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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 17:10

2019-04-11 - 915 - DRAMONT/CAP ESTEREL - G1

Nous sommes 15 randonneurs – 6 dames et 9 messieurs – à nous retrouver sur le parking du Dramont pour une randonnée proposée par Louis en remplacement de celle annulée à cause de la météorologie peu favorable.

 

 

Louis nous présente le parcours sélectionné.  

 

 

 

Nous l’écoutons attentivement et partons d’un bon pas en direction de la plage du Dramont.  Il est 9h. Nous arrivons vite sur le port du Poussaï et empruntons un escalier 

 

 

avant de nous enfoncer dans la forêt du Dramont.  

Nous sommes éblouis par la beauté de l’ile d’Or qui se dresse sur notre droite et dont la roche rouge contraste violemment avec le bleu turquoise de la mer.

 

 

Vous savez tous sans doute qu’après un long repas très arrosé, Auguste Lutaud, médecin de campagne de son état, rafla aux cartes cette île qui fait face au Dramont.  Le bon docteur y fit ériger une tour d’inspiration sarrasine et, un peu mégalo, s’autoproclama roi de l’île sous le titre d’Auguste 1er en 1913. Les années qui suivirent furent rythmées par de fastueuses réceptions et par l’émission – tout à fait illégale – d’une monnaie et de timbres du « royaume ». Les lecteurs de Tintin lui trouveront un sérieux air de parenté avec l’Ile Noire.

Nous continuons notre montée et admirons le paysage côtier.

 

 

Nous devons vite nous arrêter pour un premier effeuillage et repartons rapidement

 

pour atteindre le Belvédère de la Batterie d’où nous observons longuement le panorama qui s’étale à nos yeux.

 

Village de vacances Cap Estérel et Mont Vinaigre

 

Le Rastel d'Agay et la baie d'Agay

 

Pic du Cap Roux, plage et Pointe de la Baumette

 

Île des Vieilles

 

Nous redescendons le chemin emprunté pour monter au belvédère, et descendons vers la mer. 

Une photo de groupe s’impose! 

 

 

Puis une de notre intrépide animateur !

 

 

Nous traversons maintenant un charmant petit tunnel 

 

 

et continuons sur un étroit chemin noyé dans une végétation dense.  Nous discernons la mer à nos pieds à travers les branches des arbres et entendons les vagues se heurter contre les roches.  Nous arrivons à Camp Long 

 

 

et descendons sur Tiki plage 

par des escaliers taillés dans la roche. 

Au fond, pêcheur à la ligne assis et groupe d'enfants bien encadrés

 

Nous poursuivons le long du Sentier du Littoral

 

 

 

que nous quittons au niveau de la plage du Pourousset déserte à cette heure. 

 

 

Nous traversons la route de la Corniche et montons à gauche l’escalier de bois qui mène au parking du village de vacances Cap Estérel. 

 

 

Nous entrons à droite dans le Vallon des Ferrières.

 


Sentier rocailleux mais paysage alentour très verdoyant. 

 

 

Nous sommes entourés de cistes blancs et roses, de lavande, de bruyère et nous laissons bercer par le chant des oiseaux.  Ceci dit, nous avons parcouru 6 kms et il est 11h, donc temps de s’arrêter pour la pause-banane ! 

 

Nous repartons et prenons une boucle sur la gauche qui nous conduit à une belle clairière au centre de laquelle se trouve une construction en pierre qui renferme un barbecue géant et non loin, un magnifique chêne aux racines protubérantes.  

 

 

Nous longeons les ruines des Ferrières sur une belle piste

 

 

jusqu’à ce qu’il faille continuer dans un sentier bordé de plantes méditerranéennes. 

 

 

Nous voici dans la Forêt domaniale de l’Estérel mais on se croirait dans la jungle ! Le Rastel d’Agay s’étend sur notre droite et le chemin est maintenant bordé de chênes.  Nous nous retrouvons sur une nouvelle piste,

 

 

laissons les serres de la ferme Philippe à droite et prenons un autre chemin sur la gauche.  Nous voici dans le secteur des Pastourelles où nos mollets vont être de nouveau sollicités. 

