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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 10:38

La Roche Taillée

Aujourd’hui Bruno Guérin nous propose "un petit coin de paradis entre ciel et terre". Nous y découvrirons le passage de la Siagnole de Mons entre deux parois taillées dans le roc. Puis nous visiterons le village de Mons, point culminant de cette randonnée, à 814 m d'altitude. Ainsi que son restaurant où nous attend une daube de sanglier, plat choisi à l'unanimité par Jacky. Mais pour mériter la daube, il nous faut quand même marcher près de 14 km pour un dénivelé de 550 mètres. Seuls trois privilégiés – dont nous tairons le nom – sont dispensés de la marche d'approche.

Nous voici donc 23 randonneurs au départ. Nous descendons en direction de la Siagnole de Mons. Cette rivière est un affluent de la Siagne, fleuve côtier qui se jette dans la baie de Mandelieu-La-Napoule. Nous atteignons rapidement la fameuse Roche Taillée. Un passage étroit (environ 2 m de large) a été entièrement creusé il y a 2000 ans dans la roche, sur une dizaine de mètres de hauteur. Et avec quels outils ? Avec des burins, des barres à mine et autres polkas, escoudes, bouchardes dont Bruno se fait un plaisir de nous décrire l'usage. Bref, un vrai travail de Romains !

Bruno raconte : "Les Romains entreprirent la construction d'aqueducs pour alimenter les nombreux thermes, fontaines et réseaux d'égouts de leurs cités. Ils captèrent ici, au pied du village de Mons, à 520 m d'altitude, les sources de la Siagnole. Et grâce à d’importants ouvrages d’art, ils conduisirent les eaux à Forum Julii (l’actuelle Fréjus). Ce sont des techniciens, géomètres et ouvriers appartenant à l'armée de César qui creusèrent cette impressionnante tranchée à travers une falaise surplombant la vallée de la Siagnole".

Nous nous engageons dans la tranchée et allons admirer la vue sur les gorges de la Siagnole. Puis nous reprenons notre route, marchant sur les dalles qui couvrent l'aqueduc. 
Arrivés près des sources, nous nous frayons un passage dans les rochers pour atteindre la station de captage des eaux. Puis nous quittons la Siagnole par un sentier qui grimpe, qui grimpe,... qui grimpera ainsi jusqu'à Mons.
Mais il est temps de faire une pause et de prendre la traditionnelle photo de groupe.


Quelques minutes plus tard nous voici au pied du village. Une dernière grimpette et nous découvrons notre restaurant, avec au loin les sommets enneigés.

Il n'est pas midi, nous avons donc le temps de nous promener un peu et d'écouter Bruno :  "Mons, étrange vigie de pierre baignant dans une luminosité blanche, entre ciel et terre. Figé sur son éperon rocheux, le village émerge d'un océan de verdure moutonnant à perte de vue. Dévasté par la peste en 1348, le village fut abandonné jusqu'en 1468. Arnaud de Villeneuve fit alors venir 40 familles génoises qui le rebâtirent et en exploitèrent à nouveau le sol. Ces immigrés ont construit des kilomètres de restanques et introduit la culture de l'olivier. En raison de leur travail acharné, les Monsois furent surnommés les chinois du Var".

A présent il est l'heure de déjeuner. Avant d'attaquer notre entrée (une tarte feuilletée poire et roquefort), plusieurs randonneuses (Catherine, Danièle, Eliane et Nicole Borel) nous offrent gentiment l'apéritif, pour fêter avec nous la venue du printemps : un printemps de plus !
Merci Mesdames ! L'apéritif accompagné d'olives et de savoureuses quiches et parts de cakes. Après tant d'amuse-gueules, certain(e)s envisagent de renoncer à la daube !  Puis entre la daube et le fromage, Bruno prend la parole : "Les femmes de Mons font la loi ! Enfin, une fois par an seulement ! Et ceci en l'honneur de Sainte Agathe, impétueuse sicilienne au tempérament volcanique, qui osa tenir tête à un consul romain. Depuis, chaque année, les femmes de Mons organisent une fête dont les hommes sont exclus. Ce jour-là elles ont le droit de faire ce qui leur plait". Certains hommes en seraient jaloux !    

