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16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 19:41

Salernes – Les gorges de Plérimont G2 – jeudi 15 novembre 2018.

Bien nombreux nous sommes à nous retrouver sur le parking du site de Saint Barthélémy à Salernes pour cette randonnée-resto en partie commune avec le G1, proposée par Jean Bo.

Jean présente rapidement les randonnées des deux groupes et rappelle les précédentes éditions, pas toutes parties du site de St Barthélémy.

C’est Joël qui conduit aujourd’hui les 21 randonneurs courageux du G2 qui se sont levés si tôt (départ de Boulouris à 7h30), ce qui n’est pas leur habitude. La température est fraîche mais le soleil est au rendez-vous.

Le parcours annoncé pour le G2 est de 13.3 kms et 312 m. de dénivelé (17.2 kms selon le GPS de Joël à l’arrivée et 395 m. de dénivelé)

Nous partons tout d’abord vers les grottes de St Barthelemy.

Le terrain est humide et glissant et l’eau arrive au niveau des pierres, aussi chacun évite de se mouiller les pieds.

C’est à l’entrée d’une grotte que nous faisons la photo de groupe,

puis nous faisons demi-tour, repassant près de l’étang. Direction la chapelle St Barthélémy, datant du XVIème siècle, transformée au XIXème , qui nous invite à regarder par le trou de la serrure ses peintures murales. A l'intérieur les fresques sont de l'artiste Alain Dalmasso. Celle-ci n'est ouverte que le 24 août, jour de pèlerinage pour la pluie. Tous les vœux ont dû être exaucés cette année.

Joël nous propose de faire la pause banane au soleil, le petit déjeuner ayant été matinal. Il en profite pour nous parler du site Saint Barthélémy.

" Cet étroit vallon a été creusé il y a fort longtemps par les eaux d'un petit torrent qui s'est depuis bien assagi. Il coule à présent tranquillement et accueille en son lit de belles écrevisses. Une légende est associée à cet étang. A une époque fort lointaine, les nymphes des bois avaient pour habitude de se baigner dans les eaux de la source du Vallon de Saint Barthélemy. Pour en interdire l'accès aux mortels, les dieux remodelèrent les rochers alentours en forme de hautes falaises. Un jour, des chevaliers parvinrent sur les bords de l'étang, effrayant sans le vouloir les nymphes qui disparurent. Les chevaliers en conçurent alors un profond désarroi. Pris de pitié pour ces malheureux humains, les dieux les changèrent en peupliers. C'est depuis ce jour que ces arbres grandissent sur les berges de l'étang.

S’agissant des grottes : on y a retrouvé dans une de celles-ci des ossements humains portant des stries de silex. Il semble ne faire aucun doute qu’il s’agit là d’un témoignage d’anthropophagie.  Certains os ont été brisés pour en extraire la moelle très appréciée . Doit-on attribuer ce cannibalisme à une pratique religieuse (culte des morts) ou à une période de grande famine ? »

Nous voilà partis direction Aups par sentiers et pistes majoritairement montantes, caillouteuses et parfois boueuses.

Il semblerait que nous soyons en sortie mycologie et non randonnée, tant de champignons arrêtent les marcheurs.

 

 

 

 

 

 

Mais nous ne sommes pas là pour la cueillette dira Joël. A défaut quelques photos et grâce à Guy le spécialiste les ignorants auront le nom et sauront s’ils sont bons, mais oseront-ils ultérieurement les ramasser pour certains.

 

 

 

Par ordre : 1 - lactaire à lait jaune  (non comestible) 2 - caprins chevelus (très bons comestibles à consommer très frais avant qu'ils ne noircissent) 3 - bolets (comestibles) - 4 - clitocybes de l'olivier , fausses girolles (toxiques) 5 - souchette armillaire couleur de miel (bon comestible) 6 - tricholomes ou petits gris (très bons comestibles) 7 - russule rouge (non comestible) - 8 - amanite solitaire (bon comestible)

Le chemin des Prés plat nous conduit à la départementale 557.

Après l'avoir traversée nous cheminons sur une petite route asphaltée qui nous conduit tout d’abord au domaine Bayard où nous passons devant une maison avec d’étranges plaques, vieux outils, pompe à essence et cheminée d’usine. Quel étrange personnage doit habiter ici!

