miracle, il y a même un rayon de soleil.

Puis, d'un seul coup, le chemin, très large, a complètement disparu dans la rivière laissant seulement une bande d'à peine un mètre côté forêt. 
Bruno nous recommande de serrer à droite au maximum, conseil judicieux, mais inutile, personne n'ayant envie de provoquer un autre éboulement et de se retrouver dans la boue, deux mètres plus bas. Dix mètres plus loin, même situation mais le trou est moins important. Il y avait là une sablière et le lit de la rivière est beaucoup plus important, pas loin de 100 m. A voir de tels éboulements, on comprend la couleur de l'eau.

Nous arrivons à la bifurcation qui va nous conduire au Peyragu, à 217 m, mais nous sommes pour le moment au niveau 20 m. Bruno décide de faire la pause de la matinée, ex pause banane, encore qu'on en voit encore quelques unes sortir des sacs. Yvette va nous régaler de délicieux bonbons au chocolat.

 Nous attaquons ensuite la montée qui nous paraît bien raide après notre parcours au bord de l'eau, même pas un "faux plat montant" si cher à Jean BOREL. Il recommence à pleuvoir et nous nous retrouvons bien vite dans les nuages, dire s'ils sont bas ! Entre les restes de la forêt brûlée qui nous entoure, le brouillard, la pluie et la pente, il faut avoir le cœur bien accroché et une sacrée envie de marcher ! Lorsque nous parvenons au petit col de la cote 191 la pluie redouble de violence et il faut ressortir les capes.

Zut alors, dans quel sens ça s'enfile ce machin-là ?

Nous entamons alors, sous la pluie, la grande descente du "Débouscadou" (Ah! Ces noms provençaux !) Elle va nous conduire le long de l'autoroute A8 où la circulation semble normale maintenant. Tant mieux pour les chauffeurs-routiers.

L'eau ruisselle de partout ! Où est notre sécheresse passée ?

Nous sommes maintenant le long de la clôture de l'autoroute, à la borne 116 de celle-ci. Lorsque vous passerez sur l'autoroute désormais et que vous verrez cette borne, vous penserez aux onze marcheurs qui viennent à nouveau de faire une séance "d'effeuillage", la pluie s'étant arrêtée. Sur ce chemin plat, en bas de la colline de Roque Rousse, l'eau s'est accumulée et nous rencontrons la "super flaque" de la journée que certains contournerons par les champs voisins.

Et c'est encore Peps qui résumera la journée : "Aujourd'hui, ça baigne…"

Comme la pluie a cessé, Bruno décide de monter au sommet du PEYRAGU, en espérant que le paysage sera enfin dégagé. Hélas le temps est toujours bouché et à 12 h 15 nous nous installons sur des rochers, au sec (enfin presque) pour pique niquer. Et tout à coup le soleil apparaît et illumine notre bivouac. Nous sommes environ à 30 m en-dessous du sommet.

Le paysage se dégage avec, en face de nous le hameau des  Canebières (ça ne s'invente pas) et ses maisons dispersées sur le coteau . Entre eux et nous, une étendue d'arsins , reliquats de l'incendie de 2003. La végétation à bien repoussé dans cette zone de chênes-lièges. Et chacun d'imaginer ce que devaient penser les habitants de ce hameau voyant se développer les flammes, 100m en-dessous d'eux.

Bien installés au soleil, chacun profite de cette accalmie. Les rochers fument en dessous de nous, réchauffés comme nous par le soleil.

Un peu avant la fin de notre repas, le soleil disparaît de nouveau et la température chute brutalement. Les bonnets et polaires ressortent des sacs. Allons-nous repartir sous la pluie ?

Heureusement pour nous remonter le moral, Paulette et Daniella vont nous offrir des baguettes au chocolat et de merveilleux bonbons italiens au chocolat, fourrés au cognac. Finalement, sans traîner   ( pas de joueurs de cartes aujourd'hui), à 12 h 50 nous reprenons la route, ou plutôt le chemin qui va nous permettre de retrouver nos voitures.

