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30 juin 2019 7 30 /06 /juin /2019 09:03

SEJOUR DANS LE BRIANCONNAIS DU

23 AU 29 JUIN 2019

 

55 randonneurs se retrouvent à la Salle-les-Alpes, pour le séjour de fin de saison, superbement organisé comme l'an passé par Joël, avec un large programme de randonnées. Au nom de toutes et tous, nous lui renouvelons ici nos remerciements.

7 animateurs vont  guider les diverses randonnées, se répartissant en 3 niveaux de difficultés différentes : Anne-Marie, Rolande, Alain,  Jack, Jean-Claude, Jean Ma et Joël. Un grand merci à eux.

 

Lundi 24 Juin 2019

  • G1 : Le lac Lavoir et le lac Vert - secteur Vallée Etroite n°26

27 randonneurs prennent le départ aux Granges de la Vallée Étroite (1 765 m). Ce grand nombre ne va pas effrayer notre animateur, Jean Ma qui, après la présentation de sa randonnée, nous fait prendre le GR en direction de Thabor. Face à nous le Grand Séru.

Rapidement nous bifurquons, pour un aller-retour au lac Vert afin d'observer ses truites bien vigoureuses.

Après  de nombreux lacets en chemin forestier, nous arrivons à la maison des Chamois.

Au fond, au centre l' Aiguille Rouge et, à gauche, le sommet du Charra

Le sentier suit le ruisseau de la Vallée Étroite et nous emmène  au plateau du Prat du Plan. Puis nous traversons plusieurs névés.

Au fond Le Grand Adret, à sa droite le Mont Thabor enneigé

Enfin, nous arrivons au lac Lavoir (2 281m), sur les rives duquel nous nous arrêtons pour pique-niquer.

Nous revenons par le même chemin et remercions chaleureusement notre guide.

  • G2 : Lac de l'Oule - Lac de la Barre - secteur Saint Chaffrey n°24

Ce matin nous sommes 17 au départ de l'hôtel pour cette randonnée proposée par Jack au départ du col de Granon à 2404 m. d'altitude. Au loin nous voyons le massif des Ecrins et ses glaciers.

Pour rejoindre tout d'abord le col de l'Oule et les deux lacs nous devons traverser 6 névés plus ou moins longs.

Le chemin monte jusqu'au col. Des regroupements pour se désaltérer sont nécessaires.

Une bonne descente pour approcher des lacs et dire qu'il va falloir remonter après le déjeuner. Face à nous le rocher Gauthier.

Après la pause pique-nique arrêt devant le lac de l'Oule pour la photo de groupe avant la remontée, trouvée bien longue par certains, puis enfin descente agréable presque jusqu'au parking.

Quel dommage que le soleil se soit voilé : les couleurs sont un peu pales. En résumé magnifique découverte de ce secteur.

 

  • G3 : Dormillouse par le sentier des cascades n°32

Quel plaisir pour nous trois d'avoir Alain pour nous guider ce matin.

Nous partons du parking des Cascades, au fond de la vallée de Freissinières. 

Dés le départ nous découvrons une très belle cascade.

Nous marchons sur un agréable sentier forestier, tout comme le feront les randonneurs du G1 ultérieurement ; mais nous ne monterons pas bien haut.

Un grand pierrier à traverser 

Et un peu de repos au bord du petit lac de la Roche de Rame, dont nous faisons le tour.

Merci Alain pour ce très agréable moment.

 

Mardi 25 Juin 2019

  • G1 : Lac Lérié- Plateau d'Emparis n°21 - secteur Haute Romanche

Nous sommes 15 randonneurs pour cette rando sportive une étoile menée par Anne-Marie.  Il est 9h15 et nous voici prêts pour la montée dès le départ près du télésiège du Signal.  

Nous marchons sur le sentier des Mules, longtemps emprunté par les habitants de la commune pour exploiter les prés et les pâturages. Nous avançons dans la douceur verdoyante du Plateau d’Emparis parsemé de drolls jaunes vifs et de gentianes d’un bleu tirant sur le violet.  

