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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 16:09

Gréolières - Les miroirs

Pour cette première randonnée du printemps, un petit groupe de 15 randonneurs et randonneuses se retrouvent à Gréolières où Joël, notre accompagnateur du jour, nous a donné rendez-vous. Malgré l'altitude (840 m), la température ambiante est supportable, et le soleil bien présent.

Avant les présentations d'usage, Joël nous demande notre avis sur la prochaine et dernière rando-restau de l'année qui aura lieu au mois de mai. Entrée, plat, dessert, tout y passera, et chacun votera en son âme et conscience.

Après cette séquence gastronomique, Joël nous présente le menu du jour.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"C'est une rando classée moyen/alto, avec une première ascension qui va nous mener au dessus des 1100 m d'altitude, puis une longue descente qui nous permettra d'atteindre  les rives du Loup. Aprés le pique-nique, nous remonterons tranquillement vers le village de Gréolières. La distance à parcourir sera de 13 km environ." Au final, la distance réelle sera de 15 km. 

 

 

 

 

 

Un peu d'histoire :

Le nom de Gréolières apparaît pour la première fois en 1033 dans le cartulaire de l’abbaye St Victor de Marseille, « vineam unam in Graulieras ».
Le mot vient de « gracularia », dérivé de « graculus » qui signifie « corneille ».

La haute vallée du Loup fut, dès la préhistoire, une importante voie de communication. La commune de Gréolières formait probablement un territoire pré-romain dont le centre devait être constitué par un oppidum placé sur le sommet du Bau de St Jean . La romanisation y a été relativement poussée et les traces d’une occupation antique sont nombreuses : tombes, pierres milliaires, voies dallées. La principale voie romaine qui reliait Vence à Castellane passait par Gréolières.

 

Au début du XIème siècle, les vicomtes de Nice dressent sur le site du Bau de St Jean, alors dénommé Mayone ou Majone, une église et un château. Gréolières n’est alors qu’une « villa » dans le patrimoine des vicomtes de Nice. En 1079 le château de Gréolières est mentionné comme appartenant à un membre de la famille des vicomtes de Nice.

Au XIIème siècle, le site de Majone est alors abandonné. Vers 1230, le Comte de Provence assiège le château de Gréolières puis s’en empare. C’est à cette occasion que le château de Hautes Gréolières est construit.

 

En 1235, le Comte de Provence donne le château de Basses Gréolières à Romée de Villeneuve. Le château restera entre les mains des descendants de celui-ci, les seigneurs de Vence, jusqu’à la Révolution.

 

Le Comte de Provence conserve encore quelques temps le château de Hautes Gréolières Le fief est partagé : le village de Hautes Gréolières est né. Il s’accroîtra jusqu‘au XIVème siècle, puis le Comte le cède aux Agoult. Vers 1307, Raibaude de Caussols épouse de Réforciat d’Agoult y séjournera. Par mariage à la fin du XIVème siècle le fief de Hautes Gréolières sera rattaché à celui de Basses Gréolières Le village de Hautes Gréolières sera une paroisse jusqu’en 1787 et sera habité jusqu'à la fin du XIXème siècle. Les deux châteaux ont particulièrement souffert au XVIème siècle, lors des guerres de religion.

 

 

Sur le site de Gréolières Hautes, on peut encore admirer la chapelle St Etienne construite au XIIIème siècle qui contenait un retable daté de la fin du Moyen Age au centre duquel figure Saint-Etienne et que l’on peut admirer actuellement dans l’église du village.

 

 

Nous profitons de ce décor historique pour faire la photo de groupe.

 

 

Avant d'attaquer les choses sérieuses, parkas et anoraks regagnent rapidement les sacs à dos.

Nous démarrons maintenant cette longue ascension, et Joël très attentif à ses troupes, fera de nombreux arrêts tout au long de cette montée.

Peu à peu le village de Gréolières se fait de plus en plus petit.

Et ça grimpe, et ça grimpe, et ça grimpe ...

...Et pourtant, tout le monde garde le moral et la bonne humeur.

