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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 12:04

La Roque-Eslapon, Bas-Lachens-614-2-G2

 

C'est la dernière G2 de la saison, avant Briançon. C'est le moment de remercier nos animateurs, serre-files, blogueurs et photographes qui nous ont accompagnés depuis le mois de septembre 2018.

Aujourd'hui c'est Louis qui s'y colle tout au fond du Haut-Var. Jolie route mais que de virages!!!

Incroyable, seulement 10 marcheuses et marcheurs au départ mais selon certains ce sont les meilleurs. 30% de dames, faites le calcul, là aussi ce sont certainement les meilleures.

Quelques raisons à ce nouveau record : la chaleur annoncée, la distance et les virages, et surtout la semaine briançonnaise (que c'est long de préparer la valise…)

 

Bon, on fera avec. Louis nous fait une courte présentation nous renvoyant à Internet pour en savoir plus sur ce charmant village dont le nom, nous confiera-t il quand même, vient de la Roche éclatée. Il nous indiquera qu'il fera la rando à l'envers pour trouver un coin de pique-nique à l'ombre. Longueur : 10.5 km -dénivelée 445 m.(nb-le profil ci-dessous est le profil initial)

La météo est bonne, une température de 27° est annoncée.

Comme notre animateur l'a recommandé, le blogueur est allé sur Internet.

" Situé dans l’arrière haut pays varois, La Roque Esclapon (altitude 960m) se niche dans un écrin de verdure, au centre d’un cirque de montagnes très boisées : le Brouis, le Malay et le Lachens (altitude 1715m) que chacun se plait à nommer « le toit du Var »..
 

Pays de culture et d’élevage, la commune s’oriente vers un tourisme chaleureux et convivial que lui confèrent son environnement, ses services et ses équipements.
C'est un centre réputé pour la pratique de vol libre et des vols bi-place en parapente ou delta

 

Cité en 1178 : "Rocca de Sclapone" ; vers 1200 : "Rocha" ; au XIIIème siècle : "Sclaponum" ; puis en 1351 : "Rocha Sclapon" ; en provençal, Roucasteroun.

Les Hospitaliers possédaient des droits en 1252 sur le château de l'ancien village ; le comte de Provence en avait sur celui qui se trouvait à 5 km au nord-est et qui fut détruit durant les guerres de Religion. Fief des Villeneuve jusqu'au XVIIIème siècle qui passe ensuite à l'ordre de Malte. Cf Wikipedia;"

Et nous voila en route pour sortir du village quand notre attention est attirée par  un arbre couvert de nids de chenilles processionnaires. En fait il semble que ces redoutables bestioles ont été détruites très jeunes.

Maintenant nous progressons sur une pente assez raide qui nous permet de rejoindre le GR49 juste en dessous du Lachens du Cousset, premier contrefort du Mont Lachens.

Nous sommes dans une forêt de grands conifères semblant avoir été un peu bousculés par une tempête.

Vers l'est, la montagne de Brouis où nos amis du G1 doivent crapahuter vers le plateau.

Nous poursuivons notre montée sur une large piste et commençons à rentrer dans le "jaune", à savoir des genets en fleur à perte de vue.

De temps en temps de superbes églantiers viennent apporter une tache rose dans l'or des genêts et des graminées s'inclinent sous l'effet du vent, attention aux allergies.

Encore quelques belles fleurs, la ronce blanchâtre et la petite campanule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La montée se poursuit  mais la chaleur est bien supportable. Les premiers parapentes apparaissent dans le ciel.

La température n'est pas encore assez élevée pour  qu'ils trouvent de bonnes ascendances et ils rejoignent assez vite l'aire d'atterrissage que nous voyons en bas du chemin.

L'un d'eux s'échappe vers l'ouest où se trouvent quelques aires d'atterrissage à l'entrée du village. Le groupe s'intéresse à leurs évolutions. Louis, pilote d'ULM, nous apporte beaucoup d'informations sur l'aérologie.

