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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 17:11

2019-03-14 - 656 - LE VAL - CIRCUIT DE PARACOL - G1

 

Nous sommes 23 à nous retrouver sur le parking du Val, au cœur de la Provence verte.  Le soleil brille, le ciel est bleu mais quel vent !  Jack nous présente le programme du jour.  

 

Nous allons découvrir le chemin de procession entre Notre-Dame de Paracol et l’église Du Val que nous visiterons en fin de randonnée.  Situé en partie sur le GR653A, chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle à Rome, notre circuit inclura également le sommet dénudé Le Cuit avec son panorama à 360° de l’Estérel à la Sainte-Victoire.  Nous savons que la montée pour y accéder est très raide (20% sur 500m) mais rien ne nous arrête et nous voici prêts pour les 14,5 kms à parcourir avec une dénivelée de 600m! Il est 0915h.

 

Ci-dessous photo des participants avec Patrick comme serre-file.

 

Avant même de nous engager sur le chemin de la Coualo de l’Oulo, nous voyons la chapelle St-Jacques et notre premier oratoire quasiment face à face.

 

 

Le panneau nous informe qu’elle s’appelle ainsi du nom du quartier où elle est bâtie mais elle est en fait dédiée à saint Jean-Baptiste.  Lors de la procession annuelle qui remonte la statue de Notre-Dame à son sanctuaire, les fidèles s’y arrêtent pour la cérémonie des Adieux.  Cette tradition, vieille de trois siècles et demi, se perpétue encore de nos jours. 

 

Un deuxième oratoire nous attend bientôt.  

Regardez bien et devinez son nom avant de lire la suite!!

Eh oui, le Nez !

Puis très vite un troisième, St-Blaise, construit en 1839. 

Pause effeuillage car on monte depuis le départ !

Nous continuons d'avancer sur un chemin de pierres bordé d’arbustes 

 

et admirons le paysage alentour.

Devant nous le 4è oratoire suivi bientôt d’un 5è ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ouf, un petit terrain plat nous conduit à l’Ermitage Saint-Blaise.  Voici ce que nous apprenons du panneau que nous lit Jack : Quand les habitants quittèrent la colline de Paracol pour s’installer dans la vallée, on fit construire en 1540 un ermitage jouxtant la chapelle pour y loger un frère dont la mission était de prendre soin du sanctuaire, de sonner la cloche aux heures de début et de fin des travaux des champs et en cas de mauvais temps.  Le premier ermite fut nommé en 1598 et le dernier en 1751.  L’ermitage fut restauré en 2010. 

 

Jack nous suggère d’aller derrière pour voir les vitraux de la chapelle créés en 1980 mais ils sont opaques et ne laissent rien deviner de l’intérieur.  

Un autre panneau nous précise que les habitants du Val, réfugiés sur la colline de Paracol au temps des invasions barbares (VIe et VII e siècles), bâtirent probablement un premier édifice.  La chapelle, reconstruite vers l’an 1000, était en forme de croix latine.  En 1547, le bras droit du transept devint un ermitage.  A l’origine, la chapelle était dédiée à Saint-Jean l’Evangéliste puis on vint y vénérer le martyr Saint-Blaise, médecin et évêque de Sébaste (Arménie).  On le priait pour les maux de gorge et la protection des troupeaux.  Ce culte fut introduit par les Croisés.

Nous poursuivons notre grimpette jusqu’à Notre-Dame de Paracol qui date du XIe siècle.  

 

Elle représente un exemple d’architecture romane et abrite encore la statue de ND de Paracol achetée aux Pères Augustins de Brignoles en 1751. Chaque année en septembre, par le chemin des pèlerins, les villageois ramènent l’effigie de la sainte habillée et couverte de bijoux à la paroisse où elle reste le temps des festivités. Surplombant la chapelle, une statue de la vierge à l’enfant veille sur Le Val depuis 1893.