 

Soleil + grimpette = randonneurs assoiffés.

 

 

Un décor à couper le souffle.

 

 

Au loin le plateau de Caussols enneigé.

 

 

Au dessus de nos têtes, nous apercevons la ligne de crête enneigée de la station de Gréolières-les-neiges.

 

 

Nous y sommes enfin : pause banane pour tout le monde.

 

 

 

Courte pause et Joël donne le signal de départ assez rapidement, car l'objectif est d'arriver sur les berges du Loup à une heure raisonnable pour le pique-nique.

Petit fait divers : un randonneur a oublié ses bâtons sur le lieu de la pause"banane". La charte du randonneur m'oblige à ne pas divulguer ici le nom de l'étourdi en question, mais au final tout rentrera dans l'ordre rapidement.

 

Claude devant l'accompagnateur!!! Carton rouge.

 

Depuis plusieurs minutes, nous observons le vol de deux avions Canadair qui tournoient au-dessus de nos têtes.

Un peu plus loin, nous apercevons une fumée venant du sol. C'était très certainement un exercice d'entrainement pour les pilotes de ces deux avions.

 

 

 

Au fond de cette vallée on distingue le Loup. Le Loup naît au nord de la montagne de l'Audibergue sur le territoire de la commune d'Andon.

 

C'est bien connu, après la montée ...la descente.

 

Environ à mi-parcours de notre descente, nous traversons le superbe petit hameau de Saint Pons.

De toute sa hauteur, Jack, serre-file du jour domine la situation.

 

 

Après avoir quitté ce hameau, nous devons obligatoirement emprunter une longue portion de route, avant de retrouver notre sentier.

Nous arrivons rapidement sur les rives du Loup. Avec l'aide de Joël la plupart des randonneurs franchissent aisément le cours d'eau.

Toutes ces émotions ont creusé les estomacs, et après cet épisode aquatique nous nous installons sur cette parcelle bien exposée au soleil, où certains auront le loisir de faire sécher leurs chaussures et chaussettes. A table, et bon appétit !!!

 

Chut! Il ne faut pas les réveiller.

 

 

Comme toujours la remise en route est douloureuse.

 

Dans le ciel, des mordus du vol libre s'en donnent à coeur joie accrochés à leur parapente.

 

 

A l’est du village de Basses Gréolières, se dressent les ruines de la chapelle de Notre Dame de Verdelaye. Elle date vraisemblablement du Haut Moyen Age et au plus tard du XIème siècle. En 1047, elle est confiée à l’abbaye de St Victor de Marseille, dont elle dépend jusqu’à la Révolution.

 

Il est un peu plus de 15 h quand nous retrouvons le village de Gréolières. Nous en profitons pour déambuler à travers de petites ruelles très pittoresques.

L’église St Pierre de Gréolières date du XIIème siècle. La construction se poursuivit au XIIIème siècle. Elle fut agrandie vers 1530 puis restaurée vers 1720.

 

 

Ci-dessous, le château de Basses Gréolières.

Si le château de Hautes Gréolières fut laissé à l’abandon celui de Basses Gréolières fut restauré régulièrement jusqu‘au XVIIIème siècle.

 

 

Dernier instant à déguster : le pot pris en commun servi par un patron très sympa.

 

 

Merci Joël pour nous avoir fait découvrir ces superbes paysages autour du village de Gréolières.

Le reportage photographique était de : Claude Ca, Gérard et Gilbert.

 

Au programme de la semaine prochaine :

Jeudi 31/03 à 7h00 : MARIE (06). La Pointe de Clamia. L : 10Km500. Dh : 621m. Moyen médio. Jean Borel.                  

Départ de la rando : PARKING du village de MARIE, à l’entrée du village. Coût du trajet AR : 72 €.

