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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 09:42

Le Mont Mounier

Il est 6 heures 30. La salle des petits-déjeuners se remplit peu à peu. Camille nous annonce : « Bruno n’a pas fermé l’œil de la nuit. Il ne sera pas des nôtres. » Jean fait ses comptes. Nous sommes 16 à table. Mais voici le dix-septième : Christian n’ayant pas voulu abandonner sa Claudie hier soir – est parti avant l’aube pour nous rejoindre. Car c’est aujourd’hui le grand jour ! Nous partons à l’assaut du grand, du mythique Mont Mounier ! Dont Jean nous a parlé si souvent (bassiné les oreilles, disent certains !). A présent voici Jacqueline, Monique Blandin, Nicole Borel. Vont-elles se joindre à nous ? Ou viennent-elles nous encourager ? A moins qu’elles ne soient seulement attirées par l’odeur du café, le pain, le beurre et les croissants ? Il faut dire qu’après les repas frugaux de la veille, tout le monde a besoin de reprendre des forces !

Il est 7 heures 15, nous quittons l’hôtel. Un quart d’heure plus tard, nous attaquons une première pente douce. Il fait un peu frais, c’est la température idéale pour marcher. Le ciel est dégagé, l’air est pur, la journée sera splendide. A droite de la photo, regardez bien ! On aperçoit un arbuste. Ce sera le dernier de la journée ! Le sentier monte paisiblement à travers un paysage pastoral de prés et d’anciens champs. Jean-Marie me prie d’insérer ici le profil de l’étape. Car ce profil est majestueux, à l’image du Mont Mounier. Il est remarquable aussi par sa parfaite symétrie. Etonnant n’est-ce pas ? Le dénivelé atteindra 1278 mètres pour une distance de 17 km.

A présent nous approchons d’une première crête. Nous profitons d’un faux plat pour faire une première pause. Où l’on voit le photographe sur la photo ! Bravo le cadrage ! Nous poursuivons notre chemin. Jean emmène le peloton de tête. En nous retournant nous pouvons admirer la vallée et le peloton de queue dont Camille a pris la tête.

Pour tromper la monotonie de la marche, Jean-Marie nous annonce l’altitude : « Nous voici à 2000 mètres ! » Aussitôt chacun calcule le dénivelé restant à gravir. Rien de tel qu’un peu de calcul mental pour rester éveillé. « Maintenant nous entrons dans le parc du Mercantour ! » nous dit Jean. Qui nous rappelle les principales règles du Parc : « pas de chien, pas de cueillette, pas d'arme, pas de déchets, pas de bruit ! ». 

Nous continuons donc à monter, en silence. « Nous faisons du 8 mètres / minute ! » nous dit Jean pour faire travailler nos méninges. Autrement dit, nous sommes sur une base de 480 mètres de dénivelé à l’heure. Allons nous tenir la distance ? Non, car très vite, nous redescendons à 7 m/min.  Fini l’herbe maigrichonne. Le sol devient aride et caillouteux mais le sentier est confortable. Nous apercevons nos premiers névés. Jean-Marie : « Nous voici à 2200 mètres ! » Puis nous nous arrêtons devant un long névé. L’endroit est idéal pour une pause casse-croûte, mais pas pour s’isoler à l’abri des regards ! Pas la peine en effet de chercher un arbre propice – comme dirait Daniel (qui à cette heure va prendre en mains ses « petites jambes »).

Après la pause nous franchissons le névé, en marquant bien nos pas dans la neige pour ne pas glisser en arrière. Encore quelques minutes et nous atteignons la crête désertique du Démant, à la balise 47 où nous rejoignons le GR5. Nous redescendons légèrement jusqu’à la baisse du Démant (2438 m). Sur notre droite se profilent le Petit Mounier (2727 m) et le Mont Mounier (2817 m). Puis nous grimpons une crête caillouteuse avec en ligne de mire la stèle Vallette (2585 m). « Nous sommes à 2500 mètres ! » annonce Jean-Marie. Il est 10 heures. Dans une heure nous devrions être au sommet.