 

Jack s’adresse solennellement à nous de la croix géante à proximité de la chapelle pour nous montrer de loin Le Cuit, la pièce de résistance du jour ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il nous indique également le Petit et le Gros Bessillon ainsi que la Sainte-Baume et nous rappelle qu’on ne voit pas la Sainte-Victoire de l’Estérel, c’est en fait le Gros Bessillon que l’on voit !  Nous admirons ce magnifique panorama à 360°

 

La Loube

 

Le Pic Cuit

et faisons la pause banane dans cet endroit magique.  

A gauche le Petit Bessillon (2 sommets), à droite le Gros Bessillon

 

Une fois ragaillardis, nous reprenons les bâtons 

 

et finissons par voir le Pic Le Cuit sur notre gauche.

Le vent souffle dans nos oreilles mais nous sommes déterminés à poursuivre notre aventure.

Bientôt les senteurs du romarin taquinent nos narines et nous mettent l’eau à la bouche mais il faut rester concentrés!  

 

 

Une fois au sommet, nous sommes récompensés par le magnifique panorama qui s’étale sous nos yeux, à savoir à l’est le Rocher de Roquebrune, le Massif du Cap Roux, le Mont Vinaigre et le Pic de l’Ours.  A l’ouest, la Sainte-Victoire et la Sainte-Baume.  Nous sommes à 505 m d’altitude.  

La Loube

 

Jack attire notre attention sur une montagne recouverte de neige au nord.  Il s’agit du Devoluy qui culmine à 2800 m dans les Alpes.  Il nous indique également le Petit et le Gros Bessillon.  

Je vous recommande vivement de cliquer sur le lien ci-dessous pour visionner la superbe vidéo pleine d’humour réalisée par André lors de la montée au Pic Le Cuit.  Vous en comprendrez la fin dans les dernières lignes du blog.

 https://drive.google.com/file/d/1dIf9bOKZdB3Ia12eBqQMtIy0zuoosU2F/view?usp=sharing

 

Claude et Jack ont eu la chance de pique-niquer au sommet lors de la reconnaissance mais vu les rafales de vent aujourd’hui, il en est hors de question. Nous redescendons donc par le même chemin poussés par le vent. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est 1245h quand nous trouvons un endroit à l'abri des rafales et à l’ombre des pins pour le pique-nique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après le café, la liqueur de myrte et les douceurs, Jack donne le signal du départ et nous annonce que nous sommes à mi-chemin.  Photo de groupe avant de reprendre la route!

 

 

Pas de difficultés dorénavant, alternance de pistes exposées aux éléments avec de beaux points de vue et de chemins bordés de pins. Quelques grimpettes  se mêleront à des sentiers ou pistes plates.

Nous arrivons à la Chapelle de Saint-Cyriaque. 

 

 

Le panneau nous apprend que l’édification de cette chapelle rurale pourrait remonter au XVe siècle.  Saint-Cyriaque, diacre martyrisé en 303 à Rome, est le saint patron de Le Val.  Jusqu’au milieu du XXe siècle, une messe était célébrée dans la chapelle le 8 août, jour de la fête du saint.  La fête votive du village se déroule encore de nos jours le weekend le plus proche de cette date.

 

Nous la quittons et nous voici sur une piste parsemée de nombreuses roches calcaires de différentes tailles.  

 

Nous nous retrouvons sur un chemin qui domine l’Ehpad au premier plan à gauche sur la photo ci-dessous et l’école avec son grand parking un peu plus au loin.  

Nous voici de retour à la chapelle Saint-Jacques, point de départ de notre randonnée.  

Nous longeons un champ d'oliviers

 

et arrivons au parking où nous changeons de souliers, déposons sacs et bâtons dans les coffres et nous dirigeons vers le village pour y visiter l’église.  Pour cela il faut d’abord passer sous l'imposante Tour de l’Horloge. 

 

 

Nous poussons ensuite la porte de la superbe Notre-Dame de l’Assomption qui date du XIe siècle et présente une belle voûte romane en arc brisé. L'église a été agrandie au 17e, et la nef centrale ouvre sur des chapelles latérales aux chapiteaux décorés de modillons.