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Published by Gilbert
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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 19:34

Bras - circuit ABC des petites jambes  - jeudi 24 mars 2016

Ce sont 16 marcheurs (8 femmes et 8 hommes) qui se retrouvent sur le parking de Bras, petit village au cœur de la Provence verte, pour une randonnée quasiment plate, d’un peu plus de 12 kms, conduite par Jean-Marie.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016C’est accompagné des croassements des corneilles et des roucoulements des pigeons blancs que Jean-Marie nous donne quelques explications concernant la rando.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

"Bras est connu pour être la capitale « régionale » de l’Aïkido. Dans le village il y a 2 chapelles. L’une Notre Dame de Bethléem se trouve dans une propriété privée et l’autre également construite par les Templiers est transformée en lieu d’expositions."

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

"La randonnée que nous allons faire emprunte une partie du circuit effectué par les marcheurs du cercle en 2009 qui l’ont baptisée ABC – A comme Argens – C comme CAURON (les deux rivières traversant le secteur) et B comme Boue."

Aujourd’hui la dénomination sera d’actualité. De la boue il y en aura.

Nous nous élançons sur le sentier longeant le Cauron

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016De là nous avons une vue sur la partie du village construite sur la colline et en particulier sur les ruines de l’ancien castrum et un ancien pigeonnier.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Quelques prêles pointent le bout de leur nez

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

avant que nous ne passions devant des buissons d’aubépine

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

Tout en cheminant entre Cauron et vignes

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016nous pouvons admirer le paysage tout en faisant attention où nous mettons nos pieds. Nos chaussures deviennent lourdes avec la boue collée aux semelles. Les bâtons évitent quelques glissades.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Maintenant ce sont des « demoiselles de onze heures » que nous croisons. Celles-ci sont un peu en avance, il n’est que onze heures moins dix,

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Puis nous passons devant un ancien puits.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Et un peu plus loin, c’est sur un petit pont que nous faisons les photos de groupe,

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016avant de nous arrêter loin pour la pause banane, un peu tardive, mais n’avons commencé la rando qu’à 10 heures.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Nous arrivons alors au confluent du Cauron avec l’Argens, à proximité duquel se trouve la cascade du Tombereau que nous ne pouvons contempler que de loin, celle-ci se trouvant dans une propriété privée.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

Voilà un pont sur l'Argens. On ne doit pas le traverser. Nous nous arrêtons juste pour observer. A tous on dépassait le poids, mais malgré cela il ne s'est pas écroulé.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Chemins secs et boueux se succèdent alors, tantôt en bord de rivière, tantôt au milieu des champs ou des bois.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016On comprend pourquoi la route est barrée. Aucun véhicule ne pourrait passer, la route est écroulée en amont.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Par un petit sentier nous atteignons la berge de l’Argens, après être passé sur ce qui reste d’un petit pont et devant une ancienne écluse.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Le paysage est magnifique, mais le sol est glissant et humide aussi pas question de déjeuner ici.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016C’est après être passé sur cet ancien pont romain dont Jacky a étudié la construction, ou la profondeur ? que nous nous arrêtons au soleil pour la pause déjeuner. Comme à l’accoutumée le pique-nique devient ripaille : il se voit accompagné de vin à l’orange et de petits saucissons au chèvre et aux noisettes, de vin rouge et rosé, cake, fruits confits, chocolat … offerts par les uns et les autres.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

Les agapes terminées, certains en profitent pour faire la sieste sous ce beau soleil tandis que les habitués font une belote et que Jean-Marie et Daniel s'en retournent jusqu’à la rivière, Annie ayant perdu sa polaire en cours de chemin sans que quiconque ne s’en soit aperçu.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Mais il est temps de repartir. Et toujours sur le terrain boueux….

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Mais que fait donc Michel, à genou devant sa demoiselle de onze heures ?