Une heure plus tard, c’est la pause-banane dans ce cadre magnifique à 2048m d'altitude. 

Nous faisons une courte halte au Lac Lérié dont la sérénité tranche avec l’austérité des faces nord du glacier de la Meije et du Râteau.

Nous repartons en direction du lac Noir, 700 m plus loin, où nous pique-niquons.

Nous reprenons nos bâtons et n’allons faire qu’une petite boucle supplémentaire de 300 mètres car il fait très chaud.  Nous voici de nouveau sur le chemin emprunté ce matin pour redescendre à Chazelet où nos véhicules nous attendent. 

Nous avons fait 15,2 kms sous un soleil de plomb et partons en voiture nous désaltérer au Col du Lautaret

 

  • G2 : Panorama sur la Haute Romanche- Lac du Pontet n°29

26 Randonneurs se retrouvent à Villar d'Arène pour une randonnée à 2095 m d'altitude maxima, menée par Joël

 Nous atteignons le col de l'Aiguillon, avec en face le glacier du Tabuchet

Une belle montée dans les alpages, au rythme de chacun

pour atteindre le Lac du Pontet, où nous déjeunerons sous un soleil de plomb, entourés des glaciers du Massif des Ecrins

Nous redescendons dans la vallée de la Romanche en traversant des tapis de fleurs

Avant de rejoindre nos voitures, une photo de groupe et une surprise nous attend : les tartes aux myrtilles offertes par notre animateur que nous dégusterons avec une boisson rafraîchissante. Merci Joël.

 

  • G3 : Les Chardons du Fournel n°33 

5 randonneurs ont décidé d’accompagner Rolande à L’Argentière la Bessée . Après avoir abandonné nos 2 voitures au Sapey au bord du torrent le Fournel

nous empruntons le GR pour rejoindre la réserve des Deslioures où pousse la reine des Alpes, espèce caractéristique de la Vallée du Fournel devenu le premier emblème du Parc national des Ecrins.

Dans la réserve ont été recensées 900 variétés de fleurs. Lors de notre cheminement nous avons pu en observer de nombreuses.

Le paysage alentour était magnifique, cascades, torrent tumultueux, rochers et sommets enneigés. Un seul regret : le chardon bleu n’était pas encore fleuri.

Il faudrait revenir d’ici 3 semaines. Petit arrêt pour admirer de l'extérieur l'église Saint Apollinaire du 15è siècle dont une fresque extérieure et le verrou de la porte d'entrée datent du 16è siècle.

 

Mercredi 26 Juin 2019

  • G1 : Lacs Palluel et Faravel - secteur Vallée de Freissinières n°22

Aujourd'hui, c'est Alain qui conduit une randonnée sportive avec une altitude à atteindre de 2557m.

16 randonneurs se rejoignent au parking des cascades dans la Vallée de Freissinières.

Après un émerveillement devant la cascade de Dormillouse, 

 

nous continuons à travers une forêt de mélèzes

en direction du Lac Palluel, où nous déjeunerons les pieds dans l'eau

Une photo de groupe, entre un névé et le lac

 Alain nous conduira ensuite vers le lac Faravel où il nous accordera un petit 1/4 d'heure de pause

Nous redescendons ensuite la vallée, et nous nous arrêtons au village de Dormillouse pour ensuite retrouver nos voitures

 

  • G2 : Lac de la Douche - secteur Briançon n°27

Aujourd’hui c’est Jean Ma qui nous conduit au lac de la Douche. Nous sommes 18. Après avoir traversé le hameau du Casset et longé la Guisane nous nous engageons sur une piste qui monte progressivement le long du torrent le Petit Trabuc.

Nous sommes à mi-ombre et ne souffrons pas de la chaleur.

Nous profitons d'un petit arrêt pour faire une première photo de groupe.

Autour de nous de belles fleurs multicolores. La pente s’accentue quelque peu et le chemin devient caillouteux et voilà que nous arrivons au lac ayant une couleur magnifique.

Face à nous le sommet des Agneaux et le glacier du Casset.