 

L'ensemble architectural église et tour de l'Horloge vu du passage de la Dîme

 

Nous en sortons pour aller flâner quelques instants dans le charmant passage voûté de la Dîme qui servait dès le XIIe siècle à engranger les produits de la Dîme (impôt en nature prélevé par l'église: céréales, fruits, bétail). De belles arcades plein-cintre couvrent cette impasse aux façades ornées de baies géminées.

 

Le Couvert de la Dîme

Il est temps de prendre le pot de l’amitié au café de la place Gambetta mais malheureusement, nous sommes mal accueillis par le propriétaire  donc demi-tour !  Nous rentrons le gosier sec mais la tête pleine de merveilleux souvenirs !

 

Un grand merci à Jack pour cette magnifique randonnée et à Patrick notre serre-file.  Les photos sont de Brigitte, Dominique, Gilbert et Alain.  Merci aussi à André pour la vidéo !

La semaine prochaine, jeudi 21 mars :

Départ : 7H30

Jean-Ma - Plan de la Tour MOYEN xxx 17,3 km Dh : 610 m

Circuit varié : pistes dans le vignoble, crête de la colle dure (un peu sportive) altitude 500m offrant une vue superbe sur le massif des Maures, retour vers Plan de la Tour par le GR51

 

 

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 13:37

Circuit autour de La Flûte- 510/ G2– jeudi 14 mars 2019 

Nous sommes 30 à nous retrouver ce matin sur le parking au bout du chemin de la Vernède à Roquebrune sur Argens pour cette rando proposée par Patrice (randonnée qui sera faite dans le sens inverse par rapport aux éditions de  2013 et 2015). Soleil et vent sont au rendez-vous.

"C’est une petite randonnée de 13 km avec 280 m de dénivelé sur des pistes confortables et sur route pour revenir au parking (en définitive nous aurons parcouru 13.2 kms mais avec 440 m. de dénivelé). Ne vous faites pas  de souci nous tournerons autour du sommet de la Flûte, sans l’escalader, le chemin étant trop raide."

Dès la sortie du parking nous commençons à monter. Jean Ma et Daniel R. seront nos serre-file.

La saison des mimosas est bientôt terminée mais nous pouvons encore en voir quelques-uns de bien fleuris. De magnifiques bruyères arborescentes bordent également le chemin.

Arrivés sur une butte nous pouvons voir la baie de Fréjus-Saint Raphaël et les sommets enneigés du Mercantour et en contrebas le domaine des Planes.

Nous nous arrêtons alors pour la pause banane.

Un peu plus loin Jean-Marie s’approche pour photographier l’énorme ficus mentionné lors des précédents blogs. Faisant attention aux épines chacun prend place devant celui-ci pour la photo de groupe.

Nous continuons à monter profitant toujours d’une vue dégagée alentour. On commence à voir les 1ers cistes.

Nous sommes sur la piste des Clapiers. Après être passé devant une ruine partiellement restaurée et avoir vu en contrebas un petit lac sans nom nous arrivons à l’orée d’une clairière.

Il n’est pas encore midi mais nous y trouvons un emplacement à l’abri du vent, lieu idéal pour le pique-nique. L’heure de l’apéro a sonné. A qui du vin d’orange offert par Jean-Marie, du punch au rhum de Guadeloupe par Alain, au rhum de la Réunion par Rolande, du Stanislas avec la mirabelle de Lorraine par Guy, petits chèvres, toasts au pâté, puis plusieurs vins rouges Bordeaux et autre, cake, café et digestif de Patrice. Allons-nous pouvoir repartir? Heureusement il ne devrait y avoir que de la descente.

Avant que chacun ne se décide pas à faire la sieste pour digérer, Patrice nous parle de Roquebrune. Comme vous pouvez le voir tout le monde est bien attentif.