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Enfin le chemin davantage ensoleillé est plus sec.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016 BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Nous retrouvons les vignes avec à leurs pieds des plantations de fèves

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016et nous pouvons admirer en cours de route des prunus et pêchers en fleurs.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Nous devons poursuivre sur quelques centaines de mètres sur la route au grand dam de Jacqueline qui, désiquilibrée sur la bordure, fait une chute sans trop de gravité : égratignures sur le nez et sur le poignet. Jacky joue alors au docteur.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Pas de chance : le passage pour rejoindre le chemin est fermé par une propriété et nous devons encore continuer sur le macadam jusqu’au croisement suivant.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Des buissons de prunelles longent la route.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Nous revoilà au bord du Cauron, dans lequel nous avons vu ce matin tout le long des triangles. A quoi peuvent-ils servir ? La réponse nous est donnée cet après-midi par un pêcheur. Lorsqu’il y a davantage d’eau cela permet de créer des courants.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Plus loin nous rencontrons une dame qui a 2 chiens ressemblant étrangement à des loups. Il s’agit de chiens- loups de Tchécoslovaquie. La magnifique chienne non attachée a eu plus peur de nous que nous d’elle.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016En approchant du village nous voyons un immense champ d’ail et de fèves et juste avant d’arriver au parking un forsythia resplendissant.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016

Après avoir quitté nos chaussures boueuses nous nous  rendons au Val pour partager le verre de l’amitié.

BRAS - Rando ABC petites jambes - jeudi 24 mars 2016Merci Jean-Marie pour cette agréable balade.

Les photos sont  de Claude et Rolande

 

 

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Published by Rolande
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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 20:50

Cogolin-Le Montjean et Trestaure les Bois.

Ce blog a réuni les deux groupes. Pour différencier les deux récits, le rédacteur a choisi deux couleurs différentes. Ce sera bon pour vos méninges, un peu de gymnastique mentale.

 

En ce 17 mars et avec une météo très incertaine, les groupes 1 et 2 menés respectivement par Christian et 

Joël sont partis dans deux directions différentes, le 1er groupe vers l'ouest à Cogolin, le second au nord à Trestaure-les- Bois.

Le premier groupe est en place vers 9 h30 devant la station de traitement des eaux de Cogolin et stupeur, il n'y a que 9 marcheuses et marcheurs. Christian serait-il abonné à ce chiffre (voir la rando du Mt.Vinaigre) ? De plus, il y a 6 dames et seulement 3 hommes.Gentiment, elles nous feront remarquer que s'il n'y a pas la quantité, la qualité est bien présente. Merci mes jolies (retour de compliment). En tout cas, les mecs, il faudrait vous réveiller…

Christian nous présente sa randonnée, facile selon lui, 17 km et 600 m de dénivelée. Une longue montée régulière nous conduira au sommet. La descente ensuite sera plus dure et là intervient un débat entre lui et Marc sur les ° et les pourcentages. Le graphique nous montre bien que ce sera très pentu. Si le chemin est trop mauvais, nous pourrons revenir par un autre sentier au prix d'un kilomètre supplémentaire nous déclare t'il.

Et c'est parti. A neuf, pas besoin de serre-file. Le temps est gris, les chemins détrempés. Les photographes ne seront pas à la fête. C'est un groupe de 4 dames qui attaque la montée, insufflant un bon rythme. A tel point qu'il faut rapidement procéder à un effeuillage.

Dès que nous avons pris un peu de hauteur, le paysage côté nord nous offre deux beaux points de vue, d'une part sur les villages de Grimaud et Cogolin et d'autre part sur les montagnes enneigées.

Pendant ce temps, le deuxième groupe vient de démarrer. Ecoutons Joël : 

"Ce sont 18 courageux randonneurs et randonneuses qui ont bravé une météo un peu incertaine pour une randonnée inédite au départ de Saint-Paul-en Forêt, devant la mairie.

La présentation du graphique soulève quelques angoisses que Joël réussit à apaiser en expliquant qu'il s'agit d'un graphique en format « portrait » et non « paysage », ce qui relativise beaucoup la raideur des montées et des descentes annoncées, et promet en plus des belles pistes :11,8 km (en fait on en fera plutôt 12,3) et 257 mètres de dénivelée cumulée.

 Une première petite montée dérisoire de mise en jambes permet de découvrir la Chapelle Saint Joseph, malheureusement inaccessible au public. Puis la randonnée se poursuit sur un très beau chemin forestier, un peu boueux par endroit, suite aux pluies de la veille.