Jean nous propose d’éviter la stèle et de continuer directement sur la longue crête caillouteuse (leitmotiv de la rando) qui conduit au Petit Mounier. La pente est régulière et se grimpe sans difficulté. Arrivés sur le plateau du Petit Mounier, nous retrouvons un peu de neige et une vue magnifique de tous côtés. Vue sur les sommets environnants dont bien sûr le Mont Mounier. Qui se dresse fièrement sous nos yeux émerveillés ! Ne dirait-on pas une œuvre d’art, aux lignes épurées et aux coloris sobres ? D’ici, l’arête qui conduit au sommet paraît impressionnante. Jean nous conte alors l’histoire de l’Observatoire du Petit Mounier. En 1893, le député Bischoffsheim fait construire ici, une annexe de l’Observatoire de Nice. Détruit par un incendie en décembre, il est reconstruit l’année suivante. Demeurant sur place été comme hiver, le gardien transmet chaque jour les relevés météorologiques à Nice et à Paris. L’Observatoire sera à nouveau détruit par un incendie en 1910 et cessera toute activité en 1918. Il n’en reste plus que quelques ruines.

Le temps de prendre quelques photos et nous voici partis à l’assaut du Mont Mounier. Nous redescendons de quelques mètres avant d’attaquer le beau final aérien qui mène au sommet. Aérien, mais sans réelle difficulté. L’arête qui impressionnait certains, se révèle assez large. Il suffit de bien regarder où l’on met les pieds. En suivant le sentier ou en marchant sur les rochers plats prévus à cet effet. La montée est régulière, juste un peu plus longue qu’il n’y paraissait.

Il est 11 heures passées quand les premiers parviennent au sommet. Les suivants grimpent à leur rythme. Camille, juché sur un rocher, surveille chacun et chacune dans son ascension, prêt à proposer son aide en cas de difficulté. Puis il monte à son tour. Et se joint à nous pour la photo du sommet du Mont Mounier, la photo de la victoire !

Merci à Jean d’avoir imposé un rythme raisonnable qui a permis à chacun d’atteindre le sommet. Tandis que Maurice propose du gingembre pour nous redonner un coup de fouet, Jean célèbre « le mont Mounier, qui impose sa présence massive en maître incontesté de ce relief majestueux ». Plus haut massif calcaire des Alpes-Maritimes, le Mounier constitue sûrement l’un des meilleurs belvédères de toutes les Alpes du Sud. C’est aussi le paradis du botaniste avec une flore exceptionnelle ! Jadis appelé "mons niger", sans doute en raison de la couleur noirâtre de la roche, le Mounier, sommet aujourd’hui dénudé et aride, était autrefois boisé ». Mais il est temps de redescendre. Attention à ne pas s’égarer en dehors du sentier. Car de chaque côté, la pente est raide et en cas de faux pas, il n’est pas question de se rattraper aux branches. Il n’y en a pas !

Nous revoici sur le plateau du Petit Mounier. Il est midi. Nous nous installons autour des ruines de l’Observatoire. Assis au soleil (il n’y a pas un brin d’ombre), nous savourons notre pique-nique bien mérité.

Après quelques instants de repos, nous reprenons notre descente. Cette fois-ci nous ferons un petit détour par la stèle Vallette. Du nom d’un lieutenant, mort ici en janvier 1936, à la tête de ses skieurs. Puis nous prenons le chemin du retour. La descente est rapide, trop rapide même. Le groupe s’étire, laissant à la traîne Gérard qui râle et Maurice qui voudrait bien prendre en photos cette flore exceptionnelle dont parle le guide : oreilles de lapin (Stachys byzantina) aux feuilles duvetées, gentianes (de Bavière ?), renoncules des montagnes, entre autres. Jean freine ses troupes et impose un rythme plus modéré.

Nous arrivons aux voitures. Il est 15 heures. Chacun estime la difficulté de notre randonnée en la comparant à la « petite facile » de la veille. Les avis sont partagés. Ce qui est sûr, c’est que nous avons gravi un beau sommet, découvert un panorama exceptionnel. Nous sommes tous enchantés de notre journée. 

 

Merci Jean pour cette très belle randonnée qui clôt en beauté cette saison. Et dommage pour Bruno dont nous regrettons l’absence.

 

Merci aux photographes : Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Maurice QUADRI, André TUPIN.

 

Lundi 30 juin, ce sera la dernière mini-randonnée, avec Bruno.

Bonnes vacances à tous et rendez-vous en septembre pour de nouvelles aventures.