Nous approchons d’Aups, des champs s’offrent à notre vue, tout comme des oliviers bien chargés et un magnifique érable.

Après avoir fait un petit tour dans le village pour voir l’église Saint-Pancrace avec son fronton portant la devise républicaine Liberté-Egalité-Fraternité, ce qui étonne bon nombre d’entre nous, mais dont l’explication nous est donnée par la plaque devant l’entrée « Les insurgés varois contre le coup d’état de Louis-Napoléon Bonaparte se réfugièrent dans la  collégiale Saint Pancrace lors de la bataille d’Aups du 10 décembre 1851. Lors de la promulgation de la loi de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, les Aupsois décidèrent tout naturellement, comme d’autres communes du Haut Var, d’apposer la devise de la République française sur le portail de leur église",

puis la fontaine ronde qui porte également une colonne surmontée d’une Marianne et le platane vieux de 400 ans planté en 1603 sous Henri IV,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

nous nous dirigeons vers le Provencal, devant lequel se trouve une sculpture réalisée « Le Provençal en terro de Zaou ». par Régis LIVENEAU en 2003 où nous retrouvons l’autre groupe ainsi que Martine et Xavier, « blessés » qui nous avaient patiemment attendus pour partager le déjeuner. Au menu : apéritif de bienvenue, salade fermière, épaule d’agneau et petits légumes, dessert, café le tout accompagné de vin rouge et rosé.

Il est 14h20 et un strident « départ dans 10 minutes » retentit.

Les deux groupes partent ensemble, abandonnant Monique et Jean-Michel, fatigués qui préfèrent rester avec les blessés , le retour étant pour la quasi-totalité identique.

Les 43 randonneurs s’élancent au rythme G1 dont les marcheurs prennent la tête et qui en l’absence de circulation occupent la largeur de la route.

Dès le départ le groupe s’étire. Arrivés au  Bayard nous prenons un large chemin, puis la piste des Espouveries. De nouveau des champignons en vue, mais pas le temps de s’arrêter. Le chemin devient plus étroit.

Montée, puis 1ère bonne descente.

Après être passés devant d’anciens enclos de bétail faisant penser à des tholos nous sommes face à la difficulté annoncée.

Jean propose une photo des deux groupes réunis.

Tout le monde empruntera la descente, le G1 ayant renoncé de retourner au Trou du Loup. La pente est raide, caillouteuse, bien ravinée et glissante par endroits. Plusieurs regroupements sont nécessaires pour répondre aux coups de sifflet de l’arrière.

Face au nombre de marcheurs le groupe est étiré, très étiré… Enfin nous voilà à la route. Plus que 500 mètres.

C’est à temps que nous regagnons le parking de départ, la nuit tombant.

Merci Jean et Joël pour cette longue et agréable randonnée.

Les photos sont de Jean et Rolande

 

La semaine prochaine :

G2

Départ: 9h00

Jean Ma

870-Vallon de la Verrerie

Moyen*

12,1 km

Dh : 290 m

Version prolongée d’une randonnée du lundi sur la commune des Adrets de l’Estérel. Nous emprunterons la piste de l’Ubac de la Verrerie et le GR49 le long du Vallon du Maraval

Parking : le Planestel- Les Adrets de l’Estérel

Coût du trajet A/R : 11 €

               

 

 

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 10:07

2018-11-08 –  N° 823 - LE BREC D’UTELLE – G1

 

En cette période fortement pluvieuse, quand la météo n’annonce qu’une faible pluviométrie et des pluies éparses, il ne faut pas être si fou que çà pour prendre un départ matinal pour les Alpes Maritimes. Et oui 6h30 c’est bien tôt ! Mais, sur le trajet, nous en comprenons la raison : des travaux coupent la route d’accès à la vallée de la Vésubie de 9h à 16h15. Notre animateur, Alain avait tout anticipé. Nous arrivons donc à Utelle sans encombre.

Sur le parking, nous retrouvons Valérie et  Manu, deux amis Antibois de notre animateur.