Pour le retour nous empruntons quelques raccourcis et sentiers en parallèle de la piste.

 

  • G3 : Forêt Domaniale de la Clarée n°34

C’est à bord d’un minibus prêté par l’hôtel et piloté par Michel que les 9 randonneurs arrivent au charmant hameau de Sallé.  Anne-Marie présente le programme du jour et nous voici partis dans la forêt  domaniale de la Clarée.  Une belle montée nous attend

 

mais nous allons prendre notre temps et faire les pauses nécessaires pour ne fatiguer personne.  Nous nous engageons bientôt dans une forêt et qui dit forêt dit ombre donc nous nous sentons privilégiés car il fait chaud ! 

Nous avançons tranquillement parmi les mélèzes. 

Michel nous fait écouter le chant du pinson et nous explique la différence entre mélèzes et épicéas. 

A midi, nous sommes au Chalet des Combes à 1757m et décidons qu’il est temps de faire une petite pause.

Après avoir repris des forces et nous être désaltérés, nous repartons et traversons un pierrier puis un petit ruisseau. 

La mélodie d’une cascade à proximité rythme nos pas.

Nous nous engageons sur un chemin étroit avec à notre gauche les montagnes couvertes de pins.  Nous regagnons le parking et faisons 4,5 kms en minibus pour rejoindre le charmant village de Plampinet.

C’est à l'auberge de la Clarée qu’il faut retirer les clés des deux chapelles que nous visiterons mais pour l’instant, les propriétaires nous proposent de pique-niquer dans le jardin.  Nous commandons des boissons fraîches et ils ajoutent que nous pourrons aussi consommer l’eau de la fontaine juste derrière notre table ce que nous ne manquerons pas de faire. 

 

Jacqueline nous sert un délicieux vin d’orange – il fait bon vivre au G3 - et nous passons un agréable moment confortablement installés à l’ombre.

Après un petit café, nous visitons Notre-Dame de Grâce dont nous apprécions les fresques. 

 

puis nous nous dirigeons vers l’église Saint-Sébastien dont le cadran solaire fonctionne toujours. 

Là nous sommes émerveillés par la richesse des fresques.

 

et vous conseillons vivement de cliquer sur le lien suivant pour en apprendre davantage : 

https://baladesenfrancelenezauventsite.wordpress.com/2017/12/16/les-tresors-de-plampinet-05/ 

Nous rentrons ravis de notre journée et remercions Anne-Marie et Michel sans oublier l’hôtel pour le mini-bus.

 

Jeudi 27 Juin 2019

  • G1 : Tour des Arêtes de la Bruyère par le grand Lac n°31-2

Joël nous annonce le programme du jour et nous voici partis.  Nous sommes 18 aujourd’hui, impatients de découvrir les somptueux panoramas qui nous mèneront au Grand Lac, à 2287 m d’altitude.

Nos pas seront longtemps accompagnés par le chant de l'eau ruisselant sur les roches.

 

 

Nous montons à travers de longs passages rocheux et pierreux.

Pause-banane en plein soleil mais nous n’avons pas le choix!

 

Nous  sommes toutefois récompensés par la vue d’un chamois sur le flanc de la montagne enneigée qui nous fait face.  Mon objectif n’est pas assez puissant alors je vous laisse imaginer cette scène enchanteresse. Nous longeons le Grand lac par la crête et nous arrêterons pique-niquer sur ses bords un peu plus tard.

Le groupe au complet prêt à repartir

Au retour, nous devons emprunter un "petit passage câblé facile" comme dit Joël...

 

et il nous montre comment nous y prendre:)

Après cet exploit, il nous reste la longue descente d’une pierrée puis nous nous retrouvons de l’autre côté du chemin emprunté ce matin. 

Nous sommes heureux de nous installer à l’Auberge du Pont de l’Alpe pour un pot bien mérité avant de regagner les voitures.