Nous arrivons sur la piste de Prabeaucous et sommes entourés de prés avec le lotissement les Jardins de Diane à l’arrière-plan.  Nous remarquons aussi des ruches sur notre droite mais heureusement, aucune abeille ne nous approche aujourd’hui !

Nous continuons sur la piste Vigne Neuve et apercevons la carrière des Caous. Nous avons parcouru 11,4 kms et il est 13h donc Louis nous invite à pique-niquer parmi les roches.

 

 

 

1345h – Louis nous donne le signal du départ.  Nous voici sur une belle piste pentue et rocailleuse dans le Vallon du Grand Caous d’où nous voyons très nettement la carrière. 

 

 

 

Il est 1410h quand nous sentons les premières gouttes ! La pause k-way/capes s’impose !

 

 

Nous quittons la piste Ceinturon et marchons brièvement sur le bas-côté d’une route goudronnée pour nous retrouver face à un tapis de cistes dans lequel nous devons nous frayer un chemin ! 

 

 

 

 

Nous devinons au loin le petit temple de la plage de Val Fleury et voyons même la pointe des Issambres.

 

 

 

Ce chemin raide nous mène à un château d’eau dont nous oublions vite les graffitis en découvrant de l'autre côté l’Ile d’Or dont nous ne nous lassons pas et le sémaphore du Dramont. 

 

 

Nous suivons maintenant le panneau Col de Gardevieille qui nous conduit sur un sentier qui ressemble encore à une tranchée mais nous retrouvons vite l’Ile d’Or de nouveau

 

 

et le chemin qui longe le lac du Dramont.

 

 

Nous passons sous un tunnel et arrivons sur la place du Dramont avec ses structures métalliques peintes en rouge et ses émouvants rappels du débarquement.  

 

A l'arrière-plan Alain photographie la plaque commémorative dont la photo suit

 

 

Louis nous informe que nous avons parcouru 18 kms pour un dénivelé de 550m. Nous changeons de souliers sur le parking et nous dirigeons vers le café Le Soleil d’Or où nous prenons le pot de l’amitié à 16h.

 

 

Un grand merci à Louis pour cette magnifique sortie dans l’Estérel et à Alain notre serre-file.

Les photos sont de Claude, Alain et Dominique. 

 

La semaine prochaine, jeudi 18 avril :

G1 Départ : 7H00 - JOEL - 612-Gorges du Loup

     SPORTIF xx 24,8 km  Dh : 1416 m

Randonnée en boucle dans les Gorges du Loup le long de l'aqueduc du Foulon par corniches et tunnels (prévoir lampes) et retour par les hameaux de Bramafan et Courmes par des pistes à fort dénivelé

Parking : parking au bord du Loup dans le centre de Pont du loup

G2 Départ : 8h30 - LOUIS - 624-Bois de Bagnols-Vallée du Reyran  

     MOYEN xx 15 km Dh : 505 m Bois de Bagnols, en remontant le  

     Reyran.

Vue des ruines du barrage de Malpasset

Parking : Parking du Malpasset

 

 

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12 avril 2019 5 12 /04 /avril /2019 15:25

Les Estérets du Lac – Tabaroun - 906/G2 – jeudi 11 avril 2018.

Par crainte de la pluie annoncée l’après-midi, Jack a avancé le départ de la randonnée d’une heure (départ 8h000 et non 9h00 de Boulouris). Nous attendons sur le parking des Estérets une vingtaine de minutes ceux qui se sont trompés de chemin et un randonneur qui finalement est parti avec le G1. Pour le moment le soleil est au rendez-vous et nous sommes 28 et nous partons pour une boucle de 12.6 kms et 315 m. de dénivelé (13.5 kms en définitive car nous allons aller pique-niquer au bord du lac). Randonnée inédite dans ce secteur.

 

Beps et Daniel seront nos serre-file. Ils se partagent la carte remise par Jack.

Il est 9h10. Nous partons tout d’abord sur la route pour traverser le village et nous voilà rapidement sur la piste des Crêtes pour une montée régulière de plus de 6 kms sur une bonne piste.

Au premier regroupement Jack nous montre une carte pour situer divers points de la randonnée.

