Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 14:41

CABRIS-La Chèvrerie du Bois d'Amon-G2

 

Un petit 14° à Cabris ce matin pour accueillir les 33 marcheuses et marcheurs du Cercle de Boulouris. Beau temps prévu pour toute la journée.

 C'est Jean Bo qui nous conduira vers le puits du Bois d'Amon et la Chèvrerie éponyme.

Mais nous sommes à Cabris et le plus de ce village est la terrasse de l'ancien château d'où "la vue s'étend de Toulon à l'Italie "(Oh!Oh! Soyons un peu plus modeste, pour voir Toulon il faut avoir de bons yeux, idem pour l'Italie).

Néanmoins le paysage est assez extraordinaire et chacun de s'étonner de l'urbanisation dans la plaine à nos pieds. Oui, Peymenade est une très grosse commune de 8000 habitants.

Et tout à l'ouest, superbe, le lac de St.Cassien.

C'est de cette plateforme que Jean nous présentera sa rando, somme toute facile avec ses 12.5 km (un peu plus avec la visite du village) et environ 300 m de dénivelée. Pas de difficultés techniques, de bons chemins, sauf une descente un peu caillouteuse.

Notre serre-file sera Jean Ma à qui l'autre Jean remet les outils de sa fonction, à savoir la carte et le profil.

Traversée du village avec ses ruelles encombrées de plantes et de fleurs.

Puis nous attaquons à proprement parlé notre rando sur une route bordée de belles propriétés dont la villa Messugière avec sa belle oliveraie.

Son histoire mérite quelques lignes.

Andrée Mayrisch Viénot, héritière de la fondatrice rencontra André Gide en 1911 et à partir de ce moment d'autres écrivains et artistes vinrent y travailler : Paul Valéry, Paul Claudel, André Malraux, Gaston Gallimard, Roger Martin du Gard, Henri Michaux, poète et peintre français d’origine belge, Bernard Frank, auteur du roman L’illusion comique en 1955, Jean Schlumberger, Henri de Montherlant, Jean-Paul Sartre, Albert Camus...
Après la guerre, Andrée Mayrisch Viénot, en hommage à sa mère, fit de "la Messuguière", une maison de repos pour travailleurs intellectuels, qui continua à accueillir de nombreux écrivains, savants et enseignants.

Cf-1http://www.ajpn.org/sauvetage-La-Messuguiere-378.html2/05/2010

 

 

 

 

 

Nous quittons le bitume pour une large piste en terre  où fleurissent les coronilles et les héllébores.

Nous sommes arrivés au Col de Cabris et la photo illustre bien ce que nous y faisons.

Mais aussi un peu de culture sur Cabris, village perché et ses 1500 habitants, ne nous fera pas de mal.

Concernant ce village,son château féodal aurait été construit en 997.Les seigneurs s'installèrent à Cabris vers la fin du Xe sièle , début du XIe siècle. Ils avaient choisi une situation remarquable pour construire leur château. Elle leur permettait de surveiller toute la plaine et les collines d'en face pour parer à l'approche de leurs ennemis.

Le village fut déserté vers 1350 suite à une épidémie de peste. Il resta vide pendant près de 150 ans et ne fut repeuplé qu'en 1496, sur ordre du seigneur, avec des familles ligures.

Le seul inconvénient était l'absence d'eau. Au hameau de Spéracèdes, par contre, il y avait trois sources - assez d'eau pour faire tourner trois moulins à huile d'olives. Les seigneurs firent certainement monter de l'eau de Spéracèdes à Cabris et on sait qu'ils percevaient une taxe sur les moulins. Soumis aux exigences de la seigneurie, les habitants de Spéracèdes s'opposèrent aux "Cabriencs.

Le problème de l'eau ne fut réglé qu'au 20ème siècle par le docteur Michel BELLETRUD .Après une longue carrière de médecin à travers les hôpitaux de plusieurs villes de France, il devient maire de son village en 1911 puis conseiller général en 1921. Il est en outre le créateur en 1926 du premier "syndicat d'initiative et d’intérêt local" de Cabris. Il fut le promoteur et l'instigateur du projet de canal qui porte son

nom. Les travaux (40 kilomètres) débutèrent en mars 1929 et s'achevèrent en 1931. L'eau est dérivée en amont de la Siagne, au niveau des sources de la Pare. Une conduite forcée de 40 cm de diamètre permet de conduire l'eau. Nous avons eu l'occasion de rencontrer cette canalisation dans d'autres randos du secteur. Elle est maintenant complètement enterrée,

cf-Wikipedia

Un coup d’œil sur Mons et ses collines.