 

  • G2 : Lac de Souliers - secteur col de l'Isoard n°30

Aujourd’hui c’est du col de la Platrière en contrebas de  l’Isoard au niveau de la Casse Déserte avec ses grandes pentes d’éboulis dolomitiques (casse) avec de grands monolithes (pitons de cargneules) que les G2 partent à destination du lac de Souliers.

Nous sommes 24. Chacun monte à son rythme, Rolande ayant indiqué les points de regroupement des randonneurs. Le départ est en sous-bois et la montée est progressive Par moment on aperçoit Arvieux. La montée devient alors plus raide et à découvert jusqu’au lac de Souliers, œil du Queyras.

Certains se reposeront, d’autres tremperont leurs pieds dans le lac

tandis qu’un petit groupe de 9 dont 2 animateurs (Jean a bien voulu prendre la tête feront la crête du Tronchet  avec  pour récompense une vue à 340° sur les sommets du Queyras et le Mont Viso( seule l’arête sommitale cachera quelques sommets).

Avant le retour sur Briançon arrêt au col de l’Isoard et montée aux différentes tables d’orientation.

 

  • G3 : Lac du Pontet n°35

Au parking du Chazelet, hameau les Cours (1900m), nous sommes 4 courageux pour nous lancer, sur un chemin pentu et caillouteux, vers le lac du Pontet (1997m), par une chaleur déjà accablante.Jean-Claude est notre animateur.

Nous atteignons le lac au bout d’une bonne demi-heure et nous en faisons le tour. L’environnement est magnifique et reposant.

La chaleur s’accentuant, il fait bon de se rafraîchir les pieds dans une eau à 20 degrés.

Mais qu’est-ce qui peut bien attirer les centaines de petits poissons qui jouent avec nos orteils?

Après un pique-nique confortable sous les parasols d’une buvette opportunément ouverte au bord du lac, nous redescendons rapidement jusqu’au parking.

s à la découverte des sites environnants. Nous visitons d’abord un hameau du village de La Grave, le Chazelet, réputé pour ses maisons traditionnelles en pierre dont certaines comportent de beaux balcons en planches et des greniers extérieurs en bois destinés, les premiers au stockage des combustibles, les seconds à la conservation des vivres nécessaires aux habitants.

Ensuite, nous faisons halte à l’Oratoire du Chazelet où d’une passerelle surplombant le vide (cf le diaporama en fin de blog) nous jouissons de vues impressionnantes et magnifiques sur le massif des Écrins  et, en bas  sur la vallée.

Dernier arrêt à Villar-d’Arêne, un village authentique avec ses maisons, chapelles et fontaines caractéristiques et son four banal où, chaque année la population se réunit pour faire le pain "bouilli".

Sur la place du village trône une imposante église malheureusement fermée au public en raison d’un risque majeur d’effondrement.

C’est sur cette petite place face à l’église que nous prendrons le traditionnel pot,  marquant la fin de cette journée riche en découvertes naturelles et patrimoniales.

 

Vendredi 28 Juin 2019

  • G1 : Le sentier des Thurifères et retour par les Barres et le canal de l'Abeil n°25 
  • G2 : Le sentier des Thurifères
  • G1 et G2 : Mont-Dauphin et la fontaine de Réolier

Nous sommes 21 randonneurs à prendre le départ à Saint Crépin, direction les Guions, par le sentier des Thurifères. Jack mène les 10 randonneurs du G1.

Jean Ma part peu après, avec ses joyeux acolytes du G2.

Le Genévrier Thurifère, appelé aussi Porte-Encens, du fait de l'odeur de ses rameaux, est une vieille espèce, connue depuis - 65 millions d'années. Mais dans ce secteur, l'aïeule (et oui ces arbres sont soit mâles soit femelles !) n'a que 1 400 ans, selon les experts. Une de ses branches maîtresse a cassé en 2016 et l'arbre a perdu de sa superbe.

l'Elephante en 2016, avant la casse

Arrivés sur le plateau des Guions, les marcheurs du G1 font un petit aller-retour sur le plateau pour un panorama des sommets alentour et, le temps de picorer de très bonnes cerises, arrivent en même temps que les amis du G2 pour la pause repas.