Nous ne penons pas sur notre gauche le chemin de Malpasset et des anciennes mines de Garrot :

« Le gisement de Garrot est situé sur la commune de Bagnols, à proximité du bassin houiller du Reyran. Il a été le berceau de la création d’une importante compagnie minière française pour la fluorine et la barytine, la Société des Mines de Garrot fondée ici et dans les Vosges par Pierre-Jean Herbinger. Le gisement se compose de 11 filons constituant un champ de 3 000 x 1 000 m. Les travaux y ont une première fois été arrêtés en 1957, date à laquelle il fut noyé par la mise en eau du barrage de Malpasset  mais l’exploitation fut reprise par la société des Mines de Garrot après la destruction du barrage en décembre 1959 et jusqu’en 1975. Entre 1925 et 1975, Il a produit 100 kt de fluorine. »

En prenant de la hauteur  après avoir longé le vallon de Pèbre nous voyons depuis Belle Vue le village des Estérets  et au loin les sommets de l’Estérel.

Le ciel devient laiteux. Alentour de magnifiques bruyères arborescentes.

Craignant le manque de luminosité plus tard lors d’un petit arrêt pour se désaltérer nous faisons la photo de groupe.

Nous pouvons au passage admirer un chêne à l’allure étrange. Quel animal a donc colonisé son tronc ? L’âme artistique de chacun pourra s’exprimer.

Sur un replat à mi-montée nous nous arrêtons pour la pause banane.

Un peu plus loin nous passons devant une ruine que certains peut-être reconnaîtront. Vue lors d’une précédente randonnée, déjà conduite par Jack à  Fondurane, où nous étions arrivés fortuitement suite à une erreur de trajet.

Au loin se dessine un pylone de haute tension, point de repère du sommet.

Jack soucieux de regrouper ses troupes se place en position de chasseur.

Nous pouvons apercevoir au loin Montauroux et Callian sur notre gauche et  les Estérets et un petit bout du lac de St Cassien à droite.

Soudain un troupeau de moutons se fait entendre.

Qui a bien pu disposer ainsi les crottes de moutons en plein milieu de chemin ?

La végétation alentour est magnifique : cistes, lavandes et coronilles illuminent la grisaille du jour.

Nous voilà à proximité du pylône mais non nous ne sommes pas en haut de la montée.

Il nous faut continuer pour arriver à un second pylône. Est-ce que Jack aurait voulu nous tromper pour nous faire avancer, craignant la pluie annoncée pour le début d’après-midi. Enfin nous amorçons la descente quand nous sommes dépassés par une joggeuse

puis nous passons devant un repaire de chasseurs où Jack avait envisagé le pique-nique si nous étions partis une heure plus tard. Il y avait même des chaises-longues pour ceux qui font la sieste.

Mais il est préférable d’arriver en bordure du lac avant de déjeuner. Est-ce que ce réservoir d’eau est pour abreuver les sangliers et cette bouée à qui était-elle destinée ?

La descente est longue et abrupte avec cailloux, ornières et plaques plus ou moins glissantes. Jack rappelle les consignes à respecter en particulier ralentir et maintenir un espace suffisant entre les randonneurs.

Çà y est tout le monde est arrivé en bas sans chute.

Nous trouvons le GR 49 au lieu-dit Tabaroun. Quelle est donc la signification du mot, est-ce du provençal, ou autre… Eh bien non. Le pont de Tabaroun est un pont immergé de l’ancien acqueduc Mons-Fréjus.  Face à nous le lac et sur un îlot se sont regroupés cormorans et mouettes.

Maintenant il faut trouver un endroit pour le pique-nique. Pas beaucoup de possibilité pour rejoindre la berge, si ce n’est à côté d’un pylône. Il est un peu plus de 12h30. On va devoir lui tourner le dos pour être face au lac.

Comme à l’habitude de nombreuses attentions sont offertes de la part des randonneurs tout au long du repas et à la fin. Jack nous donne de nombreuses explications sur le village des Estérets et sur le lac de St Cassien. En voici un résumé.

« Le Soleil des Adrets –  De 1969 à 1991 - Création de l’association « le soleil des Adrets » par des employés de la Thomson CSF - Quand Robert qui n’avait pas les moyens de s’acheter une villa sur la Côte d’Azur, décida avec des copains, d’en construire 1000 en bordure du lac de Saint Cassien. Projet de construire un ensemble de résidences principales, secondaires et de retraite. 