Après l'île flottante et le café, il fait bon prendre l'air. Mais un vent glacé souffle sur la terrasse du restaurant, il n'est pas question de s'y attarder !
Après avoir flâné dans les ruelles étroites bordées de maisons en pierres sèches, Bruno nous emmène visiter le musée et atelier où un enfant du pays, Robert Audibert, expose des modèles réduits de bateaux en bois d'allumettes ainsi qu'une très belle maquette du village. 






Nous tombons en admiration devant son extraordinaire collection. A la question "
Combien d'heures de travail cela représente-t-il ?" la réponse vient vite : "Quand on aime, on ne compte pas !"

Il est temps de quitter Mons et de laisser repartir Claude, Denise et Jacqueline. Qui sont venus jusqu'à Mons en voiture (pour des raisons restées obscures) et nous ont rejoints pour le déjeuner. Les voici qui repartent à présent, à peine fatigués.

Quant à nous, il nous reste encore deux heures de marche – mais ce ne sera que de la descente - avant de regagner nos voitures. Nous empruntons un beau chemin, Lou bèu camin, c'est ainsi qu'il se nomme.
Le retour se fait sans difficulté notable, à un rythme soutenu. En deux heures nous ne ferons guère qu'une demi-douzaine de pauses, ce qui est peu après une daube de sanglier. Et pour finir en beauté cette randonnée, nous allons prendre un pot à Fayence, là même où en novembre dernier
nous avions apprécié la vaste salle, la belle vue et l'aimable serveuse.

 

Merci Bruno pour cette très belle randonnée.

 

Merci aux photographes : Gérard CHARPY, André TUPIN.

 

Prochaine sortie le 27 Mars pour une randonnée à Comps sur Artuby avec Jean BOREL.

 

Encore quelques photos  

Vallée de la Siagnole

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 15:26
SIGNES


undefinedAujourd'hui, c'est la grande ruée vers l'Ouest. Non nous n'allons pas chercher de l'or, mais Jean BOREL  a proposé à 26 marcheuses et marcheurs d'aller vers de nouveaux paysages à Signes, petit village au sud de la Ste Beaume. Mesdames, pour cette fois vous n'êtes pas majoritaire et la parité est presque respectée. Nous avons même retrouvé notre champion de golf
(il faut dire que sur son parcours, aujourd'hui, on undefinedcarotte les greens et  il n'y a que 9 trous disponibles…) ,  Michel notre ami suisse qui se souvenait, ô combien, de notre virée au Grand Margès et notre 3ème rédacteur. Nous avons aussi un superbe maillot jaune très flashy, merci Décathlon !

Pour se rendre dans ces régions éloignées, Jean nous avait préparé des copies d'itinéraires superbes, impossible de se tromper. De plus, maintenant champion de l'informatique, il nous a présenté le parcours avec des couleurs différentes pour les montées et les descentes : ça aide bien, c'est comme si on était déjà arrivé !

Il fait beau et doux, la journée s'annonce bien avec environ 18 kms à parcourir et une undefineddénivelée de 600 m.


Pour une fois nous commençons par un tour du village et un arrêt au café du coin, mais non, Jean est bien réveillé, il veut  simplement prendre rendez-vous pour le pot de ce soir
.
Quelques informations sur Signes. C'est un très vieux village dont les premières traces remontent à 900/1000 et dont le cœur  est ponctué de places chargées d’histoire, de calades (petites ruelles en pente), de fontaines et de lavoirs. Avec ses 11.000 hectares de forêts, c'est le paradis des chasseurs et des randonneurs.

Vous verrez sur la place du Marché Alphonse Rousset la Fontaine aux Sorcières (classée), sur la place du même nom la Fontaine Saint Jean (1767), sur la place Garnier la Fontaine de la Salière (17ème siècle), dans la rue Ferrayette le lavoir, toujours utilisé,  la Tour de l’Horloge, la rue des Fours, la rue Rompicul …*undefined Nous sortons du village, direction sud-est, et dans ce pays de chasseurs, Jean nous fait remarquer un élevage de sangliers … Plus loin, au passage, une ancienne petite chapelle, isolée au bord du chemin. Exceptionnellement, notre parcours commence en douceur, à plat, dans une zone de plaine. En sortant du village, un petit garçon s'est exclamé : "Regarde, ils vont skier "!!! (référence à nos bâtons).  Nous longeons maintenant le ruisseau du Latay, parfois complètement encaissé entre des murets de pierre; complètement à sec, il ne nous montre que ses galets blancs…mais nous en reparlerons undefinedà la fin de la randonnée.

