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6 octobre 2019 7 06 /10 /octobre /2019 06:06

 

2019-10-03 - 909 - Courmes - Le Pic de Courmettes - G1

909 « Courmes – Le Pic de Courmettes»

 

 

Partis de Boulouris à 7h, c’est à 8h40 que nous arrivons sur le parking à l’entrée de Courmes, charmant village des Alpes Maritimes.  Il fait frais au sortir des voitures : 8° - on n’a plus l’habitude et on endure la polaire !

Alain nous présente la randonnée. C’est un parcours qu’il a créé avec la collaboration de Didier H et Daniel B.  Aujourd’hui, nous allons faire 14 kms pour 835 m de dénivelé.  Nous découvrirons le Village Nègre, traverserons le Puy de Tourrettes à 1268m d’altitude puis le Pic de Courmettes à 1248 m.  

 

 

Nous sommes 24 participants dont plusieurs nouveaux que nous accueillons chaleureusement.

De gauche à droite: Martine, Jean-Pierre, Marie-Anne, Martine, Roland et Philippe

 

Patrick se propose comme serre-file. Nous partons d’un bon pas pour réchauffer nos muscles engourdis, traversons le village de Courmes encore endormi puis le pré derrière l’église et empruntons le GR 51, sentier étroit qui monte à travers une forêt.  

Le soleil commence à percer et de magnifiques paysages s’offrent à nos yeux une fois sortis du sous-bois.

Nous empruntons le vieux chemin de Saint-Barnabé qui reliait les villages.  Sa raideur nous a réchauffés et donné soif!

On en profite pour enlever une couche!

Nous apercevons bientôt Courmes et notre parking à nos pieds ainsi que toute la vallée du Loup. 

Les conditions météorologiques sont idéales et la visibilité excellente.  

La bonne humeur est aussi au rendez-vous:)

Nous arrivons sur le plateau St-Barnabé. 

A la Clapière Rousse nous quittons le GR pour un aller-retour sur un chemin qui se transforme en zone caillouteuse et nous mène à l’étrange Village Nègre appelé aussi « Champ des Idoles ».

Ce village composé de rues et de cases ressemble à un village de la brousse africaine.  Il s’agit d’un rassemblement magique de rochers calcaires où l'érosion due à l'action de la pluie, du vent et du gaz carbonique a sculpté des formes extravagantes. Certains y verront  des semblants de visages, des têtes d’indiens, un sphinx, un château fort, une tortue, etc…  

 

 

Ce paysage quasi nu de végétation, qui s'étend sur des kilomètres à près de 1000 mètres d'altitude et ce site étrangement silencieux qu'on ne retrouve pas ailleurs, confèrent une atmosphère inhabituelle, à la fois très reposante et inquiétante. A part ce plateau karstique de Saint Barnabé, ce phénomène n’existerait que dans les Andes colombiennes du parc de la Sierra Nevada del Cocuy prés d’Aureca et aussi au parc national de Tsingy de Bemaraha à Madagascar.

Alain nous invite à faire la pause banane dans ce cadre envoûtant puis nous parle de ce lieu étrange avant de céder la parole à Claude, notre experte en hydrogéologie. 

Une photo de groupe s’impose

 

après quoi notre animateur nous accorde un quart d’heure pour flâner librement dans cette cour de récréation des plus originales. 

 

Notre serre-file se demande où sont passés les randonneurs!

Les rochers sont si creusés et possèdent des formes tellement inhabituelles, que l'on peut se demander si l'érosion est la seule responsable... Les ufologues (personnes qui étudient les objets volants non identifiés) sont passés par là ... L’endroit est en effet un lieu mystique où l'on dit que des choses étranges et inexpliquées se passent telles que des crashs d'avion, des pannes de voiture ou encore des appareils photo vidés de leur batterie, mais surtout des phénomènes extra-terrestres…

Tandis que nous rebroussons chemin, Marie-Christine s’arrête intriguée par le sol labouré mais par quoi ?  S’agirait-il des conséquences du passage d’ovnis la nuit dernière ou des ravages causés par les sangliers ?  

Mystère ...

Nous quittons ce paysage lunaire pour nous diriger vers le Puy de Tourrettes qui culmine à 1268m d’altitude.