Alain nous présente le parcours que nous allons effectuer « pour atteindre le Brec d’Utelle, sommet rocheux situé sur la ligne de partage des eaux Tinée-Vésubie, à 1604 m d’altitude, où nous aurons un panorama inoubliable sur les sommets du Mercantour, la côte d’azur et les vallées du Var, de la Tinée et de la Vésubie. Nous avons 3 heures de montée et 2 heures de descente, hors pauses.»

La présentation est quelque peu écourtée par une petite averse et il est 8H45 quand nous débutons la randonnée à la balise 111, à 820 m d’altitude.

Nous empruntons le GR 5 qui s’élève rapidement en terrain marneux, plein Nord.

La pluie a cessé, les sourires sont revenus.

Les nuages entrent dans la vallée et défilent rapidement. Nous avons toutefois le temps d’apercevoir les sommets du Mercantour déjà enneigés, dans la direction du  Grand Capelet ou de la cime du Diable, à plus de  2600 m.

Après cette première montée, en vue  arrière, le village d’Utelle apparaît déjà très petit.

Le sanctuaire de la Madonne d’Utelle est bien visible au loin.

Les soumacs illuminent le paysage de leur belle couleur rouge orangé et Alain nous fait remarquer la Tête des Pennes.

Nous contournons la Tête de Parabousquet  puis se dessine le Castel de Ginesté.

La vallée de la Vésubie découvre ses charmes.

Le chemin passe alors en maigre forêt, ce qui repose nos pieds après la montée dans le vallon pierreux.

Nous atteignons la balise 156, au col du Castel de Ginesté  où nous faisons la pause banane à 1220 m d’altitude. Mais qu’observe Marc ?

 

Une mer de nuages ou la Madonne ?

D’impressionnantes falaises calcaires nous dominent.

Le chemin contourne le Castel de Ginesté qui s’élève à 1344 m.

Nous traversons  plusieurs passages taillés en corniches dans la barre rocheuse et aménagés par des passerelles en bois.

Après une nouvelle traversée en forêt nous atteignons la balise 438 : Alain nous indique « le chemin par lequel Masséna fit monter une pièce de 4  (un canon) depuis Utelle, ce qui lui permit de déloger l’ennemi austro-sarde et de s’emparer en novembre 1793 de Castel Ginesté, du Scandoulier et du Brec d’Utelle. »

Le beau sentier muletier fait oublier la pente quand même soutenue qui nous mène à la brèche du Brec d’Utelle (balise 155).

Nous quittons le GR5 et rangeons nos bâtons.

Nous sommes moins habiles que les chèvres qui détalent rapidement devant nous.

Il nous faut escalader les écailles rocheuses, en à pic en phase terminale pour atteindre le sommet du Brec d’Utelle (1 604 m).

Nous imaginons la vue inoubliable promise car les nuages ne permettent pas de déterminer les sommets que nous aurions pu observer. Seul un aperçu mer est entrevu.

Après une photo de groupe, le repas est pris rapidement.

Nos invités nous gâtent avec un excellent cake aux olives. Le café est apprécié, d’autant plus qu’il est accompagné de chocolat, de gingembre et de fruits secs et suivi d'une succulente liqueur de myrte.

Manu pose une corde qui peut être utilisée comme main courante pour sécuriser la première partie de la désescalade.

Ensuite, la descente  ne présente pas de difficulté et se fait par le même itinéraire que pour l’aller. Nous sommes dans la brume, mais ViewRanger nous aide bien pour situer les points remarquables.

Nous rejoignons les voitures et changeons de chaussures avant une petite visite du village d’Utelle et, plus particulièrement la place de la République :

«l’ancienne mairie comporte deux cadrans solaires en angle, surmontant les armes de la maison de Savoie et celles de la commune d’Utelle, assez fidèlement reproduites puisque les armoiries officielles sont D’argent aux deux pals d’azur, à l’ours de sable, brochant sur le tout ».Telle qu’on peut la voir aujourd’hui, la fontaine date de 1898. Elle fut réalisée lorsque la municipalité fit capter des sources situées au quartier de Roubi, à plus de 2 km du village, parce que les 431 habitants du village se retrouvaient chaque été complètement dépourvus du précieux liquide. C’est un monument exceptionnel par son importance et par sa recherche architecturale. Jusqu’en 1934, ce fut le seul point de distribution d’eau au village. »