« Durant l'Antiquité - Le territoire de Roquebrune-sur-Argens était traversé par une voie romaine. Une borne militaire  a été identifiée, en 1863, sous le maître-autel de l'église paroissiale. Elle portait comme inscription IMP. CAESAR AVGVSTVS. IMP. X TRIBVNICIA PODESTATE XI IIIII. Elle a été entreposée dans une petite salle attenante à la chapelle des fonts baptismaux. C'est entre le VIIIe siècle et le XIe siècle que le premier village fut fondé au sommet du Pétignon, sous le nom latin de Rocca Bruna en référence à ce rocher brun qui surplombe l'actuelle agglomération. En 973 Guillaume 1er, comte de Provence, chassa les Sarrasins qui avaient envahi la région depuis plus d'un siècle. Ce fut à cette époque que la borne romaine devint le piétement à l'autel et fut creusée pour servir de réceptacle à des reliques.

Au Moyen Âge - Le prieuré détenu par les moines de l'abbaye St Victor de Marseille est probablement fondé au IXè siècle. Les trois premières implantations d'habitations de la commune se concentrèrent alors à Villepey, au Palayson et près de l'actuel village de Roquebrune. C'est ce dernier lieu qui prit peu à peu de l'ampleur sur les deux autres, avec 165 foyers en 1316, contre 17 au Palayson et 11 à Villepey. Ce changement est confirmé par la toponymie : les chartes faisaient toujours référence au castrum au XIè siècle pour situer la villa organisée autour du prieuré des moines de Saint Victor. Le concile de Vienne, convoqué par le pape Clément V, se réunit entre octobre 1311 et mai 1312 pour discuter de l'avenir de l'ordre du Temple. Peu après ce concile, qui excommunia les templiers, à l'entrée du village, dans un mur extérieur de la chapelle Saint-Pierre a été inhumé, la tête en bas, un membre de l'ordre dissous. ...

Le village passa tout le Moyen Age dans l'isolement à l'abri de ses murailles, évitant aussi bien les envahisseurs que le épidémies, telles la peste noire. La construction de l'église paroissiale fut achevée en 1535. C'est de cette époque que date la légende du «prieur transformé en saule ». Celui-ci, le père Antoine, desservant la chapelle de Notre-Dame-de-Pitié, située au sud du village, profitait régulièrement des générosités de la bouchère qui le fournissait en viandes. Une nuit, sur le chemin du retour, il fut happé par les esprits des morts réfugiés dans les arbres et transformé en saule. Sur ce chemin existe toujours un oratoire creusé dans un arbre pour rappeler cette métamorphose.

Temps Modernes - Au XVe siècle, les constructions, faute de place, commencèrent à s'étendre hors des fortifications médiévales passant de 127 familles en 1471 (environ 500 personnes) à 310 en 1540 (environ 1 300 personnes). Cela donna lieu aux premières transformations du village, avec la création des arcades de la place haute... La paix revenue après les guerres de religion, les transformations recommencèrent à partir de 1608.  Le tracé tortueux des rues médiévales fut modifié avec la création de la rue Neuve, de la rue Droite (actuelle Grande-Rue), la rue des Lauses (Dalles), la rue du Four et la rue des Pins. Le développement de la commune fut tel à cette époque, que l'on compta 2 000 personnes dans le village en 1676. L'économie de la commune était alors centrée sur la polyculture. 
De la Révolution française à la Seconde Guerre mondiale - Son ouverture sur le monde se concrétisa en 1829, lors de la construction du Pont d'Argens reliant Roquebrune à la route d'Italie. Puis, en 1863, avec la prolongation de la voie de chemin de fer, et l'ouverture de la gare, un nouvel essor est apporté à l'agriculture locale, qui se transforme, grâce à ces nouveaux débouchés, jusqu'à la création de la Coopérative vinicole, en 1913.   Située en bord de mer, la commune attire les vacanciers depuis 1960. Son développement démographique est lié à sa situation géographique très favorable, près de la mer, et aux grands axes de transport relativement proches . C'est à cette période que fut conçu le lotissement littoral des Issambres. La commune s'est engagée sur la voie de l'intercommunalité en 2000 »   (Extrait wikipédia)

Finies les agapes. Il est temps de repartir. Nous pouvons voir encore de magnifiques mimosas non seulement en bordure de chemin mais aussi en travers de celui-ci. Le vent aura eu le dessus de celui-ci. Petit exercice périlleux l’enjamber, le contourner… Chacun fera de son mieux sans se blesser.