 

 

Une fois au Puy, le sentier suit un parcours agréable de crêtes qui offre jusqu'à la cime du Pic un magnifique point de vue dégagé sur le vaste paysage environnant: Montagne du Cheiron, Plateau de Caussol, de Calern.

Au loin les sommets du Massif du Mercantour à 3000 m d’altitude et vue sur tout le littoral méditerranéen de Nice, du Cap d’Antibes et jusqu’à l’Esterel. 

 

A l’approche du sommet,

 

nous entrons dans la Réserve Naturelle Volontaire du Domaine de Courmettes avec derrière nous le Puy de Tourrettes.

Mais nous ne sommes pas encore au bout de nos peines, nous n’en finissons pas de grimper!

Heureusement, un léger vent souffle ce que nous apprécions.  L’odeur du thym nous fait saliver

et nous arrivons enfin au Pic de Courmettes, lieu choisi par Alain pour le pique-nique.  Nous nous installons par petits groupes sur des rochers plats qui font de bons sièges et reprenons des forces. Certains s'abritent du vent

tandis que d'autres préfèrent profiter pleinement de la beauté sauvage du paysage.

 

Alain ne perd pas une minute et une fois son repas terminé nous lit un document sur le Domaine des Courmettes qui est une propriété privée de 600 ha ouverte au public, située sur la commune de Tourrettes-sur-Loup. Nous la verrons de haut lors de notre périple. Ce fut un sanatorium de 1917 à 1929 puis centre d'apprentissage agricole après juin 1940, colonie de vacances entre 1960 et 1972 et centre d'animation de 1974 à 2006.  Le domaine, classé Natura 2000, fait partie du Parc Naturel Régional des Préalpes d'Azur.  Depuis 2008, le gestionnaire en est l'association protestante internationale A Rocha qui oeuvre pour la conservation de la nature.  Cette association travaille actuellement sur le développement d’un centre éco-touristique, d’étude et d’éducation à l’environnement et offre un programme riche en découvertes et en activités.

 

Le sifflet nous ramène à la réalité: il est 14h, l’heure de repartir!  

Il fait frisquet! Beaucoup avaient remis les polaires!

 

Alain nous prévient que la descente est escarpée mais nous n’avons pas le choix et le suivons.

 

Une demi-heure plus tard nous rejoignons la belle piste du GR51.  

Soulagement!

 

Nous arrivons face à la chaîne du Pic de Courmettes que nous voyons d’un angle différent. 

Nous avons marché le long de toute la crête avec vues de l’autre côté sur la mer lors de la pause pique-nique.  

Certains iront visiter l'église Sainte-Madeleine à Courmes et

pour en apprendre davantage sur ce village, n'hésitez pas à retourner sur le blog du 3 mai 2019 rédigé par Jean-Marie. 

Nous redescendons au parking par le GR ombragé et regagnons nos véhicules pour nous rendre à la cascade du Saut du Loup d’une beauté indescriptible.  Quel programme chargé !

 

 

Nous nous rendons ensuite à Pré du Lac où nous prenons le pot de l’amitié au pub Le Castel. Là aussi, voir la vidéo d'André dans le blog du 3 mai dernier pour savourer l'ambiance irlandaise de ce pub. 

 

Un grand merci à Alain pour cette magnifique randonnée pleine de surprises et pour la richesse de la documentation remise à la blogueuse du jour. Merci également à Patrick notre serre-file attentionné.

Les photos sont de Claude, Marie-Christine, Alain et Dominique.

 

La semaine prochaine - jeudi 10 octobre:

G1 - Joël :

Départ 07h00 : Les Encanaux par les ravins de Coutronne et des Infernaux – Moyen ***, 9,5 kms - 500 m de dénivelé

G2 – Jean Bo :

Départ 08h30 : Bargemon – Col du Bel Homme – Moyen **, 8,9 kms - 453 m de dénivelé.

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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 16:42

De l'Escalet aux deux caps-Complément-05/10/2019

Bonjour, j'ai rétabli la fonctionnalité du lien concernant la Zone Natura 2000,Cap Camara-Cap Lardier inactif dans la première publication. Avec mes excuses.