Nous repartons en empruntant un sentier plat mais tortueux à travers bois. On peut se poser des questions sur l'état de celui qui l'a tracé !

Il nous conduit à un large piste et nous débouchons sur une grande prairie au milieu de laquelle se dresse une construction qui s'avère être un puits.

Il est toujours en activité comme l'attestent toutes les cuves alentour destinées au bétail.

C'est là que nous allons pique-niquer mais comme un autre groupe est déjà installé nous nous enfonçons un peu plus à l'intérieur d'un espace partagé en parcelles séparés par des alignées de pierres.

Il faut s'imaginer que ces terrains ont été cultivés jusqu'au 19ème siècle et que ces pierres ont été arrachées au sol pour le rendre utilisable, certainement pour des céréales.

Après notre pique-nique dans la tradition du G2, Jean Ma fera répéter sa chorale ce qui n'empêchera pas certains de faire la sieste.

Photo de groupe près du puits.

Au moment de repartir Jean Bo nous expliquera que nous allons maintenant traverser une zone qui a brûlé en Aout 2017 et aborderons la descente un peu difficile annoncée  .

Face à nous le village de St.Cezaire et sa nouvelle zone d'activité.

Mais que va photographier notre guide au milieu de ces brûlis?

En bas de cette descente, nous arrivons à la Chèvrerie du Bois d'Amon

où nous faisons une petite pause avant d'en commencer la visite.

Premier contact avec les animaux et ce sont les petits ânes qui feront craquer ces dames.

C'est ensuite Edith, exploitante avec son compagnon Pascal, qui nous conduit après une présentation dont une partie figure dans la vidéo suivante.

https://drive.google.com/file/d/15Nw0_HYANpa3Cm55tlH_Ru3irUUu4dUI/view?usp=sharing

 

 

D'origine belge, Edith et Pascal sont venus s'installer dans cette région pour élever des chèvres de race alpine. Le troupeau de 55 boucs et biquettes pâturent tous les jours à la bonne saison et sont complémentés en luzerne, en foin et par un aliment à base de céréales bio.

L'exploitation produit du lait de chèvre, des fromages, yaourts, crèmes glacées et savons de chèvre, d'ânesse et de jument, tout en Bio.

Puis nous irons visiter nos copines les chèvres et nous vivrons quelques belles scènes d'amour et une partie de "barbichette".

Deux beaux mâles !!!

Ensuite, vente de produits, gros succès et bon chiffre d'affaire.

                                                             

                                                                

Nouvelle rencontre.

 

Mais il faut repartir car il reste encore 5.5 km. Nous commençons par une montée douce mais longue et le groupe va s'étirer sur quelques centaines de mètres. Mais, en arrivant sur le plat, un regroupement s'effectuera.

Pour de grandes euphorbes, elles se posent là : 1,5 m de haut.

Nous repassons au col de Cabris et reprenons le chemin suivi à l'aller.

Beau point de vue sur le village, un peu masqué par la végétation.

C'est au café du village où nous occupons deux grandes tables que nous prenons le pot de l'amitié.

 

Merci Jean, c'était une très belle rando menée de main de maître.

 

Merci aux photographes, Nicole,Rolande et Jean-Marie.

 

La semaine prochaine, le 4 avril 2019, le Peyragu avec Joël. Les infos concernant cette rando vous seront communiquées par l'animateur dans son annonce.  

Partager cet article
Repost0
22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 18:07

2019-03-21 – 751 - PLAN DE LA TOUR – COLLE DURE - G1

 

Le 11 octobre dernier Jean Ma avait programmé cette randonnée, mais elle avait été annulée suite à de fortes pluies.

Aujourd’hui c’est sous le soleil et le ciel bleu que les 19 randonneurs  vont découvrir ce beau parcours dans les Maures, remis à jour par Jean Ma suite à la privatisation de diverses parcelles.