L’église paroissiale de Saint Véran est très intéressante :

« Reconstruite  vers 1500-1520  sur une église originelle du  XIIe siècle, puis sur  un édifice du deuxième tiers du XIVe siècle ruiné par un séisme (peut-être celui  de 1494 ?)…. Avant 1540, le porche fut rajouté à l ‘édifice. En 1651, surélevée, l’église reçut une voûte légère en plâtre. Entre 1772 et 1775 l’intérieur se vit embelli de retables et de gypseries et une sacristie fut accolée au sud-est. Dans son état actuel, la paroissiale Saint-Véran présente un plan basilical à trois nefs de quatre travées, séparées par deux rangées de colonnes ; le  chœur carré à chevet plat prolonge le vaisseau central. »

«  Le portail d’entrée en bois sculpté de 1542 est  composé de douze panneaux représentant les épisodes de la vie de saint Véran de Cavaillon et son combat contre la fameuse coulobre (ndlr:sorte de dragon)

Les fonts baptismaux est une  œuvre du maître stucateur Caldelaro ( 1775).

Le retable de la Passion, maître-autel, anonyme, non daté  est  une œuvre sculptée monumentale (9m de haut sur 5,70m de large), totalement enchâssée dans le chœur de l’église. La statue de saint Véran, saint patron de la paroisse a été  rajoutée au XVIIIe siècle. »

 

Notre amical pot de fin de randonnée est pris au bar du Plan du Var qui, comme à son habitude, nous accueille chaleureusement.

Merci à Alain pour cette très belle randonnée et aux photographes du jour  Alain, Claude C., Brigitte et Manu.

La semaine prochaine, jeudi 15 novembre, nos sacs seront allégés :

Départ G1:7H30    Jean Bo    897-1 Salernes-Gorges du Plérimond    Moyen***    15,8 kms     Dh : 490 m
Rando – restaurant au Provencal à Aups ; menu : apéritif de bienvenue, salade fermière, épaule d’agneau et petits légumes, dessert, café, vin en pichet rouge et rosé ; prix : 22 € ; chèque à l’ordre du Cercle avant le 8 novembre, à remettre à Jean Bo ou un autre animateur.
A la découverte des secrets des Gorges de Plérimond, du site de St Barthélémy, de sa forêt, des grottes, de la source, du lac et de la chapelle ; et le « Trou du Loup » passage secret d’une curiosité de la nature, insolite mais sans danger.
Parking : site de Saint Barthélémy à Salernes
Coût du trajet A/R :36  €

 

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 12:31

Le Ponadieu - Baou de Douort – 515/G2- jeudi 8 novembre 2018

Ce sont 15 randonneurs qui, privés de balade la semaine dernière à cause des intempéries,  se retrouvent ce matin sous un ciel gris sur le parking de la grotte de la Baume Obscure à St Vallier de Thiey pour cette sortie proposée par Jack. Seuls 8 marcheurs du G2 sont là. Ont-ils eu peur de la météo incertaine ?

«  C’est une randonnée de 12 kms et 360 mètres de dénivelé qui nous conduira tout d’abord vers l’Arche naturelle du Ponadieu, puis à proximité de la grotte des Deux Goules. Selon la météo et le désir ou non de visiter le Souterroscope au retour, il y aura possibilité de couper à divers endroits . Il  n’y a pas de difficulté notable mais attention et vigilance seront de mise lors de quelques courts passages pierreux ou surface rocheuse ».

En réalité passages très longs qui auront eu pour conséquence retards et chutes sans conséquence. Pas de photo aussi on ne nommera pas.

Il est presque 9h30. Nous partons par le sentier découverte des grottes aménagé par le Souterroscope et pouvons admirer la végétation qui a pris ses couleurs d’automne. Mais n’oublions pas de regarder où nous mettons les pieds. Que cela sent bon le thym et la sarriette !

Après une courte descente,

cela commence à  monter et un premier effeuillage s’impose. Comme vous pouvez le voir, les photographes manquent un peu de luminosité.

Tiens voilà des champignons ! Les spécialistes ne les reconnaissent pas. Peut-être des clitocybes ?