Jean-Marie

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4 octobre 2019 5 04 /10 /octobre /2019 14:00

 

De L'Escalet aux deux caps-G2

Il faisait un peu frais au départ de Boulouris pour les 21 marcheuses et marcheurs bien décidés à  aller découvrir, ou redécouvrir, le sentier du littoral entre les caps Taillat et Lardier. Mais à l'arrivée à la plage de l'Escalet le soleil rayonnant avait déjà bien réchauffé l'atmosphère. C'est un groupe de 21 participants que Patrice va conduire sur 13 km et environ 280 m de dénivelée.
 

Après nous avoir détaillé le parcours, il nous présente deux nouveaux, Dominique et Daniel, bienvenue à tous les deux.

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite, il faudra trouver un serre-file, aujourd'hui ce sera Michel Ju.

 

Un groupe est déjà parti devant nous, un autre, très important, constitué d'adolescents, certainement en sortie scolaire, nous suit…mais heureusement leur destination sera différente.
Depuis le grand incendie de juillet 2017 qui a ravagé tout le secteur, le sentier a été réaménagé et amélioré avec un dédoublement, sentier haut et sentier bas. C'est sur ce dernier que notre ami Jack, il y a 15 jours a fait un grosse chute et nous aurons une pensée pour lui en lui souhaitant une bonne guérison.

 

Nous allons emprunter le sentier du haut et c'est tout de suite l'émerveillement. Ces rochers, la couleur de la mer. Nous devrions être blasés, vivant en permanence dans cette belle région, mais non, ça marche à tous les coups.

Petit arrêt et regroupement autour de Patrice. "Sur votre gauche vous pouvez apercevoir le Sémaphore et le phare du Cap Camarat. Le phare de 129 m de haut porte à 40 nautiques et le sémaphore, géré par la Marine Nationale complète la surveillance du sémaphore du Dramond; Entre le Cap Camarat et le cap Lardier, la zone a été classée Natura 2000 à l'exclusion des deux domaines viticole de la Bastide Blanches et  de la Tourraque".
NDLR-un document remarquable, très complet sur cette zone Natura 2000 peut-être consulté à l'adresse:

 

http://www.side.developpement-durable.gouv.fr/EXPLOITATION/AEGLOB/Infodoc/ged/viewportalpublished.ashx?eid=IFD_FICJOINT_0003084&search=
 

En 1978, le Club méditerranée envisageait d'installer au cap Taillat un village de vacances avec une marina. Heureusement, le Conservatoire du littoral, en acquérant certains terrains, a pu bloquer ce projet et l'accès à la mer est libre entre le Cap Camarat et la plage de Gigaro.
Nous abordons très vite la zone brûlée. C'est un spectacle désolant. En deux ans le maquis a bien repoussé mais les grands arbres ont disparu. Heureusement les deux espèces endémiques, la barbe de Jupiter 

 

et le palmier Doum ont résisté.

"Chamaerops humilis est l’une des deux seules espèces de palmiers natifs d’Europe,  
C'est un élément typique du faciès le plus thermophile du maquis méditerranéen.
 C'est le palmier dont l'aire de répartition naturelle est la plus étendue vers le nord, avec comme limites extrêmes les localités de Hyères (France) à 43° 07' N [1], et de l'île de Capraia au large de la Toscane (Italie) à 43° 04' N.
Présent dans le département de l'Aude, en France, le palmier nain est absent de la Corse et existe encore sur le littoral de la Côte d'Azur très localement, dans le Var et les Alpes-Maritimes, où il a été aussi cultivé dans le courant du XIXe siècle dans les parcs et jardins."
Il semble également avoir été rencontré à l’état sauvage dans l’île de Malte. Le palmier nain occupait d'importantes surfaces dans le Tell algérien avant la colonisation française.
Sur le plan écologique, cette espèce est très utile pour lutter contre l'érosion et la désertification car elle se régénère naturellement après les incendies en émettant de nouveaux drageons." 
Cf. Wikipedia.

Les figuiers de Barbarie eux aussi ont bien résisté et ils sont bien vigoureux dans cette partie de notre parcours. Les fruits semblent bien mûrs. Allons-nous tenter la dégustation ? Mais il faudrait avoir des gants, aussi n'y pensons plus.