De nouveau une vue dégagée sur l’ensemble de l’Estérel en particulier s’offre à nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En bordure de chemin nous pouvons admirer un eucalyptus fleuri, des coronilles et des euphorbes.

 

Quelques centaines de mètres sur la piste et nous continuons sur la route de la Vernède.

Dernière vue sur les vignes et les oliviers avant d’arriver aux voitures.

3 ânes nous attendent et se précipitent vers Josette qui leur donne des morceaux de pomme (se rappellent-ils d’elle).

C’est sur la place de Roquebrune  que nous allons partager le verre de l’amitié abandonnés par quelques-uns qui pensaient que le bar était fermé.

Merci Patrice pour cette agréable balade quelque peu très ventée par moments.

Les photos sont de Jean-Marie et Rolande.

La semaine prochaine : jeudi 21 mars 2019

514-2-Chateaudouble-Chateau de la Garde  - Animateur Jack

Moyen ** -  9,5 km  - Dénivelé : 410 m

Véritable nid d'aigle, Châteaudouble domine de 130m l'entrée des gorges de la Nartuby, affluent de l’Argens, à la confluence de la Nartuby et de la rivière d'Ampus. Passage au Château de la Garde, à la chapelle Saint Jean.

Parking : Chateaudouble -  Coût du trajet A/R : 30 €

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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 19:54

Escragnolles –  Cascade de Clars - 907/G2 - jeudi 7 mars 2019

C’est sur l’aire des Galants à Escrargnolles qu’Alain nous a donné rendez-vous pour une randonnée inédite. Nous sommes 25 et les nuages commencent à s’éloigner pour faire place au soleil. Après la présentation du parcours, carte à l’appui, d’une douzaine de kms et   480 m. de dénivelé au pied de l’Audibergue,

« Nous allons évoluer dans le Nouveau Parc Naturel des Préalpes d’Azur créé en 2012. Ce parc couvre environ 90 000 ha, 45 villages de caractère, 2000 espèces végétales. C’est le château d’eau de la côte d’azur. »

Nous voilà partis, les G2 bien encadrés par 3 animateurs et une bonne demi-douzaine de G1.

La randonnée commence sur une petite route bien tranquille. Nous passons le long d’une vaste prairie où paissent de nombreux moutons

avant d’emprunter  un chemin  qui se transformera rapidement en sentier  descendant jusqu’au pont romain du Ray. En cours de route de nombreux crocus pointent leur nez.

C’est là que nous faisons la pause banane. Le petit déjeuner matinal est déjà loin et Alain nous retrace l’historique  du Vol de l’Aigle, retour triomphal de Napoléon avec  passage dans la région (d’où le nom de route Napoléon qui relie entre autre Escragnolles à Digne.)

« Les 1er et 2 avril 1814 le sénat destitue Napoléon et installe un gouvernement provisoire.Le 4 avril 1814 1ère abdication et le 20 avril 1814 départ de Napoléon pour l’Ile d’Elbe. Napoléon embarque à Saint-Raphaël pour Portoferraio. Le 27 avril 1814 l’Ile d’Elbe est constituée en royaume pour Napoléon où il débarque le 4 mai 1814.

Les royalistes sont au pouvoir avec Louis XVIII et Marie-Louise est en exil en Autriche. Napoléon quitte l’Ile d’Elbe le 26 février 1815 à bord de l’Inconstant avec une petite flottille de vaisseaux réquisitionnés sur l’Ile et quelques  centaines de grognards fidèles qui l’entouraient. Le 1er mars ils débarquent dans le golfe de Juan. (le débarquement était prévu à Saint-Raphaël mais se fait à Vallauris Golfe Juan).