Le projet initial de 1250 Ha, dut être rétréci à 250, car il s’est révélé impossible de soustraire une telle superficie à la forêt….puis à 100 Ha, vu l’obligation de rétrocéder 150 Ha en bordure du lac « inconstructibles » à l’Etat ...

Les coopérateurs se sont retrouvés sur place pour choisir leur terrain. Les parcelles numérotées à l’aide de petits piquets les y attendaient. Crapahutant dans les bruyères, ils essayaient d’imaginer le terrain une fois débroussaillé : où implanter une maison ? Ils se retrouvent ensuite sous les pins et sont appelés par n° d’inscription à la coopérative. Pour les premiers à faire leur choix, c’est bon, les autres doivent retourner dans les bruyères… le tout dans la bonne humeur… En 1990 les premières maisons sortent de terre mais aussi les difficultés... Des coopérateurs mécontents s’organisent et obtiennent la mise sous administration judiciaire de la coopérative. Les travaux continuent péniblement. Les chantiers prennent de plus en plus de retard. Arrêt pendant un an...Imagination, entraide, solidarité, les coopérateurs négocient puis veillent au repreneur.

Finalement le 16 janvier 1991, le Tribunal cède la coopérative du « Soleil des Adrets » au profit de la Sté France Terre : elle sera chargée de finir la 1ère tranche, de réaliser la 2ème et signe un accord avec la commune de Montauroux.France Terre décide de changer le nom de la ZAC :LE SOLEIL DES ADRETS N’EST PLUS… MAIS L’ESPRIT RESTE ! PLACE AUX ESTERETS DU LAC !  Le domaine s'équipe et embellit. Construction de la mairie annexe avec création d’ un espace dédié aux activités associatives de « Loisirs et Fêtes » (bibliothèque, salle de musculation, salle polyvalente). Installation du tri sélectif à l’entrée du domaine, aménagement des locaux pour la crèche parentale , création du point « Poste » à la boulangerie,  tennis, parking, abribus pour les scolaires, création d’un espace vert et aménagement de la partie basse de la place ...  L'histoire des Estérets n’est pas banale.  Village dépendant de Montauroux, dans lequel vivent 1400 habitants où il y a beaucoup d’enfants : 35 sont accueillis à la crèche, 200 vont à l’école maternelle, primaire ou collège."

« La centrale et le barrage de Saint-Cassien - Achevé en 1966, le barrage de Saint-Cassien mesure 210 m de long et 66 m de haut. Sa retenue stocke 60 millions de m3 d’eau pour une superficie de 430 hectares. Il est alimenté par les eaux des rivières du Biançon et de la Siagne

La centrale de Saint-Cassien utilise l’eau stockée dans le barrage et la restitue dans la retenue du barrage de Tanneron-le-Tignet, située immédiatement à l’aval. Elle dispose d’une puissance installée de 20 MW (Pour comparaison la centrale solaire de Figanières occupe 12ha pour 12MW).

Elle permet de produire de l’énergie d’origine renouvelable et sans émission de gaz à effet de serre (CO2). La centrale produit annuellement l’équivalent de la consommation d’une ville de 20 000 habitants. Première source de production locale d'électricité, ce potentiel d'énergie renouvelable contribue à la sécurité d’alimentation électrique de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Outre la production d’électricité, l’aménagement hydroélectrique EDF  de Saint-Cassien a de multiples usages : l’irrigation et l’eau potable, le développement touristique (l’aviron et pêche), l’écrêtement des crues du Biançon »

Il est 13h30. Le temps devient de plus en plus sombre et la température fraîchit. Il est temps de repartir.

Il nous reste 3 kms pour rejoindre les voitures. A quelques centaines de mètres de l’arrivée nous commençons à sentir quelques gouttes de pluie mais pas encore nécessaire de sortir capes et k-way.

Après avoir mis nos pieds à l’aise nous nous rendons sur la place des Estérets pour partager le verre de l’amitié.

Merci Jack pour cette nouvelle et agréable randonnée et pour avoir eu l’idée de l’avancer d’une heure pour nous préserver de la pluie.

Les photos sont de Jean-Marie, Nicole et Rolande.