Mais maintenant nous pouvons contempler le Cap Taillat, la pure merveille du secteur. Pas possible de vous le montrer de ce côté  à cause du soleil aussi avons-nous choisi l'autre côté.

La descente nous conduit à l'ancien bâtiment de la douane. Il a été restauré il y a quelques années  et, selon Patrice, pourrait servir à des locations de vacances. Nous traversons le petit  isthme sableux  et déjà nous pouvons apercevoir notre prochaine étape, le cap Lardier.

Maintenant nous sommes sur le sentier de la douane et, pour certains, nous constatons que les années ont passé car ces alternances de montées et de descentes, ces  escaliers aux marches inégales nous semblent bien fatigants. Mais heureusement il y a le paysage…quand on peut quitter le sol des yeux.

Arrêt à la plage de la Briande, à la limite de la propriété Bolloré, pour la pause banane.

Mais quel est ce dos de randonneuse sans sac. A t'elle trouvé un esclave ?

Vérification faite, elle a simplement oublié son sac chez elle. Sympas, nous respecterons l'anonymat.

Nous repartons dans le sable : deux écoles, ceux qui choisissent la partie mouillée car la progression y est plus facile  et ceux qui ne veulent pas mouiller leurs chaussures.

Mais très vite nous reprenons le sentier et rencontrons de plus en plus de zones brûlées.

De là nous avons des vues remarquables sur les deux caps.

Petit détail météo, il fait très chaud. Pas un souffle de vent ce qui ajoute une difficulté supplémentaire.

Ces jolies petites fleurs blanches le long du sentier sont des alyssons maritimes (Lobularia maritima). Attention ne pas en mettre dans vos plates-bandes, vous seriez très vite envahis.

Une très forte montée en escalier nous conduit à la verticale du cap Lardier, inaccessible.

Nous découvrons la côte vers l'ouest, mais c'est là que nous allons quitter le littoral pour revenir par l'intérieur.

A l'embranchement d'un chemin, Patrice nous propose de nous installer pour le pique-nique. Quelques troncs d'arbres nous servirons de siège. Comme nous avons eu très chaud, la plupart des randonneurs vont choisir le côté ombre.

Patrice a décidé de raccourcir le parcours d'environ 1/2 km en piquant plein nord.

Le chemin, en légère montée est agréable mais en plein milieu d'une zone brûlée. La disparition de la végétation permet une belle vue sur le cap Taillat.

Nous abordons la zone des pins pignons (pins parasols) bien touchés par l'incendie.

Ici, c'est assez surprenant, on dirait que le feu a brûlé les arbres par en-dessous, laissant intact leur sommet.

Ou bien sont-ils repartis par le haut ? Autre étrangeté, les collines sont couvertes d'une sorte de patchwork vert et gris selon que les arbres ont brûlé ou non. Que deviendront les arbres brûlés ?

Mais le paysage vers l'ouest est magnifique sur la baie de Cavalaire. C'est là que nous décidons de faire la photo de groupe devant ce paysage inoubliable.

Nous repartons en descente jusqu'aux vignes du domaine de la Bastide blanche, propriété du groupe Bolloré.

Et c'est à travers ce domaine que nous allons rejoindre la plage de la Briande. Là aussi c'est une surprise car les plus anciens d'entre nous se souviennent de l'époque où cette traversée était strictement interdite.

Le sentier serpente dans une forêt de cannes de Provence.

Au bord de la mer le vent s'est levé et la plage, vide ce matin est bien occupée. Nous ne résistons au plaisir de faire une nouvelle photo face à la mer.

Nous nous retrouvons rapidement au Cap Taillat, là aussi les baigneurs sont nombreux et notre guide nous offre une petite pause.

Retour vers la plage de l'Escalet. Comme la mer est un peu agitée, les vagues viennent jusque sur le sentier et là, voulant passer entre deux vagues, Jean-Marie, Annie et Rolande se feront doucher, en particulier Rolande, la dernière du groupe.

Retour au calme et aux voitures. Le pot de l'amitié sera pris à la buvette du parking.
 

Merci Patrice, ce fut une superbe rando.

 

 

Les photos sont de Rolande et Jean-Marie

La semaine prochaine,le 10/10/2019

 

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