Après une toute petite montée nous attaquons la descente. Le ciel s'est à nouveau dégagé ce qui permet une très belle perspective sur le Rocher de Roquebrune, le col du Coucou et dans le fond, bien enneigées les hauteurs de Mons. La plaine tout en bas est bien inondée. La descente devient très raide et emportés par notre élan nous ratons le petit chemin à gaucha. Pas évident de le remarquer, il n'a pas été emprunté depuis longtemps. 250 m de trop et nous nous engageons parmi les broussailles sur un joli tapis de mousse bien verte. Après avoir franchi un petit ruisseau sous la surveillance de Jean BOREL et de son appareil photo, on ne sait jamais…, nous aboutissons dans une charmante pépinière de jeunes eucalyptus a feuilles rondes.

Nous voici  revenus dans la plaine, il ne reste plus que 2 km de plat pour terminer la rando en slalomant entre les flaques.

C'est au Muy, chez JO, que nous allons prendre notre pot habituel : moins de bières et plus de chocolat chauds, bizarre,bizarre... D'un seul coup Bruno prend conscience qu'il a oublié de nous commenter notre progression. Ses notes sont restées en poche ! Pour terminer cette journée chocolat, c'est Bruno qui nous offre de savoureux quartiers de mandarine enrobés de chocolat. Un délice !

 

Merci Bruno, pour les chocolats…  et de nous avoir bien guidés dans ce mauvais temps et sur ces sentiers humides.

 

Merci aux photographes, Jean BELLACHES, Jean BOREL (Bienvenue au club), Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

 

La semaine prochaine, Jean BOREL nous propose   :

 

Jeudi 15 Janvier- 8 h 00-AMPUS (83) Fontignon

"Il était une fois Ampus…"

Cette randonnée, sans difficulté particulière, nous propose des découvertes originales de l'histoire et du patrimoine de ce village caractéristique de la DRACENIE. Dolmen de Marencq, chemin de l'eau et son "TOURNAOU", chemin de croix et chapelle Notre Dame de SPELUQUE.

Repas et boisson à sortir du sac.

Durée : 4,30 h- Longueur : 18,148 km- Dénivelée : 376 m, Niveau: Moyen MEDIO

 

Quelques photos, en bonus.

Prêts à affronter les éléments.



















Les tenues ont déja changé.


















L'argens
.



















Passage délicat bien négocié.



















Joliement déguisées nos courageuses compagnes!






















En Haut du col.














Plus de soleil, il fait frais, il faut se couvrir.

Le rocher de Roquebrune

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 15:52
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CALLIAN- Les Villages perchés

 

Allions-nous pouvoir la faire cette dernière rando de l'année ? Après le long épisode pluvieux on pouvait en douter. Mais finalement la météo nous a annoncé du soleil pour ce jeudi 18 décembre et nous étions tous très heureux de nous retrouver sur le parking, tout en haut de Callian, où Jean BOREL avait fixé le départ pour cette rando de 16,5 km et 535 m de dénivelée. Et chacun de s'inquiéter du slip de Jean Borel ! (sauf ceux qui n'avaient pas lu la Newsletter du 12 décembre :"Mais pendant ce temps là, "notre" Jean BOREL affrontait le mauvais temps dans les Alpes Maritimes pour une reconnaissance de parcours ... Trempé jusqu'au slip")

 

Température proche de zéro, soleil voilé et un magnifique paysage sur la vallée où des lambeaux de brume s'étirent entre les collines. 23 marcheurs et marcheuses sont au départ. Même Marie-Claude est là pour renforcer l'effectif féminin, en minorité cependant, et nous nous réjouissons de sa présence.

Premier petit topo de Jean qui nous décrit le parcours avec une seule difficulté, la liaison entre les villages de CALLIAN et de MONTAUROUX, distants de 3 km environ,  presque à la même altitude, mais séparés par un vallon qui nous oblige à redescendre à 230m pour remonter à 370 m.

Et nous voilà partis dans les petites ruelles du vieux CALLIAN en direction du château dans la cour duquel Jean va nous donner quelques explications." Le Château féodal des XII ème et XV ème siècles  appartenait à la famille de Villeneuve, son dernier seigneur Joseph Ignace de LYLE en est chassé en 1793.Détruit partiellement à partir  de cette date, il fut reconstruit à partir de 1966. Actuellement propriété privée (ne se visite pas)".