La semaine prochaine : jeudi 18 avril 2019/G2 - Animateur : Louis

624-Bois de Bagnols-Vallee du Reyran -  MOYEN ** - 15 km  - Dh : 505 m

Bois de Bagnols, en remontant le Reyran. Vue des ruines du barrage de Malpasset

Parking du Malpasset Coût du trajet A/R : 8 €

 

 

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 09:10

2019-04-04 –  911 - LE LAVANDOU LES BALCONS DE CAVALIERE – G1

 

 

La météo à l’est des Alpes-Maritimes, n’étant pas favorable pour aller à la Cime de Baudon, Alain a modifié le programme pour nous emmener vers le soleil, du côté de Cavalière. 

Une belle boucle de 14 km, avec une dénivelée de l’ordre de 500m, sur les collines des Maures va nous permettre d’observer de belles vues sur les Iles d’Or. Un petit extra, en aller-retour, est prévu pour le site du temple d'Hercule.

 

Je dédie ce blog à Jean Ma  qui, ce jour, a savouré quelques madeleines de Proust, en partageant avec nous  ses émotions et ses souvenirs.

 

Sur le parking  du marché de Cavalière, nous sommes 20 randonneurs, heureux du soleil retrouvé.

Nos deux « patous » du jour sont Patrice et Patrick.

Partant du niveau de la mer et devant atteindre la ligne de crête, à 470 m d’altitude,  nous  allons monter  pendant les deux premières heures.

Rapidement nous prenons une hauteur suffisante pour dominer la Cap Nègre.

Nous identifions le Château Faraghi, bâtisse surmontée de deux tours, appartenant à la famille Bruni-Tedeschi depuis 1970 et lieu de résidence de notre ex-président de la République.

Mais ce site a été crucial du Débarquement pour la libération de la Provence : « Le 14 aout 1944, sur le Prince Albert et le Princess Beatrix  les Commandos d'Afrique savent qu'ils vont débarquer en Provence. Leur entrainement a été intensif le mois précédent à cet effet dans le golfe de Salerme à Agropoli
Le 15 aout à 0h10 dans un surfboat ,le capitaine Rigaud et l'enseigne de vaisseau anglais Johnson débarquent sur la plage du Rayol en avant garde avec pour mission de reconnaitre l'endroit et de guider aux signaux les détachements qui suivent au large. 20 minutes plus tard 35 hommes avec le Capitaine Ducournau escaladent le cap Nègre, promontoire rocheux et abrupt. Une escalade de 80m pour réduire au silence la batterie qui se trouve au sommet avec ses servants, est nécessaire. Combat rapide, violent, les allemands y laissent 20 hommes alors que les commandos n'ont que deux blessés.
Immédiatement sur leur droite le groupe de l'adjudant-chef Texier et du sergent-chef Bouteau du Bellocq débarque sur une plage inconnue. Escalade silencieuse, un allemand se trouve sur leur chemin, le chef tire deux rafales. Un peu plus loin, Texier et ses hommes grimpent sur la façade rocheuse dominant Pramousquier. Texier est tué par une grenade allemande.
Le sous-lieutenant Jeannerot a débarqué à Aiguebelle 
Derrière ces détachements précurseurs, les  600 commandos de Bouvet approchent de leurs LCA (Landing Craft Assault). A 1h40,
 les vagues d'hommes sautent dans la Méditerranée et gagnent la plage du Canadel.
A l’extrême gauche le sous-lieutenant de Castelnau, chef de la 1° section de choc, débarque ; la bataille commence. Les commandos dégagent rapidement la plage, franchissent des champs de mines.....factices mais signalés comme tels.»
(D'après La Société des Volontaires depuis 1870)   

Les randonneurs affrontent la première vraie grimpette avec le sourire et bien regroupés.

Et c’est l’anse et la plage de Cavalière qui s’ouvrent  à nos yeux.

Les Euphorbes sont magnifiques tout comme  les Iris, qui eux  n’ont rien de sauvages.

Les Iles d’Hyères, dites Iles d’Or, apparaissent au-delà du toit d’une villa.

de gauche à droite les Iles du Levant, de Port-Cros et de Bagaud

 

Jean Ma nous fait alors observer le petit îlot de la Fourmigue (cerclé en rouge sur la photo supra), que nous verrons mieux un peu plus tard dans notre montée.