Pas de chasseurs, ni de coups de feu, seulement quelques aboiements lointains et un poste de surveillance délaissé.

La montée est terminée.

Nous passons à proximité d’une conduite enterrée EDF, d'où nous pouvons voir la descente pentue par laquelle étaient passés les randonneurs du cercle lors de la précédente édition.

Et voilà pour nous une longue descente qui va nous conduire à l’arche Ponadieu. Avant de l’atteindre nous nous arrêtons dans une clairière pour faire la pause banane. Il est 11h20.

Par un chemin étroit et glissant nous irons au plus près possible de l’arche mais la Siagne est haute, grondeuse et tumultueuse aussi pas d’imprudence. Et dire qu’en 2013 les randonneurs avaient pique-niqué au pied de l’arche.

« Le Pont de Ponadieu résulte du dépôt de calcaire (tuf) d’une source disparue. C’est une roche légère (utilisée dans les bâtiments) dans laquelle on retrouve l’empreinte de végétaux.

Deux étymologies sont envisageables pour ce joli toponyme :“lou pont natiou”, pont naturel qui résulte du dépôt de calcaire (tuf) d’une source aujourd’hui disparue et “lou pont à Diou”, baptisé ainsi en offrande à la main divine qui a su le façonner si artistiquement. »

Voici 3 photos, la 1ère prise ce jour, la 2ème prise par Claude lors de la reconnaissance avec Jack et la 3ème, photo d’archive transmise par Jean-Marie.

Oh surprise nous devons faire demi-tour aussi longue remontée jusqu’à la conduite EDF.

Arrivés là Jack nous dit : « Voilà la difficulté de la journée !!!!  Espacez-vous et allongez vos bâtons". C'est la descente dans le vallon du Rousset jusqu’à la passerelle EDF puis de nouveau montée. Petit parcours du combattant, en partie débroussaillé par Jack lors de la reconnaissance.

Mais à quoi cela peut-il servir ? Installé par les chasseurs ou autres ?

La décision est prise de ne pas aller à la grotte des Deux Goules (chemin glissant et grotte sans grand intérêt d’autant plus que l’accès est dangereux. Jack a chuté lors de la reconnaissance). La grotte est en fait un simple aven. « Selon les superstitions orientales, les Goules étaient des démons femelles qui dévoraient les cadavres dans les cimetières. » 

De plus nos estomacs commencent à se manifester. Enfin nous arrivons à une piste G2 mais encore avec une bonne montée, piste que nous quittons pour le pique-nique.

Chacun prend place sur le muret de la conduite encastrée EDF. Il est 13h35. Pas d’apéritif aujourd’hui mais seulement petits fromages de chèvre et vin rouge.

Jack nous parle alors de la RECB Regie des eaux du canal de Belletrud et de l’usine de Camp long située sur la commune de St-Cézaire-sur-Siagne. « Construite en 1981, elle traite l'eau provenant de la Pare et de la station du Rousset. Sa capacité de traitement est de 500 m3/h. Le traitement est assuré par une filtration sur filtres bi-couche (sable + anthracite) et une stérilisation au chlore gazeux. L'ensemble du traitement est entièrement automatisé. Cette station dessert une chaîne de 9 réservoirs de stockage, répartis sur l'ensemble des communes de la Régie.

La Station de refoulement du Rousset dont les eaux viennent de la Siagne via le canal EDF, construite en 1994 en limite des communes de St-Vallier-de-Thiey et de St-Cézaire-sur-Siagne, permet de refouler un débit complémentaire de 25 l/s prélevé sur le canal EDF d'amenée d'eau à l'usine hydro-électrique de Siagne. Cet ouvrage assure depuis novembre 2008 le nouveau prélèvement d'eau de 100 l/s obtenu par l'ex S.I.C.C.E.A. L'eau y est injectée dans la conduite principale, en amont de la station de traitement de Camp-Long. La capacité maximale de refoulement de la Station du Rousset est de 120 l/s. Cette usine peut assurer la réalimentation totale de la conduite principale en cas de rupture et constitue un secours général de l'alimentation de la Pare en cas de nécessité majeure.