Un vautour tourne au-dessus du Mt. Lachens dont nous voyons maintenant clairement les antennes Il parait qu'ils se nourrissent des cadavres des randonneurs perdus selon Jean-Marie !

Jolie vue sur la vallée qui conduit à la Roque Esclapon.

Maintenant ce sont deux élégants planeurs qui tournent au-dessus du sommet. Alors que Louis nous explique sérieusement qu'ils recherchent une ascendance qui semble se refuser à eux vu le nombre de tours qu'ils effectuent, une randonneuse a une autre explication, il a perdu ses

lunettes et cherche où elles sont tombées ! Pourquoi pas…

Après les vautours mangeurs de randonneurs et les planeurs en recherche optique, le groupe est vraiment en forme !

400 m de dénivelées et nous serions au sommet et Nelli trépigne, elle  voudrait bien les franchir. Mais ce n'est pas au programme des G2 et nous quittons le GR49 pour commencer notre descente et très vite nous nous dirigeons vers une forêt de conifères.

Incroyable, dans ce coin perdu, en pleine nature, un panneau de permis de construire. On dirait que c'est sérieux, en y regardant de plus près, il concerne un local de 15 m2 pour abriter le matériel d'un apiculteur.

    Pas beaucoup d'ombre par ici;

 La descente nous rapproche de la forêt et Louis va nous trouver un coin à l'ombre pour le pique-nique.

Seule une randonneuse, amoureuse du soleil, ne profitera pas de l'offre de notre animateur. C'est un pique-nique presque sobre que va vivre le G2, pas trop habitué à ce régime.

Comme toujours, les spécialistes de la sieste vont profiter d'un moment de repos. Après un petit topo de Louis sur la mesure des dénivelées et la photo de groupe nous reprenons la descente.

Le blogueur s'est intéressé à ce nuage aux formes effilées mais en reprenant le cliché il a constaté que le fameux vautour de ce matin était toujours dans le secteur (voir l'encerclé rouge).

Quel sentier merveilleux, de l'herbe, une pente douce, des fleurs, des graminées (ça c'est moins sympa pour les allergies). De temps en temps, il est presque envahi par les genêts.

 

Laser de Gaulle
Sauge des prés
Orchis (tardif)

Attention Nelli,toute seule à l'arrière, il n'y a pas de serre-file aujourd'hui !

Nous arrivons sur l'aire d'atterrissage mais aucune voile en vue, dommage. Ils doivent faire la sieste là-haut!

 Un groupe d'enfants et leurs instituteurs sont venus profiter de la nature et du spectacle.

Un peu plus bas nous doublons un autre groupe d'enfants un peu plus âgés. Ils semblent beaucoup s'intéresser aux cailloux du chemin. Louis ira questionner un des responsables et il apprendra que ce secteur est riche en fossiles et il s'en fera offrir  un, fossile partiel d'un escargot (200millions d'année, une paille !)..

Il commence à faire très chaud et une montée assez sèche sur de l'enrobé va nous ramener aux dures réalités de la rando. Mais ce sera assez court et nous retrouverons la piste caillouteuse qui nous ramène au village. Au passage, un cerisier va attirer quatre participants qui vont se régaler.

A chaque passage à cette saison, c'est un grand classique.

Il ne reste plus qu'à rejoindre Bargemon pour prendre un pot bien frais, en face de la fontaine, sous un énorme platane.

Merci Louis pour cette rando sympa. Nous avons appris beaucoup sur ces drôles d'engins volants

Merci aux photographes, Nelli et Jean-Marie.

 

Pas de programme pour jeudi prochain. Bon séjour à Briançon  et bonnes vacances.

On se retrouve en Septembre pour de nouvelles aventures.

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 10:58

2019-06-13 - 916 - GILETTE Les Gorges de l'Esteron- G1

Alain, notre animateur du jour avait prévu une randonnée aux lacs de Besson à 2600m d'altitude dans le Mercantour. Compte tenu de nombreux passages neigeux, il a préféré nous conduire vers les Gorges de l'Estéron. Sachez déjà que nous ne le regretterons pas.