C’est un minuscule rocher perdu à quelques kilomètres de la côte. Mais c’est un spot de plongée. Jean Ma y a fait son baptême de plongée en août 1969 (il y a un demi siècle !), sous la direction de Léo Milliand, premier moniteur national de plongée, puis  est descendu à 25 m pour explorer l’épave du Spahis : « Ce navire, lancé en 1864 à la Seyne, a fait naufrage le 9 octobre 1887, avec 20 hommes d'équipage et 80 passagers, par une nuit noire d'orage. Une vingtaine de passagers, environ, ont péri. L ‘épave est échouée sur des éboulis rocheux  entre 18 et 25 mètres, avec une proue encore en forme, couchée sur bâbord, chaumards en place avec un gros cabestan central.»

Nous poursuivons la piste DFCI de Barban, avec une belle vue sur Le Lavendou et le port de Bormes.

Côté Maures, ce sont des éboulis de rochers dans le maquis fleuri ou entre les chênes .

Nous arrivons à une petite route goudronnée qui va nous mener au Col de Barral.

Puis nous empruntons le GR 51 en direction de Sauvaire. Nous pouvons observer le petit radome de la station météorologique de Collobrères, et les crêtes de la Verne. 

Au point le plus haut de la randonnée, nous faisons la pause pique-nique, à quelques mètres du chemin. Le vent se lève et nous remettons nos manches.

Avant de quitter le GR 51 nos regards se portent sur les collines des Maures. Est-ce la neige d’hier qui couvre les sommets ?

Nous  attaquons véritablement la descente par un sentier qui suit le ruisseau de La Faveirolle.  Au travers les chênes-lièges, nous retrouvons des aperçus mer.

Nous passons également à côté de ruines pastorales.

Au fur et à mesure de la descente, les vues mer se précisent :

Derrière le Cap Bénat, apparait l’Ile de Porquerolles.

Canadel, Rayol–Canadel 

La plage du Figuier, avant la pointe du trésor

La plage du Layet

Puis nous dominons Pramousquier et son centre de vacances. Jean Ma essaie de reconnaître la plage de ses premières vacances. Il nous conte une photo, sur laquelle Monique apparaît pour la première fois, et le début d'une belle histoire qui dure depuis  plus de 50 ans…

Pour nous remettre de ces émotions, nous faisons une photo de groupe.

Avec la mer en toile de fond, c’est mieux !

A la fin de notre descente, nous cherchons à voir le Temple d’Hercule, que nous identifions bien grâce au zoom.

 

Nous quittons le chemin DFCI du Castel Maou pour rejoindre, au travers le sous-bois et les fougères  la route du camping.

Nous passons devant  le Château de Cavalière, ancienne demeure d’ Arthur Engelfred.

« Dans l'Antiquité, les Grecs établirent la station d'Alconis (Alcône), que la plupart des auteurs et archéologues reconnaissent comme étant la baie de Cavalière. Mais aucun vestige n’a été découvert. Dans les années 1930, Arthur Engelfred, riche industriel passionné par la Grèce antique, crut retrouver les fondations d'un temple. Il  rebâtit un édifice, en schiste et béton,  consacré à Melkart, dieu phénicien assimilé à Hercule. La façade du temple est une copie parfaite et reconstituée du Trésor de Siphnos à Delphes…  Les vestiges d'une citerne mitoyenne, à l'est, laisse penser que le temple pouvait être habité. »

Ce site est situé au milieu de la colline, juste au-dessus du toit du château.

Quelques randonneurs s'aventurent à la découverte du site. Nous ne trouvons pas le chemin d’accès, envahi par la végétation. Nous cheminons au travers le maquis, rampons sous les ronces pour accéder au site. Seuls des murs et la façade restent visible. Le site est  en très mauvais état et des risques d’éboulis étant patents, nous ne nous y attardons pas.

Nous redescendons plus facilement. Les mimosas "pompons"sont encore bien en fleurs.

Nous retrouvons le reste de la troupe pour rejoindre le parking.

Le pot traditionnel est pris sur la terrasse d’un bar tabac, le long de la plage.

Un grand merci à Alain pour cette très agréable randonnée ensoleillée. Nos remerciements vont aussi aux photographes du jour, Claude C, Gilbert, Jean Ma et Patrick.

 

La semaine prochaine, jeudi 11 avril :

 

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