Nous arrivons au canal de Provence et alors que Jean rassemble sa petite troupe pour une photo et un   topo, Annie s'accroche le dessus du crâne sur le coin d'un panneau "Danger"…c'est un undefinedcomble ! Comme toutes les coupures du cuir chevelu, c'est assez spectaculaire, mais Annie ne semble pas trop souffrir. La trousse de secours de Bruno va sortir du sac et l'hémorragie sera vite colmatée. "Zut ! Nous dit Annie, je devais aller chez le coiffeur demain."

Finalement le port d'un couvre-chef évite ce genre deundefined problème, que l'obstacle soit une pancarte ou de simples branches comme pour Ginou l'année dernière. Tant pis pour le look, Mesdames.

Jean va enfin pouvoir nous renseigner sur le Canal de Provence.

En Provence, « l’eau est d’or », dit le proverbe. Projet visionnaire, la construction du Canal de Provence a permis un accès à l’eau égal et raisonné sur l’ensemble de notre région... undefined

Créée en 1957, la Société du Canal de Provence a fêté son cinquantenaire. La date renvoie tout autant au passé d’une lutte séculaire contre la sécheresse qu’à l’avenir de la ressource hydraulique à l’échelle du territoire régional. Le manque d’eau, particulièrement sensible dans les zones côtières, a très tôt conduit à ne plus dépendre des seules ressources locales, limitées et fragiles, et à se tourner vers des transferts d’eau. Dès le XVIe siècle, les canaux, issus de la Durance, ont ainsi acheminé l’eau vers les territoires en déficit, façonnant les paysages provençaux. Dans les années 1950, les eaux du Verdon, auparavant utilisées pour compenser les irrégularités de débit de la Durance et de son canal, ont pu être mobilisées pour desservir le reste du territoire. 
Le Canal de Provence venait de naître et quatre décennies, des années 60 aux années 90,
ont vu la construction de près de 300 km de canaux ou galeries, 5000 km de conduites enterrées, plusieurs centaines d'ouvrages hydrauliques spécifiques (stations de pompage, usines de traitement, réserves…) et 45 000 postes de distribution. Ils desservent en eau une centaine de communes, 500 industriels, 6000 agriculteurs et 25 000 particuliers résidant en zone rurale.
 
Aujourd’hui, l’objectif qui a présidé à la naissance de la Société du Canal de Provence – garantir la fourniture d’eau en qualité et quantité adaptées aux besoins des ruraux, urbains et industriels à l’ensemble du territoire régional – est atteint. Pour autant, face à l’accroissement constant de la population de Provence-Alpes-Côte d'Azur, à la multiplication des épisodes de sécheresse, aux besoins induits par le développement économique (et par le tourisme notamment), la poursuite de cette action reste indispensable ce qui a conduit au projet Verdon-St Cassien .
Nous allons ainsi cheminer sur la berge du canal pendant environ 800 m en remarquant un élément caractéristique de cet ouvrage, une dérivation se dirigeant sud-est et rentrant  sous la montagne que nous allons parcourir. 
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                    Jolie photo prise du pont avant d'attaquer la montée.

 Au fur et à mesure que nous progressons  sur le chemin, un mistral violent et glacé vient nous rafraîchir sévèrement. undefinedPourtant Jean va nous trouver un petit coin à l'abri pour la "pause banane". Puis nous repartons, toujours avec ce maudit vent. Et une fois de plus, Camille va jouer les bons samaritains en portant le sac d'Yvette qui ressent, dans la côte, les conséquences de sa récente bronchite. L'ultime montée se fera sur un large chemin recouvert de déchets de coupes de bois, grossièrement broyés, peu adaptés à la marche.
C'est un peu après la cote 734 que Jean va nous arrêter pour installer notre pique-nique, au au soleil et à l'abri du vent, et où chacun va trouver un rocher pour s'installer dans des odeurs  de thym.

undefined Je ne ferai pas la liste des bouteilles qui sortirent des sacs afin que nos lecteurs ne se   se méprennent undefinedpas sur nos activités sportivesundefined… mais disons simplement qu'il y avait la  
quantité   , la variété et la qualité. Nos joueurs de cartes ont ressorti leur outil de travail et les dormeurs ont repris la pose. undefined





Ne croyez pas que votre rédacteur dorme, il compose son blog (menteur, va !).