19 randonneurs et randonneuses se retrouvent sur le parking des Ecoles de Gilette pour une randonnée inédite et reconnue avec Nadine le 12 mai 2019.

 

 

Il fait déjà chaud. Après avoir pris les lunettes, les chapeaux, les casquettes et mis la crème solaire, Alain nous présente la randonnée :

14,4 kms avec une dénivelée de 745m

Nous partons de Gilette en direction de l'Estéron, nous déjeunerons au Pont de la Cerise et remonterons vers Gilette en longeant les Gorges.

Il nous parle de Gilette, village perché de 1600 habitants, construit sur un éperon rocheux entre la vallée du Var et la vallée de l'Estéron dans le Parc Naturel Régional des Préalpes du Sud. C'est le point de départ de ce magnifique circuit vers les Gorges de l'Estéron.

Historiquement le site de Gilette a été occupé depuis mille ans avant J.C par les peuples celto-ligures, puis les Romains. Le château de Gilette, en ruines, a été construit par le Comte de Provence Alphonse 1er au XIIIème siècle. Les 18 et 19 octobre 1793, la bataille de Gilette voit la victoire de l'Armée Française contre les armées Sardes et Autrichiennes

château en ruines

Notre serre file du jour sera Jean Claude

Il est 10 h, nous démarrons la randonnée sur un chemin bétonné pour prendre de suite la direction de Colle Belle. Nous descendons un sentier très agréable en direction du pont de Latti

Nous remontons le sentier bordé de champs d'oliviers et de quelques ruines

Alain nous indique au loin à gauche l'oratoire St Joseph, 

Alain ayant prévu le déjeuner vers midi au Pont de la Cerise, il nous propose la pause banane vers 10h30

 

Nadine : tu constateras qu'Alain boit !!!

Après avoir atteint la balise Colle Belle, nous poursuivons en file indienne sur la route

pour prendre un raccourci qui nous conduira vers le pont de la Cerise.

Il est 11h 30, c'est le début des Gorges de l'Esteron

Alain nous parle de l'Estéron :

Une rivière qui figure dans le palmarès des trois premières rivières sauvages des Alpes. Née dans les plaines de moyennes montagnes à 1130 mètres d'altitude, la riante et verdoyante Estéron s'engouffre dans l'impressionnante Clue de Saint-Auban pour rejoindre les innombrables ruisseaux et affluents qui constituent son bassin versant parmi les paysages karstiques les plus pittoresques. Cette rivière qui fût autrefois la frontière entre le Comté de Provence de France et le Comté de Nice fait la fierté des habitants de son territoire. C'est en raison de la pureté exceptionnelle de son eau et de ses somptueux décors sauvages qu'elle a été labellisée " Site Rivières sauvages " .

l'Estéron est une rivière de 66,7 Kms de long (120kms avec les affluents) située majoritairement dans les Alpes Maritimes (06), à l'est de la Région Provence - Alpes - Côte d'Azur. Elle représente le second affluent du fleuve VAR (en rive droite) après la Tinée.

L'Estéron c'est avant tout une histoire commune et une identité multiple, une rivière qui fût prétexte pour matérialiser la frontière entre le Royaume de France et le Duché de Savoie. " Seule rivière d'importance dans les Alpes Maritimes non équipée d'un barrage hydro-électrique, avec son cours libre, son eau cristalline et ses paysages préservés"

Objectif atteint : nous arrivons au Pont de la Cerise avec cette eau limpide, nous suivons Alain pour la voir de près….

et nous l'écoutons avec la vidéo de Claude

https://drive.google.com/open?id=1n1t2yUgXjxRht9zXGE6TG_sFAz3cEVm_

Nous n'avons pas assez de nos deux yeux pour tout contempler

Il faut remonter et passer sur le pont pour trouver une place à l'ombre au bord de l'Estéron.