Le refuge rural, au fond de la cour, est décoré d'une belle sculpture en pierre qui représente… nous ne savons quoi ? Puis nous nous retrouvons devant la chapelle des pénitents, hélas fermée.

"Chapelle des Pénitents : Style roman des XIIème et XIIIème siècles, sans doute chapelle castrale à ses débuts, église paroissiale de la fin du XIVème à la fin du XVIème siècle, puis  attribuée aux pénitents blancs de Callian suite à la destruction de leur "casette" au moment de la construction de l'actuelle église paroissiale. Actuellement salle d'exposition et de manifestations culturelles".

C'est de là que Jean va évoquer les personnalités qui ont vécu à CALLIAN :

Une grande dame de lettres de la III° république : Juliette Adam

Un écrivain : Anthony Burgess

Un homme politique, le Tigre : Georges Clemenceau

Un créateur, le couturier : Christian Dior

Un peintre-graveur : Edouard Goerg

Nadia Léger, femme du peintre Fernand Léger

Des peintres : Macker, Bauquier

 Et sans oublier, plus contemporaine, Sœur EMMANUELLE, retirée à la Maison de Repos des religieuses de Notre-Dame de Sion, décédée le 20 octobre 2008 et enterrée ici même.

 

Tout ceci méritait bien une première photo du groupe.

 

Nous quittons le village par une descente très forte (zut, il faudra la remonter au retour ! ) en passant devant le lavoir, encore utilisé vu ce qui sèche au-dessus, et nous atteignons la chapelle St.DONAT, en restauration complète. Depuis 1997, l'Association Callian au fil du Temps a attaqué le débroussaillement des ruines de la chapelle et, avec l'aide de quelques mécènes, elle a pu faire appel à l'Association L'Arbousier de SAINT-RAPHAËL qui a lancé un chantier d'insertion sur le site. C'est une très ancienne chapelle (on y a retrouvé une stèle romaine en 1958) d'une très grande taille contrairement aux petites chapelles de campagne auxquelles nous sommes habitués.

 

Avant d'attaquer la remontée vers MONTAUROUX, Jean décrète une pause "effeuillage" car il commence à faire chaud au soleil. Les brumes dans la vallée commencent à s'estomper.

La dernière montée pour accéder au village est très raide et c'est par les petites ruelles anciennes que nous débouchons sur la place principale avec en fond, la mairie, son joli campanile et son énorme sapin de Noël.

Oui, Oui, c'est bien dans une semaine !

Pour une fois la pause se fera au cœur du village, juste devant la boulangerie, ce qui tentera quelques gourmands.

Nous repartons plein est dans les faubourgs du village, ainsi que Jean l'avait défini dans sa présentation, parcours "semi-urbain". Jolies maisons, soit anciennes, soit modernes sur un fond de montagnes enneigées: les hauteurs de Mons et en second plan l'Audibergue et la Montagne de Thiey. Même le Père Noël était là.









Lorsque nous quittons la route, pour commencer la partie"sylvestre" de la randonnée, d'un seul coup il fait plus frais, d'autant plus que le soleil nous fait un peu défaut, la météo se serait-elle trompée, ce n'est pas dans ses habitudes pourtant…

Nous avons pris une direction sud et Jean nous a prévenu que le chemin prévu initialement a disparu dans les bois ce qui entraînera un petit détour et un peu plus de dénivelée. Puis nous repartons Nord-Est, en descente jusqu'à une zone bien dégagée et en plein soleil.

Nos excuses à Dame Météo en qui nous avions douté…

Comme il est midi, Jean décide que le lieu est propice au pique-nique et chacun s'installe au soleil, face au Tanneron. C'est une journée avec alcool : vin d'oranges de Denise, rosé de Daniella, Côte du Ventoux de Jean. Cependant à 23, nous pourrons souffler dans le ballon sans risque…

 





Jacqueline profite de l'occasion pour remettre à jour l'annuaire des marcheurs et Jean-Marie a rappelé la nécessité de s'inscrire pour recevoir la "Newsletter"



Pas de sieste ni de joueur de cartes mais une heure tranquille avant de repartir, bien restaurés mais pas trop lourds quand-même car il faudra remonter sur le plateau.