Jean va donner le signal du départ et après avoir encore parcouru une petite montée, nous arrivons à une sorte de mare qui doit servir d'abreuvoir pour les moutons. Un superbe chêne fait undefinedde l'ombre à un puits profond.


Puis c'est la descente, technique, comme l'avait signalé notre guide, mais surtout pour les vététistes qui l'empruntent. Pour les marcheurs c'est plus facile sauf undefinedpour notre maillot jaune qui, cela est maintenant bien établi,  déteste les descentes. Bravo, elle l'a bien descendu !Quelque part, sur notre gauche, nous entendons les sonnailles d'un troupeau. Où est-il, en plein bois?
Et d'un seul coup, nous retrouvons la plaine, les vignes et au loin, l'église de Signes, flanquée de la caserne des pompiers.undefined C'est  alors que nous retrouvons le ruisseau de Latay  dans lequel se déverse la station d'épuration qui manifestement ne fonctionne pas. M. le Maire de Signes, si vous n'avez pas été élu au premier tour, vos chances pour le deuxième vont se noyer dans le cloaque malodorant de votre ruisseau.

undefinedPour prendre notre pot traditionnel, le tenancier nous a installés dehors, en plein courant d'air, et il a fallu ressortir les équipements chauds, sauf pour quelques petits malins qui  ont squatté la devanture de la boulangerie de M.Louis, au soleil et déventée. Enfin l'amitié et les pâtisseries nous ont permis de franchir cette dernière épreuve.
Merci Jean de nous avoir entraîné vers l'ouest du département alors que ta spécialité est plutôt l'est, mais la prochaine fois, essaie de trouver l'interrupteur de ce maudit ventilateur.

 

Merci aux photographes : Bruno GUERIN, Gérard CHARPY, Yvette et Jean-Marie CHABANNE.

* http://www.signes.com/signes_tourisme.htm.
La semaine prochaine, Bruno GUERIN nous conduira à MONS, avec un restaurant.
Quelques photos en "rab".

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6 mars 2008 4 06 /03 /mars /2008 23:00

Les crêtes de COGOLINundefined

Fait pas chaud, Dominique !

Aujourd'hui, tout commence " En attendant…Gérard" et ses trois femmes, Nicole, la légitime, puis  Paulette et Ginou, …les passagères. I/2 heure de retard provoqué d'abord par un oubli de Paulette - rien que ses chaussures de marche ! récidiviste avec ça, elle nous avait fait le même coup il y a quelques années à Roquebrune-  aujourd'hui, heureusement pas trop loin,à Santa Lucia. Puis  un petit tour dans Cogolin, non prévu, ajoutera quelques minutes supplémentaires.

Enfin nous voici regroupés, 11 marcheuses et 9 marcheurs, décidément  undefinedMesdames vous êtes très courageuses ! BRUNO nous a concocté un petit tour dans les Maures, 16 kms et 500 m de dénivelée. Comme d'habitude, à la présentation du profil, quelques grognements se font entendre car, ça monte semble t' il très fort…puis ça redescend mais l'impression est toujours trompeuse quand on ne regarde pas l'échelle du graphique. Il fait frais, 3 à 4 ° et le soleil est voilé.

Après avoir traversé un parc à chevaux, équipé d'affreuses bicoques et de vieilles caravanes (heureusement les chevaux sont superbes), nous attaquons la montée qui s'avèrera finalement pas très dure. Vers la cote 127, Jean et Camille partent à la recherche de la balise géodésique mais, dans ces buissons, c'est "chercher une aiguille dans une botte de foin". undefined

Petite pause "banane" vers 10 heures et premiers commentaires de Bruno sur   COGOLIN.   Les activités artisanales de cette cité s'appuient sur les ressources de la forêt et de la terre : le liège des chênes, les cannes de Provence et la bruyère. Cette dernière fournit la matière première pour les pipes. Voici près de deux cents ans que la qualité des pipes d'une entreprise familiale, perpétue sa réputation. Elles sont taillées, ciselées, calibrées, "étanchées", tournées puis fraisées dans les souches de bruyère du massif des Maures.
 C'est l'une des plus anciennes fabriques de pipes au monde*
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Nous reprenons notre cheminement alors que le soleil se fait plus généreux et il faudra un autre arrêt "déshabillage" pour s'adapter au changement de température.