Napoléon prévient son général, le général Cambronne en avant garde de ne tirer aucun coup de feu. Surprise et rapidité pour la réussite de l’opération. Dans la nuit ils vont jusqu’à Cannes par les dunes. Le 2 mars 1815 après 64 kms la petite troupe arrive à Séranon et bivouaque dans la neige à plus de 1000 m d’altitude. Bref passage à Escragnolles où Napoléon va remettre une bourse d’or et rendre hommage à la mère d’un de ses généraux, le général Mireur  mort pendant la campagne d’Egypte à 28 ans.

Napoléon ne dort pratiquement pas et reste assis sur un fauteuil par peur d’un guet apens. Le 3 mars 1815 dès l’aube il va vers Castellane. Le 4 mars à Digne et le 7 mars à Grenoble.

Tout au long du périple, de nombreux soldats grossissent sa troupe. Vers Grenoble, les soldats royalistes veulent l’arrêter et le tuer. Napoléon se dresse devant eux et proclame : « Soldats du 5ème ! Reconnaissez votre empereur ! S’il en est un qui veut me tuer, me voilà ! » …et les soldats du 5ème régiment d’infanterie royaliste se rallie à Napoléon.

Le 13 mars il est à Lyon, le  20 à Paris. Louis XVIII a fui Paris. Le 29 mars 1815 Napoléon supprime par décret la traite de noirs ainsi que la vente des noirs dans toutes les colonies françaises. C’est le début de l’abolition de l’esclavage.

Le 18 juin 1815 c’est la défaite de Waterloo et le 22 juin la seconde abdication de Napoléon. Napoléon est mort le 5 mai 1821 à 51 ans en exil sur l’île de Sainte Hélène. 

Avant de partir nous faisons la photo de groupe sur le pont.

Finie la descente. Nous commençons à monter sur un chemin plus ou moins pierreux,

duquel nous nous éloignons quelque peu pour aller voir le dolmen des Brainées.

Arrivés à une clairière, le chemin devient plus large et à découvert nous atteignons la Montagne des Louquiers à 1140 m. d’altitude (point haut de la randonnée). De là une vue magnifique côté mer bien que brumeuse, (des îles de Lérins au cap du Taillat), et côté montagne sur Mons, Escragnolles, le mont Lachens et l’Audibergue.

Alain nous parle alors du général de brigade de la Révolution française   François Mireur, né en 1770 à Escragnolles, promoteur de la Marseillaise.

« C'est à dix-neuf ans que François Mireur arrive à Montpellier pour y suivre des cours de médecine. à l'âge de vingt-deux ans en 1792. Il devint docteur en médecine à l’âge de 22 ans mais son titre ne lui servit guère. La France est occupée par la Révolution. Depuis la convocation des États généraux, la prise de la Bastille, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, le vote de la Constitution, avait émergé à Montpellier une immense exaltation patriotique. En 1790, participe à l'action du club des amis de la Constitution et de l'égalité à l'image du célèbre club des Jacobins de Paris.

« Mon zèle, ma philanthropie firent de moi le capitaine de la garde nationale de Montpellier, laquelle avec d'autres citoyens s'empara de la vieille citadelle royale dans la nuit du 1er au 2 mai. Ce fut notre Bastille ! ».dra-t-il. Adepte des idées nouvelles, probablement franc-maçon1, Mireur fait de nombreuses propositions : rendre publiques les séances du Conseil Municipal de la Commune, supprimer les différences entre les riches et les pauvres lors des enterrements, dispenser gratuitement l'enseignement aux enfants, lutter contre la présence des chiens enragés dans la commune...