Visite de la chapelle

Les randonneurs G2 redescendent par le chemin découverte.

Les marcheurs G1 vont prendre le chemin escarpé des Barres et passer le long des voies d'escalade de Saint Crépin et le canal de l'Abeil.

Les arrivées G1 et G2 sont pratiquement synchrones et nous reprenons les voitures pour une visite rapide de Mont-Dauphin et pour nous désaltérer.

Puis nous nous rendons à la fontaine pétrifiante de Réolier.

 

  • Via Ferrata de la Croix de Toulouse

8 randonneurs accompagnent Joël pour une Via Ferrata vers le Croix de Toulouse.

Après une montée de 30 mn avec nos baudriers et nos casques, nous arrivons au point de départ de la Via Ferrata.

 

Avec l'aide d'Hervé, Joël vérifie notre matériel et nous donne toutes les recommandations pour le bon déroulement de cette première expérience. 

Les 8 randonneurs, sous le contrôle de notre animateur, démarrent; malheureusement deux randonneuses abandonnent et rejoignent les téméraires à la Croix de Toulouse pour le pique nique. Une montée de 700 m de dénivelée en deux heures.

Admirez les exploits!!! Bravo à eux...

 

  •  

  • G3 : Cascades du Vallon de Narreyroux n°36

C'est à l'initiative de Michel, que 4 randonneurs vont aller découvrir des cascades de toute beauté, au fond de la combe de Narreyroux dans la vallée de Vallouise, Puy Saint Vincent.

Mais la beauté se mérite et il faut tout d'abord traverser 2 névés et un torrent.

La cascade nous asperge de ses embruns rafraîchissants.

Pique-nique au dessus de la cascade, sur une plate forme rocheuse au confluent de torrents.

Retour au parking avant le pot à Vallouise et la visite d'une très belle église.

 

Avant de conclure, en beauté, ce compte rendu de notre très agréable séjour de fin d'année, nous remercions les blogueuses et tous les photographes qui ont participé à ce blog.

Et, nous vous offrons en bonus :

​​​​​​​

Un grand bravo aux artistes qui nous laissent de si beaux souvenirs.

Bonne fin d'été à tous nos fidèles lecteurs et rendez vous en septembre.

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 05:29

2019-06-20 - 547 - Bargème - Montagne de Brouis - G1

 

Nous sommes dix-neuf randonneurs pour cette dernière marche de la saison.  Jean a choisi de nous faire découvrir Bargème et ses alentours. 

A plus de 1000 mètres d’altitude, ce village est le plus haut du Var. C’est également un site classé et il fait partie des plus beaux villages de France. La nature et l’histoire ont pris un malin plaisir à fabriquer ce nid d’aigle sur un piton rocheux qui domine la vallée de la Bruyère, regarde le Laechens, les montagnes de Brouis et de Malay.  Occupé depuis le III° siècle avant Jésus-Christ et jusqu’à l’époque gallo-romaine, le village est mentionné pour la première fois en 814, dans le sanctuaire de Saint Victor de Marseille. Les bandes de Raymond de Turenne sillonnant le pays, les habitants se fortifièrent derrière d’épaisses murailles en pierres de taille, dont il subsiste deux portes fortifiées. Le château fut édifié au XIV° siècle par Foulque de Pontevès. L’une de ses quatre tours a une hauteur de 27 mètres.  Sachez que pendant les guerres de religion, il y avait 115 Bargémois.

 

Nous l'écoutons attentivement nous présenter le programme du jour 

 

et partons d’un pas allègre. 

 

 

 

Nous passons devant le château que nous verrons à plusieurs reprises pendant notre périple et devant la chapelle Notre-Dame des sept Douleurs.  

 

Un nom intrigant certes, mais que l’on comprend mieux en découvrant l’histoire sanglante de ce village. 