 Après avoir traversé un lotissement à TOURNON, nous retrouvons la forêt et nos sentiers habituels, un peu  envahis de flaques d'eau et d'arbres couchés en travers par la dernière tempête.

Mais la progression est aisée car nous sommes réellement sur un plateau avec en perspective les montagnes enneigées et sans même de "faux-plats montants" si chers à Jean.. Puis nous retrouvons notre itinéraire de départ à l'entrée de MONTAUROUX avec une petite variante par la fontaine de Fonbourette  dont le trop-plein sort d'une construction massive. Cathy va nous faire une démonstration de pompage, mais c'est dur, d'autant plus que la manivelle est enchaînée. Quelques beaux champs d'oliviers avec des arbres anciens assurent un joli décor devant les montagnes couvertes de neige. La route qui descend vers le village est bordée de maisons anciennes très bourgeoises.

Notre "Géant vert", ex nain de jardin, profite d'une fontaine publique pour laver ses chaussures. Bravo ! C'est bien de prendre soin de son matériel…

Après une nouvelle traversée du village, nous attaquons la grande descente et découvrons avec ravissement un point de vue sur toute la campagne environnante et, en particulier, la perspective sur CALLIAN que nous n'avions pas remarquée ce matin, car nous lui tournions le dos, trop occupés par la grimpette.

Et ce sera la dernière montée vers CALLIAN, effectivement très raide en fin de parcours au niveau du lavoir. Par hasard, nous croisons le Président du groupe de marche local. Nous apprenons que leur jour de sortie est le vendredi et leur prochaine rando sera  dans l'Esterel, les collines au-dessus du village étant trop enneigées. C'est ça l'échange !

Visite de l'église de Notre-Dame de l'Assomption avec son joli clocher aux tuiles vernissées, un peu bourguignon sur les bords, où nous nous intéresserons surtout à la crèche en construction. Elle représente les principaux édifices du village, mais nous ne savons pas si les santons préparés sur une table représentent des habitants bien particuliers.

Puis ce sera notre pot habituel dans ce café où le groupe avait tiré les rois en début d'année. Les plus gourmands dégusterons des chocolats chauds, épais et aromatisés. Jean nous déclarera en "vacances" pour trois semaines et Beps aura le mot de la fin en déclarant que "finalement, à CALLIAN on ne s'est pas caillé". Bravo, il fallait le faire !

 

 Après cela il n'y a plus qu'à remercier Jean de nous avoir guidés sur ce parcours " en milieu urbain, semi-urbain et rural" pour la dernière rando de 2008.

 

Merci aux photographes : Jean BELLACHES, Gérard CHARPY, Jean-Marie CHABANNE, Claude LALANDE.

 

L'année prochaine…, le jeudi 8 janvier 2009, Bruno GUERIN nous conduira sur les rives de l'Argens et au Peyragu.

1-Jeudi 08 janvier à 8 h 00- PEYRAGU (83).

Départ des véhicules pour une journée-rando en boucle sur un parcours très agréable autour des collines. Deux itinéraires seront proposés. Nous passerons des bords de l'ARGENS à la colline de PEYRAGU par un sentier assez raide mais praticable. Pour le 1er itinéraire Durée 4,30 h-Longueur : 13,600 km- Dénivelée : 406m. - Niveau: Moyen-MEDIO. Pour le 2ème itinéraire, plus facile, pratiquement sans dénivellation et toujours sur de bons chemins, consiste à suivre l'ARGENS puis à revenir en lisière de forêt. Durée : 3,30 h-Longueur : 11,090 km- Dénivelée : 204m.-Niveau: Moyen-MODERATO.

Repas et boisson à sortir du sac.

Responsable : Bruno GUERIN

 

A tous, marcheurs et amis non-marcheurs, les guides-accompagnateurs ainsi que les rédacteurs du blog vous souhaitent un bon Noël 2008 et une bonne année 2009 en espérant vous retrouver en pleine forme pour vivre ou  suivre de nouvelles aventures.