En 1792, il se rend à Marseille pour organiser la fusion des volontaires des deux villes qui s'engagent pour combattre l'Autriche. Le 22 juin, au cours du repas donné en son honneur au lendemain d'un discours devant le club des Amis de la Constitution, il entonne pour la première fois le Chant de Guerre pour l'Armée du Rhin, composé par Rouget de Lisle. Adopté par les volontaires marseillais qui le chanteront au cours de leur marche vers Paris en juillet, le chant deviendra ainsi la Marseillaise.

Il meurt à l'âge de 28 ans, pendant la campagne d'Égypte.  Les circonstances de sa mort ont fait l'objet de différents récits. (Le détail de sa carrière militaire et des circonstances de sa mort peuvent être trouvées sur internet)

La version de Bonaparte dans ses récits de la Campagne d'Egypte est succincte. "Le général de brigade Mireur, se rendant d'un bivouac à un autre malgré les observations qui lui firent les grand'gardes, fut surpris dans une petite vallée à cent pas d'elles par quatre Arabes et percé de coups de lance. C'était un officier distingué. L'armée le regretta."

Napoléon fit une halte à Escragnolles à son retour de l'île d'Elbe et demanda à rencontrer la mère du général Mireur.

Une grande plaque en faïence colorée en l'honneur de "François Mireur Héros de la Marseillaise" est apposée à l'entrée d'Escragnolles.

Son nom est inscrit sur la 28e colonne de l'arc de Triomphe (au sommet du pilier sud, face à l'avenue Kleber) et sur les tables de bronze des galeries historiques de Versailles. » 

C’est là que nous nous installons pour le pique-nique. Pour l’apéritif un punch est annoncé par Martine et Alain, mais surprise au moment de le servir Alain s’aperçoit qu’il s’est trompé de bouteille. Ce n’est que du jus d’orange aussi peu d’amateurs. Mais avec les G2 jamais de problème. Il y a toujours des réserves : Morgon, Merlot et rosé accompagnés de petits chèvres, puis nombreux thermos de café, chocolats et enfin liqueur de myrte (faite par Nadine) et liqueur de cônes de mélèzes apportée par Joël régalent tout le monde.

Pas le temps de faire la sieste malgré un cairn en forme de  trône .

Nous rebroussons chemin jusqu’à la clairière

et bifurquons sur notre gauche pour aller voir un 2ème dolmen, celui de la Colle.

En cours de descente vers le gué nous pouvons admirer de nombreuses anémones hépatiques,

puis traversons une magnifique forêt de pins parmi lesquels se trouve un énorme chêne.

Difficile parfois de regarder la canopée et ses pieds en même temps. Pas besoin de bottes, tubas, ni même sacs poubelles  pour traverser le gué, grand pas pour certains et passage en se tenant aux branches pour les autres.

Petite cascade sur le ruisseau et Alain de faire croire que c'est la cascade attendue.

Une nouvelle grimpette pour se rendre au « clou » de la journée, la cascade de Clars qui sort dont on ne sait où sous la route Napoléon. Le paysage alentour est magnifique.

6 randonneurs fatigués capituleront avant le sommet et ne pourront profiter du spectacle de la cascade que grâce aux photos et à la vidéo faite par Xavier.

 

 

https://drive.google.com/file/d/1OOJXhdMxWlfzlV_LzQeM4cSKfbaPFL0r/view?usp=sharing

Après leur retour plus qu’une quinzaine de minutes pour regagner les voitures et nous arrivons aux Galants.

C’est à St Vallier  que nous allons partager le verre de l’amitié.

Merci Alain pour cette agréable randonnée inédite dans une région inhabituelle.

Les photos sont d’Alain, Eliane, Gilbert, Joël, Nadine, Nicole et Rolande.

La semaine prochaine : jeudi 14 mars 2019

Départ : 9H   - 510-Le tour de la Flute -  MOYEN ** -  14 km - Dh : 400 m

Randonnée sur un fabuleux parcours de floraison de mimosa . Découverte de ruines et points de vues sur la cote

 Parking : Roquebrune sur Argens-chemin de la Vernède -  Coût du trajet A/R : 12 €

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