Seigneur cruel, Jean –Baptiste de Pontevès venait de fêter ses 90 ans. Les habitants, qui l’avaient pourtant supporté jusque-là, finissent par l’assassiner le 24 mai 1579. Le château fut alors pillé et entièrement ruiné. Quelques mois plus tard, deux de ses fils furent égorgés, le troisième poignardé. En 1595 son petit-fils connaît le même sort : Antoine, âgé de 25 ans et pas rancunier, est revenu s’installer au château mais sera poignardé au pied de l’autel pendant une messe dominicale.  Indigné, le parlement de Provence condamne le village à ériger une chapelle expiatoire, dédiée à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. Cette dernière est  visible à l’extrémité de l’esplanade qui conduit au château.  Les responsables furent pendus.

Nous continuons sur le sentier plat de Coustière bordé de champs de fleurs sauvages. 

 

 

 

Château au fond au milieu de la photo à l'arrière-plan

 

Nous nous enfonçons ensuite dans un chemin étroit et pierreux que seul un animateur chevronné peut reconnaître tant l’entrée est cachée par des buissons de genêts.  

 

 

Nous montons noyés au milieu de cette végétation dense sous un soleil de plomb et ce sur 300 mètres. 

 

 

Un magnifique panorama s’étend sous nos yeux, champs et massifs boisés avec en prime le château que nous distinguons au loin. 

 

 

Nous voici à 1323 m d’altitude.  Nous apprécions une courte pause dans la fraîcheur d'un sous-bois. 

 

Anne-Marie et Jean qui ont reconnu cette rando ensemble se consultent

 

Peu de temps après, nous reprenons des forces à la pause-banane tout en admirant le paysage alentour. 

 

 

Vue sur le Mercantour et Bargème

 

 

Jean nous explique que nous allons longer la crête pour atterrir à la Montagne de Brouis. 

Nouveau passage ombragé

 

 

avant de nous retrouver devant un paysage à couper le souffle 

 

C'est reparti!

 

Jean nous a bien parlé d'une montée à travers une forêt dévastée mais nous ne nous attendions pas à un tel spectacle !  D’immenses troncs d’arbres secs et dénudés s’élancent vers le ciel 

 

 

tandis que d’autres jonchent le sol qui devient un parcours du combattant. 

 

 

Cette forêt a été quasi-détruite par la violence de la tempête de décembre 1999 dont vous vous souvenez sans doute.  Nous sortons de cet endroit glauque sans regrets 

 

 

pour nous retrouver sur une belle clairière fleurie à 1450 mètres d'altitude au sommet de la montagne de Brouis 

 

 

Nous commençons notre descente – un chemin pierreux en lacets aussi raide que la montée mais le rythme nous permet de profiter pleinement de la beauté de l’endroit et de la végétation - véritable tapis multicolore composé de buissons de genêts jaune vif, de chardons, de roncières en fleurs et de gueules de loup pour n’en citer que quelques spécimens.

 

Nous évoluons gracieusement

Au loin, nous apercevons de nouveau Bargème et son église.

 

 

Nous nous frayons un chemin

 

 

Jean-Claude notre dévoué serre-file

 

Il est 12h30, nous avons faim et nous installons à l’ombre pour la pause pique-nique.

 

 

 

 

 

Nous repartons sur un chemin tranquille dans le vallon de la Clue. 

 

Nous longeons en fait par un chemin plat bordé de pins la crête que nous avons suivie plus tôt. 

 

 

Une dernière petite montée en plein soleil

 

 

pour rejoindre le village de Bargème 

 

 

que nous allons visiter après avoir fait un arrêt dans l'atelier de sculpture d'Elsa.  Nous évoluons parmi les têtes en béton qui ornent le jardin puis regardons avec intérêt ses panneaux décoratifs très originaux taillés dans l'ardoise.

 

Merci Claude d'avoir ajouté cette note artistique à la randonnée

 

Nous allons ensuite flâner dans les ruines du château

 

 

 

puis dans le village. 

Eglise Saint Nicolas de style roman avant la montée au château

 

 

Fontaine

 

Le lavoir voûté à côté de la fontaine

C'est sur la terrasse de l'Amandier rose près du four communal que nous prendrons le verre de l'amitié.