Sur le parking du Boulodrome du Plan de la Tour, Jean Ma nous présente le tracé et la courbe des dénivelées.
Patrick  est notre souriant serre-file.

 

Nous quittons le bourg en longeant le cimetière puis par la route du Plan,  assez fréquentée à cette heure.

Nous marchons à travers les vignes. Cette culture est une activité importante sur la commune qui peut produire les vins d'appellation Var, Maures et  Côtes de Provence.

« Le Maures est une IGP (Indication Géographique Protégée) de Provence, produit uniquement dans le département du var.  Les vins rouges et rosés sont surtout élaborés avec du Merlot, du Cabernet et du Grenache ; les blancs avec du roll et de l’ugni blanc. Il n’est pas rare de voir du chardonnay et du sauvignon, mais aussi du pinot noir.
Le vin Maures rouge, est simple, sa couleur est grenat, le nez est marqué par les fruits rouges cuits, comme la cerise, en bouche la rondeur et le fruit mûr dominent. C’est un vin idéal pour les piqueniques et grillades simples. Il se boit à 16°C.
Le Maures rosé a un goût  très agréable ; sa robe est rose saumon, très brillante, d’un bel éclat. Le nez est très provençal avec des tonalités épicées, des notes d’agrumes et de petits bonbons acidulés. En bouche il est fin, rond et délicat avec un fruité gourmand. On l’aimera sur des salades, servi à 8°C.
Le vin Maures blanc est tout à fait original, sa robe est jaune pâle, le nez est sur les fruits exotiques comme la noix de coco, et se fondent avec des arômes de miel et de vanille. En bouche c’est un vin bien sec avec une très belle intensité aromatique. Il sera parfait à l’apéritif en kir par exemple. »

Nous prenons à gauche  et faisons une  photo de groupe. La blogueuse a, par maladresse, mis un randonneur hors cadre. De qui s'agit-il ?

Nous allons monter doucement par le chemin du Jas Rout, qui dessert  de belles propriétés.

Nous passons à côté d’un ancien moulin transformé en habitation.

Nous retrouvons le bitume sur une toute petite portion de la D44, à proximité de Vallaury  avant de prendre un chemin plein ouest qui surplombe le ruisseau d’Emponse : notre montée par la Piste des Mines vers  la piste de la Colle Dure commence.

Les Bruyères  arborescentes en fleurs parsèment les flans des vallons de taches claires.

J’ai oublié de vous présenter un nouveau randonneur , dit « Le chien », qui nous a rejoint et terminera la randonnée avec nous. Jean Ma le confiera à notre arrivée à un couple de Plantourians  qui ont proposé de le ramener à son maître.

Il est bientôt 10h30, le temps de la pause banane.

Nous reprenons la piste et observons une entrée de galerie de mine condamnée.

« La mine de plomb argentifère de Vallaury  s’étend sur une superficie d’environ 750 hectares à une altitude d’environ 200 mètres… Le massif des Maures est composé d’un socle ancien (hercynien) d’origine sédimentaire de roches plus ou moins métamorphisées, dans lequel des filons de minerai sont formés  lors les mouvements tectoniques, tel que celui nommé accident de Grimaud. Dans les Maures orientales, les gisements de plomb et zinc dominent. Le gisement de Vallaury parmi les plus anciens connu contient essentiellement de la blende et de la galène argentifère associées à de la barytine, de la fluorine et de la calcite. La concession de Vallaury est composée de 8 filons orientés est ouest.  L’exploitation plus ou moins industrielle s’étend de  1909 à 1929.
La teneur approximative des gisements  est de 10 à 30% de plomb, 1 à 10% de zinc et environ 100 à 200g d’argent par tonne.
Des traces d’exploitation romaine et médiévales ont été retrouvées sur le  filon le plus important (filon Victor), qui aurait été exploité sur 5 niveaux, avec 3 puits construits.

En 1995, la commune de Plan de la Tour fait état d’effondrement en surface correspondant à des dépilages et des puits ouverts. Des travaux  de mise en sécurité (450 000 FF soit 68 600 euros) ont portés sur des remblaiements de vides (puits et tranchées) pour environ 4000 m3, le bouchage de puits ou de galerie par mise en œuvre de béton ou de grilles, la démolition d’infrastructures, et la réalisation de drainage et pétardage sur 100 mètres de longueur. »

La vue est magnifique  et nous commençons  à voir la mer.