Certains prendront un bain de pied soit avant soit après le déjeuner

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après avoir passé une heure dans ce cadre magnifique, il faut repartir en direction de l'Oratoire de Notre Dame du Brec

Notre Dame du Brec de plus de 3 m de haut

avec en contre bas Gilette

 

Nous prenons la direction de Fougassières sur un sentier en balcon qui nous permet d'admirer de beaux points de vue sur les gorges,

Passons près des ruines d'un moulin

Traversons une végétation sublime

Pour atteindre vers 15h30 un autre site remarquable : la Clave avec la passerelle suspendue au dessus de l'Esteron.

Alain nous accorde 30 mn pour nous tremper à nouveau les pieds et profiter du cadre, quel bonheur !!!!

 

Nous traversons le pont suspendu, Nadine l'avait fait également lors de la reconnaissance avec Alain

Nous contournons la Colline de la Clue en passant devant le domaine écologique du Temps des Cerises, nous traversons à nouveau le Latti.

Il est 16h, nous entamons la dernière montée vers Gilette

en s'arrêtant devant le petit oratoire St Joseph 

Dernière ligne droite avant de prendre la bonne bière tant attendue,

le sentier botanique emprunté depuis l'époque romaine qui nous amènera vers Gilette

"Timing" respecté, Alain nous avait annoncé 17 h la fin de la rando .

Nous regagnons les voitures pour ensuite se diriger vers le centre de Gilette. Nous prendrons le pot de l'amitié dans une ruelle où les enfants jouent en toute sécurité.

 

Un grand merci à Alain (sans oublier Nadine) pour nous avoir fait découvrir et partager cette superbe randonnée. 

C'est mon dernier blog de l'année, vous me direz il y a encore Briançon, c'est vrai mais je voulais déjà remercier tous les animateurs pour les bons moments qu'ils nous font vivre.

Merci également aux photographes : Claude, Dominique et Brigitte R

Prochaine Sortie : Jeudi 20 Juin 2019

Départ : 7H Jean Masson  547- Bargème- Montagne de Brouis Moyen ***12K7 DH 610M

Randonnée créée et réalisée 1 seule fois en 2004 par Bruno. Bargème à plus de 1000m, est le plus haut village du Var. Caractère sportif pour la montée et la descente (abruptes) de la montagne de Brouis à 1440m. A découvrir 15 ans après...

Parking :                                             Coût du trajet A/R : 34 €

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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 09:24

Ampus- Notre Dame de Spéluque 715-2 – Jeudi 13 Juin 2019

Jean a randonné rendez--vous aux randonneurs du G2 à Ampus, village perché de la Dracénie pour une randonnée de 9.8 kms et 275 m. de dénivelé, de niveau moyen *.

Nous sommes 24 et le soleil est au rendez-vous. Lors de l’édition de 2009 de 18 kms et 330 m. de dénivelé (un seul groupe à l’époque), M. Thierry Vanweddingen, de l'Office de Tourisme avait accueilli les randonneurs pour leur faire découvrir le "Chemin de l'eau", une des particularités de ce village. Aujourd’hui ce sera Jean qui se chargera de le remplacer.

Nous traversons le village et Jean se rend à la mairie pour emprunter la clef de l’église St Michel et celle du « tournaou ».

Nous passons sous la porte sarrazine

et montons visiter l’église Saint Michel datant du 12è siècle ce que n’avait pu faire le groupe en 2009,

puis empruntons le Chemin de Croix, « aménagé par le curé italien de la paroisse, Adonis VOLPATO, curé maçon et restaurateur de nombreux édifices de la région dont l'église St Michel. Taillant à la dynamite directement dans le rocher, avec quelques conséquences pour certains habitants (voitures, vitres et même quelques blessures dus aux projections), il mit à disposition ce parcours qui fut décoré de céramiques très modernes réalisées par GEOFF,  un artiste britannique habitant le village ».