 

Encore quelques photos :

Avant le départ vers le Mont Mounier

       


Le Mont Mounier

   Vers le Petit Mounier














Vers le Mounier    

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 19:00
Les HAMEAUX de SAUZE


Voilà, c’est la fin de la saison, nous allons remiser bâtons et godillots. Pour terminer en beauté, Jean BOREL nous a préparé un joli bouquet final autour de Valberg, sur deux jours. Le premier jour comporte un circuit de 10,5 km avec 580 m de dénivelée avec possibilité de repas au restaurant.

Sauze est un tout petit village situé dans les  Alpes maritimes. Il est constitué de plusieurs petits hameaux, répartis entre 1300  et 1600 et que nous allons traverser. C’était une région d’élevage et de production de blé.

Ce matin le départ de Boulouris a été marqué par un problème mécanique sur une des voitures ce qui a entraîné une modification de l’organisation du transport, on reparlera encore une fois de voitures le second jour, mais n’anticipons pas. La montée entre Guillaumes et Sauze avec ses 18 lacets sur 8 km est éprouvante pour les chauffeurs et certains passagers.

Arrivés au parking, Jean BOREL nous apprend que Camille et ses deux passagères sont à Valberg : qui était la navigatrice ? Ils doivent redescendre à Guillaumes puis remonter à Sauze . Jean présente les quatre nouveaux, un couple, COLETTE et ANDRE dont c’est la première grande rando avec le Cercle et deux « conjoints », CLAUDE et JEAN-PIERRE qui ont décidé, exceptionnellement, d’accompagner leurs épouses. C’est finalement passé 10 h que nous pouvons enfin partir. Camille a appuyé sur l’accélérateur et ses passagères sont un peu pâlichonnes. Nous sommes 23 marcheuses et marcheurs. Deux de nos « gazelles », que nous n’avions pas vues de la saison sont revenues : ça va foncer.

Nous traversons le village qui comporte, outre des aires de battage du blé, d’étranges figurines anthropomorphes sur les façades de certaines maisons : diverses légendes expliquent leur présence. Nous gagnons une petite hauteur au lieu dit « Le Château » qui comporte une table d’orientation et que croyez-vous que nous montre Jean … le Mounier bien sûr. Mais là c’est du sérieux, nous y allons demain.

Nous attaquons ensuite la grande montée vers le Plateau de Lare dans les sous-bois. Cette ombre sera la bienvenue car aujourd’hui il fait très chaud, même à cette altitude, ce qui sera le fil rouge de cette journée.  Marie-Claude va nous abandonner, elle est mal à l’aise : les virages de la montée peut-être ? Lorsque nous atteignons le plateau pour la pause « banane », nos randonneur(se)s vont chercher l’ombre sous les branches basses des sapins. Nous faisant quitter le chemin, Jean va nous diriger vers la Roche d’Arié à 1600 m d’où nous allons avoir un panorama superbe, avec une vue sur le mont St. Honorat qui culmine vers l’ouest à 2520 m …et bien sûr le Mounier. La pointe  St .Honorat va nous accompagner une partie de la journée.

Traversant de hautes herbes nous rejoignons le Ravin de la Lare où serpente le lit d’un petit ruisseau, à sec, que Jean avait trouvé bien plein lors de la reconnaissance. La descente dans ce petit vallon est un vrai régal, il y fait frais, le chemin est facile … et c’est joli. Peu de fleurs, ce qui sera aussi une caractéristique de ce parcours, à part quelques orchis tardifs.

Nous quittons ce vallon délicieux pour repasser au soleil dans un environnement plus difficile avec des schistes grisâtres qui s’effritent. Le soleil tape dur maintenant et sur ce  chemin  large, le groupe s’étire en petits paquets. 


A  la balise 99, nous retrouvons la route et une fontaine bien fraîche qui va être prise d’assaut sous le regard septique de notre guide.







Bruno se renseigne auprès d’un autochtone, l'eau est  bien potable mais rend fou !  Nous en connaissons qui en ont abusé peut-être, car le lendemain, pas plus fous que le jour d’avant, ont eu quelques problèmes gastro-intestinaux .Nous apercevons au loin le clocher de la chapelle du hameau des Moulins que nous surplombons maintenant après avoir retrouvé la route. Hélas, le maire n’a pas voulu en confier la clé à notre guide mais nous profiterons quand même de son extérieur et de la vue sur son minuscule cimetière où l’on n'aperçoit que trois tombes.