 

 

Nous passons au sommet à la cote 321, sans même nous en apercevoir si ce n'est un petit coup de vent rafraîchissant. La descente est facile mais la température sur le versant nord est nettement plus fraîche, d'autant plus que le parcours en forêt se fait à l'ombre. Quelques échappées avec de beaux mimosas, plus tardifs qu'à St Raphaël, égaient ce paysage. undefined

Enfin, un fond de vallon à l'herbe vert tendre, et de plus au soleil, va nous permettre d'installer notre pique-nique. Deux ensembles de  rochers conduisent le groupe à se partager au bord du ruisseau.undefined
L'apéritif de Camille et  le Brouilly d'Annie vont accompagner notre repas. Merci à tous les deux…et à Jean qui a porté la bouteille (!).

Le soleil nous joue quelques tours et lorsqu'il se cache, nous frissonnons un peu dans ce vallon humide. Enfin, il se décide à s'installer, les joueurs de cartes aussi et toujours aussi inconfortablement. Il faut vraiment être accros ! Cela faisait longtemps qu'on ne les avait pas vus…au travail. undefined undefined

Paulette va profiter de l'herbe verte pour une petite sieste. Albert fera de même, bien installé sur son poncho.undefined 

Enfin Bruno donne le signal du départ et nous poursuivons notre descente dans un joli bois de mimosas où Daniela fera sa cueillette . Après un arrêt (toujours l'habillage -déshabillage) près d'un petit mémorial dédié aux maquisards FTP des groupes VALMY et AUGSTE COURBET nous débouchons sur une zone en plein aménagement agricole où des bulldozers défrichent un terrain, undefinedcertainement pour planter de la vigne car nous sommes maintenant entourés de nombreux jeunes vignobles bien travaillés, le VAL d'ASTIER. Selon Bruno, nous sommes sur un plateau hercynien, altitude 10 m…(Non, je n'ai pas oublié de zéros et l'altimètre n'est pas déréglé).



Dans cette zone un peu bouleversée par les travaux, les chemins ont peu ou prou disparu et nous allons marcher au GPS jusque dans la cour d'une exploitation agricole où nous undefinedretrouverons le chemin prévu…barré par deux énormes bennes pleines de pneus usagés et par de vielles caravanes hors service. Il y en a qui ne se gênent  vraiment pas.

 



Quelques petites fleurs nous indiquent que le printemps n'est pas loin : voilettes, narcisses, dimorphotécas sauvages.

 



C'est alors que nous atteignons une ancienne undefinedvilla abandonnée mais encore en bon état. Sa façade ouest porte un blason et une date, 1745 (?). Pourtant elle ne paraît pas ancienne ; son intérieur et l'aménagement des pièces, très vastes dans l'ensemble, sont modernes. Que de mystères mais ceci en fait rêver plus d'un(e)s ?

undefinedPuis nous retrouvons notre plateau et cheminons le long de ce petit fleuve côtier qu'est la rivière de la Môle, provenant du barrage du même nom que nous avions longé en montant à la Chartreuse de la Verne.

Bruno nous fait un nouveau topo, au sujet  cette fois de la manufacture de tapis de Cogolin.


De cette manufacture sont en effet sorties des pièces uniques qui ornaient hier le
paquebot Normandie, aujourd'hui le Grand Trianon de Versailles, la Maison Blanche, l'Elysée, des ministères et des palais, des ambassades étrangères, des yachts et des jets privés ,des villas et des salons de grands hôtels.*

 Le paradoxe, aujourd'hui, est que des émirs du Moyen Orient viennent acheter des tapis à Cogolin et que les touristes  français vont dans les pays arabes acheter des tapis…

 

undefinedEncore quelques beaux arbres fruitiers en fleurs et nous retrouvons nos voitures. Bruno nous donne rendez-vous dans le hall d'exposition de la manufacture de tapis où nous pouvons admirer des échantillons de tapis de facture moderne, très beaux et…très chers. Puis nous allons prendre notre pot habituel en dégustant des cakes maison, fait avec amour par de courageuses marcheuses ! Merci à elles.undefined

 

Merci BRUNO pour cette balade tranquille dans la forêt de la presqu'île de St Tropez.

 

Merci aux photographes Gérard CHARPY et Jean-Marie CHABANNE

La semaine prochaine, nous accompagnerons Jean BOREL à Signes.


 *http://www.cogolin-provence.com/

Un petit clin d'oeil pour terminer
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