 Quelques images en "bonus":

Les blasons des familles propriétaires du chateau de Callian 


















Quittons Callian par ses ruelles en pente


















Ah ! La montagne
Parmi les arbres couchés sur le chemin


















Belle
demeure à Montauroux























Callian, le retour.















Les oliviers
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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 14:45

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Sur les rives du Jabron

Aujourd’hui Jean Borel nous emmène randonner à Comps sur Artuby. Ce sera nous dit-il « un agréable sentier sans difficulté particulière parcourant les forêts de pins et de chênes. Il nous conduira sur les rives du Jabron, petit ruisseau anodin mais qui peut poser problème pour le traverser ». (Souvenons nous de notre rando d’avril dernier, où certaines randonneuses craignant de se mouiller les pieds, traversèrent le Jabron sur le dos de Jean !) « Mais aujourd’hui il n’y aura pas de pas de difficultés, nous promet Jean, car nous prendrons le pont. » Evidemment, il suffisait d’y penser !

Aujourd’hui, en cette fin d’automne, la météo annonce un temps froid mais bien ensoleillé – du moins le matin. En effet nous arrivons à  Comps sur Artuby par un beau soleil. Et le thermomètre indique  –6° !  Et puis ô surprise ! Le parking est couvert de neige ! Bien sûr nous aurions pu nous en douter, après les pluies diluviennes de ces derniers jours. Nous voici donc 22 randonneurs au départ de cette rando de 12,6 km et 505 m de dénivelé. Randonnée «moyenne», mais rando de neige. Petite différence ! Heureusement nous avons tous des vêtements chauds : anoraks, gants, bonnets. Une fois bien emmitouflés, nous posons pour la photo de groupe. Nous avons nos bâtons, mais où sont donc nos skis ?

Nous démarrons notre marche par un « faux plat montant » tout en douceur. Afin de profiter du soleil, Jean nous fait d’abord longer le canal. Qu’il ferait bon glisser, les skis aux pieds, sur cette belle étendue de neige ! Nous marchons rapidement pour nous réchauffer, mais avec précaution pour éviter quelques flaques verglacées. Une demi-heure plus tard, il est 10 heures, Jean nous propose - déjà ! - une petite pause. Il nous présente le profil de la rando : descente, montée, re-descente et re-montée pour finir. Puis après un casse-croûte avalé rapidement, nous reprenons notre chemin sous les bois … et dans la neige. Le soleil brille mais ne chauffe guère. Heureusement marcher dans la neige nous aide à lutter contre le froid. Ici nous traversons un enclos. « Le dernier ferme la porte ! » crie Jean. Le dernier c’est Dominique, désigné serre-file du jour.
« Dominique, tu fermes la  porte ! ».  « N’oublie pas de la fermer, Dominique ! » répète Marinette. Après la porte d’entrée, voici la porte de sortie. « Dominique, tu la fermes ! » Et il la ferme. Bientôt nous atteignons un joli lac, étincelant au soleil. Manifestement il est bien gelé. Après une petite pause - mais aujourd’hui toutes les pauses seront courtes – nous attaquons une grimpette. Elle nous mène à un promontoire qui domine la vallée. Mais le ciel se voile et les photographes s’abstiennent devant le paysage. « Circulez, il n’y a rien à voir ! » Ou pas grand-chose. Jean nous prévient alors : « Nous allons descendre une pente orientée Nord. Faites attention ! Il a neigé. Ca glisse ! » Ceci pour ceux qui ne l’avaient pas remarqué. Nous descendons dans les bois enneigés, en évitant les faux pas. Par endroits le sol crisse sous nos pieds, les flaques verglacées se craquèlent. Enfin nous arrivons en bas sains et saufs.
Nouvelle petite pause, les pieds dans la neige, juste pour la photo. Puis après une nouvelle grimpette nous atteignons le GR 49. Nous approchons de Jabron, petit hameau dépendant de Comps sur Artuby. Sur la droite, voici dans la prairie enneigée un grand troupeau de moutons. Jean-Marie prétend en avoir compté 550 ! Faut-il le croire ? A présent nous traversons le Jabron, en prenant le pont, tout simplement. Devant nous un mur de rochers, couverts de glace et de stalactites. Signe qu’à midi passé, le temps ne s’est guère réchauffé. Devant nous la route mène à ce qui sera notre lieu de pique-nique, un peu au-dessus de Jabron. Derrière nous … mais personne ne regarde. Sinon nous aurions vu le troupeau de moutons franchir le pont et courir sur nos traces. Le voici d’ailleurs qui approche dans un virage à gauche. Puis enchaîne à toutes jambes sur un virage à droite. Le troupeau arrive au galop. Où sont donc passés le berger et ses chiens ? A moins que ce ne soit lui qui arrive, accompagné de son chien qui court à ses côtés ?? Le chien aboie, le troupeau passe… Notre groupe s’installe sur la petite route qui descend à Jabron. Un muret accueillant va nous permettre de pique-niquer, assis bien au sec. Hélas le ciel s’est couvert, le soleil a disparu et les pierres du muret sont bien froides. Vingt minutes plus tard, le pique-nique est avalé et nous commençons à sentir le froid nous envahir. Car comme le fait remarquer Catherine : « Le froid monte par les fesses ». Le blogueur propose ses services pour réchauffer les dites fesses. Sans succès.