Nous sommes maintenant sur la piste de la Colle Dure (382m) qui monte légèrement. Nous la quittons rapidement, au  niveau de la citerne (440m) pour attaquer le chemin qui monte à  la ligne de crêtes et qui est régulièrement balisé par des cairns. Son départ en sous-bois est agréable.

Puis nous marchons sur des escarpements rocheux et observons le panorama sur port Grimaud.

Nous arrivons à une première crête (514m) .

Le site étant très agréable, collégialement nous décidons de nous y installer pour un pique-nique encore matinal.

Nous déjeunons face à la mer et dos aux vallons des Maures. Un vrai régal!

Après la pause repas, nous poursuivons notre chemin qui suit la ligne des faîtes, parfois rocheux, parfois au travers des genêts épineux.

Nous arrivons à une deuxième pointe (518m) ornée d’une croix.

Nous descendons dans des rochers  avant de remonter  à un pylône HT.

Le sentier  redevient plus marchant avant de rejoindre la piste de la Colle Dure  qui va nous mener au Col de Vignon (352 m).

C’est là que le Préconil prend sa source. Après quelques lacets  nous passons deux  gués  à sec.

Comment imaginer ici que ce petit fleuve de 13,7 km de longueur est, avec ses 5 petits affluents  un  risque  majeur d’inondation pour Sainte Maxime. Avec des crues de 150 à 365 m3/s, les volumes d’eau à l’embouchure sont estimés entre  3,2 et 8 millions de m3 !

Et en octobre dernier le Préconil est sorti de son lit et a été à l’origine d’une nouvelle inondation.

Nous continuons notre descente.

Un joli pont enjambe un affluent du Préconil et Joël prend des risques pour aller le photographier : la taille des buses laisse imaginer le débit d'eau qui peut transiter.

Nous passons à côté d’une station DASE (Département Analyse Surveillance Environnement.

Selon le  site  http://www-dase.cea.fr/ :

« La Direction des applications militaires (DAM) du CEA participe à la lutte contre la prolifération nucléaire et le terrorisme, notamment en mettant son expertise au service de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) et de l'Organisation du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE). Cette contribution à des programmes stratégiques repose sur les compétences du Département analyse, surveillance, environnement (DASE) en matière de suivi des événements sismiques, de détection des radionucléides, de mesure des phénomènes atmosphériques et de conception de capteurs et réseaux associés… Fort de l’expérience de ses équipes dans ce domaine, le CEA est également chargé de détecter tout événement sismique, de le localiser rapidement, d’en calculer la magnitude et d’émettre une alerte à destination des pouvoirs publics. C’est au Département analyse, surveillance, environnement (DASE) de la DAM, expert reconnu de la détection opérationnelle, que revient ce rôle.  Ses activités ne se limitent pas à la détection, mais comprennent également des études de détermination du risque sismique pour des zones géographiques données…. »

Nous  terminons la randonnée en ville.

Et nous nous installons en terrasse pour prendre notre pot d'au revoir.

Nous remercions Jean Ma pour cette randonnée intéressante, qui nous a permis d’observer de très beaux paysages.

Les illustrations photographiques sont des 4 blogueurs réunis ce jour : Brigitte, Claude C, Dominique et Gilbert.

Que Patrick, qui s'est trouvé hors champs de la photo de groupe pardonne la blogueuse.

 

La semaine prochaine, jeudi 28 mars :

G1

Départ : 8H00 

ANNE-MARIE

778-Col du Bougnon-Bois de La Gaillarde

MOYEN xxx

13,2 km

Dh : 705 m

Un parcours classique sur les hauteurs des Issambres et dans le bois de la Gaillarde

Parking : Cimetière de La Gaillarde

Cout du trajet A/R : 14 €

 

Partager cet article
Repost0
22 mars 2019 5 22 /03 /mars /2019 13:34

Châteaudouble – 514-3/G2 – jeudi 21 mars 2019

Jack nous a donné rendez-vous à l’entrée de Châteaudouble pour une nouvelle randonnée, concoctée pour les G2. Nous sommes 29. Fraîcheur et soleil sont au rendez-vous. Pendant que 3 chauffeurs s’en vont déposer des voitures en contrebas pour le retour, le groupe a le loisir de contempler le paysage.