Nous quittons la route pour nous diriger vers le hameau de Villetalle Basse (bien sûr il y Villetalle Haute ! qu’est-ce que vous croyez ? ). Mais le hameau que nous traversons est vraiment très vieux avec des rues ( !) en terre et cailloux. Jean nous avait mis en garde contre un troupeau d’oie, en fait nous ne rencontrerons que des poules brunes et leur coq qui se manifesta à notre passage : Jean avait-il abusé de l’eau de la fontaine lors de la reconnaissance  ou les oies étaient-elles passées à la casserole ?

Nous sommes environ à 1,5 km de Sauze, Jean nous annonce une descente puis pour finir une montée qui, selon ses dires, ne nous plaira certainement pas…

Il fait maintenant très, très chaud. Il est 14 h soit midi au soleil et pas d’ombre. Trois de nos amies vont s’installer sous un des seuls arbres du secteur, nous sommes à 300 m de la route, Jean viendra les rechercher en voiture. Afin de s’avancer il part devant, à grandes enjambées, confiant le groupe à Camille.

Et c’est très péniblement que nous abordons cette fameuse côte, il n’y a plus de groupe mais des individus qui rament sous le soleil…(N’en rajoute pas trop Jean-Marie !) Enfin nous abordons la dernière descente vers le village, à l’ombre maintenant. Deux couples qui n’avaient pas choisi le restaurant s’installent au frais dans un sous-bois herbeux : c’était le bon choix. Jean-Marie , certainement affamé est passé devant le joli oratoire de St.Macaire sans le voir. C'est Yvette qui demandera à André de le photographier . Après un passage à la fontaine bien fraîche de l’entrée du village  et avoir quitté les chaussures nous nous retrouvons à l’Auberge Communale où Bernadette nous attendait avec une délicieuse pissaladière pour accompagner notre boisson désaltérante. A 16 h10, nous en étions à attaquer la daube qui suivait une entrée fraîche avec une tourte aux courgettes  , des raviolis aux bettes et du lapin. Nous avons évité les gnocchis avec la daube, ouf !

Repus, Jean nous invita pour la partie « culturelle » de notre journée. M.BOTTERO, maire depuis 1981, nous ouvrit l’église de son village dédiée à St.Laurent. Le chœur est très riche, du pur baroque italien. Mais M.Bottero nous laissa un peu sur notre faim culturelle (heureusement, nous étions bien calés sur le plan physique) et certains préférèrent profiter du banc sous le tilleul.

Après avoir remercié M. le Maire, nous reprîmes nos voitures pour gagner Valberg et l’hôtel du Chastellan. Au repas du soir, pris entre supporters turcs et allemands, nous eûmes droit à la demi-finale de l’Euro, sur grand écran, mais sans le son heureusement. Au menu, il y avait…de la daube.


Merci Jean pour cette randonnée, qualifiée de facile mais que la chaleur a rendu insupportable sur la fin.

 

Merci aux photographes:  Geneviève CHAUMAZ, André TUPIN, Gérard CHARPY et Jean-Marie CHABANNE.


Demain, le programme comprendra deux circuits, Le Mont MOUNIER et le Circuit des LAUNES, au choix selon les possibilités de chacun ; pour l’instant il y a 18 candidats pour le Mounier et 15 pour les Launes. Bonne nuit.

Quelques images en bonus :

André en pleine action, où court-il ainsi ?



















Le chef et son escorte...


















Le joli hameau des Moulins sur fond de Mt.St Honorat

Attention demain c'est toi qui conduit les "Petites jambes"











                                                                    M.Bottero et notre guide














Très attentifs dans l'église


















Le repas du soir : bravo l'Allemagne



















Toute l'équipe à la Roche d'Arié































                                                                      


























                           
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 14:26

L’île de Porquerolles

Aujourd’hui Bruno nous propose une randonnée dans la partie occidentale de l’île de Porquerolles. "Magie des Iles d'Or qui mêle falaises sauvages, refuge des oiseaux de mer et longues plages alanguies à l'orée des pinèdes odorantes". Que c'est beau ! On dirait du Bruno. Ce sera une randonnée "moyenne" de 17 km et 400 mètres de dénivelé.