 Parvenu à la croisée de plusieurs chemins c'est déjà l'heure de la pause banane devant une maison en ruine, discrètement reconstruite de l'intérieur ???"

La piste qu'emprunte le 1er groupe est large et son sol   régulier, un peu mou par endroit à cause de la pluie de la veille. Son bon état s'expliquera un peu plus loin avec cet engin qui la rabote avec précision.

Mais que voilà, serait-ce un rayon de soleil? 

Il ne durera pas longtemps et certains commencent à regretter l'effeuillage de tout à l'heure.

Jacqueline va découvrir dans la boue une grosse emprunte.

Ce n'est pas un sanglier. Mais alors serait-ce un ours ou bien un loup? Chacun va fantasmer et raconter des histoires d'ours et autres gros prédateurs.

  Le deuxième groupe s'est arrêté pour faire la photo traditionnelle.

La ballade se poursuit et permet d'admirer les sommets enneigés de l'arrière pays.

On longe un peu une route heureusement peu fréquentée et nous replongeons dans la forêt.

 Nous parvenons sur un plateau cultivé de vignes et d'oliviers, et nous installons « en rang d'oignons »à l'abri du vent sur un long muret pour la pause repas bien méritée.

Passons sous silence les diverses compositions liquides et solides qui circulent d'un bout à l'autre du muret.

Dans le 1er groupe, voici le chef et son harem, tout du moins les 2/3.

Il nous arrête ensuite pour la pause banane bien méritée car il est 11 h. Puis nous repartons et Jean-Marie peut enfin photographier les marcheurs de tête, impossibles à doubler.

Maintenant nous avons à découvert des panoramas bien embrumés à gauche et à droite.

C'est notre premier accès visuel à la mer et nous sommes très étonnés de découvrir face à nous, en mer, une ile qu'il faudra bien reconnaître comme l'ile du Levant vu sa situation.

Côté terre, Jean-Marie identifiera le cap Lardier et la pointe de Brouix, à gauche, puis la plage de Cigaro.

Nous traversons ensuite une grande forêt de chênes-lièges aux troncs moussus.

Nous arrivons à un grand carrefour et chacun lors de l'arrêt va reprendre les vêtements de pluie. Tout au long de la montée, il avait pluvioté en alternance mais maintenant c'est plus sérieux.

Sur les côtés du chemin, les asphodèles ont commencé à fleurir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouveau dégagement sur la mer avec un point de vue sur un port qui sera identifié ultérieurement comme celui de Cavalaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Puis c'est la montée finale, assez raide qui nous conduit au sémaphore. Tout en bas la piste de l'aérodrome de la Mole et dans les collines, le lac et le barrage éponymes.

Juste un petit rayon de soleil dans l'axe de l'antenne du sémaphore. Ce dernier parait abandonné.

Belle vue sur la mer.

Mais avant d'aller faire un tour sur l'oppidum, il est temps de se restaurer. Un rayon de soleil sur nos compagnes.

 

 

 

Allons maintenant nous cultiver sur l'oppidum de Montjean.

Cet oppidum a été  fouillé par Denis Wallon de 1963 à 1979.

Le village fortifié était sans doute peu visible de la mer : les pentes étant dissymétriques, c'est sur le côté le moins abrupt, à l'Ouest, sur le versant regardant La Mole, qu'ont été construites les puissantes fortifications qui protégeaient l'habitat. 

Le rempart principal , arc de cercle prenant appui contre la falaise, protégeait un espace de 140 m de long sur 50 m dans sa plus grande largeur, là où un décrochement du mur laissait place à une entrée.  Celui-ci, large de 3 à 4 mètres, atteint encore 3 mètres de haut dans les parties les mieux conservées, en son parement externe. Le mur est bâti en grosses pierres assemblées sans liant,  .

L'abondance de la céramique accumulée derrière le rempart, avec les terres apportées par le ravinement depuis les parties hautes du site révèle l'intensité de l'occupation. 