A son retour Jack présente la randonnée : « Véritable nid d'aigle, Châteaudouble domine de 130m l'entrée des gorges de la Nartuby, affluent de l’Argens. Passage au Château de la Garde (vins), à la ferme solaire des Plaines de la Garde, à la chapelle Sain Jean. Nous terminerons la randonnée à la Ferme fromagère (vache, brebis, chèvre) de la Pastourelle où nous prendrons le pot de l’amitié. Nous aurons là des voitures en relais pour nous éviter 1,6km de montée et +85m de dénivelé. Parcours sur pistes et sentiers marchants ; la montée au sommet de Colle Pelade comprend une montée de 250m à 18% sur bon terrain. Randonnée annoncée de 10.4 kms, avec un dénivelé positif de 250 m. et négatif de 330 m. » (en réalité un peu plus tant en distance qu’en dénivelé car nous traverserons le village et monterons à divers points de vue.)

Nous voilà partis prudemment le long de la route pour visiter le village qui semble bien désert. Patrice est notre serre-file. La population est d’un peu plus de 400 âmes auxquelles s’ajoutent 72 migrants accueillis dans la commune depuis l’automne.

Nous passons devant l’église Notre Dame de l'Assomption, puis sous des porches, rues en calades et passages voûtés,

pour nous rendre à un premier point de vue duquel nous voyons la route et le lit de la Nartuby

puis empruntons la montée Sainte-Anne, montée qui permettait de sortir des fortifications et d’accéder aux aires à blé, aux chapelles Ste Anne et St Pierre  et au cimetière actuel qui nous conduit au 2ème point de vue au pied de la tour reste du château.

Quelques escaliers supplémentaires et nous voilà au 3è point de vue, où nous apprenons qu’en Provence il y aurait 32 vents .

Ca y est la rando a vraiment démarré. Sur la route tout d’abord, puis en parallèle en plein champ.

Nos apercevons une station d’épuration et à proximité une exploitation de pommes

puis traversons la Nartuby ici à sec

avant d’emprunter la piste de la Pale, en haut de laquelle nous nous arrêtons pour la pause banane.

Nous apercevons au loin Chateaudouble et le tunnel par lequel nous sommes arrivés en voiture

avant de longer en le surplombant le Château de la Garde qui produit huile d’olive, vin et miel entre autres.

Nous y faisons alors la photo de groupe.

A partir de là nous attaquons « la montée » de la rando.

Juste avant le sommet de Colle Pelade nous nous arrêtons pour le pique-nique  en bord de sentier, dans un sous-bois rocheux mi-ombre, mi-soleil. Merci aux divers randonneurs qui par leurs attentions agrémentent de solide ou liquide le pique-nique.

A la fin de celui-ci Rolande retrace l’historique de Chateaudouble .

« Châteaudouble, double château. Le village, au Moyen-Age, était constitué d'un castrum (château + village) à côté duquel s'est développé un village fortifié pouvant accueillir toute la population se trouvant un peu trop à l'étroit dans le castrum primitif devenu exigu.  C'est du côté du cimetière que jadis se dressait le grand château dont il ne reste aujourd'hui qu'une tour envahie par la végétation, quelques pans de mur misérables et une partie des soubassements que l'on voit affleurer parmi les herbes (sans oublier une citerne creusée dans le roc).
Bien avant sa construction, se dressait à ce même endroit un camp fortifié, faisant partie d'un vaste complexe d'oppida. Les romains ne purent en venir à bout car la pace forte était très difficile d'accès et les habitants extrêmement farouches.
Par la suite, les habitations se développèrent autour et l'on vit apparaître un château. Les seigneurs, issus de la famille de Villeneuve, s'allièrent aux templiers qui s'installèrent à Châteaudouble (sigles encore visibles sur certaines entrées de bâtiments).
Pour faire face à une démographie expansive, on commença à construire en dehors du castrum (village et château originels). Ces nouvelles habitations s'entourèrent à leur tour de remparts et accueillirent bientôt la majorité de la population de la commune. Au cours des guerres de religion (XVIè s.), le village offrait un abri de choix pour ceux qui cherchaient un refuge pour échapper aux massacres, tels les moines de Fréjus. Le château de La Garde, sur le plateau voisin, fut rasé par les royalistes en 1595.
Une nouvelle église (l'actuelle) fut construite au début du XVIè s. dans la partie récente du village. La révolution apporta comme partout en France son lot de déprédations, et c'est l'ancienne église qui en fit les frais.
Phrase de
Nostradamus à méditer : "Château double, double château, la rivière sera ton tombeau." Les graves inondations de 2010 ont causé énormément de dégât dans ces gorges, si bien que la route a été emportée à deux endroits. Depuis lors, elle est fermée à la circulation, et les coûts exorbitants de réfection font penser que ce ne sera pas demain qu'on pourra de nouveau l'emprunter.