Du haut du chemin de croix nous avons une très belle vue sur le village et le camp de Canjuers. (merci Jean-Marie pour ton précédent blog dont certains passages sont recopiés).

En redescendant nous nous dirigeons vers le « Chemin de l’eau » et là un 25è randonneur discret se joint à nous. Il ne nous quittera qu’à la fin de la randonnée après le pot. Il s’agit d’un labrador. Arrivés au lavoir du moulin Jean nous donne des explications concernant ce chemin de l’eau :

« l’eau arrive de la source de FONTIGNON. Elle alimentait les moulins à farine, les lavoirs, les fontaines et même les habitants. De 1906 à 1960, elle faisait tourner une petite turbine qui produisait de l'électricité pour le village. Au début, il y avait une ampoule par maison, et la petite histoire dit que la sœur du maire n'avait jamais allumé la sienne tant elle en avait peur.

Un réservoir permettait de pallier les variations du débit et une conduite forcée alimentait la turbine qui s'avéra insuffisante et dû être complétée par un groupe thermique jusqu'à ce que Compagnie d'Electricité raccorde le village.

Depuis 15 ans la source avait cessé de couler à cause de la sécheresse. Mais l'année 2008, et ses nombreuses pluies, ont redonné son débit à la source ce qui permet de revoir l'eau couler dans le village. Et effectivement elle coule, d'abord au lavoir intermédiaire après avoir alimenté le moulin à farine dont une meule subsiste, puis au lavoir supérieur, très bien restauré où l'eau arrive par un canal cimenté. Par un jeu de "martelière", pièces d'acier permettant de diriger l'eau vers différents points d'utilisation, elle alimente le "Tournaou", meule collective qui servait à l'affûtage des différents outils des habitants (couteaux, serpes, faux et autres faucilles) et le réservoir par l'intermédiaire d'un aqueduc. »

Nous nous rendons alors au lavoir supérieur et visitons le « tournaou ». Autrefois les «bugadières » s’affairaient aux lavoirs et les hommes autour du « tournaou », puis nous redescendons au village.

En redescendant nos regards sont attirés par une énorme libellule au bord du lavoir. Vraie ou fausse. Eh bien oui vraie.

C’est alors que la randonnée commence véritablement.

Nous traversons la Nartuby d’Ampus par le pont de Ratton (face à nous les restes de l'ancien pont emporté en juin 2010)

et empruntons le chemin des Calades,

qui devient rapidement une montée raide. Il fait chaud et elle est longue.

Au sommet nous nous arrêtons pour la pause banane. Il est 11h15.

Et voilà que Jean, ayant omis volontairement ou non au départ, nous présente la carte et le profil de la randonnée. L’hypothèse émise est qu’il ne voulait pas s’appesantir sur la montée.

Puis il nous parle d’Ampus et du dolmen de Marencq.

« Perché à 600m d'altitude, Ampus paisible village du 10ème siècle est entouré d'une superbe nature de collines boisées, de rivières et de gorges. Cette commune typiquement provençale a conservé de nombreux vestiges romains et médiévaux. On croise de belles fontaines sur de charmantes petites places ombragées et passe sous des porches et passages voûtés du XI°, l'ensemble donnant un charme authentique à ce petit village pittoresque. La préhistoire a laissé quelques timides débris dans les massifs alentours. Sur la colline dominant le village au nord, parmi les chênes et les buis, se dresse un des plus beaux dolmens varois. Le dolmen de Marencq, encore bien visible, atteste de la présence d’une communauté depuis plus de 4000 ans. Le dolmen est doté d’une couverture constituée d’une dalle volumineuse reposant sur la dalle de chevet et les deux piliers séparant la cella du couloir. Une restauration effectuée par Jean Courtin a permis de redonner son architecture d’origine au monument ».

Nous faisons un aller-retour au dolmen.

Une première photo du groupe est alors faite.

Le chemin est relativement plat maintenant. Nous nous dirigeons vers la  chapelle Notre Dame de Spéluque.