Rendez-vous dans la presqu'île de Giens. Nous voici 26 randonneurs au parking de La Tour Fondue. Enfin, pas tout à fait, car manquent à l'appel Bruno et ses compagnons de voiture. Nous patientons quelques minutes, quand tout à coup la rumeur nous parvient : Jacqueline a fait une mauvaise chute, se prenant les pieds dans les chaînes qui jalonnent le parking. On attend les pompiers. Quelques minutes plus tard, Bruno arrive et nous dépeint le tableau : Jacqueline, allongée à terre, immobile. Nez fracassé. Flaque de sang. Notre randonnée commence très mal ! Conséquence immédiate : dans l'attente des pompiers, nous patienterons près de l'embarcadère, laissant partir le bateau de 9 heures.

Nous avons une pensée (émue, cela va de soi) pour Jacqueline. Ainsi que pour Marie, dont nous dégustons l'excellent gâteau, conservé pendant 8 jours par Jean-Marie. Les émotions ça creuse !

Bruno revient vers nous : "Les pompiers emmènent Jacqueline à l'hôpital. On va lui faire une radio. On craint une fracture du nez. Jeannine l'accompagne". Nous ne sommes donc plus que 24 au départ. Mais "the rando must go on", comme on dit là-bas. Nous embarquons donc sur le bateau de 9h30. Aussitôt débarqués, nous filons vers la côte Nord de l'île en direction de la plage d'Argent. C'est alors que les "petites jambes" (dixit Jean) nous quittent. Nicole Borel et Annie ont en effet opté pour l'option plage. Plage plus resto. Tant qu'à faire, pourquoi se priver ? Elle s'en vont directement à la plage, tandis que les vrais randonneurs (nous ne sommes plus que 22 !) empruntent courageusement le sentier côtier. Bruno fait une pause pour nous parler de l'île de Porquerolles. "L'île se rattache du point de vue géologique au massif des Maures : même sol, même faune, même flore. C'est fini, n'en parlons plus ! L'île, que les Grecs appelaient Proté (la première … des trois îles) conserve des vestiges ligures, celtes, étrusques, phocéens, romains et surtout sarrasins. Dès le Vè siècle, les moines du Monastère de Lérins s’installent dans l’île pour la cultiver. Mais, les incursions répétées des pirates, pendant près de 500 ans, amènent la ruine du monastère et la fuite de la plupart des habitants".

Nous poursuivons notre sentier et atteignons la plage d'Argent. Il fait déjà chaud, l'eau est claire. Qu'il ferait bon se baigner ! Mais nous ne sommes pas venus pour ça. Nous marchons à grands pas devant les baigneurs mollement allongés sur le sable. Ils pensent sans doute "Ils sont fous ceux-là avec leurs gros godillots" (Une petite pensée pour Alexis Godillot, bienfaiteur de Hyères). Et qui voyons-nous à présent ? Deux belles naïades. Qui nous regardent passer, apparemment sans regret.

Nous parvenons à une barre rocheuse. Le sentier de bord de mer semble difficile. "Il y a un beau sentier, juste au-dessus !" nous dit Catherine. Mais Bruno, imperturbable, escalade déjà les rochers. Nous le suivons bon gré, mal gré. Attention aux roches pointues et coupantes ! Attention aux branches traîtresses ! De partout le sang gicle, ce ne sont que plaies et écorchures ! (Et une petite pensée pour Jacqueline, qui a autrement souffert !) Nous crapahutons sur un sentier souvent escarpé, de la pointe du Bon Renaud au cap Rousset. Nous surplombons de jolies petites criques au sable fin. Il fait bon s'y allonger, dorer son corps au soleil. A l'abri des regards. Sauf quand débarque un groupe de 22 randonneurs ! A présent nous apercevons la tourelle de la Jaune Garde ainsi qu'un ancien fort. Bruno raconte : "La richesse des côtes méditerranéennes a attiré de tous temps les pirates et les envahisseurs, Sarrasins ou Barbaresques. Ce fut un lieu d'invasions, de reconquêtes, de pirateries et de combats. Ce qui explique la présence de nombreux bâtiments militaires, tel ici le fort du Petit Langoustier que fit bâtir Richelieu". Après avoir cheminé de la pointe Ste Anne à la pointe du Grand Langoustier, nous nous mettons en quête d'un lieu de pique-nique. Nous hésitons entre deux plages. A droite il n'y a pas d'ombre. A gauche il y a trop de monde. Aussi Bruno décide-t-il – avec notre accord – de continuer jusqu'à la calanque du Brégançonnet. Il reste 1,9 km à parcourir. Mais le chemin devient difficile et nous commençons à être très éprouvés par la chaleur. Chacun estime la distance restant à parcourir, le temps nous paraît long. Enfin voici la calanque tant espérée. Et oh bonheur ! Quelques places à l'ombre nous attendent. Hélas quelques méduses aussi nous attendent dans l'eau. Le bain rafraîchissant est à l'eau, si l'on peut dire. Chacun s'installe et sort ses provisions. Bruno nous annonce une excellente nouvelle : "Jacqueline sort de l'hôpital. Son nez n'est pas fracturé." Une autre bonne nouvelle nous parvient des "petites jambes". "Elles sont au resto. Le rosé est bien frais et le menu épatant !". Après le pique-nique, certains font la sieste à l'ombre, d'autres au soleil. Deux courageux (Camille et Jean) vont quand même se jeter à l'eau. Ils évitent les méduses qui attendent les baigneurs devant la plage, plongent à partir des rochers, prenant ainsi les méduses à revers. Bravo pour la manœuvre!