 

 

 

 

Nous avons parcouru 11,5 kilomètres pour  570 mètres de dénivelé.

Un grand merci à Jean pour cette belle randonnée appréciée de tous, à Jean-Claude notre serre-file ainsi qu'à Claude et Dominique pour les photos.

Le prochain blog retracera nos aventures à Briançon où beaucoup de joyeux randonneurs se retrouveront dès demain pour une semaine au programme varié :)

 

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 12:04

La Roque-Eslapon, Bas-Lachens-614-2-G2

 

C'est la dernière G2 de la saison, avant Briançon. C'est le moment de remercier nos animateurs, serre-files, blogueurs et photographes qui nous ont accompagnés depuis le mois de septembre 2018.

Aujourd'hui c'est Louis qui s'y colle tout au fond du Haut-Var. Jolie route mais que de virages!!!

Incroyable, seulement 10 marcheuses et marcheurs au départ mais selon certains ce sont les meilleurs. 30% de dames, faites le calcul, là aussi ce sont certainement les meilleures.

Quelques raisons à ce nouveau record : la chaleur annoncée, la distance et les virages, et surtout la semaine briançonnaise (que c'est long de préparer la valise…)

 

Bon, on fera avec. Louis nous fait une courte présentation nous renvoyant à Internet pour en savoir plus sur ce charmant village dont le nom, nous confiera-t il quand même, vient de la Roche éclatée. Il nous indiquera qu'il fera la rando à l'envers pour trouver un coin de pique-nique à l'ombre. Longueur : 10.5 km -dénivelée 445 m.(nb-le profil ci-dessous est le profil initial)

La météo est bonne, une température de 27° est annoncée.

Comme notre animateur l'a recommandé, le blogueur est allé sur Internet.

" Situé dans l’arrière haut pays varois, La Roque Esclapon (altitude 960m) se niche dans un écrin de verdure, au centre d’un cirque de montagnes très boisées : le Brouis, le Malay et le Lachens (altitude 1715m) que chacun se plait à nommer « le toit du Var »..
 

Pays de culture et d’élevage, la commune s’oriente vers un tourisme chaleureux et convivial que lui confèrent son environnement, ses services et ses équipements.
C'est un centre réputé pour la pratique de vol libre et des vols bi-place en parapente ou delta

 

Cité en 1178 : "Rocca de Sclapone" ; vers 1200 : "Rocha" ; au XIIIème siècle : "Sclaponum" ; puis en 1351 : "Rocha Sclapon" ; en provençal, Roucasteroun.

Les Hospitaliers possédaient des droits en 1252 sur le château de l'ancien village ; le comte de Provence en avait sur celui qui se trouvait à 5 km au nord-est et qui fut détruit durant les guerres de Religion. Fief des Villeneuve jusqu'au XVIIIème siècle qui passe ensuite à l'ordre de Malte. Cf Wikipedia;"

Et nous voila en route pour sortir du village quand notre attention est attirée par  un arbre couvert de nids de chenilles processionnaires. En fait il semble que ces redoutables bestioles ont été détruites très jeunes.

Maintenant nous progressons sur une pente assez raide qui nous permet de rejoindre le GR49 juste en dessous du Lachens du Cousset, premier contrefort du Mont Lachens.

Nous sommes dans une forêt de grands conifères semblant avoir été un peu bousculés par une tempête.

Vers l'est, la montagne de Brouis où nos amis du G1 doivent crapahuter vers le plateau.

Nous poursuivons notre montée sur une large piste et commençons à rentrer dans le "jaune", à savoir des genets en fleur à perte de vue.

De temps en temps de superbes églantiers viennent apporter une tache rose dans l'or des genêts et des graminées s'inclinent sous l'effet du vent, attention aux allergies.

Encore quelques belles fleurs, la ronce blanchâtre et la petite campanule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La montée se poursuit  mais la chaleur est bien supportable. Les premiers parapentes apparaissent dans le ciel.

La température n'est pas encore assez élevée pour  qu'ils trouvent de bonnes ascendances et ils rejoignent assez vite l'aire d'atterrissage que nous voyons en bas du chemin.