Le Château de Lagarde est au carrefour d’anciens chemins romains et fut pendant des années une halte réputée pour sa gastronomie, son vin, ses oliviers, ses écuries, édifiées au XVIème siècle. Il fut occupé par les comtes de Provence jusqu’à la fin du XXème siècle. Aujourd’hui propriété de la famille des éditeurs Dupuis, le domaine recèle, sur les 700 hectares qui composent la propriété, pas moins de 1000 oliviers et 4 hectares de vignes dont les dernières datent de l’époque napoléonienne. Philippe Crocé Spinelli, oenologue réputé de la région, est en charge de l’exploitation viticole et oléicole.

Seule une tour du XIIè siècle, une voûte et une cave subsistent de cette fortification, elles dominent toute la région sur un site imprenable contrôlant tout trafic entre Châteaudouble, Montferrat et Figanières. On dit que le Château de Châteaudouble est le « double » de celui de Lagarde et que le trésor du Comte Jean est caché dans la propriété…Les plafonds du rez-de-chaussée et de la cave datent du 16ème et présentent de magnifiques voûtes. L’étage fut aménagé au 18ème et l’ensemble servait de relais tant pour les chevaux que pour les voyageurs qui transitaient par le chemin romain-toujours carrossable de Grasse à Marseille. En contrebas du Château, se trouvait le potager entouré de murs et irrigué grâce aux immenses citernes sises sous le chemin romain devant la façade Est. Dans la cave, il reste encore deux fûts de chênes, construits sur place, avec des tronçons arc-boutés, car le cerclage de tonneaux n’était pas connu au 17ème siècle, c’est aussi une preuve qu’il y avait du vin à Lagarde à cette période….. »

 Jack alors  nous parle, ce qui suscite intérêt et questions de la construction du parc photovoltaïque  du Domaine de Lagarde, à l’origine d’une initiative de production d’énergie verte de grande envergure. 

« Par arrêté du ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, en date du 16 juin 2009, la construction d’un parc photovoltaïque de 20 hectares et d’une capacité de production de 12 MWc sur le Domaine de Lagarde a été autorisé. Grâce à cette initiative, ce sont 5.000 foyers qui sont alimentés en énergie verte. Le parc est aujourd’hui construit et produit depuis le 1er janvier 2012.

La commune de Figanières et Solairedirect (depuis ENGIE) ont inauguré le 19 juin 2012 le parc solaire construit aux Plaines de la Garde. Présent sur l’ensemble de la chaîne photovoltaïque, Solairedirect s’impose comme le premier producteur indépendant français d’électricité solaire, avec au début 2012, des parcs et des toitures solaires pour une capacité totale de 120 MW.

 A Draguignan dans le Var, Solairedirect poursuit son développement avec la construction d’une nouvelle centrale solaire d’une puissance de 12 MWc. Le parc est composé de 48 246 modules solaires de 250 Watt crête répartis sur un terrain d’environ 25 ha. La production électrique attendue s’établit à 18 GWh/an ce qui équivaut à la consommation d’énergie annuelle de  12 000 personnes.

Solairedirect capitalise sur son expérience afin d’atteindre les meilleures exigences environnementales : l’utilisation de panneaux solaires sans métaux lourds, une parfaite intégration paysagère, l’absence d’utilisation de béton et chantiers ‘‘verts’’.

Sur le plan écologique, 10 000 tonnes de CO2 seront évitées chaque année.