 

Une cabane avec son appentis a cependant été fouillée. Elle avait été protégée par l'éboulement de la muraille contre laquelle elle s'appuyait. A l'intérieur de la cabane, et principalement dans l'appentis situé au Nord, de nombreuses jarres brisées et d'abondantes graines calcinées ( blé et vesce ) ont été retrouvées : la cabane et son appentis étaient donc un grenier.

D'après les dates des diverses céramiques retrouvées, l'oppidum a été occupé du milieu du VIIème siècle au milieu du IVème siècle av JC.  Le matériel comporte de la céramique indigène modelée (jarres, coupes,écuelles, faisselle) et de la céramique importée : vases à boire – de fabrication attique, italique ou marseillaise – et surtout des amphores.

 Cf: extraits de  http://www.fabrearcheo-var.fr/montjean.htm

Le deuxième groupe a terminé son repas : C'est fort en forme que nous attaquons la seule descente un peu raide (mais très courte) de la journée, où nous rencontrons un chien impressionnant mais très affectueux qui nous suivra presque jusqu'à l'arrivée.

Un joli lavoir bienvenu va nous permettre de laver nos chaussures.

 Dommage qu'il n'y ait pas un beau ciel bleu derrière nous, sinon quelle superbe photo Jacqueline aurait pu faire…avec de tels modèles.

Mais trêve de plaisanteries, il faut aborder la descente. La première partie est un peu caillouteuse mais nous la négocions avec élégance.

Quant à la seconde, réputée très raide, là aussi nous la passerons sans problèmes. La terre bien mouillées empêche les dérapages.

Et nous nous retrouvons à 130 m sans avoir eu le temps d'avoir peur. Quelques cistes et un arbousier aux fruits déja bien formés vont nous arrêter un court instant dans notre retour à l'altitude de la plaine que nous abordons au lieu dit Val d'Astier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais là, surprise, le chemin a été absorbé par une propriété (3.5 ha) gardée par deux molosses.

Une autochtone nous conseille de passer par "la plaine" ce qui impliquera un passage sur la route puis la traversée d'un gué qui vu l'aspect de la rivière posera certainement problème.

Effectivement, il est infranchissable. Demi-tour, mais nous rencontrerons de gentils chevaux que Josette nourrira avec une pomme, partagée équitablement.

Il faudra donc encore faire un km sur la route. Il s'agit de la RN 98 sur laquelle de très nombreux véhicules roulent à forte allure. Pas question de ne pas rester en file indienne. Enfin nous la quittons et retrouvons un pont sympathique où nous allons découvrir ce joli parterre d'ail sauvage parsemé de pervenches.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus qu'un kilomètre sur un chemin bordé de grandes cannes de Provence.

Voilà, nous avons retrouvé nos voitures et les compteurs annoncent un peu plus de 19 km, le supplément à mettre à la charge du propriétaire du Val d'Astier.

Le deuxième groupe  est déjà aux portes du village où il parvient à trouver un établissement ouvert qui accepte de leur servir à boire dans un patio très agréable (adresse à retenir pour un petit restaurant d'été!!!). Et les boissons accompagnées par un délicieux cake maison (merci Marinette) terminent bien cette belle journée.

 

C'est au pmu habituel, après Port Grimaud, que les 9 valeureux du 1er groupe partagerons le pot de l'amitié.

 

Merci à nos deux guides pour ces randos nous ayant fait passer une journée très sympathique.

 

Les photos étaient de Jacqueline SCD et Jean-Marie pour Cogolin et de Gérard pour Trestaure les Bois. Merci à tous les trois.

Le texte pour le second groupe était de Joël-Merci

 

La semaine prochaine Jeudi 24/03 à 7h00 : GREOLIERES (06). Traversée des Miroirs. L : 12Km526. Dh : 794m. Moyen alto. Joël     

Départ de la rando : GREOLIERES. PARKING de La FAÏSSE, en haut du village. Coût du trajet AR : 46 €

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Published by Jean-Marie
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