Puis il est temps de repartir, car la route est encore longue. Pour nous réchauffer, nous grimpons. Nous atteignons le point culminant de notre randonnée : le mont de Tiélo (107 mètres).
De là nous dominons la mer, ses falaises abruptes qui plongent dans l'eau claire. Un vrai régal ! Nous reprenons notre chemin, franchissant parfois des arbres torturés. Camille, en manque d'exercice sans doute, joue les gymnastes en s'accrochant aux branches. Plus loin c'est encore lui que nous retrouvons en homme des cavernes, pas farouche à l'approche du photographe.
Ce matin Bruno nous a prévenu : "
Sur l'île, pas de cigarette, pas de cueillette. Pour sauvegarder la flore et la faune sauvages, interdiction de quitter le tracé des sentiers autorisés". Aussi se poste-t-il à chaque virage, à l'affût des resquilleurs tentés par un petit raccourci. Mais personne ne se fera prendre. Nous contournons le phare de Porquerolles et empruntons une large piste qui traverse l'île vers le Nord, nous ramenant au port. A présent il n'est plus temps de flâner, si nous voulons attraper le bateau de 17 heures. Le rythme est soutenu, malgré la chaleur. A l'entrée de l'embarcadère, nous retrouvons Annie et Nicole. "Contents de vous revoir. Comment ça s'est passé ? Très bien". Nous embarquons. Le bateau quitte le port. Nous profitons d'une dernière vue sur Porquerolles. A l'arrivée, voici Jacqueline et Jeannine. Allons prendre un pot pour fêter les retrouvailles ! Jacqueline porte un discret pansement sur le nez. Elle nous raconte par le détail les événements de la matinée : sa chute, l'intervention des pompiers, son arrivée à l'hôpital, les urgences et le médecin. "En somme tu as un nez solide, un cœur vaillant, des dents robustes, c'est plutôt une bonne nouvelle ? Même tes lunettes ont tenu le coup !" Jacqueline sourit. Elle semble ravie.      

 

Merci Bruno pour cette très belle randonnée, qui débuta dans la douleur mais s'achève sur un  sourire.

 

Merci aux photographes : Nicole BRINSDON, Jean-Marie CHABANNE, Gérard CHARPY, Bruno GUERIN, André TUPIN.

 

La semaine prochaine sera très chargée, avec :

Lundi 23 Juin : le traditionnel pique-nique au Lac de l’Avellan. L’apéritif et les vins vous seront offerts. Les vivres, chaises et tables seront à sortir des coffres. A propos de chaises, on me prie de vous rappeler : Attention aux chaises !Comprenne qui pourra.

Mercredi 25 Juin : Nous partons avec Jean BOREL à Valberg pour 2 jours de randonnées : mercredi, les Hameaux de Sauze. Et … pour les plus valeureux d’entre nous :

Jeudi 26 Juin : le grand, l’incontournable, le mythique Mont Mounier (2.817 mètres)

Une randonnée plus facile (le Parcours des Cytises) sera conduite par Daniel ROYER.

 

Encore quelques photos :

Vues sur mer        Vues sur plage  

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