L'un d'eux s'échappe vers l'ouest où se trouvent quelques aires d'atterrissage à l'entrée du village. Le groupe s'intéresse à leurs évolutions. Louis, pilote d'ULM, nous apporte beaucoup d'informations sur l'aérologie.

Un vautour tourne au-dessus du Mt. Lachens dont nous voyons maintenant clairement les antennes Il parait qu'ils se nourrissent des cadavres des randonneurs perdus selon Jean-Marie !

Jolie vue sur la vallée qui conduit à la Roque Esclapon.

Maintenant ce sont deux élégants planeurs qui tournent au-dessus du sommet. Alors que Louis nous explique sérieusement qu'ils recherchent une ascendance qui semble se refuser à eux vu le nombre de tours qu'ils effectuent, une randonneuse a une autre explication, il a perdu ses

lunettes et cherche où elles sont tombées ! Pourquoi pas…

Après les vautours mangeurs de randonneurs et les planeurs en recherche optique, le groupe est vraiment en forme !

400 m de dénivelées et nous serions au sommet et Nelli trépigne, elle  voudrait bien les franchir. Mais ce n'est pas au programme des G2 et nous quittons le GR49 pour commencer notre descente et très vite nous nous dirigeons vers une forêt de conifères.

Incroyable, dans ce coin perdu, en pleine nature, un panneau de permis de construire. On dirait que c'est sérieux, en y regardant de plus près, il concerne un local de 15 m2 pour abriter le matériel d'un apiculteur.

    Pas beaucoup d'ombre par ici;

 La descente nous rapproche de la forêt et Louis va nous trouver un coin à l'ombre pour le pique-nique.

Seule une randonneuse, amoureuse du soleil, ne profitera pas de l'offre de notre animateur. C'est un pique-nique presque sobre que va vivre le G2, pas trop habitué à ce régime.

Comme toujours, les spécialistes de la sieste vont profiter d'un moment de repos. Après un petit topo de Louis sur la mesure des dénivelées et la photo de groupe nous reprenons la descente.

Le blogueur s'est intéressé à ce nuage aux formes effilées mais en reprenant le cliché il a constaté que le fameux vautour de ce matin était toujours dans le secteur (voir l'encerclé rouge).

Quel sentier merveilleux, de l'herbe, une pente douce, des fleurs, des graminées (ça c'est moins sympa pour les allergies). De temps en temps, il est presque envahi par les genêts.

 

Laser de Gaulle
Sauge des prés
Orchis (tardif)

Attention Nelli,toute seule à l'arrière, il n'y a pas de serre-file aujourd'hui !

Nous arrivons sur l'aire d'atterrissage mais aucune voile en vue, dommage. Ils doivent faire la sieste là-haut!

 Un groupe d'enfants et leurs instituteurs sont venus profiter de la nature et du spectacle.

Un peu plus bas nous doublons un autre groupe d'enfants un peu plus âgés. Ils semblent beaucoup s'intéresser aux cailloux du chemin. Louis ira questionner un des responsables et il apprendra que ce secteur est riche en fossiles et il s'en fera offrir  un, fossile partiel d'un escargot (200millions d'année, une paille !)..

Il commence à faire très chaud et une montée assez sèche sur de l'enrobé va nous ramener aux dures réalités de la rando. Mais ce sera assez court et nous retrouverons la piste caillouteuse qui nous ramène au village. Au passage, un cerisier va attirer quatre participants qui vont se régaler.

A chaque passage à cette saison, c'est un grand classique.

Il ne reste plus qu'à rejoindre Bargemon pour prendre un pot bien frais, en face de la fontaine, sous un énorme platane.

Merci Louis pour cette rando sympa. Nous avons appris beaucoup sur ces drôles d'engins volants

Merci aux photographes, Nelli et Jean-Marie.

 

Pas de programme pour jeudi prochain. Bon séjour à Briançon  et bonnes vacances.

On se retrouve en Septembre pour de nouvelles aventures.

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