Nous ne nous approcherons pas, traversons la Nartuby ce qu’a fortement apprécié le labrador, pour nous installer à l’ombre pour le pique-nique.

Jean-Marie à l'arrière découvre ce qui devait être un ancien chariot pour transporter le bois.

Toujours aussi festif avec le G2.

Celui-ci terminé Jean nous relate la rencontre que le groupe avait eue en 2009 à la chapelle avec la soeur qui vivait dans le coin.

« Cette Chapelle date de 1090, alors qu'une  partie, aujourd'hui sacristie, est datée de 990 après JC. Construite à la suite d'une bataille contre les Sarrasins, elle accueilli un prieur et 4 moines… La chapelle, classée monument historique, et la ferme proche constituent la Fraternité Saint Charbel. Son autel, un des trois plus anciens du Var, est constitué d'une table soutenue par 5 piliers.

Les gens d’Ampus, ne disions pas “Spéluque” (c’est pour les érudits..), nous disions simplement Notre-Dame du Plan. Chaque Ampusian portait cette chapelle dans son cœur et n’aurait manqué pour rien au monde La Fête du Plan le 8 septembre. Messe à la chapelle. Procession à l’issue de la messe, avec chants en provençal et promenade de la statue de la Vierge dans ses beaux atours et ses bijoux, Vierge obligatoirement portée par quatre jeunes filles, vierges évidemment ! A la dernière procession en septembre, non seulement on n’a plus trouvé quatre jeunes filles, mais pas même quatre femmes, il a fallu le secours d’un homme pour faire le quatuor!! »  http://villageampus83.blog.lemonde.fr/2006/04/page/2 »/,

Quelques courageux iront jusqu’à la chapelle fermée, entourée de broussailles tout comme les deux tombes à l’arrière. La sœur ne doit plus être là tandis que d’autres feront la sieste, Jean ayant gratifié le groupe d’une longue pause. Il faut néanmoins repartir.

Descente en sous-bois tout d’abord, sur un étroit chemin qui bordé de pierres à l'écart devait être autrefois une carraire, voie de passage en particulier pour les animaux. Les carraires ou carraïres ou carrerades, et encore cairades, s’appellent également drailles. Ces mots désignent  un chemin de passage de circulation animale, parfois encaissé pour maîtriser le troupeau et pour ne pas nuire à celui qui possède le territoire traversé et qui accorde ainsi un droit de passage (ampus-provence verte).

passage près d’un oratoire dédié à St Hubert patron des chasseurs avant de nous retrouver au bord de l’eau dans le vallon de Valségure, où nous faisons une deuxième photo de groupe. Nous longeons quelques dizaines de mètres le cours d’eau jusqu’à la confluence avec la Nartuby.

Et voilà qu’il nous reste une montée raide, caillouteuse que certains trouveront bien longue. Cherchez l’erreur Daniel n’est pas le premier.

Il est vrai sur le pont nous avons fait demi-tour et il est difficile de remonter toute la colonne.

Ca y est plus qu’un kilomètre pour rejoindre Ampus. Nous revoilà au lavoir supérieur du village et redescendons sur la place du village pour prendre le verre de l’amitié chez Fanfan

Il est un peu tôt. Le patron fait la sieste. Jean avait annoncé notre venue pour 16 heures, aussi nous allons nous déchausser et revenons nous installer sur la terrasse.

Merci Jean pour cette agréable balade qui nous a permis de découvrir un village au riche patrimoine.

Les photos sont de Jean, Jean-Marie, Nicole et Rolande.

La semaine prochaine : jeudi 20 juin 2019

La Roque-Esclapon – Bas Lachens -614-2/G2

Animateur : Louis - 10.1 kms – déniv : 482 m – moyen *

Depuis le Roque-Esclapon montée douce sur le flanc sud du Mt Lachens à 1375m, avec vue sur tout le sud du département.

Parking : devant l’église de Roque-Esclapon – Coût du trajet AR : 33 €

 

 

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