Solairedirect, a confié à Schneider Electric l’EPC (Engineering, Procurement & Construction) le lot électrique clé en main et le contrat d’exploitation et de maintenance pour une durée de 20 ans.

Le parc accueille par ailleurs un troupeau d’ovins pour l’entretien biologique des espaces en herbes entre les rangées de panneaux solaires, et un troupeau de caprins pour le désherbage de la périphérie du parc. Située dans une zone de péninsule électrique éloignée des sites de production, cette installation contribuera à produire de l’électricité localement en assurant une couverture énergétique équivalente à 10% de la consommation de son secteur d’implantation.

La société Solairedirect présente la particularité de proposer une solution technologique économiquement viable uniquement par la vente de l’énergie produite. Son coût est proche de celui des énergies fossiles, rendant ainsi possible l’effort d’adopter le solaire dans le processus de transition énergétique, tout en restant financièrement à la portée de tous, en principe. Pourtant le tarif d’achat de l’électricité solaire est réglementé par arrêté ministériel : « Le solaire a du mal à se développer dans le cas du tarif actuel d’achat trop bas », confie l’un des responsables de la société. L’avenir du solaire dépend donc du bon vouloir des décideurs politiques et de leurs choix.

Le parc de Figanières est l’une des sept réalisations de parcs de Solairedirect dans le département, après les projets de Vinon-sur-Verdon, Varages (2) et La Verdière, qui totalisent une puissance totale de 31 MW. Deux autres projets, représentant une puissance de plus de 12 MW, sont en cours de construction à Brignoles et Saint-Antonin-du-Var, avec une mise en service prévue pour l’été et l’automne 2013. (La Marseillaise) »

Il est alors temps de repartir : « départ dans 5 minutes ».

Quelques dizaines de mètres et nous voilà au sommet de Colle Pelade. En début de descente nous nous éloignons quelque peu du sentier pour aller voir l’étendue des panneaux photovoltaïques

puis nous nous retrouvons comme ce matin au-dessus du château de la Garde. Alain glisse sur des gravillons et chute face à terre. Des égratignures mais pas de gros bobos. Désinfection et arnica et tout le monde repart. Jack retrouvera le bon croisement grâce à un mini cairn construit par Claude lors de la reconnaissance.

Le sentier est plus ou moins pentu et caillouteux. Jack dira alors à la tête du groupe : « vous pouvez descendre et vous attendez à la chapelle Saint-Jean. »

La chapelle est fermée et peu accessible depuis l’écroulement de la passerelle au-dessus de la Nartuby lors des inondations de 2009. C'est à travers les barreaux que l'on peut voir le tableau représentant St Jean.

La chapelle est implantée en contrebas du village en bordure de l’ancienne route départementale qui suivait les gorges, au débouché d’un chemin muletier qui la reliait au village. Un apier (rucher) de pierres sèches, restauré en 2004 jouxte cette chapelle qui est dédiée au saint patron du village. Baptêmes et processions s’y déroulaient régulièrement avant que la route des gorges ne soit fermée.

Un petit chemin nous amène à la route à l’emplacement de la passerelle emportée.

Nous poursuivons sur la route en longeant la rivière jusqu’à la Pastourelle où nous partageons le verre de l’amitié.

Merci à Jack d’avoir prévu de quoi de nous rafraîchir. Certains en profitent pour faire diverses emplettes : fromages, huile d’olive, miel, jus de pommes…

Les chauffeurs ayant laissé leur véhicule à l’entrée de Châteaudouble s’en vont avec ceux ayant déposé le leur pour faire le relais. Merci encore à Jack pour avoir eu pitié des G2 et leur avoir évité 1.6 km de plus et 85 m. de dénivelé.

3ème merci à Jack pour cette agréable randonnée.

Les photos sont de Jean-Marie, Nadine, Nicole et Rolande.

La semaine prochaine : jeudi 28 mars 2019 – G2

Départ : 8H30 – Animateur :  JEAN BO

896-2-Cabris-la Chevrerie du Bois d'Amon- MOYEN * - 12,6 km - Dh : 293 m

Au départ de Cabris, randonnée en boucle avec découverte de sites préhistoriques, d’un élevage caprin et de magnifiques panoramas sur le Lac de Saint-Cassien

Parking : Cabris . Allée Albert Camus Coût du trajet A/R : 28 €

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0