L’usine hydro electrique de Saint Cezaire, mise en service en 1906, a une puissance de 9 mégawatts et sa production correspond à la consommation annuelle d’une ville de 18 000 habitants ; ce qui est loin d’être négligeable. A l’origine, l’exploitant fournissait gratuitement au village la consommation en éclairage public. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, malheureusement. Elle est alimentée par une conduite forcée à partir des bassins de Saint-Cézaire-sur-Siagne. Cela a permis l’obtention de 5 litres d’eau par seconde pour la commune qui alimentent la fontaine des mulets, les lavoirs, le bassin de Barre et, bien entendu, le château d’eau des Pradons. Spectaculaire… Une surverse permet de réguler les bassins dans le cas d’une très forte pluviosité. L’eau peut alors s’écouler sur un dénivelé de 300 mètres au dessus du fleuve. Dans un site remarquable, un « chenal » taillé dans la roche permet d’évacuer les eaux des bassins jusqu’à la Siagne au lieu-dit « Les Canebières ». Deux mille litres par seconde peuvent être ainsi évacués dans la Siagne. »

Le ciel s’assombrissant, Jack propose de raccourcir la randonnée et de regagner le parking de la grotte Obscure en une heure, une heure quinze. Là nous pourrions partager le verre de l’amitié au snack et faire la visite de la grotte (fermeture de la billetterie à 15h45). Décision unanime « on coupe et on visite ». Peu de réseau téléphonique dans le coin mais Jack arrive à contacter le Souterroscope pour prévenir de notre arrivée.

Nous suivons un temps la canalisation, en contournant en partie le Baou de Douort, sans aller jusqu’au Clos du même nom.

C’est face où nous étions ce matin que nous faisons la photo de groupe, avant de couper et regagner le sentier des grottes qui nous conduit à destination.

Nous avons en définitive parcouru 9 kms avec 400 m. de dénivelé. Après avoir partagé le pot de l’amitié, nous allons visiter la grotte qui a surpris et enchanté le groupe.

« En surface comme en sous-sol les terrains calcaires ou karsts recèlent de véritables trésors dont il est utile de souligner la valeur patrimoniale ainsi que la fragilité et la vulnérabilité. La richesse et la diversité de ces espaces font de ce patrimoine naturel un authentique écomusée, un immense conservatoire de la biodiversité et une inépuisable “bibliothèque” ouverte sur le passé géologique, biologique et l’anthropisation des Préalpes d’Azur (effets de l’action humaine sur les milieux naturels). C’est donc au rythme de la musique, chants et commentaires que lampes et projecteurs s’allument et s’éteignent tout au long du parcours pour créer de splendides effets d’ombres et de lumières. Ils mettent ainsi en valeur les merveilleux trésors et paysages de la cavité : concrétions cristallines aux formes étonnantes et d’une rare finesse, coulées de calcite, draperies et fistuleuses, petits lacs, cascatelles et pluies de gouttes d’eau qui vont former, plus loin et plus bas, une rivière souterraine.

Un parcours varié sous la forme d’une traversée à travers la roche calcaire : on entre par une grotte pour sortir par une autre ! On entre par la grotte du Cyprès et on sort par la grotte de la Loube. Les deux orifices sont distants d’une centaine de mètres environ.

La longueur approximative du circuit est de 700 m dont environ 250 marches à descendre ou monter. Une descente d’abord jusqu’à l’eau par un réseau de galeries jusqu’à près de 60 mètres de profondeur. Ensuite une remontée jusqu’à la surface par une succession de salles étagées richement concrétionnées : salle du Balcon, salle des Gours, salle du Dôme (et des Grandes Orgues). » (extrait site du Souterroscope).

Merci Jack pour cette agréable randonnée et non moins intéressante visite non arrosée par le ciel mais par quelques stalactiques et qui ont fait souffrir quelques rotules.

Les photos sont de Claude (Arche), Jean-Marie et Rolande.

La semaine prochaine :  jeudi 15 novembre 2018

G2

Départ : 7H30

Joël

897-2 Salernes -Gorges du Plérimond

Moyen**

13,3 km

Dh : 312 m

Idem  randonnée G1 sans le Trou du Loup- mais avec le restaurant

Parking : site de Saint Barthélémy à Salernes

Cout du trajet A/R :36 €

               

 

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