Seule solution : nous dégourdir les jambes. Jean annonce : « Nous partons dans 5 minutes ! ». « Quoi ? 5 minutes ? Pourquoi pas tout de suite ? ». Les cinq minutes écoulées, nous reprenons notre chemin. Nous traversons Jabron (le village) puis franchissons à nouveau le Jabron (la rivière) sur un deuxième pont. Bientôt nous abordons une nouvelle grimpette. Nous marchons à flanc de coteau, au-dessus d’un ruisseau. Toujours dans la neige et à présent sous un ciel gris.
Arrivés au sommet nous apercevons au loin la chapelle Saint-André qui domine Comps sur Artuby. Jean nous rappelle le « circuit des trois chapelles » (Saint Jean, Saint Didier et Saint André) que nous fîmes ici en mars dernier. (Décidément aujourd’hui notre rando tient du pèlerinage !). Pour ceux qui l’auraient oublié : La chapelle Saint-André fut édifiée par les Templiers dont le village fut longtemps un des fiefs. « 
Son clocher-tour est doté, sur ses arêtes, de tuiles vernissées dites «tuiles à loups». De petits bulbes creux percés occupent leur dos, le souffle du vent du nord qui les traverse, émet un sifflement dont la tradition rapporte qu'il éloignait les loups ». Enfin « les montagnes environnantes, peuplées de chênes ou de hêtres pour la plupart, ont longtemps vu s'y affairer les charbonniers. Cette production de charbon de bois se perpétue chaque année encore avec le concours du Conseil Général du Var et de l'Office National des Forêts ».

Nous atteignons Comps sur Artuby, regagnons nos voitures. Avant de nous quitter nous irons prendre un pot à Montferrat. Heureux de cette belle journée, mais un peu fourbus quand même. Car marcher dans la neige, ça use, ça use...

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée aux couleurs hivernales.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY.

 

Encore quelques photos :

La neige sans les skisPromenons nous dans les bois …















… Pendant que le loup n'y est pas 

A ta santé Jean !
















  Le Jabron

 

Prochaine sortie : Jeudi  11 Décembre à  7 h 30

La randonnée prévue dans les Maures "Le Peyrol" a été annulée à cause de  l'indisponibilité temporaire de Bruno GUERIN. Jean BOREL n'étant pas disponible non plus, c'est Jean-Marie CHABANNE qui nous accompagnera sur un parcours dans les vallées du Haut Argens à partir de BRAS. Cette randonnée en boucle nous permettra à plusieurs reprises de découvrir quelques sites remarquables sur l'Argens : la Cascade du Tombereau et le Pont Romain de St SUMMIAN ainsi que les Gours Bénis et la chapelle St Sébastien en dehors de la rivière- Repas et boisson à sortir du sac

Longueur : 18 km - Durée : 5 h – Difficulté : aucune

Bons chemins et bitume sur de petites routes peu fréquentées.

Dénivellation : B 251 m – H 347 m- Moyen /  Moderato     

Merci de bien noter que l'heure de départ n'a pas été modifiée

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